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Auteur Sujet: détails d'un roman  (Lu 15802 fois)

Hors ligne Julie

  • Troubadour
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détails d'un roman
« le: 31 Janvier 2014 à 18:56:41 »
Bonjour !  :)
Tous les professeurs de français s'acharnent à essayer de nous faire comprendre que lorsqu'un auteur écrit, il pense à tout, de la toute petite allitération qu'il est en train de faire à l’onomastique des noms de ses personnages. Moi, quand j'écris, je pense à la signification de certains prénoms, bien sûr, mais je les choisi principalement parce que je les aime bien, et, quand je fais une figure de style, je la fais naturellement, je ne me dis pas que je suis en train d'en faire une. Alors, est-ce que vous pensez qu'il est possible pour un écrivain de penser à tous les moindres détails qui n'auront qu'une minuscule influence sur le lecteur ? Et est-ce que lorsque vous commencez à écrire un long texte vous avez déjà la fin et toutes les étapes en tête ?
Oui, je sais, je me pose des questions bizarres... :D

Merci d'avance, à bientôt  ^^

Hors ligne ernya

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Re : détails d'un roman
« Réponse #1 le: 31 Janvier 2014 à 19:20:09 »
 :mrgreen:

Ca c'est parce qu'on t'a mal présenté les choses ou que tu les as mal interprétées.
Les textes qu'on voit en cours de français, pour la majeure partie d'entre eux, ce sont des textes qui ont été publiés par l'auteur. Et ce texte n'a pas été écrit en un jet puis boum imprimé. Il a été relu, recorrigé. C'est ça qu'on oublie toujours, je crois. Donc oui, ce qui est dans le texte, la plupart du temps, c'est un choix délibéré mais un choix délibéré a posteriori. Un peu comme toi finalement, l'auteur a pu faire une figure sans forcément s'en rendre compte et considérer dans un second temps, qu'elle était plutôt bien là.
Une autre chose, l'éducation que nous avons des lettres n'est ABSOLUMENT pas la même que celle qu'on reçut nos auteurs. Je m'explique. Avant, l'enseignement se faisait surtout par apprentissage d'éléments rhétoriques repérés dans les textes anciens et que les élèves apprenaient en tentant de faire des pastiches de ces textes anciens. C'est ce qui explique que parfois, oui, c'est complètement délibéré toutes ces figures de style. Tout simplement parce que c'est comme ça qu'on apprenait à écrire, on imitait des procédés (dont les figures de style font partie) et que plus y en avait et mieux c'était vu.
On ne fonctionne pas du tout de la même façon aujourd'hui, puisqu'on nous demande pas d'apprendre des textes de latin par coeur ou d'imiter du Cicéron.  :mrgreen:
 Du coup, oui, ça nous paraît aberrant, aujourd'hui, qu'un auteur ait voulu faire une figure de style. Mais voilà faut remettre en contexte. On n'a plus du tout la même façon d'enseigner aujourd'hui. Entre Racine et nous, y a de la marge...
Ce qui implique que ces auteurs avaient, beaucoup plus que nous, une culture littéraire. D'où l'onomastique : un nom, ça peut immédiatement rappeler tel personnage de la littérature donc tel caractère etc etc. Aujourd'hui, "Laure", c'est un prénom courant, ben au 17e, chez les gens lettrés, "Laure", ça faisait direct penser à Pétrarque.

Ceci posé, je pense que nous, maintenant, on ne pense pas forcément à tel ou tel truc sur le coup. Peut-être que ça nous viendra plus tard, au moment du retravail du texte, peut-être aussi que nos lecteurs verront des choses qu'on n'avait pas conscience de mettre. Mais c'est parce qu'on a une approche beaucoup moins "littéraire" de l'écriture, qu'on se dit moins "je vais faire comme machin" ou "je vais faire mieux que machin".

