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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La seule, l'unique et véritable histoire de Freddy Noël

Auteur Sujet: La seule, l'unique et véritable histoire de Freddy Noël  (Lu 3013 fois)

Hors ligne vinksdarkso

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La seule, l'unique et véritable histoire de Freddy Noël
« le: 08 Janvier 2014 à 15:04:17 »
Il s'agit là d'un petit conte de noël en retard, à la sauce Darkso bien sûr ! Attention, c'est un peu épicé... ;)


La seule, l’unique et véritable histoire de Freddy Noël

A Marine, la plus exotique des rouquines.






Je crois que je n’ai jamais réellement compris comment cette escroquerie de masse, cette espèce de gigantesque arnaque à ciel ouvert, a pu devenir ce qu’elle est devenue aujourd'hui et être ainsi acceptée de tous. Chaque année c’est le même numéro, la même mascarade qui consiste à faire l’étalage des sentiments les plus niaiseux et nauséabonds qui soit, dans la plus totale hypocrisie. Tout cela m’écœure au plus au point !

Il va de soi que j'aurais pu dire la même chose de la Saint-Valentin, de la messe, du casino, ou de je ne sais quelle autre entreprise ayant pour objectif de vendre un peu de rêve à la populace en échange d’une poignée de dollars, ou en manipulant allégrement nos aspirations au bonheur afin d’engraisser un peu plus le modèle glouton de l'économie capitaliste. Mais c’est bien de Noël dont j'avais envie de parler, et de fait, je dois dire que cette petite sauterie annuelle à toujours tenu une place toute particulière dans mon cœur.

J’ai récemment entendu, au cours d’une brève conversation, une légende urbaine à ce sujet: Un type quelconque, dans un bar non moins quelconque du centre-ville, soutenait dur comme fer que c’était Coca-Cola qui était à l’origine de la représentation actuelle du "sacrosaint barbu" vêtu de rouge.

D'après lui, la firme avait totalement instrumentalisé le personnage de Saint Nicolas afin de relancer les ventes de la célèbre boisson gazeuse (à la contenance douteuse), afin de promouvoir l’image de la marque qui a pour code couleur, faut-il le rappeler, le rouge et le blanc.

C’est ainsi qu’ils transformèrent cette célèbre figure du catholicisme (Je crois que ce type avait parlé d’un évêque vivant sous l’Empire romain.) en une espèce de papy  bedonnant aux joues rougies par le pinard, et drapé d’un peignoir de chambre rouge à froufrou blanc. Le tout relié par une large ceinture en cuir noir, qui aurait ému n’importe quelle adepte du sadomasochisme. Enfin, et pour ne rien arranger à un dossier déjà bien lourd, ce curieux personnage était également un fervent adepte de petits enfants…

Je ne sais pas pour vous, mais je crois qu'il est préférable d'admettre qu’en d’autres circonstances, ce serait exactement le genre de type qu’on pourrait retrouver placardé sur un mur de la brigade des mœurs, avec écrit en gros sous son portrait : Interdiction formelle de résider à moins de trente kilomètres d’un établissement scolaire ou d’une crèche. Et pourtant, tout le monde l’adore ! On invites même nos gosses à aller jouer au petit cheval sur ces genoux...

En ce qui me concerne, que cette rumeur sur les origines putassières du père Noël soit vraie ne m’étonnerait pas tant que cela, et dans le cas contraire, cela ne changerais pas d’un iota l’opinion que j’ai de lui à l’heure où j’écris ces quelques lignes…
La vérité c’est que n’ai jamais pu faire confiance à ce type, et ce depuis ma plus tendre enfance.

C’en est arrivé à un point où c’est presque devenu une obsession, un rituel... Chaque année, à la veille des hostilités, je me lève aux aurores et je me pose là, juste devant le supermarché. Pourquoi faire? Simplement pour écouter le bruit des caddies qui s’entrechoquent, les cris des enfants capricieux, admirer cette expression si particulière de désespoir, se dessinant sur le visage des pauvres mères dépitées par une trop longue file d’attente ou par l’attitude dédaigneuse de leur progénitures ingrates. J’imagine que cela peut surprendre, mais j’aime réellement admirer ce spéctacle où l’absurde se mêle au dramatique. Le seul inconvénient quand on se sent un peu différent, c’est qu’on se sent un peu seul, et que tout le monde paraît identique…

Mais pour être totalement honnête, il y’a une autre raison qui me pousse faire tout cela. Une raison qui me rapproche un peu plus du commun des mortels. Comme tout le monde, j’attends quelqu’un en cette fin d’année, mais malheureusement pour moi, je crains que cette personne me pose encore un lapin, et pas en chocolat cette fois ci.

Qu’importe ! En attendant j’observe avec une certaine délectation cette horde de partouseur aux bourses bien garnies, qui accourt vers leur petite orgie de surconsommation annuelle. Ils me font un peu penser à ces zombies patibulaires que l’on voit dans ces films kitchissimes de Romero*, ou les morts-vivants continuaient, malgré leur condition plus que précaire à faire leurs courses dans les supermarchés. Ce sont surement les enseignes lumineuses qui les attirent, peut-être l’odeur du gras, du sucré, ou de je ne sais quoi d’autre encore...

Ah oui, j’allais presque oublier, il y'a les jouets aussi! Ces jouets venus de contrées idylliques ou les enfants ont la chance de pouvoir travailler, et ou il n’y a de place ni pour les rires, ni pour les caprices.

Je me pose toujours au même endroit, prêt du lampadaire qui fait face à la devanture du magasin, non loin du garage à caddies. D’ici, j’ai une vue imprenable sur les caisses du supermarché, et je peux m’en griller une tout en sirotant une bière bien fraiche.

Parfois, je me prends à philosopher sur tout ça, et je me dis que c’est sans doutes le prix à payer pour avoir droit à sa petite dosette de bonheur. Vous savez, cette petite sucrette qui redonne un peu de gout à nos cafés dégueulasse du matin, ceux-là même qui ont l’arrière-gout et l’odeur du jus de ses chaussettes pourries que l’on fout sur nos cheminées le soir de Noël, comme un clin d’œil à nos durs labeurs quotidiens.

