Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

26 Juillet 2026 à 15:32:46
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [défi] Une affaire de dents

Auteur Sujet: [défi] Une affaire de dents  (Lu 5600 fois)

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
[défi] Une affaire de dents
« le: 20 Juillet 2008 à 17:17:42 »
Ce texte répond au défi de Kailiana : "Je défie Milora d'écrire un texte sombre, dont le personnage principal doit être détestable  Pas forcément long, mais s'il est court, il faut que le lecteur arrive à se mettre un minimum à la place du personnage "méchant" "
J'avais fait une première version, qui s'est perdue dans la triste agonie de mon ordinateur. Plutôt que de refaire la même, j'ai changé du tout au tout. Je sais pas si ça va... si ça ne convient pas, je referai la première version ! Mais elle se rpenait vraiment au sérieux, ça tournait au pitoyable.
Celle-ci est quasiment du premier jet, mais si je ne la poste pas maintenant, je ne sais pas quand je le ferai !
J'ai néanmoins quelques réserves car (ne surligner la suite que si vous avez lu ou que vous ne comptez pas lire le texte) :
Le côté "sombre" est modérément respecté : je n'ai pas pu m'empêcher d'un mettre un peu d'humour... Dans le premier texte - qui n'avait rien avoir - tout était au premier degré, et j'ai truvé ça assez nul à la relecture (oui, j'ai eu le temps de relire avanrt que ça plante :( )
Et pour le fait que le lecteur doive se mettre un minimum à la place du méchant... Ce n'était pas précisé quand ! J'ai essayé de faire en sorte que le lecteur se mette à la place du narrateur, et ne s'aperçoive que petit à petit qu'il est méchant. ça vaut ? (enfin, si ça se trouve, ça ne marche même pas XD)

Voilà voilà !

