Coelacanth
Mangaka : Kayoko Shimotsuki.
Editeur VF: Soleil
Type: Shojo(tendance seinen)
Genre: Drame, polar
Prépublication: Bessatsu Friend
Nombre de volumes : 2 (terminé)
Synopsis :
Il y a 10 ans, Hisano vivait dans un immeuble qui fut détruit par une explosion. Elle aurait dû s'y trouver si, en rentrant de l'école, elle n'avait pas été renversée par un garçon en vélo couvert de sang. Celui-ci s'enfuit laissant derrière lui une pierre en forme d'écaille de poisson que la petite fille garda comme porte bonheur. Aujourd'hui lycéenne, elle se retrouve de nouveau plongée dans des événements troublants. L'un des professeurs de son lycée est assassiné, mettant toute l'école en ébullition. La nuit même du meurtre, Hisano rencontre un jeune homme possédant un objet auquel l'écaille trouvée dix ans auparavant semble appartenir...
Avis personnel (100% subjectif) : J’ai lu les deux tomes hier et je dois dire que c’est une agréable surprise. Dès les premières pages, cette histoire s’annonce plutôt sombre et mystérieuse. Pas de nuage de romance rose et cotonneuse à l’horizon. Amateur d’histoire barbe à papa passez votre chemin…
Tout débute avec la mort d’un professeur et l’enquête qui s’en suit mais le cœur de l’intrigue tourne autour du drame qui s’est déroulé 10 ans auparavant et d’Hisano, une lycéenne plutôt étrange puisque cette dernière est accompagnée d’un mouton qu’elle seule peut voir et qui lui parle (sorte de conscience qui exprime ses pensées négatives). Vous l’avez compris Coelacanth n’est pas un banal shojo, je dirais même qu’il se rapproche plus d’un seinen. Ce manga sort des sentiers battus oscillant entre thriller, drame, fantastique et romance. Un vrai puzzle. On se laisse facilement emporter par le récit. Au fil de la lecture on a des suspects et des soupçons et à la fin du premier tome on obtient une partie de la réponse mais cela nous pousse seulement à nous poser encore plus de questions. Le mystère reste entier et ne se dévoile qu’a la fin du dernier tome.
Coelacanth c’est aussi un titre émouvant et esthétique. Des deux tomes se dégage une certaine beauté que l’on retrouve aussi bien dans le trait de Kayoko Shimotsuki (tout en finesse et aux regards expressifs) que dans sa narration ou ses personnages.
En bref un manga beau, sombre, triste, et surtout très intrigant.