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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le royaume de la Tuilerie (Chapitre 1+2)

Auteur Sujet: Le royaume de la Tuilerie (Chapitre 1+2)  (Lu 1669 fois)

Hors ligne Ozy

  • Tabellion
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Le royaume de la Tuilerie (Chapitre 1+2)
« le: 07 juillet 2014 à 19:21:01 »
Je vous présente ici les deux premiers chapitres de mon oeuvre : Le royaume de la Tuilerie. C'est une histoire (qui sera en cinq tomes) qui se passera dans ledit royaume. Je vous laisse juger du début et c'est avec plaisir que je répondrai à vos questions ou vos commentaires. Merci d'avance pour la lecture ^^

Le royaume de la Tuilerie


Prologue :
 
Le royaume de la Tuilerie est niché dans les terres basses entre le royaume du Bas-Valais et celui du Chablais. Sa capitale, Saint-Maurice, accueille un marché noir épris de tout le peuple : L’épépé. Il est dirigé par Mara, une femme d’affaires de la bourgeoisie. Daniella, une jeune esclave orpheline, y vit depuis pratiquement toujours. Mais elle va faire une découverte qui contre balancer le destin du royaume tout entier…


Chapitre 1 : La petite esclave

Lentement, je sors du sommeil, mon lit de pierre toujours aussi inconfortable me rappelle ma condition d’esclave. Mes mains sont salies par la suie et la poussière de la tour nord, mais les tâches ne se remarquent pas beaucoup sur ma peau noire. Je me lève lentement et enfile ma ‘’tenue de travail’’ : Une robe verte et un tablier blanc. Je n’ai pas de chaussures, je me balade pieds nus. Je passe à mon poignet le bracelet que j’ai depuis toujours, c’est le seul héritage de ma famille, que je ne connais pas. Dessous, il y a une inscription qui m’a toujours intriguée : MARTHE. Je balaye rapidement du regard la pièce qui me sert de chambre. Une petite meurtrière donne sur la falaise et l’imposant palais qui y est accroché, demeure de la noblesse de la Tuilerie. Elle est trop petite pour pouvoir s’y jeter. Mon lit est dessous d’ailleurs. Une armature en bois flotté ou est posé un matelas sans âge fourré avec je-ne-sais-quoi de brun et flasque constamment rempli d’infâmes bestioles. Le grand luxe. Et le dernier ‘’meuble’’ qui compose ma chambre est un pot de chambre posé à côté d’un seau d’eau en dessous d’un morceau de miroir brisé. Je me lave le visage avec l’eau du seau et m’habille rapidement. Il faut que je prépare le déjeuner de ma maitresse. Je jette un rapide coup d’œil dans le miroir, assez pour y apercevoir une jeune fille de seize ans qui pourrait être belle si elle n’était pas une esclave sale aux traits tirés par la fatigue et aux mains garnies d’ampoules. Je retire rapidement le couteau que je cache dans mon matelas et le glisse dans la poche de mon tablier. Je descends rapidement les escaliers en pierre de l’escalier et sort dans la lumière du petit matin. La cour de l’ancien palais royal est garnie de stands de toutes sortes, pour l’instant vide. Les murs du château protègent les commerçants des animaux et l’endroit est assez discret pour que la garde royal ne s’y intéresse pas, même si je doute qu’ils ne connaissent pas l’existence de cet endroit étant donné le nombre de gardes qui fréquentent l’endroit… Même si l’épépé est un marché noir censé être secret, c’est un secret de polichinelle. Les quartiers de la propriétaire se trouvent dans la tour ouest de ce qu’était le palais il y a fort longtemps. J’y rentre rapidement, et sans faire un bruit, je m’attèle à la préparation du petit-déjeuner. Pain, beurre, confiture, charcuterie, fromage, lait, jus de fruits, café et œuf sont disposés sur la table quand une jeune adolescente blonde aux cheveux partant dans tous les sens et à la mine décomposée entre dans la pièce. C’est Aurélie, elle a peu près le même âge que moi et travaille en tant que suivante au palais de sa majesté. C’est une vraie teigne qui passe son temps libre à gâcher le mien. Elle s’apprête à me lancer une remarque cinglante