____________________________




   Cela faisait déjà un long moment que l’obscurité avait dévoré les derniers rayons du jour. C’était l’heure où les poètes maudits s’extirpent quelques instants de leur sommeil maladif, pour griffonner un fragment de vers, laborieusement arraché à leur muse ; l’heure où les films d’horreur touchent à leur générique de fin dans les petits cinémas isolés ; l’heure où la nuit et le génie s’unissent pour que les plus sombres desseins se réalisent. Je frissonnai.
   Pour ajouter au pittoresque du décor, une pluie fine et drue s’était mise à tomber, noyant le pavé dans la réverbération d’une froide clarté : la lune brillait au-dessus des toits, voilée par les nuages. J’évitai une flaque d’eau et hâtai le pas, scrutant les ténèbres autour de moi. Tout me criait qu’un événement allait survenir. J’enfouis mon visage dans le col de mon manteau, le vent tenta de me repousser en arrière, comme un ultime avertissement, mais déjà, j’étais sur le seuil de l’édifice. Les portes de verre me cédèrent le passage – je ne les entendis pas se refermer derrière moi.
   Le hall d’entrée était éclairé : de larges néons blafards laissaient tomber leur lumière crue depuis le plafond. Je me remis en marche en direction des ascenseurs.
-   Bonsoir, docteur Chafard, dit la voix du gardien, surgissant de sa loge.
   Je répondis d’un vague signe de tête, tout aussi vaguement surpris que cet homme se rappelle mon nom. Je n’avais jamais fait l’effort d’apprendre le sien. Il était inutile de m’encombrer l’esprit avec des informations sans intérêt. La totalité de mon existence était et devait être entièrement tournée vers mes recherches. Je ne m’arrêtai donc pas à son niveau, et passai mon chemin jusqu’à l’ascenseur B. En attendant qu’il arrive, j’eus le loisir d’écouter l’écho de mes pas mourir autour de moi. Je ne sus pourquoi je frissonnai à nouveau. Tout prenait valeur de présage, cette nuit-là.
   Une fois dans la cabine, j’attendis que les portes se referment pour appuyer sur les boutons : le 1, puis, laissant mon doigt sur la touche enfoncée, le 7, et enfin, après trois secondes, le 6. Le code était entré. L’ascenseur s’enfonça dans le sous-sol, en direction de l’étage -2, où se trouvait la section la plus protégée du Laboratoire de Recherche Nationale. Je dus entrer un deuxième code pour sortir, puis j’empruntai le long couloir très droit qui me faisait face. Il était trop tard pour qu’il y ait quelqu’un ici, songeais-je au moment où j’aperçus du coin de l’œil une ombre remuer. Je me raidis.
-   Qui va là ?
   Les muscles de mon cou se contractèrent, je plissai les yeux en direction de la silhouette. Une forme bleue, haute et massive, avec deux yeux ternes qui brillaient sans vigueur. Oh, oui, bien sûr, un garde. J’avais presque oublié ce détail. Je souris de cet insignifiant contretemps.
-   Docteur Chafard, répondis-je d’un ton calme.
   Trop calme, peut-être. J’eux l’impression que toute mon assurance était passée dans mes mots, et qu’ils avaient résonné avec une tonalité inquiétante. L’homme braqua le faisceau de sa lampe-torche dans mon visage, j’élevai une main pour me protéger.
-   Que faites-vous ici à deux heures du matin, docteur ? voulut savoir mon trop curieux contretemps.
   Je me retins de faire claquer ma langue. Insignifiant, trop curieux, et agaçant. Je n’avais pas envie de supporter les velléités d’un vulgaire vigile borné. Ce qui m’attendait était plus loin. Je me forçai à répondre sans trop de dédain.
-   J’ai un travail important à terminer au plus vite, dis-je dans un souffle.
-   Pas de répit pour les braves, hein ? plaisanta-t-il sottement.
   Le sourire qui m’apparut lorsqu’il abaissa sa torche me sembla si niais que je m’abstins de répondre. Il passa son chemin en sifflotant dans les ténèbres. Je ne pris pas la peine d’attendre qu’il s’éloigne : je pénétrai dans le sas du laboratoire oméga et, moins par respect du protocole qu’avec la sensation de revêtir la tenue de rigueur d’un acte solennel, j’enfilai une blouse blanche. Puis, le cœur battant, je pénétrai dans mon laboratoire.
   Dans notre laboratoire, me hurlèrent les lampes déjà allumées et les machines qui vrombissaient doucement. Un petit être chauve, à l’exception de deux touffes ébouriffées de cheveux gris au-dessus des oreilles, me tournait le dos, trop occupé par son éprouvette pour remarquer mon entrée. J’avais négligé de mettre des chaussons de protection, si bien que l’approche furtive m’était interdite. Au temps pour moi : il n’était pas un problème.
-   Edouard, modulai-je d’une voix de velours.
   Le petit homme sursauta violemment et fit volte-face, manquant renverser le contenu de son tube à essai. Ses épaisses lunettes à bord noir faisaient paraître ses yeux minuscules, lui conférant l’air du scientifique de base le plus caricatural. Une bouffée d’amour-propre m’envahit à sa vue.