Après, pour ta dernière question, ça dépend des gens. Moi, je ne prévois rien, strictement rien. Ecrire un texte pour moi, c'est plonger dans un inconnu total. Mais pour d'autres, le chemin est beaucoup plus balisé et ils savent exactement comment le texte va finir. Même si au fil de l'écriture leur plan change, ils ont un plan. Mais là, ça dépend de chacun.
« Modifié: 31 Janvier 2014 à 21:16:53 par ernya »
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Julie

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Re : détails d'un roman
« Réponse #2 le: 31 Janvier 2014 à 20:31:04 »
Merci de m'avoir éclairée de tes lumières  ^^ Je comprends mieux comment faisaient les auteurs il y a quelques siècles... Je crois que maintenant, en relisant mes textes, je vais essayer de remarquer toutes ces petites choses insoupçonnées, mais je ne sais pas si j'arriverai à les voir.  :D C'est bien de laisser une petite part de mystère aussi.

Hors ligne Milora

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Re : détails d'un roman
« Réponse #3 le: 01 Février 2014 à 11:40:46 »
En plus de ce que dit ernya, je pense aussi que ce qu'on étudie dans un texte, en lettres, c'est pas ce qu'a voulu faire l'auteur mais le résultat.
Je me rappelle que quand on étudiait La Chartreuse de Parme de Stendhal, les critiques faisaient tout un tas d'analyses sur le fait que l'auteur écrivait "notre héros" pour se référer au héros Fabrice, et que ça faisait un décalage ironique vu que Fabrice est un peu un boulet au début.
Mais dans un écrit personnel de Stendhal, il avait marqué que s'il écrivait "notre héros", c'était seulement pour ne pas répéter "Fabrice" à toutes les phrases.

Ça ne veut pas dire que mettre "notre héros" ne produit pas un décalage ironique. Le fait que l'auteur n'ait pas consciemment prévu quelque chose, ça ne veut pas dire que ce n'est pas dans le texte. Je pense que beaucoup des trucs qu'on étudie en cours de littérature, l'auteur n'en avait pas nécessairement conscience, mais ça ne veut pas dire que les étudier est faux. Parce qu'au final, on s'en fiche un peu de la part que l'auteur a écrite volontairement ou pas : on peut pas le savoir. Ce qui compte, c'est que le résultat est un ouvrage qui a eu un impact dans l'histoire littéraire (soit parce qu'il était novateur en quelque chose, soit parce qu'il était super représentatif d'un mouvement, etc.) et on décortique comment ça se fait qu'il a eu un tel impact.

Du coup, à mon avis, c'est pas des choses auxquelles on doit penser quand on écrit. Ecris pour raconter ce que tu veux raconter, pour produire certains effets sur le lecteur (si tu veux consciemment mettre un décalage ironique, mets-le, ou de t'amuser à écrire un texte tout en allitérations en l, vas-y ! Si tu trouves qu'écrire "notre héros", pour une obscure raison que tu n'as pas cherché à identifier, ça colle bien, ben mets-le). N'écris pas forcément pour recaser tel ou tel procédé, qu'il vienne de ton cours de français ou d'un de ces manuels pour écrivains qui sont à la mode en ce moment.
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Julie

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Re : détails d'un roman
« Réponse #4 le: 01 Février 2014 à 12:56:29 »
Merci  :)
Certains auteurs doivent être surpris des analyses que font les critiques littéraires ! Mais tant qu'ils ne sont pas surpris dans le mauvais sens, ça va !   :D
Je ne crois pas encore être capable d'écrire quelque chose pour faire volontairement un décalage ironique, alors je vais continuer à faire comme je le sens, mais, en cours de français, je ne verrai plus les choses de la même façon...
A bientôt   ^^

Hors ligne Ambrena

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Re : détails d'un roman
« Réponse #5 le: 09 Février 2014 à 19:21:36 »
@ Ernya : Personnellement j'ai déjà appris du Cicéron par cœur en cours de latin.  :mrgreen: Mais bref, passons.

