Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Pèlerinage II

Auteur Sujet: Pèlerinage II  (Lu 1918 fois)

Hors ligne LeBossu

  • Grand Encrier Cosmique
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Pèlerinage II
« le: 04 mars 2014 à 00:16:04 »
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

***

Je pourrais partir sans un bruit, sans avoir trouvé le sommeil, les yeux tournés vers le hasard.
Je n'appellerais pas, je ne me retournerais pas, je ne réveillerais personne, je n'embrasserais personne, je me chausserais en silence en ne pensant à rien.
Il ferait chaud ou froid, mais je resterais le même, le jour, la nuit, lentement, sourdement.
Je marcherais loin, sans savoir où je vais, sans avoir peur.
J'irais le long des routes, et chaque soir, j'attendrais le lendemain.
J'aurais soif, faim, j'aurais mal, je serais désespéré, mais je ne me plaindrais pas, je n'entendrais rien et je marcherais.
Je n'aurais pas le choix, je ne regretterais pas, sans attendre, je continuerais, et j'insisterais, et je persisterais, et j'y croirais encore, et je briserais le doute et l'oubli et l'injustice qui me tordent, parce qu'il me resterait quoi d'autre, sinon toi ?
Et toi, tu n'es plus là, ton absence m'a rendu muet.
Pourtant, malgré la joie, la vie, je suis drôle, plein de peine, de bonheur, d'ombre, de soleil, de couleurs, d'avenir.
Alors un jour, je te retrouverai, je me souviendrai, et les pierres, les pins, la chaleur, ton visage triste seront une mémoire que je rapporterai de là-bas.
« Modifié: 03 août 2014 à 00:04:55 par LeBossu »
Et alors ?

Eveil

  • Invité
Re : Pèlerinage
« Réponse #1 le: 06 mars 2014 à 21:31:17 »
J'ai une affection particulière pour le conditionnel, ça me parle parce j'aime les choix qu'il offre, il n'y a plus de limites avec des "si", et on réinvente. Un futur déterminé, à la fin, qui concrétise le mirage. Juste, le double "toi" est voulu ? Je l'ai pas trouvé très heureux   :-\.

Ca se lit bien ! 

a+  ^^

Hors ligne Thérébentine

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 069
Re : Pèlerinage
« Réponse #2 le: 06 mars 2014 à 22:35:57 »
J'ai trouvé ton poème très beau.
Ça me fait penser à demain dès l'aube .
"Faites des bêtises, mais faites les avec enthousiasme" Colette

Thalie

  • Invité
Re : Pèlerinage
« Réponse #3 le: 09 mars 2014 à 17:35:35 »
La répétition de toi ne m'a pas gênée, au contraire. cela souligne bien l'importance qu'Elle a, et le manque qu'engendre son absence.

En revanche, un détail m'a étonnée :
Pourtant, malgré la joie, la vie, je suis drôle, plein de peine, de bonheur, d'ombre, de soleil, de couleurs, d'avenir.
J'aurais mieux  compris : malgré ma peine etc... je suis drôle etc...

En tout cas, j'ai bien aimé cette errance un peu désespérée.

Hors ligne LeBossu

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 306
Re : Pèlerinage
« Réponse #4 le: 10 mars 2014 à 23:11:04 »
Hello !
Merci à tous d'être passés et pour vos retours  :meeting:

- Éveil & cassandre : pour le double « toi » ainsi que pour la phrase des « et », là, ce sont des choix conscients (je dis bien conscients ; heureux, ça…).
- Thalie : bien vu pour le détail (« malgré la joie, la vie… »), c'est voulu ; l'étrange est que ce texte a été écrit avant les bouts rimés, et on dirait que l'idée de l'inversion commençait déjà à me titiller.
- Théré : je me suis fait la même réflexion que toi, pourtant, je n'y pensais pas du tout au moment de l'écrire ; il est possible que les sentiments derrière soient de la même famille (bon, après par contre, il y a Totor d'un côté, et seulement moi de l'autre).