Bref, impossible d’échapper au grand manitou grassouillet, il est partout. Il affiche son énorme tête de barbu sur tous les panneaux publicitaires de la ville, imprime son sourire goguenard dans nos écrans télés, pose sa grosse voix jusque dans nos postes de radio. Oh, oh, oh ! C’est sûr qu'il peut se marrer à s’en crever la pense ce vieux salop! Après tout, ce gros lard est parvenu à s’ériger en petit père du peuple, et martèle désormais cette même rengaine à chaque fin d’année: gavez-vous mes enfants, gavez-vous ! Gavez-vous de mousse de foie gras, d’huitre et de bûche, gavez-vous de cadeaux, mais par pitié, n’oubliez pas de me gaver moi !

Oui, gavez-le de votre fric mal dépensé en dindes génétiquement modifiées, en huitres périmées, en chocolats coupés au sirop de glucose, en champagnes bon marché, gavez-le pour qu'il continue à s’engraisser, afin qu'il puisse hiberner tranquillement dans son petit penthouse de la silicone valley, avec son armée de mères noël prêtes à lui sucer le sucre d’orge pour s’attirer ses faveurs ! De toute façon l’an prochain, il reviendra ! Il revient toujours...

Je sais ce que vous vous dites, et vous avez surement raison. Il est possible que je m’emporte un peu... Mais suis-je vraiment le seul à ne pas avoir digéré la pilule ? On s’est tous plus ou moins fait entuber par ce faux papy cadeaux, alors pourquoi on perpétue cette tradition ridicule de haute trahison parentale? Certains diront que c’est ça la magie de Noël, moi, j’appelle simplement de la folie collective : la folie collective de Noël ! Ce n’est rien d’autre qu’un mensonge universel qui se perpétue de génération en génération, seulement légitimé par ce doux rêve qui consiste à croire qu’on vous donnera quelque chose dans la vie sans rien vous prendre en retour, mais réveillez-vous les enfants, parce qu’on vous prend vraiment pour les dindons de la farce !

J’imagine qu’après tout ça, vous vous demanderez légitimement comment un jeune homme à peu près normalement constitué, sans problème financier, sans manque affectif notable, sans maladie mentale apparente ou autres handicape socialement invalidant, peut autant détester Noël ? La réponse est simple: Le père Noël, le vrai, l’Unique, je l’ai rencontré, et je peux vous assurer qu’il n’a strictement rien à voir avec ce crétin débilitant qu’on nous décrit dans ces livres pour enfants attardés. Ce qu’il m’a dit ce jour-là n'est resté gravé dans ma tête à tous jamais, alors laissez-moi vous en faire profiter ! Laissez-moi vous conter la seule, l’unique et véritable histoire de Freddy Noël…

J’étais un gamin d’à peu près sept ans quand j’ai fait cette rencontre qui allait bouleverser le restant de mon existence. Une petite tête blonde bien rempli, mais personne ne savait vraiment de quoi. La vérité, c’est que j’étais souvent dans la lune, et même un peu égaré en règle générale. Mais plus particulièrement ce jour-là, dans ce supermarché hard discount de Villefranche de Lauragais, petit village champêtre de Haute-Garonne situé non loin de l’endroit où nous habitons à l’époque. Non pas que je fusse totalement idiot ou dénué de tout sens de l’orientation, mais je dois dire à ma décharge que sur ce coup-là, la faute revenait en partie à mes géniteurs.
 
Mon père, ma mère, étaient tout deux pris dans un choix draconien, qui opposait une cagette d’huitres calibre cinq à un pot de foie gras du Gers. Le choix du repas de réveillon était primordial pour eux, car il était censé symboliser la pérennité de leurs relations sociales, amicales, et familiales durant l’année à venir. Par conséquent, ils en étaient arrivé à oublier jusqu’à mon existence même.

Tout à commencé alors qu’ils faisaient une étude comparative sur les qualités nutritives du canard en croute, comparé au bénéfice gustatif que pouvait leur apporter un morceau de morve servit dans sa coquille. Ma mère tenait fermement le caddy, mon père s’occupait de la liste de course, et tous deux marchaient dans le même sens à vive allure. Moi, du haut de mes sept et demis, je tentais au mieux de leur emboiter le pas. Mais le fait est que je titubais entre les rayons comme un vieil homme ivre sortant d’une tournée des bars anthologique.

Les gens accouraient dans tous les sens, et j’étais réellement saoulé par toutes ces pancartes promotionnelles, ces cliquetis incessants de caddies en surrégimes, sans parler de ces slogans hurlé et saturé par tous les hautparleurs du magasin. Il y avait aussi toutes ces marques qui imprimaient à vif sur ma rétine, leurs lettres éblouissantes de couleurs. C’était un peu comme si une armée de petites fées maléfiques voulaient me dévorer l’intérieur du crâne en passant directement par mes globes oculaires.

Je décidais donc de m’arrêter un court instant, histoire de me reposer un peu de toute cette agitation qui agressait mes petits nerfs d’enfant. C’est à ce moment précis je crois, qu’un paquet posé bien en évidence (étrangement à hauteur exacte d’un enfant d’âge moyen) absorba toute mon attention…

Il s’agissait d’une banale boite de corn flakes en apparence. Dessus, il y était figuré un immense lapin marron grossièrement esquissé, un peu à la manière de ces dessins animés japonais que je regardais le mercredi après-midi après l’école. Tout chez ce lapin paraissait grossier et caricatural : ces grands yeux vitreux, son sourire plein de dents, ses joues charnues, ce lapin étaient une ode au mauvais gout…
Il tendait vers moi un bol remplit à ras bords de corn flakes. De ce bol jaillissait une espèce de geyser de lait, plus épais et brillant que de la semence masculine. Au milieu de cet écœurant breuvage, flottaient une multitude de petites crottes de lapin amoncelé les unes aux autres. Malgré tout cela, le lapin souriait le plus naturellement du monde et faisait signe du pouce comme pour me dire : «Tu vois comme c’est cool ce que je mange !».

