attention ce n'est pas gai....

C'est l'été, les vacances, le moment égoïste de se regarder le nombril, de préférence dans un pays où la vie est moins chère. Un pays où l'on peut sortir ses billets en jouant pour une fois au riche. Laisser un pourboire pour se donner bonne concience : et bien oui quoi faut bien entretenir la misère autochtone. Appliquer la leçon qu'on a apprise en accros des télés réalités, des jeux télévisés bêtifiants, singer les milliardaires du disque, du foot et de la finance; qui derrière le rideau du théâtre se marrent en constatant que les effets de la pub sont efficaces et que les gogos sont bien dans la nasse.
Sur la plage, dans les alpages, dans les sentiers de randonnées on oublie momentanément les embouteillages pour aller au travail, les patrons tatillons, les collègues oppressants, les voisins bruyants, les tracas quotidiens. Tout ce qui incite à consommer davantage pour compenser, à se noyer dans l'insouciance, l'oubli des autres. Avec cette soif égotique de se créer un personnage sur les réseaux sociaux. Vivre dans une bulle, un cocon, mais branché.
Les premiers spectateurs d'une salle de théâtre, aux murs couleur de mort, entrent hésitants et peu à peu prennent place. Le rideau rouge sang est baissé, la salle bruisse d'interrogations, de questionnements : "Que vas t'on jouer ce soir?". L'invitation était gratuite, autant l'accepter. C'est vrai que l'être humain sans cesse rejoue la même pièce, les mêmes drames, feignant d'ignorer les précédents. Son esprit inventif peaufine depuis des millénaires des scénarios de plus en plus surprenants. Un coin du rideau angoissant se soulève : Méphistophélés admire d'un sourire atroce ces futurs acteurs, ses futures victimes qui l'ignorent.
Le rideau lentement s'ouvre découvrant le spectacle de la vie :
Réveillons nous : La guerre avec la Russie est à notre porte. A force de gratter les aisselles de l'ours on réveille la bête. Les sanctions économiques ne sont pas sans danger. Souvenons nous : l'entrée en guerre du Japon en est un exemple.
Réveillons nous : une pendémie catastrophique nous menace : Ebola passe les frontières, eh oui c'est pas toujours le petit noir qui trinque.
Les avions chutent de partout, les bateaux coulent sous le poids des émigrés, les fous d'Allah font des émules et étendent leurs territoires, allumant des brasiers au coeur de la planète. Des peuples entiers souffrent et fuient la peur, la misère et la guerre.
Dans nos cités la violence et la drogue, tuent les enfants, annihilent l'avenir, créant les conditions d'une guerilla civile.
Posons notre mojito, notre journal, éteignons notre télé, notre radio, debranchons nos mobiles, ouvrons nos yeux, nos oreilles et prenons conscience...