La petit communiste qui ne souriait jamais nous fait suivre la formation de la gymnaste Nadia Comaneci qui a été la première à obtenir la note de 10 aux Jeux Olympiques. Le roman commence d’ailleurs par cet événement alors que Nadia n’a que 14 ans.
Le style m’a tout de suite emportée. Lola Lafon réussit vraiment à nous faire aimer la gymnastique, tant elle en parle avec poésie. Quand j’ai regardé des photos de la petite fille après avoir lu le roman, j’étais presque déçue de ne pas retrouver sur les clichés la grâce que j’avais imaginée à ma lecture ! (Parce que oui, je n'avais jamais vu ces photos... Je ne suis pas une "petite fille de l'été 1976", comme le dit Lola Lafon, et honnêtement je ne connaissais Comaneci que de nom !)
Outre l’histoire personnelle de Nadia - qui est probablement un peu romancée même si l’auteur s’appuie sur des sources biographiques - il y a aussi toute une réflexion sur l’opposition bloc soviétiques/USA pendant cette période de guerre froide. Et on suit également l’évolution de la Roumaine (patrie de Nadia), la montée de Ceausescu, etc.
Bref, j’ai beaucoup aimé ce roman. A noter qu’il y a régulièrement des passages où l’auteur met en scène une Nadia adulte, censée commenter les extraits du roman par téléphone ou par échange de mails. Ça apporte une profondeur de plus, le regard de l’héroïne adulte sur ses actes et ses exploits d’enfant - même si ça reste fictif.
J’avais noté des passages mais, soit ma liseuse déconne soit c’est moi qui déraille, je ne les ai pas retrouvés