Pour vous remercier, je mets le premier brouillon pour ceux que ça peut intéresser (d'habitude, je modifie directement, du coup je ne conserve presque jamais de premières versions) :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Merci encore, ce doit être un des textes les plus personnels que j'aie écrit jusqu'à présent, et ça me fait vraiment plaisir que vous lui ayez fait bon accueil.  :-*
Et alors ?

Hors ligne Bricoman

  • Calliopéen
  • Messages: 559
  • Batman, Superman, et pourquoi pas wham ?
Re : Pèlerinage
« Réponse #5 le: 13 mars 2014 à 00:19:06 »
Effectivement, ça ressemble à Demain dès l'aube. 

La trame du poème est épurée au possible.  Tout l'exercice semble consister à décrire ton état d'esprit, durant ton pèlerinage, en affinant sans cesse ta description jusqu'à un niveau de justesse impossible. Toutes les phrases sont structurées de la même manière : la juxtaposition des sentiments tendant vers l'exactitude. Tu ne recherches pas les effets sophistiqués, l'écriture est sincère, obsessionnelle, éperdument maladive.

Comme Eveil, l'emploi systématique du conditionnel m'avait intrigué à la lecture, jusqu'à ce que tombe, au terme de la kyrielle de projets énoncés, la phrase finale au futur simple, portant la lumière sur le cap du pèlerinage, cette unique certitude de ce qui devra être accompli.

Le poème est simple et fort.

Mais comme Thalie, j'ai pas accroché à ton inversion volontaire de "malgré la joie". Après, je pense que tu as surtout écrit ce poème pour ton usage personnel, alors c'est peut-être pas négociable.

Autre chose : d'un point de vue pratique, tu déclares que tu ne te retourneras pas, avant de parler d'enfiler tes chaussures. En général, celui qui part sans se retourner a déjà ses chaussures aux pieds.

Et aussi, dans cette longue suite d'actions projetées, ça aurait fait joli de tout orchestrer comme un boléro, avec un développement qui serait allé crescendo. J'ai pas trouvé que l'intensité dramatique des actions était clairement croissante. Mais peu être que tu as préféré les énoncer sans suivre un ordre particulier, pour traduire une certaine confusion dans les sentiments du narrateur.

En tout cas, c'est une intéressante lecture. Et je te sais gré de l'avoir rendue plus accessible que ton Inversion !

Au plaisir !  ;)

« Modifié: 13 mars 2014 à 09:21:32 par Bricoman »
" THE SELECTION FOR THE JUSTICE LEAGUE ® :

[...]
WONDER WOMAN/ADMITTED
BRICOMAN/REFUSED "

... Marvel sa mère !

pehache

  • Invité
Re : Re : Pèlerinage
« Réponse #6 le: 13 mars 2014 à 14:06:28 »
Hello !
Merci à tous d'être passés et pour vos retours  :meeting:

- Éveil & cassandre : pour le double « toi » ainsi que pour la phrase des « et », là, ce sont des choix conscients (je dis bien conscients ; heureux, ça…).
- Thalie : bien vu pour le détail (« malgré la joie, la vie… »), c'est voulu ; l'étrange est que ce texte a été écrit avant les bouts rimés, et on dirait que l'idée de l'inversion commençait déjà à me titiller.
- Théré : je me suis fait la même réflexion que toi, pourtant, je n'y pensais pas du tout au moment de l'écrire ; il est possible que les sentiments derrière soient de la même famille (bon, après par contre, il y a Totor d'un côté, et seulement moi de l'autre).

Pour vous remercier, je mets le premier brouillon pour ceux que ça peut intéresser (d'habitude, je modifie directement, du coup je ne conserve presque jamais de premières versions) :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


Merci encore, ce doit être un des textes les plus personnels que j'aie écrit jusqu'à présent, et ça me fait vraiment plaisir que vous lui ayez fait bon accueil.  :-*

C'est bien, je trouve. Vraiment. Epuré.
Histoire de mégoter, même si je comprends bien le fond, l'idée, "pas pesants" pèsent quand même trop pour moi et ont gêné ma lecture.


