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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » De La Chimère Naquit La Rêverie !

Auteur Sujet: De La Chimère Naquit La Rêverie !  (Lu 1863 fois)

Hors ligne nevizhed

  • Calliopéen
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  • C'est tellement mystérieux, le pays des larmes.
De La Chimère Naquit La Rêverie !
« le: 21 Mai 2014 à 17:26:01 »
(Petit texte chimérique et fantastique, je vous souhaite une bonne lecture.
Toutes critiques est autorisées !)  :)













Je me souviens d'un rêve. Porteur de mon amour ! Un amour inconnu et inatteignable. C'était une fille marchant dans un jardin, dans ce lieu chimérique composé d'une allée ensablée avec autour,  dans la terre, des fleurs dont l'espèce m'était inconnue, elle se réveillait au crépuscule ouvrant leurs pétales, séchant leurs yeux mouillés, pour accueillir ma rêverie.

Devant cette fille à la beauté transcendante, elles se prosternèrent. Devant cette fille au regard bleu océan, elle se noyèrent. Devant cette fille à la démarche raffinée et gracieuse, elle ne pouvaient que se soumettre à cette excellence qu'elles ne pourraient jamais atteindre ! Ces fleurs ressentaient la même émotion, le même sentiment, les mêmes envies et les mêmes remords, le remord de n'être jamais parvenu à simuler nôtre présence, car oui elles faisaient jaillir de sa beauté incomparable quelque chose qui emmenait immédiatement nôtre attention à elle, et on la contemplait tous. Dans son ignorance !

Je restais dans l'ombre caché parmi les nombreux végétaux, j'observais ce petite sourire mignon décoré par de si petites lèvres brillantes et charnues dont elle seule possédait le secret.

Souvent, elle s'asseyait au pied d'un conifère au bois robuste, au tronc utopiquement long, aux branches anciennes mais résistantes tout de même à la vieillesse et aux joies du temps et aux feuilles s'imprégnant du tempo du vent, celles-ci était telle que la fille, elles suivaient un rythme que la vie leur avait lucidement donné, elles aussi avaient maîtrisé cette naïveté imperturbable, car au final malgré les épreuves, ce rythme s'insufflait en elle et s'insufflerait toujours ! Après tout, les rêves sont justes des piliers  portant nos espoirs, nos plus grands désirs, et l'inatteignable ! Mais maintenant il est tant d'immerger de cette illusion !

Il est 8 heures du matin, je sors de mon sommeil, une nouvelle fois, une chimère banale. Mon buste se relève, je me gratte la nuque avant d'expier un léger bâillement.
Aujourd'hui rengaine quotidienne, je sors le matin. Le soleil commence à se lever, de petits vents frais me caressent le visage et comme à mon habitude j'attaque ma marche matinale.

Comme chaque matin je passe devant cette allée de sable et je sens une pression étreindre mon cœur, comme s'il allait exploser, je mets ma main sur ma poitrine puis je me détourne de mon objectif et je le vois ! L'inatteignable ! Cette déesse assise sur un banc vernis d'un vert émeraude, effrité par l'usage de la vieillesse, avait ses jambes coudées. L'une s'appuyait sur le sol tandis que l'autre restait en apesanteur, toutes deux galbées et possédaient un léger reflet écarlate dû au reflet de l'astre. Elle tenait dans ses mains frêles un livre, elle suivait sa lecture avec ses pupilles d'un rythme régulier telles les vagues dans ses yeux qui me subjuguaient. Soudainement elle interrompit sa lecture et d'un geste bref et de son doigté elle balaya ses cheveux de sa vision, et pour amplifier l' idolâtrie que je ressentais à son égard, elle me fit son petit sourire timide, qui provoqua en moi une nervosité incomparable !