en guise de bonjour quand sa mère entre dans la pièce. Mara, ma maitresse, est une femme au corps étonnamment jeune malgré son visage mal entretenu, couvert de cicatrices qu’elle cache avec une étrange poudre. Elle porte toujours de très longues robes et une chaine où pend une minuscule clé. Mara est une femme d’affaires très riche et persuasive, ce qui fait d’elle une légende vivante et une négociatrice très crainte dans le milieu du commerce. Elle est arrivée ici les poches vides, mais a su se tailler une fortune colossale grâce à l’importation clandestine de denrées rares d’autres royaumes, qu’elle vend à l’épépé. Elle me remercie pour ce gargantuesque repas et m’ordonne de filer nourrir les bêtes. Je passe à la réserve de nourriture de la tour est et part aux enclos situé sous la tour nord, où se trouve ma chambre. Du coin de l’œil, j’aperçois Aurélie se faufiler entre les stands, visiblement prête à pourrir ma journée. Elle s’adosse contre le mur en bois qui sépare l’écurie de l’enclot des poules, à qui je lance en ce moment des grains de maïs.
- Daniella, viens lécher mes chaussures, j’ai marché dans le purin de l’écurie et elles ne vont pas se nettoyer toutes seules, j’ai conscience que les déjections des chevaux sont surement plus propres que ta salive, mais au moins, ça enlèvera la couche superflu de saleté.
Je fais mine de ne pas l’entendre et continue à nourrir les poules, qui ont sans doute une cervelle plus grosse que la noix de cajou accrochée dans le crâne d’Aurélie.
- Oh ! Je te cause la servante ! Alors tu m’obéis !
Je bouillonne, la rage me fait perdre pied.
- T’es pas ma mère, la blondasse !
- Evidemment, t’en a pas ! Elle t’a abandonné parce qu’elle voulait pas de toi !
En une fraction de seconde, je sors le couteau caché dans la poche de mon tablier et le lance. Il se fige dans le mur, à quelques centimètres de l’oreille gauche d’Aurélie, lui coupant une mèche de cheveux. Ma cible improvisée blêmit, et commence à trembler violemment. Elle se met à balbutier quelques mots, mais s’arrête et part en courant. Elle ne saura sans doute jamais que j’ai fait exprès de la rater. Je vais retirer le couteau du mur et le range avant que quelqu’un ne m’aperçoive. Je finis de nourrir les bêtes et nettoie l’écurie. Mon travail terminé, je m’en retourne à l’unique fontaine de l’épépé, se trouvant sous la tour abritant Mara, et m’y lave les mains quand la porte de cette dernière s’ouvre, laissant s’échapper un rire cristallin qui, j’ignore pourquoi, me fige d’horreur. Une femme à la beauté imposante sort de l’édifice. Ses cheveux noirs sont raides et lisses, son nez est tellement petit et bien modelé qu’on se demande comment elle respire avec, elle porte une somptueuse robe noire et rouge gravée des armoiries de la Tuilerie sur les manches, le bas effleure le sol d’un mouvement plein de grâce à chacun de ses pas. Sur sa tête repose en équilibre une couronne en or cerclées de ronces rouges. Son visage est dur, fermé, on voit un sourire qui sonne faux sur ses lèvres marquées au rouge à lèvres. Ses yeux violets observent le monde d’un œil mauvais et autour de son cou est pendue une pierre aussi noire que les ténèbres. Cette majestueuse personne ne peut être que la reine Isabelle. C’est la deuxième femme du roi GrandJean, sa première femme étant la reine Anna, morte il y a douze ans… Soudain, la reine se tourne vers moi et une lueur étrange brille dans ses yeux, mais elle disparait au moment où elle se rend compte de mon statut de servante. Sa réaction m’intrigue, mais je n’ai guère le temps de me poser de questions : au même instant, Mara sort de la tour et commence à regarder successivement la reine et moi, affolée. Sa majesté se détourne de moi, salue ma maitresse et disparait. Cette dernière est pâle, comme si elle avait vu un fantôme. Elle se retourne et s’apprête à rentrer quand elle stoppe sa lancée et me dit sans même me regarder.
- Tu as quartier libre pour le restant de la journée, disparais vite.