-   Mickaël ! s’exclama-t-il en esquissant un sourire nerveux. C’est vous ?
   Non, j’étais un hippopotame mutant échappé de sa cage. Quelle question éminemment stupide. Je ne jugeai pas nécessaire de fournir une réponse.
-   En voilà des heures pour rattraper votre retard, me contentai-je de dire en m’approchant d’une table encombrée de matériel.
   Je me mis à la parcourir du regard, tandis qu’il me gratifiait d’une réponse que je n’écoutai que d’une oreille distraite.
-   Je vous retourne le compliment ! bafouillait-il. En fait, je dormais tranquillement chez moi, quand m’est apparue la solution ! Vous savez, le problème du décalage séquentiel de l’ADN extra-arachnoïde dans une configuration modulative en base F ?
   Le ton de ses derniers mots, que je n’avais pas écoutés, restait en suspens. Il avait dû poser une question, me dis-je en tirant une seringue de son emballage plastique.
-   Oui, bien sûr, répondis-je au hasard en passant le doigt sur divers flacons étiquetés.
-   Eh bien, je crois que j’ai trouvé ! s’extasia-t-il dans le vide : j’étais en train de remplir la seringue. Nous avions pris les choses dans le mauvais sens ! (Je m’approchai de lui en souriant à son flot de paroles) Puisqu’on a découvert le principe de vérité des interactions logiques dans le séquençage biomoléculaire, il fallait partir de la concentration de proto-cellules dans un environnement bêta !
-   Intéressant, ponctuai-je à ce dernier mot – qui me semblait particulièrement approprié – en lui prenant des mains son tube à essai pour le poser à sa place.
-   Que faites-vous ? réagit-il dix bonnes minutes trop tard.
-   Je n’aime pas tacher le carrelage, répondis-je.
   Et, d’un geste brusque, j’abattis ma seringue à la base de son cou, et pressai sur le piston pour faire pénétrer le liquide. Je sentis un spasme secouer son corps, et je m’écartai pour le laisser glisser au sol, les yeux exorbités.
-   Mais…, bredouilla-t-il d’une voix étranglée. Que… qu’est-ce que… vous m’avez inoculé ?
   Je me dirigeai vers la poubelle pour y jeter la seringue, et posai les yeux sur l’étagère de code 6. Tous les virus les plus destructeurs que le LRN avait conçus. J’avais participé – pour ne pas dire présidé – à leur élaboration, de la conception au dépôt dans cette étagère protégée. Il y avait quelque chose de génial à mettre en flacon la mort de million de personnes. Une mort qui n’était pas encore arrivée, une mort future. C’était un avenir que j’avais enfermé là. La question d’Edouard me revint à l’esprit.
-   Je vous ai injecté de l’Hypocondroflastinium hydrogéné alpha soluble ©, répondis-je sans lui accorder un regard.
   Un instant passa avant qu’il réalise. Je me trouvais déjà devant les cages où nos cobayes endormis passaient l’une de leurs habituelles nuits tourmentées. Une souris aux yeux verts fluorescents leva son museau de castor vers moi puis replongea dans le sommeil, malgré les ronflements d’une tortue-pigeon, à vingt centimètres d’elle, qu’un collègue avait eu la stupide idée de baptiser Simba.
-   Non ! s’écria alors Edouard avec horreur. Pas ça !
   Je souris comme à la bêtise d’un enfant trop gâté.
-   Si.
-   Non !
-   Si.
-   Non !
-   C’est parti pour des heures, là, ponctuai-je froidement.
   Il devenait lassant.
-   C’est vraiment trop atroce ! reprit-il d’un ton étouffé. Vous ne savez pas ce qui va m’arriver ? Je… je… je vais…
-   Vous délirez, soupirai-je en me rapprochant de la table de travail.
-   Pas encore. Mais l’Hypocondroflastinium hydrogéné alpha soluble ne va pas tarder à faire effet, et alors je serai condamné à… me croire atteint de toutes les maladies que je connais !
-   J’en ai bien peur, dis-je en remplissant une seconde seringue du produit que j’avais apporté dans ma poche.
-   L’Ebola, la grippe aviaire, la tuberculose !
-   En effet.
   C’était la seule dose que j’avais créée, l’unique et destructrice preuve de mon savoir-faire, de mon intelligence, de mon génie.
-   Le choléra, le tétanos, la lèpre !
   Je l’avais gardée secrète des mois durant, peaufinée, travaillée encore et encore, avec espoir, avec une ambition jalouse. Mais bientôt, elle éclaterait à la face du monde, la médiocrité ambiante serait anéantie par un chaos que moi seul aurais conçu, fabriqué. Comme ces simples virus, mais en bien plus élaboré, j’avais mis la destruction en flacon.
-   Les oreillons, la scarlatine, le… (ses yeux s’agrandirent d’horreur)… le rhume des foins !
   Les suppliques d’Edouard rythmaient mes mouvements comme les percussions d’un orchestre. Je me tournai une dernière fois vers lui ; ma blouse restée ouverte claqua à ce geste comme une longue cape.
-   Vous avez une idée du prix que ça va me coûter en médecins ? pleurnicha-t-il.
   Je soupirai. Je n’avais pas prévu qu’il y aurait un témoin, mais puisque tel était le cas, je n’allais pas le laisser gâcher mes efforts.
