bonjour je poste dans cette section pour le première fois... en espérant que cela vous plaise...
Bonjour djagerno

et merci pour ce premier texte ! Il est plein de belles images, j'aime notamment bien la thématique ces cimes (qu'on peut prendre finalement en deux sens figurés, les hauteurs d'où espérer entendre l'écho des chansons d'enfant, et celles qui te rapprochent de l'ange perdu). Pas mal trouvé !
Peut-être quelques points auraient-ils gagné à être retravaillés en revanche. Je vais essayer de les lister dans le corps du texte.
Lorsque je perdis mon âme il y a bien longtemps
c’était pour un ange prénommé Aline
et d'aussi haut que je grimpais les cimes
je n'entendis plus jamais notre chanson d'enfants
Comme je te le disais, ce quatrain appelle des images assez bien trouvées. Il déroge cependant à quelques règles du genre.
Le premier vers fait treize syllabes et en théorie - ça n'est que théorique - on se limite à un maximum de douze avec l'alexandrin.
Le second vers est bien un alexandrin et garde une rythmique cohérente avec le premier. Essaye de commencer chaque vers par une majuscule

(quoi, psychorigide, moi ?!).
Le troisième vers ne fait que onze syllabes, et "grimpais" est à l'imparfait alors que le reste du quatrain est au passé simple.
Et le quatrième vers a de nouveau treize syllabes.
mon cœur divaguant fut rapidement pressé
au creux de tes mains déjà trop abîmées
par mon corps râpeux de bougre mal aimable
que tu tenta quand même de soustraire au diable
Je trouve le second vers un peu forcé pour obtenir l'alexandrin. Il faudrait forcer la prononciation d'"abîmées", en "abîméeuh", ça me gêne un peu, c'est peut-être juste moi.
Sur le troisième vers, je trouve "corps râpeux" un peu difficile à l'oreille, mais je sais que j'ai tendance à avoir une lecture très rythmique des textes, là encore, je manque peut-être d'objectivité.
Quatrième vers :"tentas", et une rythmique un peu malheureuse qui voudrait que l'on insiste sur le "i" de "diable", ça ne fait pas très naturel (je chipote certainement).
mais toi qui m'as aimé comme on aime une âme sœur
tu m'as laissé tomber vide comme un fruit qui se meurt
mon corps et mon cœur orphelin de ton amour qui me berçait hier
c'est le sourire aux lèvres que je pousse aujourd'hui les portes de l'enfer...
Encore un premier vers de treize syllabes, attention aux "e" muets qui n'en sont pas (mais j'ai tendance à faire la même erreur moi aussi, alors je ne vais pas trop la ramener !).
Le second vers me semble faire quatorze syllabes.
Sur le troisième, j'en compte dix-huit

mais j'aime bien la reprise de l'allitération globale de la strophe autour du "m". Il devrait y avoir un "s" à "orphelin".
Quatrième et dernier vers, dix-neuf syllabes si je ne m'abuse. J'aime quand même bien l'image assez rock'n roll du type désespéré qui pousse les portes de l'enfer en souriant. C'est un peu "déjà vu" mais en même temps, dans le contexte, ça passe plutôt très bien. Ça nous laisse sur une conclusion assez visuelle, presque cinématographique, appréciable, on imagine bien la scène.
Pour continuer à chipoter tu pourrais faire attention, dans un futur poème, à la richesse de tes rimes. Mais c'est une règle dont je pense qu'on peut se défaire si l'on ne fait pas n'importe quoi non plus (et les vrais puristes vont me jeter des œuvres complètes d’Apollinaire sur l'occiput). Je le fais moi-même souvent et, pour compenser cette critique un peu rude (mais que j'espère ne pas être vexante pour autant, j'essaye juste d'être objectif), je vais poster un vieux texte à moi dans la journée, plein d'imperfections lui aussi

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En tout cas merci pour ce premier texte. La poésie est toujours un art très personnel, dans lequel recevoir une critique même bienveillante est délicat et demande du courage. Alors bravo !
Septembre