*    *    *    *    *

Clara me fait signe depuis la fenêtre de chez elle, une maisonnette à la sortie de Massongex. Elle ouvre la porte, surprise de me voir chez elle. C’est ma seule amie, enfant, elle travaillait à l’épépé pour ramener un peu d’argent à son père, un aveugle. Mais j’ignore comment, elle a une espèce de ‘’rente’’ qui fait qu’elle a pu arrêter de travailler. Mais je n’ai aucune idée d’où elle la reçoit… Mais depuis là, nous sommes meilleures amies. Elle me prend dans ses bras et m’emmène en ville.
- Alors ? je lui demande.
Elle comprend immédiatement et me sourit. Il y a quelques temps, je me suis mis en tête de retrouver la trace de mes parents. Ils sont surement morts, mais il faut que je sache qui ils étaient. Et comme je peux rarement sortir de l’épépé, Clara enquête pour moi.
- J’ai trouvé quelque chose, me répond-t-elle, mais ne t’affole pas, rien n’est sûr. En consultant les registres de naissance, j’ai trouvé quelqu’un qui te correspondrait.
Elle me tend un document écrit à la main que je parcoure nerveusement.
Nom : Daniella Marthe
Naissance : 24 Mars de l’an 300 après la révolution du Valais
         l’an 500 après la convention de féodalité de Genève
Fille de : Anna et Alain Marthe (Utilisation du nom de jeune fille de la mère selon la clause du secret art. 6)
Mes mains tremblent, je me crispe sur la feuille pour être sûr de ne pas la lâcher. La main de Clara se pose sur mon épaule pour m’apaiser. Des larmes de joie me montent aux yeux, je connais enfin le nom de mes parents ! Non ! Je ne dois pas pleurer, je n’ai pas le droit, je ne suis pas encore certaine d’être cette Daniella… Marthe ? Je lâche un cri de surprise qui fait bondir Clara et retourne mon bracelet que je porte au poignet et y lit la fameuse inscription qui me hante depuis toujours : MARTHE. C’était tout simplement mon nom de famille ! Je m’empresse d’expliquer tout cela à Clara, qui scrute le bracelet et me montre un symbole que je n’avais jamais remarqué vu sa petite taille : un étoile entourée d’un cercle : un pentagramme.
- C’est le symbole du trésorier de la Tuilerie, chuchote Clara.
Ce genre de symbole est gravé sur les ‘’clés’’ censées servir à identifier une personne lorsqu’elle souhaite déposer ou prendre quelque chose qu’elle a confié aux trésoriers. Clara et moi nous regardons un instant avant de partir en courant. Le bâtiment est noir et a un toit plat. Il ne possède pas d’étages, mais surement des souterrains. Nous entrons sous l’œil acerbe des gardes qui sont à l’entrée. Ils ont des armures bleus-nuits orné d’espèces de col qui protègent leur nuque tout en dégageant leur champ de vision à l’avant. Tous deux tiennent en mains une lance à la pointe blanche. Ce sont des gardes royaux.
- Qu’est-ce qu’ils font là ? je chuchote à Clara.
- On est dans un bâtiment royal, il est protégé par les gardes de sa majesté.
Clara s’approche d’un comptoir au fond de la pièce. Je manque de glisser sur le sol, dont la consistance est très lisse sous mes pieds. Ça me fait bizarre de marcher là-dessus. Un homme au teint blafard et à la mine suffisante apparait derrière le comptoir. Il semble très étonné de voir deux jeunes filles, dont une servante, se présenter ici. Il jette un rapide coup d’œil aux gardes, qui continuent à fixer un point vague à l’autre bout du monde, sans se préoccuper de nous. J’ai la vague sensation que deux statues feraient un travail tout aussi efficace.
- En quoi puis-je vous aider ? nous demande le trésorier qui semble être impatient de se débarrasser de nous.
Un silence gênant s’installe. L’homme soupire.
- GARDES !
Les deux gardes sortent de leur léthargie et s’avance vers nous.
- Non ! Je…je veux dire… je viens retirer un coffret ! Je réussis à balbutier tant bien que mal.
Les deux gardes reculent et se recollent au mur, à côté de l’entrée.
- Preuve d’identité, je vous prie, me demande l’homme en me tendant la main.
J’hésite quelques instants avant de détacher mon bracelet et de lui tendre. L’homme écarquille violemment les yeux en lisant le nom inscrit sur le bracelet. Il louche sur le symbole et commence à stresser. Il s’excuse et s’en va quelques instants. Clara me regarde, interloquée. Quand le trésorier revient, c’est avec un coffret en bois vert. Visiblement, il faut une clé pour l’ouvrir. Il me tend l’objet et, au moment où je le prends, m’attire vers lui et me chuchote quelques mots à l’oreille avant de nous faire signe de disparaitre. J’essaie de rester calme, mais je sens que j’ai pâlit. Clara me jette de drôles de regards pour me faire comprendre qu’elle a perdu le fil des évènements, mais je fais mine de l’ignorer jusqu’à ce que nous soyons assez loin de l’institution.
- Qu’est-ce qu’il t’a dit ?!
Son ton devient agressif… Je n’aime pas trop ça.
- ‘’La reine ne doit pas être au courant de votre venue ici’’, voilà ce qu’il m’a dit.
Le seul sujet tabou que j’ai avec Clara, c’est la reine. Elle ne veut pas en entendre parler, mais elle ne veut pas m’expliquer pourquoi. Mais là, c’est différent.
- Pourquoi t’a-t-il dit ça ?
- Si je le savais, je n’aurais pas pris le risque de t’emmener avec moi en sachant que ça aurait pu être dangereux. Et dire qu’avant ce matin, je n’avais jamais vu la reine, et c’est la deuxième fois de la journée que quelque chose me ramène à elle.
- De quoi ?! s’interloque Clara.
- La reine est passée ce matin à l’épépé, et elle m’a regardée si bizarrement…
- Isabelle est une femme dangereuse… Et j’ai la vague impression que tes parents sont liés à elle d’une façon ou d’une autre… Sois prudente.
Je lui souris, la rassurant comme je peux de ma prudence. Puis la discussion se tarit et nous nous taisons tout en marchant dans les rues de la capitale.
- Et… pour le coffret ? me demande Clara, brisant ainsi le silence.
Je le secoue et entends un bruit de métal. Ce n’est pas bien lourd. Je regarde la serrure, la clé qui y rentre a à peine la taille d’un pendentif. Je ne possède rien de ce genre malheureusement.
- Je vais essayer de l’ouvrir sans la clé, dis-je en me résignant à cette seule solution.
 Le clocher de l’église de Saint-Maurice sonne midi. Clara sursaute et me dit qu’elle doit rentrer préparer le repas pour son père avant de partir en direction de chez elle. Je prends la direction opposée pour rentrer à l’épépé, et tant pis si Mara me corrige parce que je suis revenue avant le coucher du soleil… Le coffret en main, je marche pieds nus sur le sentier jusqu’au ruines servant de refuge au marché de ma maitresse. Je rentre rapidement et me fait discrète jusqu’à la tour Nord, le ‘’dortoir des esclaves’’. Je grimpe les escaliers en pierre et colle rapidement mon oreille à la porte de chaque étage pour détecter la présence d’un quelque conque intrus dans la tour à l’heure où les autres servants travaillent. Arrivé au sommet, dans ma chambre, je grimpe sur ma tête de lit et cache le coffret sur une poutre apparente en me disant que je tenterais de l’ouvrir plus tard.