Camille Acristem

  • Invité
Re : Pèlerinage
« Réponse #7 le: 16 mars 2014 à 12:41:25 »
Hello,

Les premières lignes m'ont énormément rappelé les tensions esthétiques (adorées à l'époque, et beaucoup respectées depuis, même si je les ai démystifiées et traduites en des solutions existentielles et littéraires nobles, c'est-à-dire non dégradées, sans cynisme au sens antique, ne pas y voir de système de valeur quelconque) des Nourriture terrestres suivies des Nouvelles nourritures terrestres de Gide. C'est un texte très pathétique, comme ça, qui s'assied énormément sur la mise en valeur de la sensation, de l'existence expérimentée et exprimée comme un motif littéraire fort et perpétuellement dans la quête. Je ne crois d'ailleurs pas qu'on puisse savoir de quoi, chez Gide, et c'est l'un des aspects qui rend son texte puissant.

Donc les premiers motifs de ton propre onirisme poétique rappellent cette thématique, je ne sais pas si tu recevrais le terme de poème avec bienveillance ; il faudrait. Une espèce de langueur, d'inexistence, ce que plusieurs poètes du romantisme noir expriment sous ce que Mario Praz appelle "La chair, la mort et le diable" dans un livre que je conseille à toute personne souhaitant interroger les valeurs que l'on hérite, nous auteurs du XXIe siècle, dans la littérature romantique dont nous ne parvenons pas vraiment à nous affranchir (et surtout Lautréamont qui nous a tous laissé un arrière-goût d'amertume malfaisante, que l'on ne peut pas se résoudre à digérer). Cette première étape de ton texte exprime cette indéfinition caractéristique des textes de l'hésitation ou du doute, d'une certaine suspension de toute réflexion à l'oeuvre, de toute conscience subjective, et renvoie de fait à l'universalisme du flottant et d'une souffrance, d'un pathétisme admirable. Je tiens à ne pas faire durer le suspens plus longtemps : je te remercie de m'avoir demandé de commenter ce texte, il est très intéressant et je ne me suis pas ennuyé à le lire. Précisément parce que cette singularité s'exprime dans une objectivité radicale, ou une humanité sensuelle, ou une sensualité humaine, strictement détachée de toute rationalisation objectivante.

C'est un procédé très moderne et très riche, tu produis un élément par l'application radicale et exclusive d'un procédé habituellement générant l'inverse. Ce flottement, comme je le nomme en boucle, renvoie à une forme de lyrisme désincarné, inexistant (inexistant au sens de celui qui se masturbe et n'a pas une activité singulière mais trivialement banale et nécessaire, presque mécanique, inhumaine d'organique et de passif, ce sont clairement des dimensions antinomiques et paradoxales mais dont j'espère que tu saisiras la subtilité sans me croire en train de manier des arguments précieux pour ma propre onanisme), or le lyrisme appelle initialement le sujet et l'originalité exclusive, tranchée. L'onirisme est une façon de prendre un discours hypersingulier, presque individualiste, et de faire de l'universel et du pathétique qui parle à tous. Vois, si ce n'est déjà fait, Only lovers left Alive, actuellement au cinéma et film très brillant. Et en chute de cela, comme en chute de reins après une longue promenade sur un dos glissant et indéterminé, tu parles d'une absence, d'une langueur amoureuse insatisfaite et triste. On rencontre donc la surface perpendiculaire sur laquelle le discours va se heurter si brutalement qu'il va cesser : un chagrin amoureux, ou tout au moins une blessure pathétique. C'est très bien construit.

Le voyage s'arrête et la bulle onirique, flottante, éclate. Tu n'es plus une sensibilité vagabonde et en quête, sous tension, mais une mélancolie essoufflée, fatiguée et surtout résignée. C'est très bien mené.

