Copié-collé de
mon post LJ. Par contre, comme on n'est pas sur LJ, j'ai mis des liens explicatifs à chaque fois que j'emploie du vocabulaire de fickeuse.
The Chronicles of Narnia: The Voyage of the Dawn Treader La 3D ne sert à rien ! Je n'ai relevé en tout et pour tout que dix occurrences de son utilité ou de son intérêt esthétique :
- Le tableau mouvant et les effets réalisés avec l'eau - qui commencent d'ailleurs à l'animation de Walden Media, bien aant le début
- Le magnifique combat à l'épée entre Caspian et Edmund, sur le bateau
- La porte du manoir invisible et les créatures qu'on ne peut voir
- La carte magique, qui s'anime (nuages, île maudite, mer...)
- L'île volcanique et ses abîmes vertigineux; la caverne au lac de Midas
- Les effets de vol et de feu du dragon
- Les apparitions du brouillard vert, et surtout celles de la Sorcière Blanche, très réussie
- Les séquences à propos du serpent de mer
- Aslan dans le miroir de Lucy et Aslan sur l'île qui délivre Edmund
- Le monde d'Aslan et son tsunami permanent, très beau
C'est vrai que raconté comme cela, on dirait que ça fait beaucoup, mais sur 115 minutes de film, cela n'en représente pas tant que cela. C'est dommage.
En effet, le reste du temps, l'image est plus ou moins normale et ne diffère pas d'un film classique. Rien à voir avec la révolution SF d'Avatar, ou même avec l'enchantement d'Alice In Wonderland.
Par contre, pour compenser, c'est tout du long
Scenery Porn et
Costume Porn (et Porn n'a pas le sens que vous croyez dans ces deux expressions).
Dans les points positifs, le
Ho Yay entre Caspian et Edmund est juste énorme. Dans le 2, c'est entre Caspian et Peter, et là, le grand frère a passé le flambeau. Je ne citerai que six exemples sublimes parmi une brassée d'autres :
- Le combat dont je parlais, donc, plein de feintes et de jolis coups et qui s'achève par une belle étreinte, comme il se doit
- Il est dit que l'île révèlera "our darker desires"/"nos plus sombres désirs", dit Caspian en coulant un regard vers Edmund
- La scène où ils sont en prison, avant de rencontrer l'un des Seigneurs (You All Meet In A Cell)
- Quand Caspian réveille tendrement Edmund sur l'île volcanique
- "You're like a brother to me" - dit-il juste avant un geste empli de yaoi xDD
- Leur étreinte finale d'adieu, bien évidemment
Moi qui aime aussi shipper Edmund et Jadis (oui je suis une dépravée), j'étais servie.
- "I can make you my king... and much more"
- Je ne sais plus ce que ça donne en VO mais à un moment, j'ai lu un truc du genre "Je ferai de ton un homme"... Euh.
- En plus, elle est très belle, la 3D lui va bien et elle a les yeux verts - et non d'un bleu de glace - à cause du nuage
J'ai aussi shippé Lucy et Gael, mais plus pour le fun, parce que c'est un
Toy Ship, quand même.
Rien à voir (enfin, j'espère, lol), mais les relations entre Edmund et Reepeechep étaient énormes. J'adore ce dernier personnage, c'est un bon
Deadpan Snarker. Il est vraiment attachant.
En parlant de Reepeechep, le
Heel Face Turn d'Edmund me semblait moins exagéré que dans le livre, même si ça reste en gros le parcours de Saint Paul, quoi. Ou de Saint Thomas. Mais on sent aussi qu'il a peur sous cette forme, et puis que la punition l'a bien flippé.
Par contre, dans le genre "c'était déjà bien niais dans le livre", j'ai étouffé un ricanement à la phrase "J'existe sous un autre nom dans votre monde" d'Aslan. Guess what ? Jesus is a giant talking lion !!!
Par contre, la coquetterie de Lucy, qui grandit, elle aussi, était moins caricaturale que dans le roman, décrite de manière moins misogyne. De même, Susan et Peter ne sont pas blâmés parce qu'ils sont devenus plus âgés, et ça fait du bien.
Mais le royaume d'Aslan reste un sale avatar du Paradis et je n'aime pas du tout ça, c'est très malsain.
Des phrases m'ont bien fait rire, comme le "Ils ont emmené un porcelet !" des monop... des choses invisibles. Et aussi le fait qu'ils prennent la fille exprès, alors qu'Eustache aussi sait lire - puisqu'il sait écrire.
Dans le même genre, Eustache, c'est
Captain Obvious : "You're dead, for sure", dit-il devant un cadacre; ou encore "On est secoués par une tempête", en pleine tempête... c'est assez marrant, un bon running-gag, mais pas trop fréquent et donc, pas lassant.
Bref, j'ai passé un bon moment de cinéma, même si c'était sans plus.