Chapitre 2 : La clé

Je me faufile entre les stands jusqu’à la tour Est. J’ouvre la trappe du sous-sol et descends dans les souterrains. Les dessous du marché ressemblent à un gruyère. Des transporteurs les parcourent, chargés des divers produits importés par Mara. Je me poste devant un tunnel et attend en tapant du pied. Un panneau en bois est planté dans le sol. Il y est marqué : Chablais. Et c’est là qu’il mène. Dans le royaume libre, voisin à la Tuilerie. Ils possèdent des connaissances technologiques plus développées que nous. On raconte que leur sol regorge de métaux et de pierres précieuses. Mais le chemin est long depuis la capitale : Monthey. Une lueur apparait au loin, mais ce n’est pas celle d’une torche. C’est une lumière étrange, de toutes les couleurs. Je cesse de taper du pied et sort mon couteau, prête à faire face, je commence à me faire des scénarios sur la découverte du convoi quand la beauté de ce que je vois me laisse béate. L’homme chargé de la livraison porte une boîte remplie de gemmes colorées serties d’argent. Le livreur rigole en voyant la tête que j’ai.
- Voilà la livraison que Dame Mara m’a demandée.
Je le remercie maladroitement et prends un des paniers déposés au fond de la pièce. Je saisis les sept pierres et les fourre au fond. Je monte au rez-de-chaussée et garnis le reste du panier avec des pommes vertes avant ressortir de la tour Est et de presser le pas pour me rendre à la tour Sud, où sont faites les transactions ‘’illégales’’, mais un obstacle me fait chuter et le panier se renverse sur le sol. Les pommes et les gemmes roulent par terre. Aurélie, qui est responsable de ma chute, est écroulée de rire, mais elle s’arrête subitement en voyant les pierres. Je me relève et vois ma maitresse se précipiter vers nous et se pencher pour récupérer la précieuse cargaison. Elle relève rapidement la tête et nous beugle, à Aurélie et moi :
- Aidez-moi bande de bonnes à rien !!!
Nous réagissons au quart de tour, sans que personne (ou presque) ne remarque le trésor que contenait le panier. Mara ne prend pas la peine de les compter et balance les pommes par-dessus les pierres. Du coin de l’œil, je vois alors Aurélie glisser une des gemmes dans la poche de son pantalon en toile. Je m’apprête à la dénoncer quand une pomme tombe du panier au moment où Mara me le donne. Je me penche, mais ma maitresse est plus rapide que moi. Et alors qu’elle ramasse le fruit, je vois son pendentif, pendant à son cou : une petite clé. Un rouage se met en place en moi et je fais le lien entre le coffret qui est caché sur la poutre de ma chambre et la clé que ma maitresse porte au cou depuis toujours. Mon cœur s’emballe et je manque de relâcher le panier. Mais je tiens bon et file dès que Mara a remis la pomme sur ses sœurs dans le panier. J’arrive au pas de course dans la tour Sud, ma maitresse est derrière moi, j’entends le bruit de ses escarpins qui me suivent. Nous nous rendons au deuxième étage, où est aménagé un somptueux salon qui sert pour les transactions secrètes. Je vide les pommes dans un seau posé à l’entrée et dispose les gemmes sur une table basse. Le client est un homme en chemises à flanelles rouge qui traine derrière lui une légère calvitie. Son teint mat lui donne un air charmant, mais l’habit ne fait pas le moine, cette homme est le marquis de Fuso, le larbin de la reine. Depuis son couronnement, il n’a eu cesse de trainer à ses pieds. Il s’occupe des sales boulots de la noblesse. Mara s’assied dans un fauteuil en face de l’acheteur et lui présente la marchandise pendant que je me poste dans un coin.
- Voilà les fameuses pierres qu’Isabelle m’a réclamée, j’ai respecté ma part du contrat, alors laissez-moi tranquille, ordonne sèchement ma maitresse, utilisant le ton acerbe qu’elle emploie généralement pour les mauvais payeurs.
Le marquis se redresse dans son siège et sort une affiche de sa poche. C’est un avis de recherche où est dessinée ma maitresse, il est signé par le roi Brélaz, du royaume de Vaud. Mara perd son assurance en voyant la feuille de papier, elle se retourne vers moi et semble honteuse de savoir que j’ai vu cet avis de recherche.
- Nul besoin de m’agresser, nous vous laisserons en paix, reprend Fuso, mais vous devez savoir une chose, la reine n’en a pas fini avec vous, nous aurons bientôt besoin de vos services pour retrouver quelqu’un.
- Quelqu’un ? Cela m’aide peu, qui est l’heureux élu que la reine veut voir à ses pieds ?
Le marquis pouffe et sourit d’une façon dérangeante.
- Un héritier du trône a refait surface.
Mara semble être affolée par la nouvelle, elle me jette un rapide coup d’œil, qui n’échappe pas au marquis. Il se tourne vers moi et m’observe. Pendant quelques instants, je me sens gênée par l’intérêt qu’on me porte soudainement. Fuso se lève, prends les gemmes qu’il range dans une sacoche et descend calmement les escaliers de la tour. Mara se tait, jusqu’à ce que la porte se ferme. Elle se lève alors et me dit calmement :
- Tout ce qui s’est dit ici, reste ici, me suis-je bien fait comprendre ?
- Oui maitresse.
Le message est clair : ‘’Tu parles, tu meurs.’’ Je déglutis difficilement et descends, suivant ma maitresse jusque dans la cour de l’épépé, ne pouvant m’abstenir de me poser des questions sur ce qu’il vient de se passer, ayant peu suivi, car pendant tout l’entretien, je n’ai pu m’empêcher de lorgner la clé pendue au cou de ma maitresse. Que sait-elle sur mes origines ? Je ne peux pas me permettre de la questionner, à chaque fois, elle a affirmé ne rien savoir. Mais j’ai la preuve qu’elle m’a menti. Pendant l’après-midi entière, je cherche un moyen de récupérer la clé, mais à la fin de la journée, une seule solution me reste : voler le pendentif de ma maitresse.

