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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La parallèle 66 [texte incomplet]

Auteur Sujet: La parallèle 66 [texte incomplet]  (Lu 1137 fois)

Hors ligne Nahlia

  • Plumelette
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La parallèle 66 [texte incomplet]
« le: 30 Mars 2014 à 13:24:12 »
Avant de commencer la lecture, vous êtes priés de vous déchausser de votre logique, la lecture en sera peut-être plus agréable, on ne sait jamais !
J'ai écrit ce texte suite à un défi d'écriture avec une amie, et finalement je me suis prise au jeu et j'ai bien développé l'histoire. Pardonnez-moi d'avance pour les fautes d'orthographe.


           

           Riley avait quitté Phoenix depuis presque trois jours. Il roulait désormais au nord du Texas, sur la légendaire route 66. Sa vieille Ford, d'un noir délavé, s'enroulait sur l'asphalte rêche et luisant. Il semblait que la route venait d'être construite et que le goudron n'était toujours pas sec. Toute trace de poussière où de débris était absorbée par le bande bétonnière, de sorte qu'on eut cru que personne jusqu'alors n'avait emprunté ce chemin, pas même le vent.

            Il faisait jour depuis peu de temps, mais la chaleur humide s'empressait déjà d'alourdir l'air, et la poussière qui suintait du véhicule faisait comme une traîne au vent moite. Le ciel ne se démarquait pas davantage de la terre, tous deux d'un ocre vif. Et l'ocre avalait presque le relief des lieux. Seuls le fleuve bétonné, les buissons épars qui suivaient l'horizon, et l'émergence abrutissante du soleil donnaient une certaine dimension au paysage. Ces éléments du relief étaient regroupés en une fine bande horizontale, désaccordée, que la fusion du ciel et de la terre encerclaient sans mal et engloutissaient dans leur immensité. Au-delà du rivage routier, il n'y avait rien d'autre que le désert du Texas et le ciel. Le paysage avait été étalé de tout son large, comme si une main hasardeuse et bosselée avait mélangé plusieurs pâtes à modeler en les aplatissant. Des vagues saumonées et des effluves rosâtres imprégnaient l'épais tissu de l’atmosphère, de la terre, nuançant la profondeur du désert, lui donnant des allures mystiques. Les différentes couches de couleurs se superposaient, s'embrassaient, pour fondre dans les rayons du soleil qui surgissaient derrière la végétation. Les nuages, cascade d'écume aux reflets bleutés, se blottissaient les uns contre les autres et repoussaient la nuit paresseuse. Ainsi, après les nuages, le sombre manteau se levait, escaladait le ciel pour remplir son devoir en des terres harassées. Déjà l'ocre avait dévoré le bleu profond qui disparaissait complètement hors du champ de vision humain de Riley. Sa tête ébouriffée constatait avec mauvaise humeur la victoire du jour ; plus le soleil montait dans le ciel, plus l'air se faisait aride, et plus il était pénible de conduire. Il s'était fait piéger la veille, et pour éviter de souffrir à nouveau, il avait quitté le motel un peu après l'aurore, dès qu'il eut pris une douche tiède, un café corsé et deux donuts. Mais le jour, rusé, avait anticipé le stratagème, et tirait désormais sa langue acide à Riley.

            Riley n'avait pas vraiment conversé avec quelqu'un depuis son départ de Phoenix. Mis à part les quelques formalités échangées avec le personnel des motels, sa voix était restée bien au chaud dans sa gorge. Il profitait à nouveau de sa vieille amie la solitude, qu'il avait passablement négligé à cause de son travail. Tous deux avaient beaucoup de choses à ne pas se dire et à oublier. Ainsi, leurs retrouvailles se firent très naturellement. Et pourtant, il pouvait arriver que des amis de longues dates puissent encore se disputer...Un peu avant son départ, Riley, accompagné de son amie la solitude, développa une étonnante technique. Il l'avait baptisé la « méditation routière ». Cette méditation aménagée remplaçait la respiration humaine, sur laquelle il fallait se concentrer, par celle d'un véhicule. La seconde respiration, mécanique, abordait des horizons de paix qu'on croyait déserté du monde pressé. Riley parvenait à faire corps avec sa vieille Ford et à éloigner un certain temps le flot de paroles qui lui courait sur le cœur. Il était comme un surfeur au bord de la mer. Et sa tête devenait aussi vide que le Texas, le désert inondait toute surface. Il ne restait plus que des couleurs, des sons ténus, des impressions. Ainsi, au fur et à mesure que Riley progressait dans le désert américain, que la peinture de la carrosserie s'effritait et se faisait aspirer par l'asphalte, sa mémoire, ses souvenirs, coulaient petit à petit hors de lui, fine rivière s’écoulant paisiblement dans une brèche de la montagne, et se déversaient quelque part dans l'air. Soudain, deux bruits brefs, la brèche se referme, Riley cligne des yeux.