-   Vous avez une petite mine, Edouard. Vous êtes sûr de ne pas avoir une extinction de voix ?
   Je pus voir ses sourcils se froncer, sa pomme d’Adam déglutir avec peine, sa main passer sur sa gorge. Il tenta de dire quelque chose, mais ses mots moururent avant d’avoir franchi ses lèvres. Bien. Le Syndrome d’Hypocondrie Aigüe que nous avions élaboré ensemble était décidément une sublime invention. J’en avais eu l’idée d’ailleurs. Je reportai mon attention sur les cobayes, cherchant ceux qui me serviraient dans la réalisation de mon plan.
-   Que comptez-vous faire ? ânonna Edouard dans un filet de voix enrouée.
-   Maîtriser le monde, répondis-je modestement.
   J’y étais. Mon cœur se mit à battre un peu plus fort, mes mains hésitèrent devant la cage que je m’apprêtais à ouvrir. N’oubliais-je vraiment rien ? Je fis mentalement le tour de tous mes préparatifs. Rien ne manquait, non. J’y étais.
-   Comment allez-vous vous y prendre ? se rebella mon témoin inattendu, qui avait oublié que rien ne l’empêchait de se relever du sol où il gisait pitoyablement.
   Il devrait s’y sentir à l’aise. Je m’aperçus que ses interruptions ne m’agaçaient pas autant que je l’aurais imaginé, elles faisaient durer le plaisir. Aussi décidai-je d’y répondre :
-   Simplement : en semant le chaos. Lorsque rien n’ira plus, que le moindre misérable humain sera tenu d’accomplir l’impensable et le plus ridicule, je serai le Garant. D’une certaine façon, le maître. Ce sera moi qui aurai provoqué cela, j’aurai non seulement tenu toutes ces vies entre mes les mains, mais encore j’aurai agi. Tout ce qui arrivera après ce soir, d’une certaine manière, viendra de moi.
   Le débit de mes propres paroles m’entraînait dans son sillage ; mais les mots étaient trop banals, trop affaiblis par leur utilisation quotidienne, pour arriver à transmettre le sens de ce que je ressentais. La stabilité du monde reposait sur moi, comme si la réalité, placée toute entière en équilibre précaire à l’extrémité de mon index, pouvait d’un simple souffle de ma part, basculer dans le non-sens. Comme si le pouvoir que j’avais de souffler ou non faisait de moi le seul maître de son destin, de notre destin, de tout destin. Là encore, mais cette fois seul, je possédais l’avenir.
   Edouard toussota – il avait dû songer à une maladie pulmonaire.
-   Et comment comptez-vous faire ? s’enquit-il.
   Preuve que ce soir baignait dans une sorte de mise en scène fantastique, au moment précis où il posait sa question, l’aiguille de ma seringue luisit dans le halo d’une lampe de travail, comme investie d’une force surnaturelle.
-   Par une manipulation génétique, dis-je, plongeant la main dans une cage pour en extirper l’un des deux poussins caquetants.
   Je l’immobilisai fermement et plantai sans pitié la seringue sous son aile. J’eus l’exaltante sensation que mon sang même passait dans l’aiguille pour le mettre à ma merci. Plongé dans une sorte d’état second par l’excitation, j’entendis à peine ma voix continuer son discours :
-   Pensez à tout ce qui se produirait, à toutes les promesses incroyables qui devraient être tenues…
   Le poussin tituba, s’ébroua avec difficulté, tandis que je tirais son compagnon de sa cage et lui injectais la toute dernière dose de mon élixir. L’émotion faisait flageoler le moindre de mes membres. Déjà, un éclat blanc avait scintillé à l’intérieur du bec du premier poussin.
-   … bref, à l’incohérence absolue du monde…
   Le deuxième poussin eut les mêmes réactions que le premier, puis il fut une seconde secoué d’un tremblement irrépressible qui fit ondoyer son fin duvet.
-   … si les poules avaient des dents ?   Un silence de mort s’abattit sur mon laboratoire. Même les ronflements de Simba s’étaient tus, ou peut-être que je ne les entendais plus, car la seule chose qui comptait pour moi était ce duo de poussins, mon monde s’était réduit à leurs deux petits bec frétillants, où apparurent subitement, poussant à une vitesse anormale, de petites canines aiguisées. La réalité avait basculé. Un sentiment grisant de puissance s’était élevé en moi, comme la première vague d’un raz-de-marée indomptable : j’étais le maître, j’étais le Dieu, je venais d’actualiser mon pouvoir incommensurable. Les présages s’étaient réalisés !
-   Vous n’oubliez qu’une chose, dit au loin Edouard d’une voix blanche, surgie de cette stupide réalité qui dégringolait désormais très bas au-dessous de moi. Aucune poule n’aura de dent. Ces deux poussins sont des mâles.
   Le monde se figea. Ce n’était plus la réalité qui dégringolait. C’était le sol sous mes pieds.
« Modifié: 03 Juillet 2009 à 11:04:50 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 683
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : [défi] Une affaire de dents
« Réponse #1 le: 20 Juillet 2008 à 19:57:43 »
hm... hm.. hm...

