JUGEMENT DERNIER
J'avance dans un couloir,
Il fait complètement noir,
J'ai vraiment peur de voir,
J'ai peur de décevoir,
Mes s'crets passent dans une passoir,
J'suis juste un faire-valoir,
J'sens v'nir l'coup d'batard,
J'sens l'vent qui m'égare,
La mort m'observe d'son r'gard,
Un r'gard de cauchemar.
Perdu dans les néants,
Je souffre à chaque battement,
Haletant, agonisant,
Gisant comme un perdant,
J'suis dans l'labyrinthe de Pan,
Pleurant, criant, souffrant,
L'désespoir m'va comme un gant,
Abandonner maintenant ?
Ou attendre lentement....
Qu'le diable s'charge d'mon jugement.
Perdu, désorienté, reclu et recalé,
Pas d'avenir, pas de vie futur : dévasté,
J'me r'trouve comme Galilée, j'ai tout à prouver,
Ca y est j'me rends compte que j'ai plus qu'à espérer,
Espérer jusqu'à la mort et s'réincarner,
Vivre pour mourir, vivre pour souffrir, vivre pour pleurer,
J'sais pas si s'déf'nestrer c'est la facilité,
Mais ce que j'sais c'est qu'j'ai envie de tout quitter,
Hurler, juste voir si mes poumons vont résister,
Soit t'es un gagnant, soit tu te fais pigeonner,
Là j'crois qu'le monde a commencé à m'dépasser.
Ma chambre est un énorme bazard arcaïque,
J'suis paumé dans mes pensés ; perdu, aveuglé,
Une organisation bien plus que bordélique,
Renfermé sur moi mêmen j'arrive pas à m'exprimer,
A part écrire des poèmes digne d'un alcoolique...
Donne moi ta main, j't'amène dans mon funeste destin,
Oméopathie, psychologues, j'ai la total :
En quoi tu peux voir mon avenir sur un dessin ?!**
T'as des tas de diplômes et tu m'parles de Stendhal,
Moi j'te parle de mes problèmes et de ma vie, putain !
Penses tu qu'j'veux continuer dans cette merde général ?...
**Suite à des testes psychologique que j'ai fait avec un dessin.