Je suis plus ou moins d'accord avec tout le monde, et en même temps, pas tout à fait - comment ça c'est pas clair ? xD

Je m'explique : il est certain que les écrivains ne calculent pas tout au poil de plume, comme en est témoin ce très bon exemple du "notre héros" à propos de Fabrice, chez Stendhal. Et pourtant, est-ce qu'inconsciemment, on ne pourrait pas penser que l'auteur voulait aussi un peu se payer la tête du personnage principal ? Je veux dire, il aurait pu écrire "le jeune homme", "ce dernier", ou même tout simplement "il", mais non. "Notre héros".

Pourquoi est-ce que je reviens là-dessus ? Parce que je suis intimement convaincue que le processus d'écriture est complexe, et qu'il se noue petit à petit. Certes, il n'est pas entièrement délibéré, mais on ne peut pas dire que tout se joue grâce au hasard non plus. Je vais parler des deux exemples que donne Julie : l'onomastique et les allitérations. Pour les allitérations, je pense qu'il peut arriver d'en écrire sans même s'en apercevoir, c'est vrai, et que dans d'autres cas (la description d'une rivière, par exemple), ce sera volontaire. Idem pour l'onomastique ; on va avoir l'auteur qui fait des recherches étymologiques et/ou mythologiques pour chaque patronyme attribué, et celui qui les décerne au feeling, selon les sonorités, la mode ou le calendrier.

Et pour finir : vous avez entendu la dernière interview de JK Rowling ? Celle où elle parlait de Ron et d'Hermione, oui oui, tout à fait.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Finalement, cela ne s'est pas réalisé, et tant mieux, dire vous, mais cela prouve bien que même les "grands" auteurs peuvent hésiter quant à l'évolution de leur récit. :)
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

Roi Loth, Kaamelott, Livre V

Hors ligne Julie

  • Troubadour
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Re : détails d'un roman
« Réponse #6 le: 12 Février 2014 à 16:39:02 »
Merci de ta réponse  ^^
Je n'avais pas entendu parler de cet interview de J.K. Rowling.  :o Ça paraît complètement fou mais quand on y réfléchit, ce n'est pas si étonnant que ça. Je crois que j'ai déjà fait pire dans un roman que j'écris en ce moment et dont j'ai posté le premier chapitre sur ce forum il y a quelques temps. ;D
A bientôt

Hors ligne Knarvalay

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Re : détails d'un roman
« Réponse #7 le: 25 Mars 2014 à 01:29:34 »
J'ajouterais que même les plus grands écrivains s'acharnent plus sur certains passages que sur d'autres. Parfois, ils écrivent parce qu'ils ont besoin de produire, pour avancer leur roman, parce qu'ils ont une deadline (par exemple balzac, au début, ne gagnait pas beaucoup d'argent et son éditeur lui imposait des délais assez contraignants) ou simplement qu'ils n'ont pas envie de passer 30 ans sur le même bouquin. Et, à certains endroits de leur livre, ils s'appliquent au contraire énormément parce que ce passage leur tient à coeur, ou qu'il a une importance capitale dans le livre. D'ailleurs, quand on a pas mal lu, on ressent assez facilement le contraste. Par exemple, j'ai fini il y a pas longtemps le premier tome d'A la recherche du temps perdu, parfois Proust écrit assez vite et fait des phrases plutôt laides, alors que certains passages sont au contraire absolument magnifiques (par exemple dans le deuxième chapitre, http://fr.wikisource.org/wiki/Du_c%C3%B4t%C3%A9_de_chez_Swann/Partie_2 , le paragraphe qui commence à la page 172 et se finit à la page 174), et on sent que le niveau d'écriture n'est pas du tout le même.
Evidemment, en cours, ce sont souvent les passages les plus travaillés qui sont étudiés !
Donc oui, je pense que tout à été pensé dans les textes que vous étudiez, après il y a bien sûr des choses qui viennent "naturellement", par exemple si tu débats avec un(e) ami(e) il est possible que tu sois amené as utiliser des procédés argumentatifs comme la prétérition ou la question rhétorique, sans te dire consciemment "tiens, je vais utiliser la technique de la question rhétorique !". De même, certains procédés structurels (ana/épanadiplose, ana/épiphore...) ajoutent évidemment certains "effets" au texte que tu peux "sentir" sans spécialement avoir étudié les figures de style. En ce qui concerne les jeux de sonorités, tu les perçois lorsque tu relis ton texte à haute voix (Flaubert, par exemple, chaque soir, relisait à voix (très) haute tout ce qu'il avait écrit pendant la journée), et tu vois bien si ça sonne juste ou pas, et si ça le fait pas tu peux remplacer un mot par un autre pour voir si c'est mieux ...
Pour faire une analogie un peu douteuse avec la musique : tu peux devenir un excellent musicien sans aucune base théorique (jimi hendrix, les doors ...), ça n'empêchera pas quelqu'un qui s'y connait en musique de déceler dans tes compositions de nombreux aspects techniques (gammes utilisées dans tes accords et tes arpèges / nombre de temps / etc .) que tu n'as pas choisis volontairement.