Bien entendu, ce n’est pas le genre métaphore que j’aurais employé à l’époque. Mes attributs masculins n’ayant pas encore la maturité nécessaire à l’établissement intellectuel d’une métaphore aussi brillante que séminale… Cependant, je dois dire que pour le jouet qu’il mettait à l’intérieur du paquet de corn flakes, j’étais prêt à manger à peu près n’importe quoi !

Pour en revenir à ce lapin grotesque, il est vrai que je me suis toujours posé la question : Pourquoi avoir choisi cet animal comme mascotte  alors que les petites boules de riz soufflées au chocolat ressemblent étrangement à de la merde de rongeur ? Même couleur, même calibre… Etais-ce un choix délibéré ou un hasard purement fortuit ?
J’avais remarqué autre chose d’étrange concernant tout ceci. L’aspect de la nourriture sur l’emballage était souvent moins « grandiloquent » une fois versé dans mon bol du matin, mais tout cela n’est pas vraiment la faute du père Noël vous me direz, quoique...

C’est surement après avoir eu ce genre de réflexions ou d’égarement, selon l’appréciation de chacun, et après être parvenu à détacher mon regard du captivant animal, que je pris enfin conscience de m’être encore une fois perdu. Durant ce très court laps de temps de réflexion intense, mes parents avaient totalement disparu de mon champ de vision, et je compris bien vite qu’il me faudrait tenter quelque chose afin de me sortir de ce nouveau faux pas.

Un peu paniqué par cette idée, je tournais donc ma tête dans toutes les directions, à la recherche d’un quelconque indice de leur présence, en vain. C'était un authentique cauchemar, et tout continuait encore à bouger autour de moi, comme dans un manège désenchanté.
Je ne trouvai mon refuge que dans l’axe exact de ma position, vers le stand de charcuterie du supermarché. Il y avait là quelques mamies qui gigotaient leurs vieilles carcasses en tripotant celles d’autres animaux qui n’avaient pas eu la chance d’avoir une espérance de vie aussi longue que la leur, et qui étaient par conséquent emballés sous cellophane. Un homme se tenait face à elles, micro en main. Il vantait les mérites des quelques produits qu’il brandissait à bout de bras comme un certain Steve l’aurait en conférence, avec son célèbre téléphone à pomme. Au milieu de cet amas de choucroute garnit et de tripaille, une tunique rouge vif attira mon regard. Je mis un petit moment avant de reconnaitre formellement la personne qui était à l’intérieur, mais oui, je ne rêvais pas: Il s’agissait du seul, de l’unique et véritable Père Noël !

Visiblement agacé par toute cette agitation, je le vit faire signe aux octogénaire impotent de s’écarter de son chemin, afin qu’il puisse s’extirper du petit attroupement moutonneux. La foule obéit, et il marchait désormais dans ma direction. Ebahit, je le regardais sans bouger, d’ailleurs, tout semblait enfin s’être figé autour de moi.

Moi qui étais persuadé que maman m’avait menti, qui avait tant de fois douté de sa parole, le voilà qui se tenait là, à quelque mètres devant moi. Une preuve de plus s’il en fallait une, qu’il faut toujours écouter ce que disent nos parents.

Il y'a une petite chose que vous devez savoir à mon sujet. A cette époque là, j’habitais Nailloux, petit village champêtre situé au fin fond de la campagne haute garonnaise, dont la moyenne d'âge  frisait l'espérance de vie moyenne des français (75 ans à peu prêt). Par ailleurs, nous n’avions jamais vraiment eu l’occasion de tomber sur un employé municipal déguisé en Père Noël. C’était surement une des premières fois que mes parents m’emmenaient au centre commercial de Villefranche de Lauragais, qui était l’endroit le plus proche de nous que la civilisation moderne avait réussi à toucher du bout de ses doigts tentaculaires.

Le grand barbu passa finalement sans même poser un regard sur moi. Il avait fière allure dans son costume rouge, et malgré ses vielles chaussures de sport souillées de boue qui me parure légèrement suspecte, je compris instantanément que ce serait l’homme de la situation : en effet, si ce type était capable (comme ma mère l’affirmait) de desservir sept milliards d’individus en une seule nuit (porté par des rennes volants), alors retrouver mes parents dans un supermarché ne devait pas être une tâche bien difficile pour lui. Je me mis donc à le suivre discrètement, slalomant entre les caddies et les grandes jambes des adultes, qui manquaient parfois de me balayer comme une vulgaire canette de trottoir.

Parfois, je crus bien le perdre de vue, mais toujours sa tunique rouge perçait la masse désordonnée et opaque des jambes et des caddies en mouvement. Au bout d’un moment, je le vis passé sous un bandeau vert sur lequel était inscrit : caisse fermée. Il le décrocha, en prenant soin de bien le refermer derrière lui avant de continuer sa marche vers la sortie du magasin. Je passais sous le bandeau sans trop de difficulté, et accélérais le pas afin de revenir à bonne distance de lui. Nous sortîmes finalement du supermarché sans que quiconque ne remarque ma discrète filature.

Une fois arrivée au dehors, ou le vent glacial battait sadiquement les branches nues des arbres, l’homme posa une épaule contre un lampadaire situé juste en face de l’enseigne du magasin. C'était un Noël sans neige, comme il y'en à souvent dans le sud, si ben que les voitures du parking était toutes embuées . L'homme sortit un paquet de tabac à rouler de sa hotte (qui était en fait un vulgaire sac à dos drapés d’une feutrine rouge), et grommelât quelque chose d’inaudible.

Bien décidé à mener mon projet à bien, je marchai toujours derrière lui a pas prudent, toujours sans qu’il ne remarque ma présence. Une fois arrivé à sa hauteur, je réfléchis à la meilleur façon de l’aborder, et décidait de tirer fortement sur le tissu rouge de son pantalon, avec cette délicatesse typique qu’ont les enfants lorsqu’ils veulent attirer l’attention d’un adulte peu consentant.