Elle se leva décroisa ses fines jambes courbées, déplaça une nouvelle fois ses cheveux de son visage et avança un pied après l'autre, de sa prestance les fleurs sortaient d'hibernation pour parfaire à leur vernissage et s'étaient habillées du reflet du soleil pour atteindre l'excellence dans une soumission suprême destinée à ma rêverie. Le vent ne pouvait que se résigner aussi à l'excellence de ma dulcinée, alors la robe qu'elle portait suivait la cadence du vent dans un rythme déchaîné. Le maître de ces lieux, ce grand arbre au feuillage étincelant prêta allégeance à mon amour en sacrifiant son pelage majestueux pour valoriser sa beauté ! Elle s'avançait vers moi lentement mais sûrement, d'un déhanché raffiné et prestigieux. On pouvait croire que depuis sa tendre enfance elle avait été surveillée par Vénus, illustre déesse de la beauté ! Elle conclut finalement sa marche en se penchant gracieusement et tendant sa bouche à mon oreille, pour prononcer ses mots divins :
« Tu m'as donné la vie par ta chimère ! »
Au bout de ce tunnel noir,
Une lueur illusoire.
C'est peut-être ça ? l'espoir.
Mon espoir.

Hors ligne James Scott

  • Tabellion
  • Messages: 52
    • bete curieuse
Re : De La Chimère Naquit La Rêverie !
« Réponse #1 le: 21 Mai 2014 à 19:45:08 »
Je vais être assez direct : le principal défaut c'est le rythme. Certaines phrases sont trop longues, d'autres enchaînent des idées différentes, il ne faut pas hésiter à mettre des points :).

Sinon tu as du potentiel, il y a de très bonnes choses aussi et de belles images et métaphores.
Il y a vraiment moyen de se projeter dans le beauté de ce que tu racontes, mais seulement si le texte devient plus fluide.

Je te met des propositions et des corrections en blanc dans une citation ci dessous avec explications.
Il ne faut pas non plus que mes changements altèrent ta volonté et la subjectivité des émotions que tu veux faire passer à travers ton texte. C'est à toi seul de décider ce que tu souhaites modifier, ou si tu souhaites modifier des choses de façon différente.

   


''Je me souviens d'un rêve, porteur de mon amour ! Un amour inconnu et inatteignable. C'était une fille marchant dans un jardin, dans ce lieu chimérique composé d'une allée ensablée dont la terre tout autour était couverte de fleurs dont l'espèce m'était inconnue. Elles se réveillaient au crépuscule, ouvrant leurs pétales, séchant leurs yeux mouillés, pour accueillir ma rêverie.''

Le premier paragraphe était trop lourd et on bug facilement dessus du coup je propose une fluidification. 

''Devant cette fille à la beauté transcendante, elles se prosternèrent. Devant cette fille au regard bleu océan, elle se noyèrent.''
Ici je trouve l'utilisation du passé simple étrange. Ça donne un aspect très poétique mais tu reprends l'imparfait juste après ce qui créé une incohérence.

''les mêmes envies et le même remord, le remord de n'être jamais parvenu à simuler nôtre présence''
Je passe au présent remord car tu le reprends au présent après.

''on la contemplait tous, dans son ignorance !''
La virgule fait déjà l'effet du point que t'avais mis et sa évite une phrase sans verbe.

''Je restais dans l'ombre caché parmi les nombreux végétaux. J'observais son petit sourire mignon décoré par ses si petites lèvres brillantes et charnues dont elle seule possédait le secret.''
Je fluidifie avec un point, et je met propose le possessif vu que tu fais une référence précise à elle.

''Souvent, elle s'asseyait au pied d'un conifère constitué d'un bois robuste, d'un tronc utopiquement long, de branches anciennes qui résistaient tout de même à la vieillesse et aux joies du temps et de feuilles où s'imprégnant du tempo du vent qui étaient telle que la fille. Elles suivaient un rythme que la vie leur avait lucidement donné, elles aussi avaient maîtrisé cette naïveté imperturbable, car au final malgré les épreuves, ce rythme s'insufflait en elle et s'y insufflerait toujours ! Après tout, les rêves sont justes des piliers  portant nos espoirs, nos plus grands désirs, et l'inatteignable ! Mais maintenant il est temps d'immerger de cette illusion !''
Ici j'arrange un peu le début sur forme de phrase pour permettre une description plus fluide. Je coupe ta phrase par un point et rajoute ''s'y'' car elle s'insufflait en elle pour insister sur ce fait.

