Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » merci

Auteur Sujet: merci  (Lu 1475 fois)

Hors ligne ogma

  • Tabellion
  • Messages: 34
merci
« le: 06 Avril 2014 à 12:43:05 »
Bien le bonjour a tous

Voila le premier texte que je partage avec vous. Un texte sortie en une fois et sans relecture donc vos critique sont plus que bienvenues :)
Le texte est peut être trop long pour cette section mais ca reste une nouvelle donc désole s' il n'est pas au bon endroit  :-[

              MERCI

J'arrive sur la plage.
A l’horizon, le soleil laisse doucement sa place au manteau bleu marine parsemé d'étoiles scintillantes.
Le sable fin est tiède sous mes pieds nus. Il a gardé un peu de chaleur de ce début de mois de Juin.
Les vagues, jouent à celle qui ira le plus loin, dans un bruit calme et apaisant. La mer semble embrasée par le soleil couchant.
Mon dieu que la nature peut se montrer belle. Je reste un moment là, debout, à fixer l'horizon d'un œil émerveillé.
Je ferme les yeux. J'essaye de me plonger tout entier dans cet instant particulier, d'en apprécier chaque seconde qui seront à jamais perdu, qui ne seront plus jamais les même.

Un autre bruit parvient à mes oreilles. Une clameur qui m’emplit au fur et à mesure que je reviens à la réalité.
Des voix, beaucoup de voix. J'ouvre les yeux. Sur ma droite, un peu plus loin, se trouve rassemblé une quinzaine de personnes.
Un bar est là, entièrement fait de bois. Une cabane posée à même le sable. Derrière se tient le serveur, un ami, servant quelques clients installés sur de hauts tabourets. Les autres personnes présentes discutent, rient et plaisantent bruyamment. Je les regarde. Je connais certaines de ces personnes, mais pas toutes. Pour le moment tout semble bien se passer. D'autres vont venir. La soirée promet d'être magnifique.
Je les regarde encore, profitant des derniers rayons tièdes d'un soleil aux reflets cuivrés.
Je prends l'exacte mesure du moment présent.
C'est moi qui ai organisé cette petite fête et je n'en suis pas peu fier.

Je me dirige lentement vers la foule qui ne cesse de croître, proportionnellement à la nuit.
_  Salut a tous!
Un concert de voix me répond.
Voila quelque chose que j'aime ici. Tout le monde salut tout le monde, même ceux qui ne se sont jamais vu.
Je m'approche du bar et commande un verre du cocktail local. Tout en le sirotant, assis sur un tabouret, je promène mon regard sur nos invités toujours plus nombreux. Leurs visages ont une étrange allure. Une allure de fantômes, ou d'êtres sortis de leurs tombes. Mais je sais que ce voile sombre n'est dû qu'à la lumière de la lune naissante et des torches qui brûlent ça et là.
Une main se pose sur mon épaule. Un ami me dit que nous allons passer une excellente soirée.
C'est aussi ce que je pense. J'ai hâte que tout le monde arrive.
Je demande au serveur de lui servir un verre et me lève pour aller déambuler parmi la foule.
Partout je peux voir des sourires accrochés aux visages. Tout me monde est content, semble-t-il. Certains m'interpellent pour me remercier de l'invitation. Je les remercie à mon tour de leur présence.

J'aperçois au milieu de la foule un ami qu'il me tarde de saluer. Me dirigeant vers lui, je remarque qu'il écoute avec attention les paroles d'une jeune femme dont je ne peux distinguer le visage.
J'arrive à leurs cotée et capte les derniers mots de la jeune femme
_ Mon Cher, il ne faut en aucun cas voir des flatteries en mes quelques paroles trop rapides, il en suffirait d'une seule, de vous, pour qu'elles changent radicalement...
Je regarde mon ami. Mon visage amusé est semblable au sien.
Je tourne mon regard vers la jeune femme et découvre avec ravissement les traits délicats de son visage.
Je reste interdit quelques secondes. Mais qui est donc cette femme que je n'avais jamais vue auparavant et qui, d'un regard, vient d'illuminer ma soirée.
Un autre invité arrive et me sors de ma contemplation. Il prend la jeune femme par l'épaule. Ils doivent être venus ensemble.
_ Bonsoir.
_ Bien le bonsoir à vous, je suis ravi de vous voir!
Il me répond qu'il est ravi aussi d'être là ce soir, il n'aurait raté ça pour rien au monde.
Je tourne la tête pour regarder encore la jeune femme. Nos regards se croisent. Elle a des yeux d'un bleu profond dans lesquels j'ai envie de plonger. Je devine sous son visage de prime abord un peu froid, une douceur et une gentillesse dissimulées. Ses yeux aussi en disent long sur elle.
Un regard calme et déterminé. Mais sous lequel je pense distinguer une certaine faiblesse qu'elle s'efforce de masquer.
Elle détourne enfin le regard, le mien en étant incapable, pour allez chuchoter quelque chose à l'oreille de l'homme qui vient d'arriver.
Ils désirent prendre congé un petit moment. Tout en s'excusant, ils s'éloignent et se perdent parmi la foule qui compte maintenant une centaine de personne.