« Hey M’sieur, M’sieur ? dis-je en chuchotant le plus fort que je pouvais.
L’homme se retourna, et baissa enfin son regard sur moi. Il avait des yeux d’un bleu profond, même si quelques veinules rouges parcouraient les contours de son iris. Son visage paraissait beaucoup plus jeune que je ne l’aurais imaginé alors, seuls les cernes qui creusaient le creux de ses yeux, paraissaient témoigner d’une certaine lassitude. Le pauvre, il a dut passer la nuit à emballer des cadeaux de noël, pensais je naïvement.

- Qu’est-ce que tu m’veux le marmot ? Tu vois pas que j'suis en pause là? Les vœux de Noël, c’est à l’intérieur du magasin, et uniquement à l’intérieur du magasin ! Lançât-il tout en roulant le cône d’herbe sèche qui était coincé entre ces doigts tremblants. Son haleine dégageait une légère brise pestilentielle dont je ne pus identifier la provenance. Je suppose aujourd’hui que ce fut un savant mélange de tabac froid et d’alcool fort.

« Mais m’sieur, s’il vous plait, c’est vraiment très grave là ! Rétorquais-je en continuant de malmener le tissu de son pauvre pantalon.

- Comment ça c’est grave ? Et qu’est-ce que tu fais là toi pour commencer ? Ils sont où tes parents ?

- A l’intérieur, M’sieur ! Répondis-je tout en libérant enfin le pantalon de mon emprise.

- Oh bordel… Fit-il en levant les yeux vers les cieux. Et toi gamin, qu’est-ce que tu fais là dis-moi?

- Bah je me suis perdu, ça ne se voit pas ?  Et toi M’sieur le sois disant père noël, pourquoi t’es pas au pôle nord pour donner à manger à tes rennes, préparer les cadeaux et tout ça ? Noël, c’est déjà demain je te ferais dire !
L’homme eu l’air surpris par mes propos, il écarquillât brièvement les yeux dans un léger mouvement de recul. L’instant  d’après, un petit sourire narquois se dessinait à la commissure de ses lèvres.

- Je vais te dire petit, t’as du cran de me causer comme ça! Mais t’as de la chance, car j’apprécie les petits gars dans ton genre qui en ont suffisamment dans la caboche pour se permettre de faire dans la rhétorique. Comment tu t’appelles p'tit bonhomme ?

- Thomas M’sieur, mais souvent on m’appel Tomate, parce qu’en fait je deviens tout rouge quand je cours trop vite, ou alors c’est juste parce que ça ressemble à Thomas… Le fait est que je ne m’étais jamais vraiment posé la question.

- C’est vrai que t’as une tête à être un peu perdu, par contre, t’as aussi la tête d’un môme qui sait où il ne veut pas aller, et ça en revanche, c’est au moins tout aussi important! Tu m’suis ?

- Je ne sais pas trop m’sieur. Dis-je sans vraiment saisir la petite boutade philosophique qu’il venait de me lancer.
Je voulais vous demander un autre truc en fait...

- Bah vas-y. Fais pas ton timide, au point où on en est !

- Bah voilà, vous savez… euh… Je pris une grande inspiration, et lâchait enfin le morceau. Vous savez, j’ai vraiment l’impression que vous n’êtes pas le vrai père noël ! Cet aveu me donna une profonde sensation de soulagement.

- Ah oui, tiens ? Et pourquoi ça, dis-moi?

- Bah… Premièrement, vous avez les dents très jaunes, deuxièmement, des boucles sur les oreilles, et puis y’a votre barbe, elle fait pas du tout vraie, comme celle de Papy Claude. En plus, vous n’avez même pas de lunettes ! J’aimerais aussi vous demander comment vous faites pour distribuer les cadeaux alors qu…
Je n’eus pas le temps de finir ma démonstration que l’homme pouffait déjà d’un rire roque, dans fausse barbe de coton bon marché, ce qui eut pour effet de légèrement me vexer.

- Houlà, doucement mon p'tit bonhomme ! Dis donc, t’as une carrière qui t’attends dans la police toi ! Bon, si je te dis la vérité, toute la vérité, tu promets de ne rien dire à tes parents ?

- Promis m’sieur, croix de bois croix de fer, si je mens je vais en enfer !

- D’accord, d’accord, n’en fais pas trop hein ? Alors voilà, j’avoue tout m’sieur l’agent des bacs à sables ! T’avais raison depuis le début, je ne suis pas le vrai père Noël ! Seulement mon boulot tu vois, c’est de lui ressembler, pour faire plaisir aux petits machins comme toi quand le père noël est en R.T.T. Tu comprends ?
Un silence suivit cet aveux, et l’homme du croire que j’étais extrêmement déçu, mais en fait c’était exactement l’inverse.

- J’en étais sûr ! Dis-je finalement avec un brin de fierté dans la voix. Vous savez, beaucoup de mes copains disent qu’il n’existe pas, le père Noël, que c’est les parents qui inventent toute cette histoire. Moi je préfère croire papa et maman ! C’est vrai quoi, pourquoi papa et maman me mentirait à moi ?

- Je ne sais pas trop quoi te dires, qu’est-ce que te dis ton cœur bonhomme?

- Bof, moi j’essaye juste de les croire, sinon maman s’énerve avec toutes mes questions...

- Il faut dire que t’es surement pas le gosse le moins bavard de ta génération !
Je fis mine de ne pas entendre cette désagréable réflexion, avant de poursuivre l'interrogatoire

- Non mais c’est vrai non ? Si on est des millions de millions de milliard sur terre, ça fait vachement beaucoup ! Alors comment il peut nous déposer tous ces cadeaux en une nuit, alors qu’avec maman on a mis au moins 2h pour aller voir Papy et Mamie à Paris, avec un super avion à réaction! En plus, j’ai une mini-terre qui tourne à la maison, et la France est vraiment un pays tout rikiki alors que la terre, elle est vraiment énorme, pas vrai ?   

L’homme qui n’était apparemment pas le père noël, parut pensif un moment, fronça un sourcille, puis deux, et prit soudainement un ton plus solennel.