            « Dites, vous allez bien ? Eh, monsieur, vous m'entendez ? »

            Une Chevrolet poussiéreuse se tenait à même hauteur que la vieille Ford. Le conducteur, un sexagénaire bedonnant, klaxonnait et faisait des gestes larges de sa main libre en direction de Riley, qui jusque-là n'avait pas réagi. Ce dernier esquissa finalement un mouvement et constata le vieil homme qui s'agitait sur son siège. Les fenêtres des voitures, ouvertes, reliaient les deux conducteurs entre eux par un filet d’air.

            «Ah, enfin ! J'ai cru que vous vous étiez endormi les yeux ouverts ! » La route est déserte mais il ne faut quand même pas somnoler au volant, vous risqueriez de ne pas vous réveiller ! »

            Riley ne comprit pas tout de suite les paroles du grand-père, il dut attendre que sa conscience revienne dans son corps.       

            L'homme à la Chevrolet paraissait soulagé. Il souriait, et ce sourire défrichait en profondeur les traits de son visage, déjà bien marqués par l'âge. Peut-être avait-il des origines asiatiques, tellement ses yeux aux iris sombres s'étiraient sur ses tempes. On aurait dit deux puits humides en forme de croissant, profondément incrustés dans la chaire. Sa barbe cependant adoucissait son visage tailladé en le rendant plus aérien, plus affable. Et plus Riley l'observait, plus il trouvait que le vieil homme ressemblait à un personnage de dessin animé.

            Le grand-père conservait son sourire. Et, le temps que Riley recouvre son identité et ses souvenirs, éparpillés sous les sièges de la vieille Ford, et sa voix, qui crachotait dans le moteur, le grand-père patientait avec une apparente bonne humeur.

            « J'étais dans les nuages » finit par dire lentement Riley. Il se racla la gorge, ce qui rappelait vaguement le bruit qu'émettait le moteur de sa voiture. Il ne maîtrisait pas encore tout à fait sa voix. Le sexagénaire, un sourire solidifié au visage, hocha de la tête comme s'il avait la confirmation de quelque chose. Il adopta un air de prophète :

            « Vous devriez faire attention, on a vite fait de se perdre ici. »

            Riley eu un mouvement circulaire de la tête, puis fixa la route, ligne perpendiculaire à l'horizon qui ne déviait jamais d'un pouce. Le grand-père s'esclaffa, rabattant ainsi le couvercle des puits de ses yeux qui s’ensevelirent dans la chair. Des dents jaunit apparurent, sa bouche était en forme de demi-lune.

            « Je ne parlais pas de vous dans cette voiture, mais plutôt de vous dans ce corps ! Vous savez, bon nombre de gens se perde ici. En général, je sais les reconnaître, leur ombre n'est pas très prononcée, plutôt elle semble s'évaporer. Leurs yeux sont voilés, les traits de leur visage sont relâchés, ils ont l'air en paix, pas très bavard, parfois guilleret. Ça dépend du vent. Mais enfin, l'ombre ne trompe jamais. Et votre ombre à vous, ma foi, elle me semble un peu pâlotte. »

            Riley baissa les yeux et observa son ombre. Elle lui parut comme d'habitude, c'était juste...c'était juste son ombre, qui s'étirait en fonction de son corps, du soleil. Pourquoi son ombre aurait-elle changé ? Il songea à Peter Pan.

            « Je suis le gérant du Cerbère bleu, un motel situé à la frontière qui sépare le Nouveau Mexique du Texas. Vous ne vous souvenez sûrement pas de moi, notre échange a été bref, dénué d'intérêt, le blabla des formalités, vous voyez. Ce soir-là j'étais un peu distrait, fatigué, je n'ai pas réagi à votre ombre. Et c'est là qu'au petit matin, brusquement vous avez surgi de ma mémoire, mais comme vous étiez déjà parti, j'ai mis du temps à vous rattraper. J'ai eu peur qu'il ne soit trop tard !» Il s'épongea le front avec le revers de la main, elle aussi marquée par de profondes rides. Ses mains rappelaient le tronc d'un vieil arbre, et ses doigts des branches qui s'entortilleraient l'une dans l'autre. La sueur du vieil homme avait des reflets ocre.

            « Vous voulez dire que vous m'avez suivi jusqu'ici…à cause de mon ombre ?

            -Et bien, oui. En vérité, je ne suis pas seulement un gérant de motel. Je suis aussi un gardien, le gardien des voyageurs désabusés. Souvent, ceux qui passent par cette vieille route 66 ne sont pas des voyageurs comme les autres. Ils arrivent avec l'intention de remodeler leur vie, ils partent vers l'inconnu, le changement. Ils se fuient eux-mêmes, fuient le monde qui les a fait. C'est pour ça que leur ombre n'est pas très vivace, ils la rejettent, et réciproquement. Puis ils finissent par se plaire sur l'autre route, la parallèle 66.

