C'est un poème qui m'ai proche et il faut des clés pour comprendre ce texte que je reconnais un peu abscons
Alors que je cherche mon ombre tutélaire
Alors que mon corps tutoie le néant
Le monde change, irréel et inquiétant ;
Insensiblement, je glisse vers cet implacable univers.
Mes maîtres sont là, en nombre, présents et hostiles
Certains amènent mon lot de questions
Mais le sanctuaire regorge de fantômes versatiles
Dont je cherche au loin la véritable version.
Les démons devinent violemment l'indicible
Inconscients du drame du jour et de l'heure
Sous un soleil timide et dévastateur
Je promène mon avenir innocent et risible.
Les monstres menacent mes moments de quiétude
Arrachés au firmament légendaire du rêve
L'amour fut un mythe, ainsi que le nombre et la multitude
Qui appartiennent au passé qui se lève.
Je sais le présent si proche et si beau
Dans un monde si fragile et ténu
Où au vide succède le vertige des mots
Où la renaissance meurt juste après avoir vécue.
Puis la force des actes réapparaît librement
Des restes d'un passé qui avait abdiqué
Ils sont ceux qui recréent un avenir brûlant
Comme ces corps dans une église calcinés.
La mort - improbable, je vivrai des siècles -
Riposte aux quatre coins des villes,
Le délire réinvente un jeu nouveau et espiègle
Je m'enferme pour toujours dans la tour de mes arrières familles.