- Eh bien, ton argumentaire est un peu vacillant… Mais forcé de reconnaître que t’es sacrément perspicace pour ton âge, et ton exposé tient carrément la route ! T’es pas bien grand, mais tu causes bien petit, et plutôt juste d’ailleur. Par contre, c’est six milliards mon grand, pas des millions de millions de milliard de je ne sais quoi. Cela dit, t’as totalement raison, ça parait scientifiquement impossible mais… Tu crois à la magie, pas vrai mon garçon?

- Bof, la magie c’est que du bidon, je l’ai vu à la télé. Il faut juste cacher la boule rouge entres ses mains et la glisser sous la manche, hop, comme ça !  Je me mis à mimer la scène à mon interlocuteur, médusé.

- Ouai, bon. Tu sais quoi ? C’est ma dernière heure de boulot, alors je crois que même si je me fais virer maintenant, ça n’aura pas plus d’incidence sur ma fiche paye que sur ta vie futur, et puis de toute façon, ce ne sera pas la première fois. Alors on va la jouer franc jeu tu veux ? Mais tu dois me promettre une seule chose: Tu dois me promettre de toujours garder le secret et de ne pas pleurer, c’est bien d’accord ?

- Super d’accord M’sieur ! J’étais très enthousiaste à l’idée de partager quelque chose avec un inconnu, bien que maman m’interdisait tout contact avec cette race de gens
qu’elle qualifiait de très, très méchants.

- Bien ! Alors commençons par le commencement. Effectivement, le Père Noël n’existe pas, il n’a jamais existé et il n’existera jamais, et si t’avais un petit doute à ce sujet, comme ça semble être le cas, c’est surement que t’es un peu moins débile que tes petits camarades.

- Ah… Vous êtes bien sûr de ça m'sieur, il existe vraiment pas ?

- Tout à fait sûr, il faut que tu te fasses un peu confiance dans la vie petit, et que tu écoutes ce que te dis ton cœur, et un peu tes tripes parfois ! Les gens te dirons toute ta vie ce qui est bien ou mal, mais c’est à toi de faire tes propre choix, à toi, et à personne d’autre ! Alors faut pas que t’hésite à rentrer dans le tas parfois, et à en faire qu’à ta tête si tu sens que c’est la bonne solution, compris gamin ? La voix de l’homme pris un ton presque solennel, on sentait que son discours était le fruit d’une conviction profonde.

- Oui m’sieur ! Répondis-je avec la ferveur d’un petit gradé prenant directement ces ordres auprès du grand Général de Gaulle. Mais alors pourquoi maman et papa m’auraient dit qu’il existe ? Pourquoi il m'aurait menti à moi? Je ne comprends pas...

- Eh bien, tu  vois parfois, et même très souvent d’ailleurs… Non. Tout le temps en fait ! Les gens mentent tout le temps! Ils mentent parce qu’ils pensent que c’est une bonne chose pour toi, ou alors parce qu'il préfère te faire croire quelque chose pour que tu fasse ce qu'il te disent, ou encore parce que tout le monde ment, alors ils suivent un peu le mouvement, comme les moutons dans un troupeau, tu vois ?

- Oui, répondis-je un peu déstabilisé par toutes ces révélations. Ce n’étais bien sûr pas le fait que le père noël n’existe pas, mais le fait que Maman et Papa m’ai menti qui m'avait touché, et le pire dans tout ça, c’est que la vérité m'avait été révélé par un inconnue.
Fais pas cette tête gamin, je vais te dire, ce n’est pas si grave en vérité! Tant que toi tu sais écouter ton cœur. Et puis, ce n’était pas pour être méchant qu'ils ont fait ça, juste pour faire comme les autres, ou parce qu'ils pensaient bon de te vendre un peu de rêve… Tiens, je vais te faire une petite confidence sur ma vie. Ma mère à moi, elle m’avait toujours dis que mon père était crevé peu après ma naissance, et bah moi, je l’ai jamais cru ! Il faut dire aussi qu’elle forçait un peu sur la bouteille, ma vioc... Bref, toujours est-il que ce n’est que vingt-cinq ans plus tard que je me enfin décidé à chercher la vérité. Et bah devine quoi ?

- Il était vivant ?

- Non, il était mort, mais depuis trois ans à peine ! Je suis passé à ça de pouvoir lui parler tu te rends comptes? C’était un peu dommage certes, mais ça veut dire quoi tout ça ? Ça veut dire que ma folle de mère m’avait belle et bien mentit, et que c’est mon cœur qui avait eu raison! Et le pire dans tout ça, c’est que j’appris plus tard lui que c’est lui qui s’était fait blouser par ma vieille. Du coup elle m’a volé une partie de mon enfance, et tout ça pourquoi ? Tout ça pourquoi ?! Il me regarda avec insistance, comme si il attendant que je dise cette fameuse vérité sensé sortir de la bouche des enfants.

- Euh… J’en sais rien du tout monsieur …

- Tout ça parce que les gens mentent bon sang ! Repris t’il en haussant du ton et des épaules. Le silence qui s’en suivit fut un peu lourd. Puis, il reprit, plus calmement :

- Bon, et toi alors dis-moi. Qu’est-ce que tu veux faire plus tard, je sais qu’on te la souvent posé mais j’ai bientôt fini ma clope, et après je te ramène à tes parents…

- Je ne sais pas trop M’sieur… J’aime bien lire. J’aime regarder des vieux films en noir et blanc aussi, mais maman dis que ce n’est pas vraiment un métier tout ça, et que ce n’est pas de mon âge non plus. Moi, j’aime bien. Elle dit aussi que je devrais plutôt allez jouer dehors avec les autres enfants.

- C’est marrant que tu me dises ça, parce que j’ai toujours aimé lire et regarder des films moi aussi. Je sais que ça se voit pas forcément à première vue, mais parait qu’il ne faut pas se fier aux apparences ! Tiens, ça me fait penser à un truc… Je crois que j’ai justement un livre dans mon sac, tu veux le voir ?

- Oh oui ! Fis-je spontanément
Il fit glisser son sac de son dos à son ventre, souleva la feutrine et trifouilla dedans à pleine main.