Écoute, je me suis difficilement mise à la place du méchant parce rien qu'aux termes "scientifiques " de l'ADN et de tout le tralala, j'étais morte de rire (oui, je sais, il en faut pas beaucoup ><) et la fin est plutôt comique, donc...
Donc le méchant ne m'a pas paru très "méchant", je voyais plutôt un type qui voulait se faire passer pour un méchant

en fait, je crois que c'est parce que je m'attendais à un truc vraiment plus sombre avec des morts et tout et tout :mrgreen:

c'est pas bête d'utiliser la première personne, mais peut-être que justement ça te ferme des portes paradoxalement
selon moi ( mais c'est que mon avis perso!), le "méchant" fait plus méchant quand on nous le présente froidement, c'est-à-dire à la troisième personne, quand on ne sait pas trop qui il est, quand justement on est pas très proche de lui et paradoxalement, petit à petit, il va nous attirer, nous subjuguer..

bref, je m'arrête là ><

en fait voilà, pour moi, le texte ne se prend pas au sérieux et donc ça rend difficile de s'identifier au "méchant"

mais sinon c'est bien écrit et j'aime bien quand même les petits passages plus "comiques" ;D
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : [défi] Une affaire de dents
« Réponse #2 le: 20 Juillet 2008 à 20:04:25 »
Pour la troisième personne, c'était justement pour laisser un peu de flou : les méchants sont quasiment toujours présentés à la troisième personne, je me suis dit que, le lecteur ayant avant tout lu les consignes, il ne s'attendait peut-être pas, dans les premières lignes, à ce que ce soit le narrateur le personnage qui se veut détestable...

Citer
Donc le méchant ne m'a pas paru très "méchant", je voyais plutôt un type qui voulait se faire passer pour un méchant
Pas faux... En fait, j'ai voulu faire un personnage qui se voit comme un méchant, mais dans un univers un peu comique, ce qui fait que ce ne sont que ses perceptions qui le rendent sombre...
(comment ça, j'essaie de tricher par rapport à la consigne ?)
Citer
j'aime bien quand même les petits passages plus "comiques"
le reste est donc nul ?  :noange:
Citer
en fait voilà, pour moi, le texte ne se prend pas au sérieux et donc ça rend difficile de s'identifier au "méchant"
Conclusion, j'ai plus qu'à en pondre un autre ! XD OK, je vais m'y mettre dès mon retour de vacances, ou dans le train... ^^
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 683
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : [défi] Une affaire de dents
« Réponse #3 le: 20 Juillet 2008 à 20:09:59 »
tu devrais peut-être attendre les avis des autres ;)
un avis et de surcroît le mien, c'est pas suffisant :-°