*    *    *    *    *

La lune est levée dans le ciel, elle est pleine ce soir. Je descends silencieusement les escaliers de la tour. Des ronflements provenant des étages inférieurs me font clairement penser que les autres esclaves dorment. Je sors dans la cour, qui baigne dans la lumière lunaire. Les stands sont vides, ces vieilles tables recouvertes de nappes colorées et surmontées de panneaux gravés de mots ou de pictogrammes censés représenter ce qu’on y vend attendent calmement le matin pour être recouverte de mille et une choses. Je longe le mur d’enceinte de l’ancien palais, je suis une ombre dans la nuit. Je jette un coup d’œil rapide aux meurtrières de la tour Ouest pour vérifier que Mara et Aurélie dorment, tout semble bon. Je sors la clé de la poche de ma robe. L’anneau est rond, représentant le O de Ouest. Chacune des tours a un double de sa clé, entreposé dans la tour Est. J’ai réussi à aller la chercher avant l’extinction des feux. Je l’insère dans la serrure et ouvre la porte. J’entre dans une grande salle à manger. Le mur en pierres est recouvert de peinture rose. Le sol est tapissé de moquette verte. Le coin de la pièce est utilisé comme salon. Des tasses de thé vides trainent sur la table basse. Une grande table en bois occupe le milieu de la salle à manger. La pièce est éclairée par un feu dans la petite cheminée, qui produit la chaleur de la tour. Les couleurs de la pièce me piquent légèrement les yeux, ma maitresse est aussi bonne femme d’affaires que piètre décoratrice. Une porte dans un coin mène à une minuscule pièce adjacente qui sert de cuisine. Je passe à côté et grimpe à l’escalier qui longe le mur. J’arrive à l’étage, où je ne suis jamais monté. La moitié de l’étage est une pièce simple, qui sert de pièce de rangement et l’autre moitié est séparée par un mur. J’ouvre la porte et arrive dans une petite pièce. J’entre et des frissons me parcourent, le sol est froid et aussi lisse que celui du trésorier. Dans la faible lumière que procure la lune à travers la petite meurtrière, je distingue un robinet et une bassine énorme, pouvant accueillir un homme de taille adulte. Un miroir est accroché au mur, au-dessus d’un pot de chambre. La pièce est humide. Je sors et continue mon ascension de la tour. Le troisième étage me réserve une surprise. Des ronflements aigus et à peine audibles m’accueillent. Aurélie est affalée dans un lit deux fois plus grand que le mien. Du lierre recouvre les murs, je l’effleure et constate que c’est un dessin. Le plafond est une peinture représentant un chat jouant avec un papillon dans l’herbe pour ce que je peux en distinguer. J’ignorais les talents créatifs de cette peste. Une veilleuse à luciole brille dans la nuit. Je pouffe en silence en imaginant ma pire ennemie, prostrée dans le noir, apeurée. Je monte les dernières marches qui me mènent au dernier étage. La chambre de ma maitresse est somptueuse. Le mur en pierres a été recouvert et est maintenant blanc, sans imperfection. Des tentures sont accrochées au plafond, donnant un air de cabane d’enfants géantes faites avec des couvertures. Mara est blottie dans les siennes, endormie dans un hamac. Une femme en bois porte la robe qu’elle enfilera le lendemain. Je suis étonnée par la pièce assez vétuste où dort ma maitresse. Sur la pointe des pieds, je m’approche du mannequin. Soudain, le sol en bois du dernier étage de la tour craque. Je m’arrête, pétrifiée, juste devant le mannequin. Mara n’a pas bronché. Le pendentif en forme de clé pend au cou de la statue. Je le détache rapidement et redescends. Je jette un rapide coup d’œil à Aurélie quand l’évidence me frappe. Ce que j’avais pris pour une simple veilleuse est en fait la gemme verte qu’Aurélie avait volée. Je réfléchis à cent à l’heure, est-ce que je la prends ? Est-ce que je la laisse ? Ces gemmes ont l’air importantes pour la reine pour une raison qui m’échappe. Et j’ignore pourquoi, cette gemme m’attire étrangement. Je la prends dans mes mains et reste là à la contempler quelques instants avant de la glisser dans la poche de mon tablier. Je file en vitesse et rentre à la tour des esclaves. Arrivée dans ma chambre, je grimpe sur ma tête de lit et récupère le coffret. Mon cœur menace de réduire mes côtes en miettes à la vitesse et la force où il bat. J’ai soudain peur d’avoir eu de faux espoir, Mara a surement aussi un coffret au trésorier, elle ne garde pas son argent dans la tour. La clé est peut-être celle de son coffret. Je tremble et il me faut cinq essais pour insérer la clé. Elle rentre parfaitement. Qu’est-ce que ma maitresse a pu me cacher sur mes origines ? Je tourne la clé pendant que les questions se bousculent dans ma tête. Est-ce qu’elle connaissait ma mère ? Ou mon père ? Pourquoi m’avoir caché la vérité pendant autant d’années ? Un déclic résonne. Le silence est tellement pesant que ce petit bruit me fait l’effet d’une explosion. Mais personne n’a l’air de l’avoir entendu dans la tour à part moi. J’ouvre lentement le couvercle et découvre mon unique héritage, figée de stupeur.

