Elle avait grandi avec des rêves d'enfant
Qu'elle voulait vivre comme tous les enfants
Qui petits garçons ou petites filles
Se veulent les rois et reines des villes.
Elle rêvait souvent au prince charmant
Et en rêve se mariait le plus souvent.
Elle se voyait princesse d'un royaume
Où vivraient chevaux, chats, chiens, lionnes ;
Elle pensait amour, toujours, été, automne.
Une aiguille aurait pu faire d'elle un fantôme
Mais la belle était forte, croyait en son étoile
Voulait vivre son destin, en suivant sa voile
Elle n'avait en elle que rêves et idéal
Qu'elle sortait à tout va d'un grand cartable.
Le temps passé le plus souvent oublié
Elle en parle peu. Un coin de son esprit caché
Ramène quelquefois d'un traître le souvenir
Rassures-toi, les hommes ne sont pas tous pires !
La tolérance a fait renaître ta confiance rassurée
Tu vis ta vie, sauvage, farouche et passionnée ;
Même la jalousie ne te rend pas mesquine
Tu te défends, tu te débats contre la guigne
A la main gauche tu portes un signe :
Enfin nous y sommes arrivés, libres et vainqueurs
Libres car tout vient de l'esprit et du cœur ;
Les guerriers antiques n'auraient pas si bien guerroyé
Pour établir un sanctuaire protégé
Toi l'amazone, pleine d'espérance et de paix
Je t'accompagne sur ce sentier presque parfait
Tu m'as beaucoup appris et enseigné, c'est vrai
Malgré les échecs et tout ce que l'on sait
Ceci nous appartient, notre jardin secret
Nous amène plus haut qu'une cathédrale
Cultivons à deux la vie et notre idéal.