Pour ce qui est d'avancer dans le brouillard, c'est tout à fait possible, mais des incohérences risquent de se glisser dans ton texte. De plus, ce que tu écris "fixe" des données (passé de tes personnages, lieux, etc), qui peuvent restreindre ta liberté lorsqu'il s'agira d'inventer la suite de ton histoire - attention donc à ne pas tomber dans des impasses qui te forceraient à réécrire des pans entiers de ton livres.
Tu risques aussi de perdre la possibilité d'avoir un texte qui fait sans cesse référence à lui-même (par exemple, dans le lien que je t'ai passé, à la fin de la page 94, proust fait référence à une scène qu'il a décrite bien avant où francoise égorge un poulet ...) et notamment de faire référence avec plus ou moins d'ironie à des événements qui VONT arriver (exemple, dans mme bovary (attention spoil) :
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
)
Mais bon, ce n'est peut-être pas si capital.
Perso j'écris mon livre en avançant à l'aveuglette.

Hors ligne TiL

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Re : détails d'un roman
« Réponse #8 le: 09 Avril 2014 à 22:33:20 »
C'est un sujet auquel j'ai pas mal réfléchi aussi récemment.

En fait je pense que le principal est d'avoir une cohérence tout au long du roman, d'où la nécessité d'établir une carte mentale autour de chaque personnage.
En effet nous ne faisons rien totalement par hasard, tout est en lien avec autre chose.

Les prénoms jouent un rôle hyper important et collent parfois tellement bien à leurs propriétaire qu'il est parfois difficile de changer le prénom d'une personne réelle lors qu'on veut retranscrire une scène réelle en fiction.

Hors ligne Aphone

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Re : détails d'un roman
« Réponse #9 le: 09 Avril 2014 à 22:50:42 »
J'ai le même problème avec les noms de mes personnages. Je vais parfois passer des jours à parcourir les sites de prénoms à la recherche de celui qui est depuis toujours le prénom de mon personnage. Je me rappelle que je discutais de ce problème avec d'autres membres, quand j'avais eu envie de changer le nom du personnage principal de mon roman (Sephora) pour éviter toute connexion malvenues avec les enseignes du même nom. Beaucoup considéraient que le nom n'était pas forcément le plus important mais que le bon était celui que je retenais. J'ai suivi ce conseil en gardant Sephora.

Mais ces noms sont précisément la représentation de la carte du personnage et parfois l'écho muet de ce qu'il est.