C’est un diadème.
Si peu d'amour entre les gens. On tourne autour des bars comme sur des manèges, de plus en plus vite jusqu'à l'ivresse, assis sur des chevaux, des avions, des voitures, des lions ou des tigres, tous dans la même direction. - Béatrice Monnard

Hors ligne Ozy

  • Tabellion
  • Messages: 38
Re : Le royaume de la Tuilerie (Chapitre 1+2)
« Réponse #1 le: 09 juillet 2014 à 13:35:19 »
il y a quelqu'un ^^ ?
Si peu d'amour entre les gens. On tourne autour des bars comme sur des manèges, de plus en plus vite jusqu'à l'ivresse, assis sur des chevaux, des avions, des voitures, des lions ou des tigres, tous dans la même direction. - Béatrice Monnard

Hors ligne Baptiste

  • Palimpseste Astral
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Re : Le royaume de la Tuilerie (Chapitre 1+2)
« Réponse #2 le: 09 juillet 2014 à 13:44:17 »
Salut

quelques remarques au fil de la lecture
Citer
Prologue :
 
Le royaume de la Tuilerie est niché dans les terres basses entre le royaume du Bas-Valais et celui du Chablais. Sa capitale, Saint-Maurice, accueille un marché noir épris de tout le peuple : L’épépé. Il est dirigé par Mara, une femme d’affaires de la bourgeoisie. Daniella, une jeune esclave orpheline, y vit depuis pratiquement toujours. Mais elle va faire une découverte qui contre balancer le destin du royaume tout entier…
C'est plus un résumé qu'un prologue non?
et
Citer
accueille un marché noir épris de tout le peuple
Le peuple s'éprends d'un marché noir ? bizarre comme idée. Fréquenter par tout le peuple plutot ou quelque chose du genre

Chap 1
Citer
ou est posé un matelas
où
Citer
Je jette un rapide coup d’œil dans le miroir, assez pour y apercevoir une jeune fille de seize ans qui pourrait être belle si elle n’était pas une esclave sale aux traits tirés par la fatigue et aux mains garnies d’ampoules.
Bon, c'est très personnel mais j'aime pas cet artifice pour la description d'un perso. Quand je me regarde dans un miroir, je me dis pas " tiens j'aperçois un mec nanani nana". C'est un peu artificiel, je trouve
Citer
Même si l’épépé
PAreil, c'est très perso, mais j'aime pas vraiment ce nom
Citer
gargantuesque repas
Gargantuesque, c'est un peu exagéré non?
Citer
et m’y lave les mains quand la porte de cette dernière s’ouvre, laissant s’échapper un rire cristallin qui, j’ignore pourquoi, me fige d’horreur.
ouch>< c'est un peu lourd. A la lecture, je me suis dit que c'est la porte qui riait ^^
Citer
Une femme à la beauté imposante sort de l’édifice. Ses cheveux noirs sont raides et lisses, son nez est tellement petit et bien modelé qu’on se demande comment elle respire avec, elle porte une somptueuse robe noire et rouge gravée des armoiries de la Tuilerie sur les manches, le bas effleure le sol d’un mouvement plein de grâce à chacun de ses pas. Sur sa tête repose en équilibre une couronne en or cerclées de ronces rouges. Son visage est dur, fermé, on voit un sourire qui sonne faux sur ses lèvres marquées au rouge à lèvres. Ses yeux violets observent le monde d’un œil mauvais et autour de son cou est pendue une pierre aussi noire que les ténèbres. Cette majestueuse personne ne peut être que la reine Isabelle.
Depuis le début, tu es énormement dans la description, c'est un style d'accord mais je crois que tu gagnerais à épurer un peu. En particulier ce passage là
Citer
d’où elle la reçoit…
De qui, plutot non? je suis pas sur qu'on recoive une rente de quelque part
Citer
Mais depuis là
Depuis quoi?

Chap 2
Citer
je fais le lien entre le coffret qui est caché sur la poutre de ma chambre et la clé que ma maitresse porte au cou depuis toujours
Désolé mais je trouve ça un peu gros comme effet scénaristique
Citer
Mon cœur s’emballe
J'ai l'impression que son coeur s'emballe souvent quand même


Bon globalement, j'ai trouvé ça pas mal. C'est un peu trop disons classique comme narration, mais c'est efficace. Comme j'ai dit avant le premier me semble trop descriptif, mais ça s'arrange dans le second. Dilue peut être plus les infos.
Sinon, pas grand chose d'autre à dire, on sent que tu maitrise bien ton univers et ça c'est chouette.
Maintenant, l'intrigue se mets en place assez bien.