''Aujourd'hui la rengaine quotidienne, je sors. ''
J'ai enlevé le matin car tu dis que c'est le lever du soleil après. Ça permet d'éviter la répétition, sachant qu'au matin le soleil est souvent déjà lever. Sinon il faut utiliser l'aurore ou quelque chose comme ça.

''Comme chaque matin je passe devant cette allée de sable et je sens une pression étreindre mon cœur, comme s'il allait exploser. Je mets ma main sur ma poitrine puis je me détourne de mon objectif et le vois ! L'inatteignable !''

''Cette déesse assise sur un banc vernis d'un vert émeraude, effrité par l'usage de la vieillesse, avait ses jambes coudées.''
Là le problème c'est qu'on ne sait plus ce qu'est l'inatteignable, si c'est le banc ou la déesse. Je pense qu'il faudrait amoindrir la description du banc et peut être alourdir celle de la déesse pour montrer que c'est bien la déesse qui est l'inatteignable.

 ''L'une s'appuyait sur le sol tandis que l'autre restait en apesanteur. Toutes deux étaient galbées et possédaient un léger reflet écarlate dû au reflet de l'astre. Elle tenait dans ses mains frêles un livre dont elle parcourait les lignes avec ses pupilles d'un rythme régulier telles les vagues dans ses yeux qui me subjuguaient.''


Elle se leva, décroisa ses fines jambes courbées, déplaça une nouvelle fois ses cheveux de son visage et avança un pied après l'autre. De part sa prestance, les fleurs sortaient de leur hibernation pour parfaire à leur vernissage et s'étaient habillées du reflet du soleil pour atteindre l'excellence dans une soumission suprême destinée à ma rêverie.''

''Le maître de ces lieux, ce grand arbre au feuillage étincelant, prêta allégeance à mon amour en sacrifiant son pelage majestueux pour valoriser sa beauté ! Elle s'avançait vers moi lentement mais sûrement, d'un déhanché raffiné et prestigieux. On pouvait croire que depuis sa tendre enfance elle avait été surveillée par Vénus, illustre déesse de la beauté ! Elle conclut finalement sa marche, se penchant gracieusement pour tendre sa bouche à mon oreille et y prononcer ces mots divins :
« Tu m'as donné la vie par ta chimère ! »
L'action se pencher et de tendre était simultanée, ce qui n'était pas possible. Il ne pouvait pas tendre en penchant. Du coup, j'ai refait un peu la séquence.

Ça parait beaucoup mais au final la plupart des corrections apportées sont grammaticales et liées à la ponctuation pour fluidifier le texte. Il y a quelques fautes de grammaire sans plus (ce n'est pas très grave tout le monde en fait). Utilise plus de mots logiques qui permettent de relier aussi comme ''toutefois'', ''tandis que'' etc...  sa permettra aussi d'alléger la lecture.

Du coup je ne peux que te conseiller de continuer à écrire pour améliorer le rythme.
Les images sont belles et la fin est sympa, tu as de bonnes idées de métaphores et je trouve le récit vraiment poétique.
Tu as l'image, tu as les mots, maintenant il te faut trouver la bonne mélodie.

James

Hors ligne nevizhed

  • Calliopéen
  • Messages: 413
  • C'est tellement mystérieux, le pays des larmes.
Re : De La Chimère Naquit La Rêverie !
« Réponse #2 le: 21 Mai 2014 à 19:53:34 »
Ouah ! Merci pour ton compliment et oui je vais essayer de parfaire mon style d'écriture !
Encore une fois, Merci  :)
Au bout de ce tunnel noir,
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C'est peut-être ça ? l'espoir.
Mon espoir.