            -La parallèle 66 ?

            -C'est comme ça que je l'ai nommé. J'y ai moi-même été. Maintenant j'avertis les voyageurs de ce qui les attend. Je trouve qu'il est toujours mieux d'être prévenu à l'avance, histoire de réagir à temps. Et puis, chez vous, le vent ne m'a pas encore l'air très décidé, peut-être que vous n'irez pas, sur cette parallèle. Dans ce cas, vous pourrez vous conforter dans l'idée que je n'étais qu'un vieux fumiste comme on en trouve partout ! » Le grand-père étouffa un éclat de rire, ses yeux renvoyait une attitude maîtrisée.

            Riley avait décidé de ranger sa logique dans la boîte à gant. Sa curiosité, par contre, n'avait pas encore déserté. Elle se ravivait, petite flamme enjouée longtemps ensevelie dans un monde trop sérieux, trop terne, un monde où l'on creusait toute sa vie sans trouver autre chose que du goudron. Le grand-père tout droit sorti d'un dessin animé semblait annoncer un monde sous lequel on pouvait enfin trouver du ciel et des nuages. Riley redevenait brusquement enfant naïf sur cette route du Texas.

            « Que se passe-t-il sur la parallèle 66 ? Son débit augmentait, sa voix grimpait dans les aigus, grimpait dans l'espoir. Il en oubliait la raison de son départ, là où il avait prévu de se rendre.

            -Dans la parallèle 66, chacun vit une aventure qui lui est propre, je ne pourrais donc pas particulièrement vous dire ce qui s'y passe. Cependant, ce que je peux affirmer c'est qu'en ces lieux, la réalité est très fluctuante, et je veux parler de la réalité terrestre, qui n'est au demeurant pas la vérité suprême, ça j'en suis convaincu. Réfléchissez à cette réalité, réfléchissez-y bien, comme si votre vie en dépendait, car ça sera plus ou moins le cas. Et dès que l'occasion se présentera, vous aurez le choix de partir ou de rester dans la parallèle. Mais faîtes attention, ce choix ne se présentera qu'une fois, tout comme votre périple sur la route parallèle. Je n'ai jamais pu y retourner par exemple, et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Pourtant, avec l'âge, on se rend bien compte de certaines choses... »

            Riley imaginait une route blanche dans le cœur d'un nuage.

            « Que vous est-il arrivé sur la parallèle 66 ?

            -Ah ça ! Je n'aurais pas le temps de vous en faire le récit. Ma filleule s'occupe du motel en mon absence, et j'ai bien peur que, adroite comme elle est, elle finisse par y mette feu. Et puis les environs ne sont pas toujours très bien fréquentés, même en plein jour. C'est pourquoi je dois vite faire demi-tour. » Sa voiture commençait à ralentir. « Sachez seulement qu'on m'a arraché à la parallèle, alors que j'avais déjà eu ma chance pour partir. Mais je suis devenu vide, une belle carcasse !» Les puits de ses yeux s'ouvrirent un peu plus, il affichait toujours un sourire jovial. « Un jour, revenez me voir, je vous raconterais mon histoire. Il faut que j'y aille maintenant ! »

            Le grand-père inclina son volant vers la droite et quitta la route bétonnée. Il effectua un arc de cercle qui laissa une empreinte sur la terre d'ocre. Les deux hommes regardaient en arrière, se faisaient face, Riley lui aussi avait ralenti le moteur de sa Ford. La demi-lune berça de nouveau le visage du gérant du Cerbère bleu, qui faisait de grand geste d'adieu de sa main libre.

             « Au revoir ! cria-t-il à Riley, avant de se retourner face au volant. Surveillez bien votre ombre ! » Le moteur de la Chevrolet vrombit et s'élança à contre-jour, l'ombre solide du véhicule martelait l'asphalte vierge.

            Riley appuyait déjà sur l'accélérateur. Il digérait les paroles du grand-père tout droit sorti d'un dessin animé, et elles lui laissèrent un arrière-goût étrange dans la bouche. Le ronron de la vieille Ford emplissait le désert, Riley se retrouvait seul à nouveau. La notion du temps lui faisait défaut, la solitude accentuait les propos du sexagénaire. Le souvenir vint se broder dans l'esprit de Riley. Bientôt, la rivière se remit à couler de la montagne, le vent s’apprêtait à tourner.