- Je ne sais pas si c’est vraiment de ton âge, mais t’auras qu’à lire ça quand t’auras un peu de temps devant toi, et quelques années de plus à ton compteur. Qu’est-ce que t’en dis, c’est noël non ?
Il souriait à présent, laissant entrevoir ces quelques dents abimés par je ne sais quels substances illicites.
Il sortit un livre et me le tendit. La couverture semblait très abimés et les pages aussi jaunes que le bout de ses doigts. J’allais le saisir quand il me l’arrachât brusquement des  mains, sortit rapidement un stylo de sa poche, et griffonna quelque chose à l’intérieur, avant de me le rendre. Je savais lire depuis l’âge de 5 ans, et j’eu peu de mal décrypter ce qui était écrit sur la couverture. Il y’était inscrit en lettres dorées et stylisées : George Orwell, 1984.

- Tu vas voir, c’est un livre vraiment sympa ! J’en suis qu’au milieu, mais je peux t’assurer que si je ne te l’avais pas donné ce soir, je l’aurais dévoré d’une seule traite ! Je te conseille de ne pas le lire tout de suite, et tu ferais mieux de le planquer en attendant d’avoir tes premiers poils aux mentons, mais si un jour il te plait, tu te rappelleras que c’est ce bon vieux Freddy qui te l’a refilé !

- Freddy… Qui c’est ça, Freddy ? Demandais-je

- Ah oui, bah euh… J’ai pas vraiment eu le temps de me présenter. Freddy pour les intimes, c’est le vrai nom du père noël tu vois : Freddy Noël, sympa non ? Enchanté de faire ta connaissance petit gars ! Il tendit sa main pour serrer la mienne. Après un court moment d’hésitation, j’acceptais l’offrande aux finitions jaunâtres.

- Enchanté moi aussi m’sieur Freddy Noel, et merci beaucoup pour le cadeau !

- De rien, je sens au fond de moi que tu le mérites plus qu’un autre. T’as vraiment l’air d’un bon gars tu sais ?    

Il y’avait désormais une certaine chaleur dans son regard, ou peut être étais ce de la nostalgie. Peut-être qu’il se remémorait sa propre enfance, ou peut être avait-il vu cette infime part de lui en moi, comme moi j’avais vu un peu de moi en lui. Il balança d’une pichenette son mégot qui s'écrasât mollement sur le sol verglacé.

- Bon allez mon pote, assez tiré sur le oinj', je crois qu’il est temps pour moi de te raccompagner à la caisse du magasin ! Tu vas voir, on va envoyer une petite dédicace à tes parents via ces foutus hautparleur du supermarché, et tout le magasin vas entendre ton nom ! Ça risque d’être carrément cool ça, tu crois pas ?!

C’est ainsi que Freddy me raccompagna au pôle sécurité du supermarché, et qu'il demanda à la caissière de prendre lui même le combiné pour passer son message quelque peu "personnalisé". Il avait hurlé un truc dans le genre : "Oyé Oyé gentes damoiseaux et gentes damoiselles, un enfant du nom de Thomas Gardon, alias Tomate pour les intimes, à été lâchement abandonné par ses parents dans les mains d'un Père Noël tyrannique, veuillez le récupéré au plus vite ou nous appellerons les service sociaux! "

Mes parents n'avait pas vraiment apprécié la petite plaisanterie de Freddy, et quand me récupérèrent quelques minutes plus tard, ils n’adressèrent pas même un regard ou un merci envers Freddy Noël, qui n’avait pas vraiment l’apparence d’une personne convenable, il faut bien dire.

Ils ne remarquèrent pas non plus le livre que je tenais entre mes mains, et j’eu à peine le temps faire un signe à Freddy en guise d'ultime adieu. Mes parents marchaient toujours aussi vite, mais ma mère me tenait par la main, cette fois ci.

Plus jamais je ne revu Freddy Noël, mais ce qu’il me légua au court de ce soir là, resta gravé en moi pour toujours.

Je fis semblant de croire au père noël durant deux ans encore, pour ne pas froisser ma pauvre mère, mais j’avais désormais décidé de croire uniquement en ce que j’avais envie de croire. Malgré les conseils avisés de Freddy Noël, je m’essayais tout de même à la lecture de l’ouvrage peu de temps après être rentré chez moi ; après tout il avait bien dit écoutes ton cœur (et tes tripes !).

Bien entendu, je ne compris pas un traitre mot de ce qui était écrit dans ce bouquin. J’étais bien trop jeune, et il me sembla bien trop compliqué et ennuyant. Je finis par l’abandonner au fin fond d’un coffre à jouets. Les années passèrent, et les souvenirs que j'avais de Freddy Noël trépassèrent avec elles. Ce n’est que huit ans plus tard, alors que je fouillais dans les cartons de la cave pour retrouver une vieille console de jeux que j'avais décidé de revendre sur internet, que je tombais sur l’antique ouvrage. Emu, je me décidais à le mettre dans mes affaires, à destination de l’internat catholique Jean XXIII, bien que je croyais désormais autant en Dieu qu’en la fée des dents.

J’étais désormais un adolescent pré-pubère, avec tout le lot de comédons et d'actes de rebellions que cela comporte. Mes parents avaient donc décidé de m’envoyer dans un internat de la région, connu comme étant très rigoriste, histoire de m’apprendre à subir l’autorité avant d’aller au lycée. Piètre élève, les professeurs et les conseillères de désorientation m’avaient tous pousser à aller vers un métier qu’ils qualifiaient de « plutôt manuel », « intellectuellement reposant » aurait été une définition qui aurait également pu me convenir.

Selon eux, cela semblait être le choix qui convenait le mieux à mes attentes et à mes capacités. Mon père, qui était un ancien ouvrier du bâtiment devenu patron d’une petite entreprise, était totalement d’accord avec eux. Ma mère, qui était une femme aimante et docile, était quant à elle d’accord avec mon père. En fait, tout le monde était d’accord avec tout le monde me concernant, excepté moi.