Je continue à déambuler parmi la foule. Je me mêle ça et là aux conversations aminées. Une très bonne soirée.
Mais quelque chose me manque. Je me rapproche de l'eau, un peu a l'écart de la foule. Les vagues de la mer sombre viennent caresser mes pieds nus.
Je lève les yeux vers un ciel aussi sombre que la mer. La lune est là, elle semble m'observer, me sourire. Une brise fraîche vient se poser sur mon visage. Je ferme les yeux, profitant ainsi de cette nature qui semble essayer de combler le manque que je ressens sans pouvoir l'identifier. Les bruits de la fête se perdent dans ma tête pour laisser place au bruit apaisant des vagues. Au dessus de moi, un oiseau des mers lance un cri strident. Il averti d'autres volatil de ce qu'il a vu.
De la nourriture en libre service mais inaccessible pour le moment. Les yeux toujours fermés je demande à la nuit d'où vient ce manque que je ressens depuis un moment.
Je n'entends plus les bruits de la fête mais, comme pour répondre à ma question, la brise m'en amène une seule phrase.
_ Je cherche celui que l'on nomme Gabriel.

Mes yeux s'ouvrent et le vacarme de la fête s'engouffre dans mes oreilles. Ai-je rêvé ou cette voix m'est vraiment parvenue du tumulte de la soirée?
Je me retourne essayant de trouver la personne qui a prononcée ces paroles.
Ne distinguant rien me permettant de l'identifier, je me dirige vers la foule. Un ami m'attrape le bras et me dit que Mayu me cherche.
Je n'ai donc pas rêvé, j'ai reconnu la douce voix que la jeune femme de toute à l'heure. Mayu.
_ Mayu me cherche, quelqu'un sait où la trouver ?
Que des réponses négatives autour de moi.