Voilà merci pour ce texte

Hors ligne Ozy

  • Tabellion
  • Messages: 38
Re : Le royaume de la Tuilerie (Chapitre 1+2)
« Réponse #3 le: 09 juillet 2014 à 14:40:03 »
Baptiste ; Merci d'avoir lu mon texte ^^
Pour le prologue, c'est vrai qu'il ressemble beaucoup à un résumé, mais je l'aime bien ainsi  :mrgreen:
Pour le marché noir, c'est un endroit que tout le peuple fréquente (ça sera décrit plus tard), c'est un secret de polichinelle, car même la reine le fréquente pour quelques transactions politiquement peu correct, mais si elle tolère ce marché noir, c'est parce qu'à cette époque, la situation politique du royaume est mauvaise et une rébellion peut éclater à tout moment, et le peuple s'imagine l'épépé comme le seul endroit du royaume qui échappe à l'emprise royale (ce qui est faux, malheureusement pour eux...), et cela apaise le mal-être que ce régime dictatoriale leur impose.
Pour la description de Daniella, j'ai voulu l'introduire de façon soft, mais j'ignorais comment la lancer (ça aurait été plus facile dans une narration à la 3ème personne) alors j'ai utilisé le truc du ''miroir'' que j'ai déjà vu dans certains romans (il me semble :mrgreen:).
Pour le nom du marché noir (l'épépé), c'est effectivement très personnel, car, pour l'anecdote, l'histoire est parti du fait que j'ai voulu prendre tous les gens de ma classe et créer un univers autour et l'épépé, c'est en fait l'EPP, mon école (ça peut paraitre spécial, j'avoue)
Pour gargantuesque, j'adore les hyperboles  o><o
L'apparition de la reine est faite pour être lourde, (j'avais pas prévu le coup de la porte ^^) elle montre que ce personnage est déjà  énervant avant même d'être à cent pour cent dans l'histoire.
C'est vrai que le chapitre 1 est beaucoup axé sur la description, pour mettre en place une image des lieux et des gens (c'est un univers assez loufoque qui mélange beaucoup beaucoup de choses différentes)
Pour la rente, je vais vite changer ça.
Pour Depuis là, c'est depuis qu'elle travaillait à l'épépé, mais je constate que c'est peu clair.

Chap. 2

Si tu  t’intéresses à l'histoire et que tu voudrais lire la suite, ne lis pas la phrase qui suit (que je terminerai par ce smiley  >:D) En fait, Mara a été chargée de cacher Daniella à l'épépé pour éviter que la reine la retrouve pour X raisons qui seront révélées plus tard  >:D

Sinon, elle est cardiaque, c'est pour ça que son coeur s'emballe  :P (non, je rigole, ça m'arrive d'abuser de certaines formulations)

Et surtout, merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter mon texte ^^ et content que ça t'aies plu.
Si peu d'amour entre les gens. On tourne autour des bars comme sur des manèges, de plus en plus vite jusqu'à l'ivresse, assis sur des chevaux, des avions, des voitures, des lions ou des tigres, tous dans la même direction. - Béatrice Monnard

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Re : Le royaume de la Tuilerie (Chapitre 1+2)
« Réponse #4 le: 09 juillet 2014 à 14:49:32 »
Citer
accueille un marché noir épris de tout le peuple :

Erreur d'utilisation d'être épris : on est épris de quelqu'un, le peuple est épris du marché, pas l'inverse ;)

Citer
Le royaume de la Tuilerie est niché dans les terres basses entre le royaume du Bas-Valais et celui du Chablais. Sa capitale, Saint-Maurice, accueille un marché noir épris de tout le peuple : L’épépé. Il est dirigé par Mara, une femme d’affaires de la bourgeoisie. Daniella, une jeune esclave orpheline, y vit depuis pratiquement toujours. Mais elle va faire une découverte qui contre balancer le destin du royaume tout entier…

Je crois que je supprimerai tout ce passage qui est plus une quatrième de couverture qu'un prologue. Lance-nous directement dans l'histoire !

Citer
Lentement, je sors du sommeil, mon lit de pierre toujours aussi inconfortable me rappelle ma condition d’esclave.

La virgule à sommeil ne va pas comme ponctuation ici, il faut un arrêt plus fort dans la lecture.

Citer
mais les tâches ne se remarquent pas beaucoup

taches.
Tâche c'est pour le travail

Citer
‘’tenue de travail’’ : Une robe

Pourquoi les guillemets ? (la première a un problème d'ailleurs, non ?)
Pas de majuscule après les deux points.

Citer
Une armature en bois flotté ou est posé un matelas sans âge fourré avec je-ne-sais-quoi de brun et flasque constamment rempli d’infâmes bestioles.

Où.
Il faut mettre des virgules dans cette phrase pour lui donner du sens.

Citer
Et le dernier ‘’meuble’’ qui compose ma chambre est un pot de chambre posé à côté d’un seau d’eau en dessous d’un morceau de miroir brisé

Je le mets ici parce que cette phrase choque pas mal, mais cette longue description dès l’incipit fait vraiment posée là comme ça.