Durant les interminables heures d’étude qui remplissaient mes soirées d’internat, j’eut le temps de me consacrer à la lecture de 1984, et je repensais à tout ce que m’avait dit Freddy Noël ce soir-là. J’étais certes encore imberbe, mais qu’importe, ce livre me plaisait beaucoup. Je le dévorais comme Freddy avait dû le dévorer quelques années auparavant, et l’odeur de vieux papier qui se dégageait à chaque page tournées, évoquait en moi de fantasques et lointaines contrées. Lorsque j'ouvrais ce livre, je n’étais plus à l’internat, j’étais juste libre. Ce n’est qu’après avoir achevé la dernière page de ce fantastique roman, que je remarquais la dédicace que Freddy m'avait discrètement adressée, sur la face interne de la quatrième de couverture. Il avait écrit maladroitement : Au petit Tom, petit môme qui deviendra certainement le plus brillant des hommes ! Chaleureusement, de la part du seul, de l’unique et véritable Freddy Noël.

J’avoue avoir retenu une petite larme à la lecture de ces quelques mots, moi qui étais toujours considéré par mes pairs comme un jeune sans avenir. Ce livre en amenant d’autres, je me pris peu à peu de passion pour la lecture, puis, par ricochet, je me mis moi-même à écrire. Une fois sortie du lycée, ou j’obtins mon bac avec mention passable pour cette fois-ci, mais ne t’avise plus de remettre les pieds ici !, je décidais de consacrer une partie de mon temps, en parallèle à mes études de droit, à l’écriture de nouvelles. Voilà en somme comment est née cette petite histoire de Noël, qui je l’espère, vous aura divertie un temps.

J’allais oublier de préciser une chose importante, si vous vous demandez toujours pourquoi je déteste autant Noël, je crois que je vous dois une petite explication. Pour être totalement honnête, je suppose que c’est parce que je n’ai jamais reçu un cadeau aussi pur et sincère que celui de Freddy dans toute ma courte vie. Il y a également un peu de mélancolie dans tout cela je suppose, car malgré mes petites escapades du vingt-quatre décembre dans ce supermarché de Villefranche-de-Lauragais, jamais plus je n'ai pu revoir Freddy. Je n’ai jamais pu le remercier pour tout ce qu’il m’avait apporté, et je ne suis pas sûr que le semi-clodo qu’il était est souvent eut l’impression d’être important pour qui que soit, mais je suis persuadé qu’il aurait été heureux d’apprendre tout ça.

Alors tant pis s'il ne lit jamais cette petite histoire, car elle demeurera à jamais, la seule, l'unique et véritable histoire de Freddy Noël.
« Modifié: 13 Janvier 2014 à 11:15:05 par vinksdarkso »
"La fiction, c’est la part de vérité qu’il existe en chaque mensonge." Stephen King

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Re : La seule, l'unique et véritable histoire de Freddy Noël
« Réponse #1 le: 08 Janvier 2014 à 19:12:49 »
Je n'ai rien à redire... Un conte de noël bien écrit, teinté d'un cynisme parfait et d'une délicieuse ironie. Impossible de ne pas sourire en lisant ce petit texte à la fois touchant et drôle. Félicitation et continus ainsi ! :)
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Re : La seule, l'unique et véritable histoire de Freddy Noël
« Réponse #2 le: 08 Janvier 2014 à 20:53:44 »
@ chat-noir: Merci petit mammifère de mauvaise augure, d'avoir pris le temps de lire ce texte qui n'est pas aussi petit que tu le dis...

J'aimerais autant que tout les commentaires sur ce post soient aussi positif ^^ Merci encore pour tes encouragements, mais rassures toi, je n'ai pas écrit mon dernier mot. Je ne suis pas aussi prolifique que certains, mais je m'améliore, et quand je sors un nouveau texte, je tiens à ce qu'ils soit meilleure que les précédents !

Amicalement, Vink's, humble profane.
« Modifié: 10 Janvier 2014 à 04:36:38 par vinksdarkso »
"La fiction, c’est la part de vérité qu’il existe en chaque mensonge." Stephen King

Kalhem

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Re : La seule, l'unique et véritable histoire de Freddy Noël
« Réponse #3 le: 08 Janvier 2014 à 20:55:45 »
Hello Ô grand anonyme vinksdarkso  :vaurien:
J'ai moi aussi beaucoup apprécié ce texte. L'histoire est vraiment prenante et pleine de cynisme comme j'aime. J'ai remarqué quelques fautes comme des oublis de mots ou répétitions mais rien de grave. Une relecture avec l'aide de quelqu'un (pourquoi pas l'exotique rouquine) devrait pouvoir t'aider à corriger tout ça.
George Orwell, 1984. Je sais vraiment pas pourquoi mais j'ai deviné que ça serait celui là avant même de lire la phrase ! Un moment de clairvoyance.  :jubile:
Merci pour cette lecture.

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Re : La seule, l'unique et véritable histoire de Freddy Noël
« Réponse #4 le: 09 Janvier 2014 à 10:21:24 »
Décidemment, entre le chat noir et le panda roux, j'attires de drôles de bestiaux sur ce post !

@ Kalhem : Merci pour ces compliments, concernant les fautes d'ortho, oublies ou autre, il est vrai que le texte étant assez long, je laisse toujours passer de petites erreurs malgré mes nombreuses relectures. J'essaye progressivement d'écrémer tout ça. Je vais réfléchir à embaucher cette fameuse rouquine qui effectivement, est surement meilleure que moi en orthographe. J'espère simplement qu'elle ne demandera pas une rémunération au delà de mes moyens (c'est une personne très demandée). ;)
« Modifié: 10 Janvier 2014 à 04:37:22 par vinksdarkso »
"La fiction, c’est la part de vérité qu’il existe en chaque mensonge." Stephen King

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Re : La seule, l'unique et véritable histoire de Freddy Noël
« Réponse #5 le: 09 Janvier 2014 à 13:46:44 »
Bonjour
J'ai adoré malgré quelques imperfections.