Lorsque soudain je l’aperçois, tournant la tête au milieu de la foule, cherchant quelque chose ou quelqu'un.
Elle me voit. Elle se dirige vers moi d'une démarche douce.
_ Vous voila. Vous m'intriguez, alors je suis venu vous apprendre.
Elle a une voix calme et moins froide que la première fois.
_ M'apprendre cher Mayu? Je suis ravi de vous intriguez, bien que je ne sache pas vraiment comment je dois prendre cela. Mais je suis tout à vous.
_ C'est un jeu dangereux ça, très cher.
_ Vous apprendrez qu'étant curieux de nature, je ne recul jamais face à l'inconnu, encore moins quand cet inconnu est proposé par une si charmante demoiselle et que c'est risqué.
Elle s'est troublée un moment, le temps d'un battement de cils, puis à plonger son regard dans le mien. Troublé je reprens.
_ Voudriez vous m'accompagner dans l'eau?
Sans lui laisser le temps de répondre je la prend délicatement par la main et l'entraîne vers la mer. Sa main est chaude, ses petits doigts entre les miens sont la promesse d'un merveilleux moment à venir.
Elle a l'air assez gênée, mais me suit sans résistance. Je sens néanmoins qu'un doute la trouble.
_ N'y a t'il pas de requins dans ces eaux?
_ Si mais ils sont inoffensifs et dresser par mes soins. On y va?
Mayu se poste face à moi et prends mon autre main dans la sienne. Elle plonge son regard bleu dans le mien, comme si elle cherchait quelque chose.
_ Maintenant, oui, on peut y aller.
Je reste là quelques secondes à la regarder, profitant de ces douces mains dans les miennes. Puis je me dirige vers le noir de la mer.
Nos mains se séparent une fois dans l'eau et je sers le poing pour garder un peu de la chaleur de Mayu.
La transition est saisissante. L'eau fraîche de la mer m'arrive maintenant jusqu'au bassin. Les vagues jouent avec nous à la première qui nous fera chavirer.
Mayu nage un moment et reviens vers moi. Elle tremble un peu.
_ Vous avez froid ? Vous tremblez ?
_ Et bien l'eau est un peu fraîche. Cela fait très longtemps que je ne me suis pas baignée.
Ses magnifiques cheveux trempés, tombent en cascades sur ses épaules tremblantes. Une goutte d'eau salée glisse de son œil tel une larme, pour venir mourir juste au coin de ses lèvres.
D'un habile coup de langue, elle la récupéra.
_ Voulez vous que nous sortions?
_ Oui.
_ Venez, j'ai un endroit à vous montrez.
Je saisi sa main. Je ne m'en lasse décidément pas.
Je l'emmene un peu à l’écart de la fête, sur une petite plage de sable dissimulée entre les rochers.
Deux serviettes sont posées là, tout à coté de deux verres emplis du cocktail local.
Mayu pose son regard sur le petit spectacle.
_ Je vois que vous aviez prévu de m’ammenée ici.
_ Je ne l’avais pas prémédité, mais vous savez bien que dans ce monde, tout est possible.
Installez vous donc.
Nous nous sommes installés sur les serviettes, nous avons trinqués, et nous avons parlés un moment.
Mes yeux se perdent dans les siens, tout mes sens sont en éveil. La douce mélodie de sa voix parvient à mes oreilles, mes yeux se régalent de la muse que j’ai devant moi, sa peau fait vibrer mon odorat avec des effluves sucrées mêlées au sel de la mer.
_ Salut les jeunes ! Je vous dérange pas j’espère.
Mayu fut la première à répondre.
_ Non tu ne nous déranges pas, je dois rentrer, il se fait tard.
_ Ne voulez vous pas rester encore un peu ?
_ Non Gabriel, merci pour cette belle soirée.
_ Reviendrez vous demain soir, je refais une soirée ?
_ Peut être bien, bonne soirée.
Elle dépose un baiser sur ma joue, se lève puis part sans se retournée.
Je la regarde partir, sans pouvoir détourner mes yeux de sa silhouette disparaissant derrière les rochers. Une partie de mon esprit reste accroché à ce trop court moment que nous avons passé ensemble. Ma joue garde encore un peu de chaleur que ses lèvres ont déposée si délicatement.
_ Ho tu m’écoutes ?
Le choc d’une main sur mon épaule me sort, trop brutalement, de ma douce rêverie.
_ Non, je ne t’écoute pas.
_ Je m’en doutais ! Elle est belle hein ?
_ Oui.
_ Elle vient de mon secteur et elle n’est pas facile.
_ Pas facile ?
_ Elle a un caractère très particulier.
_ Voila, en partie, pourquoi elle m’attire tant.
_ Ha. Tu aimes les filles compliquées ?
_ Compliqué, non, intéressante.
_ Intéressante ?
_ Oui. Elle est complexe et si simple en même temps. Cherchant à s’échapper mais suppliant silencieusement qu’on la suive. Ses yeux racontent une multitude de choses mais restent toujours vrai.
_ Oula ! Tu à l’air d’être accro.
_ Je retourne à la fête.
Je me dirige vers le bar que désertent peu à peu les invités. La nuit est déjà bien avancée.
Le temps est venu pour moi aussi de rentrer, de retourné dans cette réalité crue que, grâce à Mayu, j’apprécie un peu plus.
Vivement demain soir et la nouvelle fête.