et oui, tu triches un peu quand même :noange:

ah! et ton titre aussi ::)
il annonce un texte plutôt drôle, non ? :noange:
(d'un autre côté, ça fait référence à la fin...)
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Leia Tortoise

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 455
    • Mon blog
Re : [défi] Une affaire de dents
« Réponse #4 le: 20 Juillet 2008 à 22:45:12 »
Mouuhahaha! Ben je me suis bien marrée!
J'adore la double chute, c'est vraiment sublime  ;D
(je t'ai déjà dit que je retrouve du jubilatoire pratchettesque dans mes lectures de tes textes?)

Preuve s'il en est que c'est pas si sombre que ça... Enfin si, mais il y a trop de petites touches ironiques pour que ça le soit vraiment. Mais si on oublie le cadre du défi, personnellement, j'adore  :mrgreen:

Et pour y revenir, j'ai pas pu me mettre à la place du méchant, non. Plutôt de son pauvre collègue, à la limite  :D

Ensuite, je sais bien que tu as dit que c'est quasi du premier jet, mais justement si ça peut t'aider à aller plus vite pour le peaufinage, j'ai relevé ceci:

Citer
que l’obscurité avant dévoré
avait

Citer
C’était l’heure où les poètes maudits s’extirpent quelques instants de leur sommeil maladif, pour griffonner un fragment de vers, laborieusement arraché à leur muse ;
Ah oui non ça y a rien c'est juste que  :D   voilà

Citer
noyant de pavé

uh?

Citer
j’étais sur le seul de l’édifice
le seuil (lol)

Citer
Je fis mentalement le tous
le tour

Et y'en a p't'être d'autres qui traînent... Voualaaaa!!!!
Of course it is happening inside your head, but why on earth should that mean that it is not real ?
- Dumbledore -
*
Books ! Best weapons in the world.
- Doctor Who -

Hors ligne Syane

  • Calligraphe
  • Messages: 143
  • Got an eye on you...
    • Syane's 
blog
Re : [défi] Une affaire de dents
« Réponse #5 le: 21 Juillet 2008 à 03:35:35 »
ben moi j'aime beaucoup^^

c'est vrai que le personnage est... bon je vais être honnête. On dirait Cortex. tu sais, la souris qui veut conquérir le monde ? J'adoooooooooooore Cortex. [c'est minus et cortex, c'est cortex et minus, deux souris pleines d'astuces lalalala].

bref. je crois que le côté noir et méchant de ton texte (c'est horrible ce qu'il fait quand même) est complètement gommé par le côté presque parodique de la fin. niveau défi je suis pas certaine que ce soit réussi.

mais par contre niveau intérêt, j'adore ! mouahahahahahahaha. j'suis fan de ce genre de blabla. et comme l'a dit Leïa ya l'ombre rigolarde de Pratchett pas loin. Et j'aime très beaucoup. vala.
"D'après une théorie, le jour où quelqu'un découvrira exactement à quoi sert l'Univers et pourquoi
il est là, il disparaîtra sur-le-champ pour se voir remplacé par quelque chose de considérablement plus inexplicable et bizarre. D'après une autre théorie, la chose est déjà arrivée."  Douglas Adams

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : [défi] Une affaire de dents
« Réponse #6 le: 21 Juillet 2008 à 10:30:17 »
Je vois je vois ^ ^ Ai plus qu'à réessayer ! (oui, l'ennui avec moi, c'est que je ne lâche pas si vite quand je me sens défiée, lol). Je sens que vous n'allez pas tarder à avoir plusieurs tentatives à lire. Je pensais pas que ça me serait si dur de faire dans le sombre ! Non, dans le sombre ça irait. C'est le fait de faire que le lecteur se mette à la place du méchant, qui m'est difficile, parce qu'il faut que je m'y mette moi-même, et que j'aime pas du tout ça. C'est la difficulté de la chose, me direz-vous...