Citer
Je retire rapidement le couteau que je cache dans mon matelas

Le retirer d'où ?

Citer
Je descends rapidement les escaliers en pierre de l’escalier

Bug

Citer
la garde royal

La garde royale

Citer
Même si l’épépé

Faut une majuscule à Épépé si c'est un nom (idem tout en haut)

Citer
au palais de sa majesté.

Sa Majesté

Citer
et part

Pars

Citer
l’enclot des poules

Enclot ou enclos, il faut se décider.

Citer
j’ai conscience que les déjections des chevaux sont surement plus propres que ta salive, mais au moins, ça enlèvera la couche superflu de saleté.

Superflue
Tirade vraiment pas naturelle.

Citer
Elle t’a abandonné

Abandonnée (t est cod et féminin)

Citer
Il se fige dans le mur

fiche ?

Citer
Son visage est dur, fermé, on voit un sourire qui sonne faux

J'ai du mal à ne pas y voir d'incohérence.


Citer
Soudain, la reine se tourne vers moi et une lueur étrange brille dans ses yeux, mais elle disparait au moment où elle se rend compte de mon statut de servante.

Béh, elle regardait où avant ?

Citer
- Tu as quartier libre pour le restant de la journée, disparais vite.

Ca fait deux fois disparais en peu de temps.


Je ne te cache pas que jusque là, je suis moyennement convaincu. Beaucoup de fautes, des personnages et situations qui ont l'air assez clichées.

Citer
Clara me fait signe depuis la fenêtre de chez elle, une maisonnette à la sortie de Massongex. Elle ouvre la porte, surprise de me voir chez elle.

Bah si elle lui a fait signe ?
Très répétitives, ces formulations.

Citer
C’est ma seule amie, enfant, elle travaillait à l’épépé pour ramener un peu d’argent à son père, un aveugle.

La ponctuation un peu hasardeuse rend le passage un peu difficile à comprendre.
Je pense que tu peux supprimer le "un" avant aveugle ; ça me semble plus fluide et respectueux.

Citer
Mais j’ignore comment, elle a une espèce de ‘’rente’’ qui fait qu’elle a pu arrêter de travailler. Mais je n’ai aucune idée d’où elle la reçoit… Mais depuis là, nous

Trois fois mais en deux lignes...

Citer
pour être sûr de ne pas la lâcher.

sûre

Citer
. Nous entrons sous l’œil acerbe

Je ne comprends pas l'oeil acerbe.

Citer
Ils ont des armures bleus-nuits orné d’espèces de col qui protègent leur nuque tout en dégageant leur champ de vision à l’avant.

bleu-nuits, ornées... en fait je te laisse relire cette phrase pleine de fautes ^^

Citer
Les dessous du marché ressemblent à un gruyère.

C'est l'Emmental qui a des trous u_u
(Pardon)

Citer
tunnel et attend en tapant du pied.

Attends

Citer
Il y est marqué : Chablais. Et c’est là qu’il mène. Dans le royaume libre, voisin à la Tuilerie. Ils possèdent des connaissances technologiques plus développées que nous. On raconte que leur sol regorge de métaux et de pierres précieuses. Mais le chemin est long depuis la capitale : Monthey.

Un peu lourd comme narration

Citer
Je cesse de taper du pied et sort mon couteau,

Sors

Toujours pas convaincu à l'arrivée. La fin est un peu mieux mais on y retrouve la ponctuation hasardeuse et des mots utilisés un peu au hasard. Le fond peut être intéressant même si pour l'instant j'ai l'impression d'y retrouver beaucoup de clichés (la servante en fait princesse, les méchants très méchants, Aurélie...)

Du potentiel donc, mais qui nécessitera du boulot.

(Je n'ai pas lu les commentaires précédents donc il est possible qu'il y ait des redites)
(MP moi si ce texte devait devenir un texte long, je le déplacerai dans la section appropriée).



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Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
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Re : Le royaume de la Tuilerie (Chapitre 1+2)
« Réponse #5 le: 10 juillet 2014 à 14:23:24 »
Loic ; déjà, merci d'avoir pris le temps de lire mon texte ^^
Pour le marche noir, je vois ou tu veux en venir et je vais changer ça
Je vais changer aussi le prologue, qui ressemble effectivement à un résumé
J'ai mis les guillemets pour souligner le fait que  c'est en fait sa seule tenue .
Le couteau est retiré du matelas.
C'est effectivement fiche et pas fige, j'ai du bugué.
C'est vrai qu'il y a une incohérence, je voulais mettre qu'elle avait les traits dur
La reine sortait de la tour, elle regardait devant elle et en se tournant, elle remarque la présence de Daniella, à quelques mètres d'elle.
Ce n'est pas parce qu'elle lui a fait signe, qu'elle n'est pas surprise par sa venue.
J'ai confondu œil acerbe et ton acerbe
Ahahahaha oui c'est juste, c'est l'emmental qui a des trous :facepalm:

Je me rends compte que le début est un peu cliché, mais la suite est très différente. ^^
Si peu d'amour entre les gens. On tourne autour des bars comme sur des manèges, de plus en plus vite jusqu'à l'ivresse, assis sur des chevaux, des avions, des voitures, des lions ou des tigres, tous dans la même direction. - Béatrice Monnard

 


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