Me voila de retour dans ce monde qui me comprend. Je retrouve avec un infini bonheur le sable tiède sous mes pieds nus, l’horizon de mer engloutissant peu à peu le soleil. Comme la veille je reste là un moment, essayant de capter les dernières gouttes de chaleurs de cette magnifique journée. Je voudrais pouvoir rester là pour l’éternité. Pourquoi suis-je toujours obliger de partir ? Pourquoi ce monde ne serait il pas plus réel qu’un autre ?
Au loin une voix.
_ Gabriel, enfin te voila.
_ Anne-so. Ca me fait plaisir de te voir. Tu as raté une bien belle soirée hier.
_ Oui c’est ce que tout le monde m’a dit. Mais ce soir je compte bien me rattraper !
_ Tant mieux.
_ Viens, ils sont déja nombreux.
_ Je viens.
Pendant que nous marchons d’un même pas, je ne peux m’empêcher de demander :
_ As-tu vu Mayu ?
_ Mayu ? Non.
_ Ha. J’espère qu’elle viendra.
_ Mais son secteur ne vient pas ce soir.
_ Je sais. Mais je n’ai pu résister. je l'ai invité. Elle et seulement elle.
Plissant les yeux d’un regard interrogateur elle répond simplement :
_ Je vois.
Nous sommes arrivés sous des accueils chaleureux. Comme la veille, tous sont contents d’avoir été invité, une grande majorité est déjà servie en boissons diverses et variées et ceux qui n’ont rien dans les mains pressent le barman pour combler ce manque.
Quelqu’un que je ne connais pas me met un verre dans la main, me remerci pour l’invitation et trinque avec moi. Les 5 minutes qui suivent, je ne peux boire une goutte de mon verre tant tout les gens que je croise me pressent pour trinquer.
Voila une autre raison qui fait que je ne veux pas partir. Ici, je peux être quelqu’un. Ici, je peux marcher la tête haute. Ici, personne ne me regarde en baissant les yeux et en ouvrant des grands yeux ronds. Ici, je me sens un homme.

Je cherche Mayu. Partout je demande si quelqu’un ne l’aurait ne serait-ce qu’aperçut mais je ne me heurte qu’à des réponses négatives.
Elle m’avait dit qu’elle viendrait… Peut être.
Soudain, comme une révélation je me rends compte. Bien sur qu’elle ne viendra pas. Elle a sûrement due en apprendre un peu plus sur moi, mon vrai moi. Comme beaucoup de gens cela l’a fait fuir. Comment ai-je pu imaginer qu’elle n’en saurait rien et qu’elle reviendrait vers moi.

