Et c'est le dernier quart de finale de la Bibli ! Comme pour les autres, vous avez une semaine pour voter et faire un drabble... mais vous pouvez aussi défendre votre personnage sans drabble après !
JaneOeuvre : La Tyrannie de l'arc-en-ciel, Jasper Fforde
Description :Jane est une Grise : dans un monde où la hiérarchie sociale est conditionnée aux couleurs que vous pouvez voir, elle appartient à ce groupe qui ne voit qu'en noir et blanc, qui occupe les bas offices et la classe inférieure de la société.
Jane est aussi une jolie jeune fille, avec un charmant petit nez retroussé. Chose qu'il faut mieux éviter de lui dire, car au moindre compliment sur son nez, elle vous arrache un sourcil. Littéralement.
C'est que Jane est une jeune fille explosive, qui manie le sarcasme et, de temps à autre, le coup de poing. Eddy, chez qui elle travaille - et accessoirement le héros du roman -, tombe immédiatement amoureux d'elle dès qu'elle menace de le tuer, même si elle est un peu étrange, avec ses idées d'égalité, d'autant qu'elle semble en savoir plus que les autres sur les dessous de la société bien rangée dans laquelle ils vivent.
Extrait :"- Alors, tu as trouvé quelque chose d'utile à leur apprendre ?
Jane m'attendait devant l'école. Elle avait presque l'air contente de me voir, ce qui éveilla aussitôt mes soupçons.
- Je... je me plais à le croire, répondis-je prudemment en regardant autour de moi pour voir s'il y avait des témoins, au cas où elle tenterait quelque chose.
Elle remarqua ma nervosité.
- Qu'est-ce qui t'inquiète comme ça ?
- La dernière fois que tu m'as souri, je me suis retrouvé sous un yateveo [un arbre carnivore].
Elle éclata de rire. C'était un son charmant - qui ne correspondait absolument pas à son caractère. C'était un peu comme si j'avais entendu un poisson éternuer.
- Franchement, dit-elle, est-ce que tu vas ramener ça sur le tapis chaque fois qu'on se voit ? Bon, j'ai menacé de te tuer, et alors ? Ce n'est pas une bien grosse affaire.
- Comment peux-tu ne pas penser que c'est une grosse affaire ?
- D'accord, je vais te faire une démonstration. Vas-y, menace de me tuer.
- Je préfèrerais m'abstenir.
- Allez, Rouquin, ne fais pas l'enfant.
- Bon, si tu y tiens. Je vais te tuer.
- Il faut que tu le dises comme si tu le pensais vraiment.
- JE VAIS TE TUER !
Et elle me donna un coup de poing dans l'oeil.
- Aïe ! Tu m'as fait mal ! Et en quoi ça démontre que ce n'est pas une bien grosse affaire ?
- Là, tu n'as peut-être pas tort, admit-elle d'un air pensif. C'était peut-être un peu malpoli de ma part. Mais enfin, il faut regarder les choses en face. Tu ne sers pas à grand-chose, et le monde continuera certainement de tourner sans toi.
Je me frottai l'oeil.
- Tu sais que tu as une personnalité vraiment charmante ?
- Doucement, dit-elle en souriant encore. C'est moi qui suis censée manier le sarcasme."
(fiche de Milora)
Charlie Gordon
Oeuvre : Des fleurs pour Algernon, Daniel Keyes.
Présentation : Charlie Gordon est un attardé mental. Il a 33 ans, mais l'âge mental d'un enfant de 6 ans. Au début, du moins. Il est un peu bê-bête, très naïf, très gentil, il travaille dans une boulangerie et suis des cours spécialisés de temps en temps. Et puis un jour, on lui propose une expérience : on lui propose de le rendre intelligent. Et il accepte, Charlie, parce qu'être intelligent ça a l'air chouette, et que comme ça, il pourra écrire sans fautes et aussi faire plaisir à sa maman.
Sauf que l'intelligence, ça n'est pas si chouette que ça : petit à petit, Charlie évolue, observe, comprend. Il n'est pas seulement intelligent, il est surdoué. Il va connaître l'amour, perdre ses amis, essayer de renouer avec sa famille, connaître une certaine forme de gloire... Jusqu'au déclin. Parce que cette expérience, elle ne marche pas sur le long terme au final. Et c'est là que vous aimez Charlie, parce qu'après l'avoir vu grandir mentalement, vous voyez tout ce miracle terminé (et promis, ça fait pleurer), malgré tous ses efforts pour essayer de trouver une solution.
Alors votez Charlie Gordon, parce qu'essayer si dur, quel que soit le résultat, ça s’acclame.
Extrait : (j'aurais pu être vilaine et pas fair-play en vous mettant la fin, mais je m'ai retenu).
29 mars. J'ai battu Algernon. Je ne savais même pas que je l'avais battue jusqu'à ce que Burt me le dise. Puis la seconde fois j'ai perdu parce que j'étais trop excité. Mais après ça je l'ai battue huit fois de suite. Je dois commencer à devenir intelligent pour battre une souris aussi intelligente qu'Algernon. Pourtant je ne me sens pas plus intelligent.
Je voulais encore continuer à faire la course mais Burt a dit que c'était assez pour cette fois. Il m'a laissé tenir Algernon une minute dans ma main. Algernon est une gentille souris. Douce comme du coton. Elle clignote des yeux et quand elle les ouvre, ils sont noir et rose sur les bords.
J'ai demandé est-ce que je peux lui donner à manger parce que cela me faisait de la peine de l'avoir battue et que je voulais être gentil avec elle et qu'on devienne amis.
(fiche de Grimm)