Pour revenir aux premiers points abordés dans le fil, je ne pense qu'il y ait une catégorie d'écrivains, dans le sens où tous savent pertinemment comment développer leur roman pour obtenir telle impression. On écrit tous d'une façon différente et heureusement. Il y a toujours des passages plus importants que d'autres, sur lesquels nous nous focalisons et le lecteur le ressent certainement. Les analystes littéraires aussi, donc.
La curiosité est le remède à l'ennui.
Il n'y a pas de remède à la curiosité.

- Dorothée Parker

Hors ligne Julie

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Re : détails d'un roman
« Réponse #10 le: 10 Avril 2014 à 19:19:04 »
Salut  :)
Ça me paraît impossible de changer le prénom d'un personnage en cours de route, on s'y attache trop vite. Mais ça m'est déjà arrivé, pour quelques personnages peu importants. Et c'était parce que j'avais eu une idée que je trouvais très bien.
Merci à tous de vos réponses  :)

Hors ligne Ned Leztneik

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Re : détails d'un roman
« Réponse #11 le: 10 Avril 2014 à 19:24:13 »
Si tu changes le nom d'un personnage en cours de route, tu en obtiens... deux ! Ainsi tu as une piste pour écrire un ou deux chapitres supplémentaires pour les relier l'un à l'autre.
Il est dit parfois que toutes les guerres ne sont que des guerres de religion. Alors dites-moi le nom de ce Dieu qui les autorise à tuer l'amour. (apologue d'Alegranza)
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Hors ligne TiL

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Re : détails d'un roman
« Réponse #12 le: 11 Avril 2014 à 23:00:54 »
Je préfère ne pas mettre tous mes nouveaux personnages dans le même roman pour en garder pour les autres!  8)

D'ailleurs ce sont vraiment nos personnages qui créent l'histoire je pense et non pas l'inverse, c'est par leur sensibilité que se déroule l'histoire, en fait je connais mes personnages avant de savoir de quoi va parler le roman...

Hors ligne Ned Leztneik

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Re : détails d'un roman
« Réponse #13 le: 11 Avril 2014 à 23:56:01 »
Tu peux voir ça autrement : sans changer son nom, tu peux créer un nouveau personnage, si par exemple il est antagoniste, il peut devenir protagoniste, voire même le personnage principale cours de route. Cela ravivera l'intérêt du lecteur, ce qui est toujours une bonne chose. Ou encore aller plus loin et laisser croire tout ça au lecteur, puis, en fin d'histoire, au moment de l'apogée, il redevient (nouveau coup de théâtre) antagoniste.
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Hors ligne Daji

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Re : détails d'un roman
« Réponse #14 le: 15 Avril 2014 à 21:00:17 »
Bonsoir,

Pour ma part, je considère l'écriture comme un art à part entière. Pour moi, l'art est mis à la disposition du plus grand nombre pour que chacun se l'approprie à sa façon. C'est assez évident pour certains tableaux, je pense que c'est pareil pour les écrits. Chacun ressentira diverses sensations, en comprendra ce qu'il voudra, avec sa propre sensibilité.
Le travail de l'auteur est, toujours à mon sens, d'emporter le lecteur dans un univers et de favoriser son imaginaire. Pour une même description de personnage, vous pouvez avoir un millier de dessins différents. Alors oui, en retravaillant les textes, on se prend la tête pour la sonorité ou pour y imprégner un sens que l'on pense compréhensible par tous. Mais, je pense que la théorie peut bloquer l'imaginaire alors, écrire avec des sentiments me semblent tout aussi (si ce n'est plus !) important.
J'ai eu la chance, pendant ma scolarité, de rencontrer un auteur. Il nous a expliqué que ses personnages sont vivants. Il les a pensé d'une certaine façon et, parfois, ils lui échappent et décident d'agir par eux-mêmes. J'ai adoré cette explication et je travaille de la même façon. J'ai une idée de base et, pour amener une conclusion, je me laisse plutôt porter !

Je ne sais pas si j'ai été très claire ^^
« Je ne suis pas taillée pour devenir une princesse, je le crains. Le piratage est largement plus mon style. » - Faris

 


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