Ne comprenant que trop bien la dure réalité qui est la mienne, je me sers un autre verre et m’éloigne du tumulte de la fête. La lune est pleine ce soir. Elle brille au milieu de son lit d’étoile. Comme moi, tellement entourée mais si seul. Ayant indispensablement besoin d’un soleil pour briller. Mais, comme moi, elle ne rattrapera jamais son soleil.
Elle n’en jette pas moins ses rayons blafards sur la mer, sur le monde et sur moi.
Mes pieds nus s’enfoncent sur le sable maintenant vide de toute chaleur. Ils m’entraînent sans que je m’en rende compte vers la petite crique où nous avons passé un si bon moment hier au soir. Le sable est maintenant nu. Plus de serviettes ni de verre. 
Mayu, Pourquoi faut il que toi aussi tu me considère comme ça ? Toi qui m’as parlé comme à tous les autres. Si les étoiles s’approchent ne serait ce qu’un tant soit peu je te jure que je te les décroche.
Le moment est venu pour moi d’arrêter de m’apitoyer sur mon sors. On n’est pas heureux quand on le croit, mais quand on le sait.
Je m’en retourne vers la fête. Il me faut un autre verre.
Tout en marchant j’essaye de vider ma tête de toutes ces sombres idées. Ce n’est pas le moment, cette soirée doit être placée sous le signe de la fête. Je tente donc d’accrocher un sourire sur mes lèvres et me plonge au milieu de la masse des invités. J’en distingue quelques uns au milieu de mes requins apprivoisés, jouant avec les vagues. Ca et là les discussions vont bon train et je m’arrête parfois au milieu d’un petit groupe pour y prendre part.
_ Bonsoir.
Mon cœur semble se figer pendant une seconde. Cette voix, délicieuse et mélodieuse, empli de douceur couvre tous les autres bruits environnants.
Je me retourne doucement pour découvrir avec ravissement le beau visage de Mayu. Elle est là.
Elle est revenue et elle me parle.
_ Bonsoir Mayu, vous voir ici emplie mon cœur de joie.
_ Merci, je suis contente de vous voir.
_ Puis-je vous offrir un verre ?
_ Avec le plus grand plaisir.
Je ne peux m’empêcher de prendre ses petits doigts dans ma main pour la conduire jusqu’au bar ou je commande deux verres de notre boisson local.
Une fois servi, nous marchons sans trop savoir où nous allons.
_ Cette boisson est vraiment bonne.
_ C’est une recette secrète qui ne se transmet qu’à quelques élus.
Elle me regarde en coin avec un petit air innocent qui lui va à ravir.
_ Ne me direz vous donc pas comment on la fait ?
_ Je pourrais vous la donner mais, hélas, je ne fait pas encore parti de se élus.
_ Lorsque vous en ferez parti, me donnerez vous la recette ?
_ Probablement pas !
Nous rions ensemble de bon cœur.
Qu’il est bon d’être là, avec elle. Jamais je n’aurais pensé trouver un tel réconfort dans ce monde.
C’est pourtant le cas. Ici, je me sens bien. Pourquoi ce monde ne serait-il pas plus réel qu’un autre ? Je me suis souvent poser la question, prétendant ne pas connaître la réponse.
Il est bien évident que j’ai toujours connu la réponse. Elle est là lorsque j’ouvre les yeux, lorsque je sors de chez moi, lorsque je me trouve face à un miroir, elle est là dans tous ces moments de la vie que je trouve injuste. Ici je me sens chez moi, je voudrais rester ici pour toujours mais, comme à chaque fois que me vient cette pensée, je tombe de haut lorsque ma tête me dit que ce n’est pas possible.
Comme si elle lisait dans mes pensées, Mayu s’arrête et dit :
_ Quelque chose ne va pas Gabriel ?
_ Non, rien, c’est juste que…
_ Quoi donc ?
_ Marchons encore un peu voulez vous, nous ne sommes pas loin.
_ Pas loin ?
_ Oui. Sans nous en apercevoir, nous sommes presque arrivés à la petite crique où nous avons prit un verre hier au soir.
Elle tourne la tête pour ce rendre compte qu’effectivement nos pas nous avez entraîné dans cette direction, comme poussée par des vents invisibles.
_ En effet, vous désirez y retourner ?
_ Seulement si vous n’y êtes pas opposée.
_ Pas le moins du monde, bien au contraire.
Nous reprenons donc notre marche en silence, rythmé par le bruit des vagues sur le sable blanc.
Nous passons sans difficultés les petits rochés qui nous couvrirons de la vue des gens. Le bruit ne nous parviens presque plus, il est très étouffé, comme si nous l’entendions à travers du coton.

Sur le sable devant nous sont posés, comme la fois dernière, deux serviettes, deux coupes à champagnes et la bouteille dont ils ne sauraient être séparés. Un vase très simple, sans eau, contenant deux magnifiques roses se sont ajouté au décor, ainsi que de nombreuses bougies,  faisant la par belle à la pleine lune.
Nous somme restés un moment là, debout, à regarder les flammes des bougies faire bouger nos ombres sur le sable, dans une danse muette et sensuelle. Mayu rompit le silence :
_ Quelle merveilleux décor.
_ Il a été fait pour vous.
_ Quelle délicate attention.
_ Je vous sers une coupe ?
_ Bien volontiers.
Nous nous sommes assis sur les serviettes, j’ai servi le champagne et nous avons trinqués.
_ Aux apparences, ai-je dit en lavant mon verre.
_ Aux apparences, a-t-elle répondue en touchant doucement mon verre et en me fixant droit dans les yeux.
Je sens le doux nectar couler dans ma bouche. Ses fines bulles font palpiter ma langue et chatouille ma gorge.
Elle ferme les yeux tandis qu’elle boit, puis passe délicatement sa petite langue sur ses lèvres délicates. Elle ouvre les yeux, les posent dans les miens et me demande :
_ Pourquoi boire aux apparences ?
_ Par ce que ce sont elles qui font que vous êtes là avec moi ce soir.
_ Et comment vous est venu cette idée ?
_ Vous n’avez pas cherché à en savoir un peu plus sur moi ? Je pense que non, sinon vous ne seriez pas revenu.
_ Sachez, cher Gabriel, que je ne serai pas revenu si je n’en avais pas appris plus sur vous.
_ Que voulez vous dire ?
_ Je veux dire que j’ai lu tout ce qu’il m’a été donné de lire, j’ai vu ce qui m’a été donnée de voir et j’ai parlée à des gens qui vous connaissent. Voilà pourquoi je suis revenu vous voir ce soir. Les apparences peuvent être trompeuse, mais seulement pour ceux qui veulent bien se laisser tromper. Je ne suis pas de ceux là et je suis venu ce soir vous le faire savoir.
Peu m’importe votre aspect, je ne vous traiterez pas différemment que tout ces gens présent ce soir. Aucune pitié, aucun traitement de faveur, aucun dénie ni aucune fausse attirance ne saurait avoir place dans mes propos. Vous êtes ce que vous êtes, ni plus ni moins. Je respect cela.

