Bonjour! voilà un texte que je ne saurai pas trop classer, je ne suis pas sure que ce soit exactement de la poésie! Je voulais que ce texte soit une sorte de monologue intérieur poétique et pessimiste sur le couple, comme une sorte de boucle interminable et épuisante, ou plus rien n'aurait de sens et ou l'on ne recherche même plus le sens puisqu'à quoi bon?
Frotte
Frotte
Frotte
Le bruit du
Dans son
Déchire et jette
Froisse vas-y froisse
Raye-le
Maudit mot
Et ne dis mot
Embrouillée fatiguée épuisée anesthésiée
Sa pensée
Pensée sur papier
Papier millimétré
Imaginaire affecté
Brûle
Tes échecs
A la fumée
Les idées noires
Ce désespoir
Brûle, annihile, libère et
Et aujourd'hui encore je sature.
Je gribouille mes maux sur papier vierge mais c'est
(L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER L'ENFER!)
Depuis combien de temps on?
Une heure
Un mois
Une vie?
Mais au fond qu'est-ce qu'une vie?
Tu parles d'une vie
Je suis fatiguée
(Fatiguée...)
Ça suinte à l'intérieur
J'oublie tout
Ou quelque chose comme ça
Du malheur dans notre tendresse
De la solitude sous nos caresses
Et ce
Comment déjà
Ce silence
Terrible ce silence
Alors j'écris
(J’ÉCRIS PARCE QUE JE ME SENS OPPRESSÉE TU COMPRENDS?)
Aïe
Aucune issue
Toujours là
Vas-y achève-moi
(Donne moi tes lèvres...)
Je recommence
Fini l'amour propre
ça aussi j'oublie
Bonjour l'amour sale
Ressaisis moi corps
Lève moi
Allez quoi
Allez
Tes épaules
Je déteste tes épaules
Je suis constamment agressée par la forme de tes épaules
Je vomis tes épaules
Amour mécanique
Je suis au bord du précipice
De notre
OUI
NOTRE
Insanité
Le fond
De la faille
Et tout cela n'a aucun sens.