Je te demande pardon !
La rencontre avec autrui marque-t-elle le début de la souffrance?
Si oui, j’en fais aujourd’hui l’expérience
Rendu aux portes d’Elysium, mon âme a choisi l’enfer
Sombres regrets que sont les nôtres
Quand dans une lente agonie,
Nous nous éveillons à la tragédie
De nos vies alors, il ne reste plus que de pâles reflets
De nos nuits alors, il ne reste plus que de sombres affects
De nos rires, il ne reste plus que de sombres regrets
Peut-on se résoudre à choisir volontairement la voie du désespoir?
Non ça je ne peux y croire
Jamais je n’ai douté de la valeur des choses Jamais je n’ai douté de la couleur des roses Jamais je n’ai douté de la force des odes
Le monde recèle bien des choses au-delà du visible
Le pouvoir des mots qui emplissent le cœur
Peut aussi bien grandir que détruire l’être
Ce soir, les miens consument mon âme
A présent je saigne
Pour mon infamie, nulle rédemption
Pour me guider, nul prêtre
Ma raison a dévoilé sa déraison
Aucun mot ne semble pouvoir m’apaiser
Tous ne parlent que de toi
Tous ne s’adressent qu’à toi
Alors ceux-ci sont pour toi
Si le cœur chancelle c'est parce qu'il a la foi
Le sais-tu ?
On peut pleurer sans verser de larmes si l'on est humain
Dis moi, toi qui seule me comprends
Protéger quelqu'un se fait-il toujours au prix d'un sacrifice
Et si on n’est pas prêt, doit-on perdre un être cher?
Ou demander pardon?