Leia --> Merci beaucoup de tes corrections ! Elles me sont précieuses.

Sinon, je suis quand même contente que vous ayez aimé le texte, Leia et Syane, indépendamment du défi... j'ai plusq u'à enblever "[défi]" du titre, lol...  :-[

Bon ben... je m'y remets ! lol
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Syane

  • Calligraphe
  • Messages: 143
  • Got an eye on you...
    • Syane's 
blog
Re : [défi] Une affaire de dents
« Réponse #7 le: 21 Juillet 2008 à 12:24:39 »
allez courage, j'ai confiance, tu peux le faire ! Si ça peut t'aider, pense à un méchant de film que tu as aimé. y en a. si si. Dark Vador est un méchant mais on est nombreux à l'adorer. Sweeney Todd est un vil tueur, mais on l'aime quand même.

un méchant c'est juste un gentil qui a mal tourné (.... ça c'est de la pensée profonde :mrgreen:).

Même dans les histoires que l'on lit. Snape-Rogue est un méchant qu'on aime parce que il est pas si méchant... Il y a des gens qu'on adore haïr et qu'on hait aimer. mouais. pas certaine que ça te soit très utile en fait.....
"D'après une théorie, le jour où quelqu'un découvrira exactement à quoi sert l'Univers et pourquoi
il est là, il disparaîtra sur-le-champ pour se voir remplacé par quelque chose de considérablement plus inexplicable et bizarre. D'après une autre théorie, la chose est déjà arrivée."  Douglas Adams

Hors ligne Kailiana

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 801
  • Lial' | Calamar placide
Re : [défi] Une affaire de dents
« Réponse #8 le: 21 Juillet 2008 à 13:27:22 »
Pour ce qui est du texte en lui-même, j'aime bien. Comme d'hab, j'aime bien l'humour et la chute. Quelques longueurs par moment tout de même. Surtout dues, je pense, à ta tentative de répondre au défi  :-°

Citer
-   Non ! s’écria alors Edouard avec horreur. Pas ça !
   Je souris comme à la bêtise d’un enfant trop gâté.
-   Si.
-   Non !
-   Si.
-   Non !
-   C’est parti pour des heures, là, ponctuai-je froidement.
-   Non !
-   Qu’est-ce que je disais ?
   Il devenait lassant.
-   C’est vraiment trop atroce ! reprit-il d’un ton étouffé. Vous ne savez pas ce qui va m’arriver ?
-   Si.
Marrant au début, mais un peu longuet je trouve.

Par contre, niveau défi, j'ai pas vraiment trouvé le personnage détestable  :-° pas du tout, même. Plutôt amusant, "pitoyable".  T'es pas obligée d'en faire un autre, hein xD d'ailleurs il faut que j'écrive le mien  :-°

Bref, le tetxe en lui-même est sympathique (bien qu'encore améliorable je pense) mais ne répond pas vraiment au défi  :-[ Mais c'est bien pour nous, d'une certaine façon  :mrgreen:

Citer
Et pour le fait que le lecteur doive se mettre un minimum à la place du méchant... Ce n'était pas précisé quand ! J'ai essayé de faire en sorte que le lecteur se mette à la place du narrateur, et ne s'aperçoive que petit à petit qu'il est méchant. ça vaut ? (enfin, si ça se trouve, ça ne marche même pas XD)
Disons que c'est surtout le coté "détestable" qui n'est pas apparent  :-°
« Modifié: 21 Juillet 2008 à 13:31:51 par Kailiana »
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

Hors ligne Zacharielle

  • Comète Versifiante
  • Messages: 5 798
    • au bord du littéral
Re : [défi] Une affaire de dents
« Réponse #9 le: 22 Juillet 2008 à 11:17:49 »
Faisons fi du défi, et alors...  :D bien joué !! La description du début est parfaite pour planter l'ambiance, c'est un peu cliché mais c'est voulu et en plus, c'est bien écrit.