alexis17

  • Invité
Re : De La Chimère Naquit La Rêverie !
« Réponse #3 le: 21 Mai 2014 à 21:33:34 »
Salut,
Ton texte est vraiment sympathique. Les images sont là et on se laisse porter par ce rêve et cette fin convient parfaitement.
Comme dit plus haut, il y a des erreurs dans la construction de certaines phrases et, peut-être que le rythme est parfois inégal, mais, en tout cas, c'est vraiment très agréable à lire.
Bonne continuation.
Alexis17

Hors ligne nevizhed

  • Calliopéen
  • Messages: 413
  • C'est tellement mystérieux, le pays des larmes.
Re : De La Chimère Naquit La Rêverie !
« Réponse #4 le: 21 Mai 2014 à 21:39:32 »
Merci beaucoup pour ton commentaire ! :)
Au bout de ce tunnel noir,
Une lueur illusoire.
C'est peut-être ça ? l'espoir.
Mon espoir.

Desir-de-reveur

  • Invité
Re : De La Chimère Naquit La Rêverie !
« Réponse #5 le: 22 Mai 2014 à 01:13:01 »
Je sais pas trop quoi dire, ou penser en faite j'aime bien certaine partit et image présente  et puis je crois que c'est tous

Hors ligne nevizhed

  • Calliopéen
  • Messages: 413
  • C'est tellement mystérieux, le pays des larmes.
Re : De La Chimère Naquit La Rêverie !
« Réponse #6 le: 22 Mai 2014 à 16:52:48 »
Cest. deja quelque chose :)
Au bout de ce tunnel noir,
Une lueur illusoire.
C'est peut-être ça ? l'espoir.
Mon espoir.

Hors ligne Rouflaquette

  • Scribe
  • Messages: 75
  • Prendre conscience pour agir
Re : De La Chimère Naquit La Rêverie !
« Réponse #7 le: 26 Mai 2014 à 21:48:35 »
hey c'est plutôt inspiré. Il y a quelques points cependant qui m'ont posé problèmes :

Citer
le remord de n'être jamais parvenu à simuler nôtre présence, car oui elles faisaient jaillir de sa beauté incomparable quelque chose qui emmenait immédiatement nôtre attention à elle, et on la contemplait tous. Dans son ignorance !
Je ne suis pas le fil de ta pensée

Citer
lèvres brillantes et charnues dont elle seule possédait le secret.
Je trouve ça maladroit ( comment on peut avoir le secret de ses lèvre ? )

Citer
tronc utopiquement long
démesurément long ?

Citer
celles-ci était telle que la fille, elles suivaient un rythme que la vie leur avait lucidement donné
soit c'est incorecte ou alors j'ai pas compri mais ce que je crois comprendre c'est : celles-ci étaient pareil à la fille, elles suivaient...

Citer
Mais maintenant il est tant d'immerger de cette illusion !
je pense que tu voulais dire émerger ?

Citer
je me gratte la nuque avant d'expier un léger bâillement
expier est je trouve mal employé, tu ne voulais pas punir les fautes d'un baillement ? extirpé non ? ou esquisser ?

Citer
toutes deux galbées et possédaient un léger reflet écarlate dû au reflet de l'astre
  je trouve ça étrange que tu précise" toutes deux " et deux fois reflets dans la méme phrase...quoique ça peut avoir son effet.

Citer
elle suivait sa lecture avec ses pupilles d'un rythme régulier
elle poursuivait sa lecture de ses pupilles au rythme régulier ?
Citer
Soudainement elle interrompit sa lecture et d'un geste bref et de son doigté elle balaya ses cheveux de sa vision
sa fait quatre fois un possessif, je pense que tu devrais remanier cette phrase

Citer
parfaire à leur vernissage
parfaire leur vernissage ?

Voilà j'ai suivi l'ordre du texte pour plus de simplicité, mis à par ces points c'est un texte aux allures oniriques qui n'est pas dénué du pouvoir de nous transporter. Les choix de mots me semblent parfois étrange mais sa rajoute aux coté irréels de la réverie alors pourquoi pas ? Trés sympa à lire bonne continuation.
« Modifié: 26 Mai 2014 à 21:50:15 par Rouflaquette »
Plutôt une douleur véritable qu'une douce illusion

 


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