Je reste là, à la regarder. Ma bouche voudrait dire quelque chose mais ma gorge refuse de délivrer les mots les plus simples. Elle semble le comprendre et se contente de sourire.
_ Voila qu’il se fait tard et je dois vous quitter maintenant. J’espère que nous ne perdrons pas contact. Bonne fin de soirée.
Elle dépose un baiser sur ma joue, se lève et s’éloigne gracieusement.
Mes yeux suivent ses mouvements jusqu'à ce qu’elle disparaisse. Mes pensées s’emmêlent, je n’arrive pas à faire le tri dans ce que je ressens. J’ai l’impression que mon esprit est enfermé dans une grosse boule de coton. Je ne veux pas retourner a la fête, pas après un moment comme celui que vient de m’offrir cette charmante demoiselle.

   Je déconnecte donc Internet et prends conscience de ce qui m’entoure. Mon bureau, ma souris, mon petit ordinateur portable. Le retour à la « réalité » est de plus en plus difficile et brutale. Sur l’écran s’affiche encore mon profil et mes photos qu’elle dit avoir lu et vu.
Je me recule un peu, fait pivoter ma chaise roulante, et regarde à l’endroit où aurait du se trouver mes jambes, absente depuis fort longtemps. Ce manque n’a occasionné autour de moi que du mépris, des regards dégoûtés ou, pire encore, de la pitié. Un trop petit nombre de gens sont encore capable de regarder avec leurs cœurs et voire en moi autre chose qu’un infirme.
Je me hisse péniblement dans mon lit, me couvre et ferme les yeux.
Que j’étais bien dans ce monde virtuel. Je pouvais marcher, courir, danser, nager, parler d’égale à égale avec d’autre personnes et, surtout, avec elle. Pourquoi ne puis-je pas rester dans ce monde que j’aime tant ? La fuite à parfois un goût de sauvetage pour qui ne trouve aucune joie dans ce monde.
Mes pensées s’égarent sur cette plage et j’ai encore l’odeur iodée de la mer dans les narines.
Elle est partit ce soir sans que j’ai pu lui dire ce que je voulais, ce que j’avais sur le cœur, ce qui est resté coincé dans ma gorge.
Elle est partit sans que j’ai pu lui dire…
Merci.

Carpe Diem

Hors ligne soso

  • Aède
  • Messages: 150
Re : merci
« Réponse #1 le: 06 Avril 2014 à 14:33:45 »
Bonjour,
Et bien la chute explique le texte, au début j'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de clichés ( le sable, la lune et les étoiles, la mer..), maintenant que j'ai lu la fin je comprends mieux pourquoi.
Attention aux fautes, surtout au niveau des terminaison des verbes ( tu met -ez à la placer de -er , ou -é à la place de -er), désolé c'est dimanche et flemme aidant, je n'ai pas le courage de tout relever.
Il y a aussi un petit souci au niveau de la ponctuation, surtout dans les premier paragraphes, beaucoup trop de virgules et qui sont parfois mal positionnées, du coup on dirait que tu diriges la lecture, ça bloque un peu.
Sinon tu écris bien, c'est simple, c'est clair, dernière chose je trouve que tu t'es peut-être trop concentrée sur l'environnement extérieur que tu décris beaucoup,  en comparaison les émotions de ton personnage ne sont pas assez exprimées.
Voila, Au plaisir :D
" lorsque le doigt montre la lune, l'imbécile regarde le doigt"