World End Girlfriend

  • Invité
Re : La parallèle 66 [texte incomplet]
« Réponse #1 le: 30 Mars 2014 à 22:41:08 »
Hmmm, t'ecris vraiment bien, je suis impressionné. Malgré ça, il m'a fallu du temps pour rentrer dans le texte, tu as tendance à beaucoup trop vagabonder, ce qui rends le rythme de ton histoire très très lent. L'intrigue est sympathique, même si j'aurai aimé en savoir plus cette parallèle, la voir pour de vrai quoi.

Hors ligne Babataher

  • Troubadour
  • Messages: 389
Re : La parallèle 66 [texte incomplet]
« Réponse #2 le: 31 Mars 2014 à 13:29:18 »
Bonjour Nahlia,
J'ai été impressionné par tes descriptions tellement concrètes que ça donne l'impression d'une image fixe.
J'y vois Riley debout à coté d'un vieux au bord d'une route qui sillonne le paysage désertique du Texas. Comme l'affiche d'un film de science fiction sur la réalité fluctuante de ce monde.
Je me suis bien déchaussé de ma logique et je me suis mis à lire pour relever ce qui suit:
Citer
absorbée par le bande bétonnière
d'abord la bande, ensuite le terme béton ne conviendrait à une route goudronnée vaut mieux parler de bitume: bande bitumeuse!
 
Citer
Ces éléments du relief étaient regroupés en une fine bande horizontale, désaccordée, que la fusion du ciel et de la terre encerclaient sans mal et engloutissaient dans leur immensité
je trouve cette phrase un peu lourde. j'aurais écrit:
Ces éléments du relief étaient regroupés en une fine bande horizontale, désaccordée, qu'engloutissaient l'immensité  du ciel et de la terre.
Citer
Le paysage avait été étalé de tout son large, comme si une main hasardeuse et bosselée avait mélangé plusieurs pâtes à modeler en les aplatissant. Des vagues saumonées et des effluves rosâtres imprégnaient l'épais tissu de l’atmosphère, de la terre, nuançant la profondeur du désert, lui donnant des allures mystiques. Les différentes couches de couleurs se superposaient, s'embrassaient, pour fondre dans les rayons du soleil qui surgissaient derrière la végétation.
là j'ai eu l'impression que la description du paysage se répète ce qui donne une image fixe et sans dynamisme à cette partie du texte. Peut être que la description de Riley ou de son profil donnerait plus de variété.
Citer
sa voix était restée bien au chaud dans sa gorge
.
très joli!
Citer
passablement négligé 
passablement négligée
Citer
à ne pas se dire
à taire serait mieux!
Citer
finalement un mouvement et constata le
aperçut au lieu de constata!
Citer
Ils arrivent avec l'intention de remodeler leur vie
de changer leur vie
Citer
fuient le monde qui les a fait.
qui les a fait me semble inutile!
Citer
leur ombre n'est pas très vivace,
leur ombre n'est pas très dense!
Voilà mes remarques.
Le texte est bien écrit et l'énigme serait bien si tu t'es concentré dessus plus que la description.
J'ai lu avec plaisir.
Une phrase n'est bien construite que si elle est écrite de telle manière que personne ne remarque qu'elle a été construite.

Hors ligne Nahlia

  • Plumelette
  • Messages: 11
Re : La parallèle 66 [texte incomplet]
« Réponse #3 le: 31 Mars 2014 à 20:35:41 »
World end girlfriend : (ton pseudo me perturbe) Merci pour le commentaire !
C'est vrai que j'ai passé du temps sur les descriptions, je pensais pas que j'aimais ça, mais finalement jouer avec les synesthésies c'est vraiment amusant. Je me suis fait plaisir, on va dire. Et puis j'avais l'impression que si je ne faisais pas toutes ces descriptions, j'aurais été trop vite dans mon histoire...
La voir pour de vrai, la parallèle ? Hm...j'aimerais rendre le vrai discutable dans ce texte, incertain...

Babataher : Merci d'avoir pris le temps de répondre !
C'est étrange de se dire que Riley t'es apparu à toi, comme il l'a fait pour moi, mais d'une façon assurément différente...Je sais pas comment expliquer ça, et ça paraît évident en fait ^^' D'ailleurs, je ne décrirai pas Riley, ça laisse plus de liberté au lecteur, je trouve...
Tes remarques sont pertinentes, j'avais moi aussi constaté la lourdeur de la phrase "Ces éléments du relief étaient regroupés en une fine bande horizontale, désaccordée, que la fusion du ciel et de la terre encerclaient sans mal et engloutissaient dans leur immensité" et de la répétition de la description du paysage, mais j'avais pas réussi à m'en détacher.. Je vais faire certaines des modifications que tu m'as indiqué, à commencer par les fautes d'orthographe ! Je crois que j'en ai vu une autre aussi, et qui a échappé à ta vigilance, haha !

 


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