Pour l'échange de "- si -non -si -non", on sent la référence à Stargate ( :mrgreen:) mais c'est un peu trop lourd en effet comme l'a souligné Kail.

Sinon... excellent... !! j'avais plus fait attention au titre et comme d'habitude, il se révèle à la chute, formidable !  :P

Moi aussi ça m'a très vite fait penser à Minus et Cortex, le collègue étant Minus et le "vilain" Cortex ; ça m'a fait aussi penser aux Totally Spies ( :mrgreen:), ce serait la trame d'un épisode très classique.

Voilou :D C'était bien sympathique par ma barbe !

Hors ligne Sachka

  • Tabellion
  • Messages: 43
Re : [défi] Une affaire de dents
« Réponse #10 le: 24 Juillet 2008 à 11:35:27 »
C'est excellent, j'ai adoré
coucou tout le monde

Hors ligne sahiqa

  • Calligraphe
  • Messages: 105
Re : [défi] Une affaire de dents
« Réponse #11 le: 24 Juillet 2008 à 23:54:54 »
Un méchant pas bien méchant, un plan diabolique plutôt sympathique....
Pas de doute, j'aime ! Pour le retournement de situation surtout, et pour le "méchant" à côté de la plaque...
Soit dit en passant, le virus est assez effrayant.

Hors ligne Krapoutchniek

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 2 939
  • Génération de l'univers en cours, patientez svp...
Re : [défi] Une affaire de dents
« Réponse #12 le: 25 Juillet 2008 à 18:49:14 »
Pas mal du tout. Je ne m'attendais vraiment pas à une telle chute  :D

Par contre, en effet, le "méchant" n'est pas si "méchant" que ça. Plutôt un genre de mégalomane foireux   :mrgreen:
It will reveal its meaning when it lives in victory...

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : [défi] Une affaire de dents
« Réponse #13 le: 01 Août 2008 à 17:41:52 »
Merci de vos commentaires !
Je reprendrai fort probablement ce texte pour l'arranger un peu (j'aime pas rester sur un presque-premier-jet), mais pas pour le faire pencher davantage vers le défi. Pour ça, j'essaierai d'en faire un autre, lol.


Citation de: Syane
allez courage, j'ai confiance, tu peux le faire ! Si ça peut t'aider, pense à un méchant de film que tu as aimé. y en a. si si. Dark Vador est un méchant mais on est nombreux à l'adorer. Sweeney Todd est un vil tueur, mais on l'aime quand même.
C'était un peu ce que j'avais fait pour ma première version perdue de ce défi, mais ce ne fut guère concluant... :-\

Citation de: Kailiana
T'es pas obligée d'en faire un autre, hein

J'y tiens ! J'avoue honteusement que j'ai tenté de contourner la difficulté, lol. Non non, faut que je me prenne à quatre mains et que j'essaie de le faire vraiment ! Défi ou pas, maintenant que j'ai repéré un si énorme point faible, je vais essayer de le corriger ^^

Citation de: Zach
Pour l'échange de "- si -non -si -non", on sent la référence à Stargate
Oui, c'est ça, c'était presque un clin d'oeil personnel pour toi  :-°
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Gros Lo

  • ex Lo
  • Clochard céleste
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 9 903
    • olig marcheur
Re : [défi] Une affaire de dents
« Réponse #14 le: 01 Février 2009 à 16:29:01 »


Haha, l'Hypocondrie et les petits coqs xD

par contre, on sent trop que tu veux le rendre antipathique... dans ses réflexions, elles sont un peu trop bourrines dans son égoïsme j'trouve.

'oilà ^^
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.017 secondes avec 23 requêtes.