Hors ligne ogma

  • Tabellion
  • Messages: 34
Re : merci
« Réponse #2 le: 06 Avril 2014 à 18:32:25 »
Bonsoir soso et merci pour ton commentaire :)
effectivement les clichés sont volontaires et se comprennent a la fin. J'espère que ça ne choque pas en début de lecture
Pour l'orthographe désolé je suis une bille surtout sur les accords :( je me ferais une relecture ce soir après le taf.
Je vais aussi retravailler la ponctuation. Je ne pensais pas que ça faisait "dirigé" (c'est la première fois qu'on me le dit)  du coup je vais voir ça d'un autre oeil merci   :mrgreen:
J'editerais le texte dès que possible
« Modifié: 06 Avril 2014 à 18:44:48 par ogma »
Carpe Diem

Hors ligne charlot-1

  • Plumelette
  • Messages: 19
Re : merci
« Réponse #3 le: 07 Avril 2014 à 06:55:20 »
Bonjour,

J'aime beaucoup. C'est vrai que de premier abord, ça fait un peu cliché au début, mais une fois fois le premier paragraphe passé la lecture de ton texte est très agréable. Je trouve que ces clichés ont un véritable intérêt pour la fin de l'histoire.  Je trouve le passage entre la première et la deuxième soirée est un peu abrupte. On peut y voir une logique narrative et je peux le comprendre. Est-ce le cas ?
J'ai relevé quelques fautes :
qui ne seront plus jamais les même -> les mêmes
Salut a tous -> à
Compliqué, non, intéressante.  -> Compliquée
Je pourrais vous la donner mais, hélas, je ne fait pas encore parti de se élus. -> je ne fais ; ces élus

Hors ligne ogma

  • Tabellion
  • Messages: 34
Re : Re : merci
« Réponse #4 le: 07 Avril 2014 à 13:57:48 »
Merci Charlot pour ton commentaire :)

Citation de: charlot-1 link=topic=12150.msg216054#msg216054
date=1396846520
Je trouve le passage entre la première et la deuxième soirée est un peu abrupte. On peut y voir une logique narrative et je peux le comprendre. Est-ce le cas ?

Effectivement je voulais parler de la "vrai vie" le plus tard possible donc la transition abrupte est volontaire.
Merci pour les fautes j'arrive pas a trouver le temps pour me mettre vraiment dessus mais je fait ça le plus vite possible :)
Carpe Diem

Hors ligne Kanimp

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 907
  • mangeur de pop corn
    • page perso
Re : merci
« Réponse #5 le: 07 Avril 2014 à 16:02:45 »
C'est pas trop mon style de texte, en l'état du moins.

Alors que la chute devrait trancher avec l'introduction, trop longue, je n'ai rien ressenti.
Je n'ai fait que constater qu'il utilise Internet pour reproduire la vie qu'il ne peut plus avoir.

Je trouve que tu devrais ajouter de la vie et surtout de joie dans l'introduction.
J'avais l'impression de lire la description d'une journée banale, ou narrée avec une voix monocorde, alors qu'avec la chute, cette soirée devrait être mémorable.

Autrement, le mot foule se répète trop souvent.
C'est à partir d'ici que cela m'a sauté aux yeux.
Citer
Un regard calme et déterminé. Mais sous lequel je pense distinguer une certaine faiblesse qu'elle s'efforce de masquer.
Elle détourne enfin le regard, le mien en étant incapable, pour allez chuchoter quelque chose à l'oreille de l'homme qui vient d'arriver.
Ils désirent prendre congé un petit moment. Tout en s'excusant, ils s'éloignent et se perdent parmi la foule qui compte maintenant une centaine de personne.

Je continue à déambuler parmi la foule. Je me mêle ça et là aux conversations aminées. Une très bonne soirée.
Mais quelque chose me manque. Je me rapproche de l'eau, un peu a l'écart de la foule. Les vagues de la mer sombre viennent caresser mes pieds nus.

Citer
Les 5 minutes qui suivent, je ne peux boire une goutte de mon verre tant tout les gens que je croise me pressent pour trinquer.

Les cinq minutes ....

une autre fois peut-être.

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Hors ligne ogma

  • Tabellion
  • Messages: 34
Re : merci
« Réponse #6 le: 07 Avril 2014 à 16:56:29 »
Salut Kanimp

merci pour le retour je vais retravailler le texte dans ce sens :)
J'adore avoir ce genre de commentaire ca permet de toujours s' amélioré et avec les trois retours combiné ça me fais du taf :)
Carpe Diem

 


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