Sur la question de la forme plus technique, tu as su mener avec brio les énumérations, très dangereuses dans un registre pathétique non désensibilisé, de même que les premières personnes du singulier souvent handicapantes pour un discours qui ne recherche pas, ou qui veut même éviter, la niaiserie ou la lamentation mièvre. Le discours reste très digne et de ce point de vue là plus erratique que lamentable. C'est intéressant. Il y aurait plein d'axes de progrès, dont par exemple l'équilibre assez aléatoire parfois, de ton rythme. Tout rythme, pratiquement, semble absent de ta poétique, hors des virgules et des retours à la ligne, qui ont une fonction plus rassurantes qu'expérimentales, il me semble, au sens où tu demeures dans quelque chose que tu connais à peu près. Tu n'es pas allé assez loin dans ta singularité, dans ta subjectivité ; en allant plus loin je suis sûr que tu aurais d'abord permis une plus grande puissance universalisante, et ensuite mieux expérimenté certaines expériences littéraires limites à l'ébauche dans ce texte.

Merci d'avoir attiré mon regard là-dessus.

Hors ligne LeBossu

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 306
Re : Pèlerinage
« Réponse #8 le: 18 mars 2014 à 02:21:06 »
Bonsoir à vous trois !

- Merci Brico, pour ton analyse fine et précise ! En ce qui concerne les images inversées sur lesquelles Thalie et toi avez achoppé, ça me dérangerait effectivement de revenir dessus, non pas parce que le texte a pu avoir des résonances personnelles, mais parce que, pour moi, ces inversions sont comme le sel de ce texte ; enlevez-les, et à mes yeux, le texte devient fade ; pour utiliser une autre analogie, ça me fait l'effet du grain de beauté de Cindy Crawford : peut-être que ce n'est pas « beau », mais si on l'enlevait, que resterait-il au texte ? Et je ne parle pas du simple fait de le rendre « différent », mais plutôt de quelque chose d'indispensable pour sa personne même.

Par exemple, pour ce :
Pourtant, malgré la joie, la vie, je suis drôle, plein de peine, de bonheur, d'ombre, de soleil, de couleurs, d'avenir.

dans la lecture que j'en ai (ça peut tout à fait n'être valable que pour moi, on est d'accord), ces images inversées participent à l'ombre et à la lumière, elles introduisent le doute sur toute l'énumération qui suit, puisque, bien sûr, l'esprit cherche à rétablir la formule qui devrait être là : malgré la peine (ou la tristesse), la mort, etc.
Seulement, si on n'avait pas ce processus d'inversion, qu'est-ce qu'il deviendrait, ce visage triste de la fin ?

Sur le crescendo, là, tu as tout à fait raison et ta suggestion est excellente, c'est juste que, je ne sais pas encore trop, mais que ce soit pour ce texte ou en général, je me sens pas à l'aise avec les choses lisses, agencées, et on en reparlera peut-être plus bas, bien rythmées. Bref, j'ai de gros soucis pour me situer par rapport à l'idée de « perfection ».

Et le point que tu soulèves sur le fait de mettre les chaussures avant ou après m'a bien fait sourire !
Je n'y avais pas pensé, mais c'est très vrai ; ma femme aussi a ce genre de réflexions hyper pragmatiques et te les sort quand on s'y attend le moins, j'adore !

Bon vent, l'ami, et fais pas tout sauter.  ;)



- Salut péhache, et merci, parfois peu de mots sont un vrai encouragement.
Par contre, là où j'ai peur, c'est que tu parles de « pas pesants », qu'on trouve dans le premier jet mais pas dans la version finale ; alors est-ce que je dois en conclure que le commentaire s'applique uniquement à la version 1, ou est-ce que ça marche pour la version finale ?
Sinon, on est d'accord sur ce « pas pesants » ; je l'ai pas gardé non plus.  :mrgreen:



- Bienvenue à toi, Camille, et merci d'avoir répondu à mon invitation pour venir jeter un coup d'œil à ce fil.

NB : J'étais en train de rédiger cette réponse quand où tu as posté ton texte et je dois dire que je me sens quand même un peu déstabilisé. Mais on en reparlera sur ton fil.
NB2 : j'ai commencé la lecture de ton texte et ai vu que tu avais déjà modifié le point qui m'avait particulièrement choqué, donc je suspends mon impression en attendant d'avoir pris le temps de te lire et de m'être fait une idée plus claire.
Donc, à partir d'ici, je vais essayer de reprendre le cours de ce que j'avais l'intention d'écrire avant, enfin je ne sais plus, je suis un peu perdu. Bref, on fait comme s'il n'y avait pas eu d'aparté.

Je m'apprêtais à dire qu'à travers la tonalité dure de tes commentaires, je voyais plus une volonté d'être esthétiquement intransigeant que de vouloir blesser les gens.
Or les commentateurs intransigeants (je pense par exemple à ernya ou à péhache, et à quelques rares autres – je dis rares, parce que l'intransigeance est véritablement un talent difficile à acquérir), ont ceci de vertueux qu'ils t'obligent à ne pas te cacher. Tu peux toujours blablater, ils vont te pousser dans tes retranchements, dévoiler tes incohérences, te forcer à réfléchir plus sur ton texte. Tu passes un sale moment, le portrait n'est pas forcément flatteur, mais quand tu es prêt à le regarder attentivement, ce sont parmi les meilleures leçons que tu puisses recevoir.
C'est ce que j'ai pensé en lisant tes commentaires ; c'est ce qui m'a poussé à te contacter pour que tu viennes faire un tour sur ce fil ; et même avec le malaise que j'ai ressenti à la lecture de ton texte (point de vue suspendu, voir plus haut), je pense toujours que tu es de ces commentateurs-là : durs, exigeants mais offrant une réflexion aussi juste que possible.

Maintenant, au texte.
Déjà, merci, tout simplement ; d'être venu, d'avoir pris autant de temps pour commenter et expliciter ce que tu voyais, d'avoir offert des pistes à explorer (à affronter?), bref, d'avoir partagé, toi aussi.
Et si tu as trouvé mon texte intéressant, tu peux être certain que ton retour l'a autant été pour moi.
Sur la question du rythme, on m'a malheureusement déjà fait la même remarque, et j'arrive pas encore à bien me situer par rapport à ça. Je sais juste que je n'aime pas le rythme trop régulier, je sais aussi qu'en l'état actuel des choses, c'est juste bancal et que je dois trouver un moyen de le travailler, au moins, de mieux le sentir ou de faire aimer l'irrégulier. Mais j'ai peut-être juste l'oreille tordue.
Et sur le fait de ne pas être allé assez loin, disons que malgré mon âge, je suis tout jeune en écriture finalement, et je suis à cette phase où, après m'être jeté partout en cherchant l'épuisement, je cherche simplement à trouver mes appuis. Je suis des prudents, au moins pour ce qui est du moment où on plante, et j'attends patiemment mais sûrement le moment où je devrai de nouveau expérimenter, pour de vrai cette fois-ci.  :)


Voilà, c'était certainement décousu toussa, mais il est tard, je suis cané, et je voulais quand même vous bisounourser encore un peu pour m'avoir offert vos regards sur ce texte.  :mrgreen:
« Modifié: 18 mars 2014 à 11:02:45 par LeBossu »
Et alors ?

pehache

  • Invité
Re : Pèlerinage
« Réponse #9 le: 18 mars 2014 à 12:08:28 »
Yep, la preum's.
Tu ne pourrais pas remettre la v1 (sous la v2 par ex.) ?

Hors ligne LeBossu

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 306
Re : Pèlerinage
« Réponse #10 le: 19 mars 2014 à 13:27:14 »
Yep, la preum's.
Tu ne pourrais pas remettre la v1 (sous la v2 par ex.) ?
:\?
…
ok, je comprends, je vais y réfléchir. J'ai encore deux-trois commentaires de textes longs à faire, et je m'en occupe après.

Qu'est-ce qui t'as posé problème sur la v2 (la différence de poids des images, j'imagine, par exemple ?) ?
Et alors ?

Hors ligne Vivi

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 806
  • Pouponnière de Posts
Re : Pèlerinage I
« Réponse #11 le: 29 mars 2014 à 04:18:16 »
c chouette et émouvant  :s
Y'a un 2 :\? ?
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

 


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