J’aurais pu en dire autant de la Saint-Valentin, ...
Je pourrais en dire...me semble plus mieux  ;), non

C’est ainsi qu’ils transformèrent cette célèbre figure du catholicisme (Je crois que ce type avait parlé d’un évêque vivant sous l’Empire romain.) en une espèce de papy  bedonnant et aux joues rougies par le pinard, drapé d’un peignoir de chambre rouge à froufrou blanc, le tout relié par une large ceinture de cuir noir qui aurait ému n’importe quelle adepte du sadomasochisme. Enfin, et pour ne rien arranger à un dossier déjà bien lourd, ce curieux personnage était également un fervent adepte de petits enfants…
;D :coeur:

La vérité c’est que n’ai jamais pu faire confiance en ce type, et ce depuis ma plus tendre enfance.
confiance à ce type


Mais pour être totalement honnête, il y’a une autre raison qui me pousse faire tout cela.

Pas de ' après le y

ces zombies patibulaires que l’on voit dans ces films kitchissime de Romero*,

s à kitchissime.

Ce sont surement les enseignes lumineuses qui les attirent, ou peut-être est ce l’odeur du gras, du sucré, ou de je ne sais quoi d’autre encore...

Plutôt: ou peut-être l'odeur...moins lourd.

Ah oui, j’allais presque oublier, il y'a les jouets aussi!

idem ci-dessus


Parfois, je me prends à philosopher sur tout ça, et je me dis que c’est sans doutes (supprimer) le prix à payer pour avoir droit à sa petite dosette de bonheur. Vous savez, cette petite sucrette qui redonne un peu de gout à nos cafés dégueulasses du matin, ceux-là même qui ont l’arrière-gout et l’odeur du jus de ses chaussettes pourries que l’on fout sur nos cheminées le soir de Noël, comme un clin d’œil à nos durs labeurs quotidiens.


Certains diront que c’est ça la magie de Noël, moi, j’appelle ça simplement de la folie collective : la folie collective de Noël !


et je peux vous assurer qu’il n’a strictement rien à voir avec ce crétin débilisant qu’on vous décrit dans vos livres pour enfants attardés. Ce qu’il m’a dit ce jour-là n'est resté gravé dans ma tête à tous jamais, alors laissez-moi vous en faire profiter !

débilisant??? n'existe pas:  débilitant; à tout jamais

sans parler de ces slogans hurlés et saturés par tous les haut-parleurs du magasin.


Etais-ce un choix délibéré ou un hasard purement fortuit ?

Etait-ce...


Visiblement agacé par toute cette agitation, je le vit faire signe aux octogénaire impotent de s’écarter de son chemin, afin qu’il puisse s’extirper du petit attroupement moutonneux.

Je le vis...aux octogénaires impotents

Moi qui était persuadé que maman m’avait menti,




Il avait fière allure dans son costume rouge, et seules ses vieilles chaussures de sport souillées de boue me parurent un peu suspecte,



Bien décidé à mener mon projet à bien, je marchai toujours derrière lui à pas prudent, toujours sans qu’il ne remarque ma présence.



Désolé, je dois arrêter là mes corrections...pour l'instant. A plus.
Avant de juger l'indien, Chausse ses mocassins

Hors ligne vinksdarkso

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Re : La seule, l'unique et véritable histoire de Freddy Noël
« Réponse #6 le: 10 Janvier 2014 à 10:40:29 »
@voile59

Ce serait plutôt à moi de m'excuser pour ces petites coquilles, merci pour le com en tout cas, n'hésites pas à développer ton appréciation. Quand on me critique ça dure toujours trois cent pages, pourquoi les éloges ne sont jamais aussi longues? :'(
"La fiction, c’est la part de vérité qu’il existe en chaque mensonge." Stephen King

Hors ligne voile59

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Re : La seule, l'unique et véritable histoire de Freddy Noël
« Réponse #7 le: 10 Janvier 2014 à 13:47:50 »
Bonjour
Bon, la suite.


- Thomas M’sieur, mais souvent on m’appelle Tomate, ...[/quote]

Je n’eus pas le temps de finir ma démonstration que l’homme pouffait déjà d’un rire roque, dans fausse barbe de coton bon marché, ce qui eut pour effet de légèrement me vexer.
rire rauque

- Je ne sais pas trop quoi te dires, qu’est-ce que te dis ton cœur bonhomme?
pas de s à dire

- Il faut dire que t’es surement pas le gosse le moins bavard de ta génération…
sûrement


L’homme qui n’était apparemment pas le père noël parut pensif un moment, fronça un sourcille, puis deux, et prit soudainement un ton plus solennel.
sourcils

- Eh bien, ton argumentaire est un peu vacillant… Mais je suis forcé d’admettre que t’es sacrément perspicace pour ton âge, et ton exposé tient carrément la route ! T’es pas bien grand, mais tu causes bien petit, et plutôt juste d’ailleurs.

- Ouaie, bon. Tu sais quoi ?

- Super d’accord M’sieur ! J’étais très enthousiaste à l’idée de partager quelque chose avec un inconnue, bien que maman m’interdisait tout contact avec cette espèce de gens
qu’elle qualifiait de très, très méchants.
pas de "e" à inconnu

- Oui m’sieur ! Répondis-je avec la ferveur d’un petit gradé prenant directement ces ordres auprès du grand général de gaulle. 
Respect SVP: de Gaulle ;)

- Oui, répondis-je un peu déstabilisé par toutes ces révélations. Ce n’étais bien sûr pas le fait que le père noël n’existe pas, mais le fait que maman et papa m’ait menti qui me touche, et le pire dans ton ça, c’est que c’était un étranger qui m’avait révélé la vérité.

- Tout ça parce que les gens mentent bon sang ! Repris t’il en haussant du ton et des épaules.

reprit-il

Il souriait à présent, laissant entrevoir ces quelques dents abimés par je ne sais quels substances illicites.

quelles

Je savais lire depuis l’âge de 5 ans, et j’eus peu de mal décrypter ce qui était écrit sur la couverture. Il y’était inscrit en lettres dorées et stylisées : George Orwell, 1984.

Il y était...

Bon reprise du boulot. A plus tard



Avant de juger l'indien, Chausse ses mocassins

Hors ligne Mogdhorel

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  • Merci de ne pas lire cette phrase
Re : La seule, l'unique et véritable histoire de Freddy Noël
« Réponse #8 le: 10 Janvier 2014 à 22:46:25 »
Salut 'Darkso,

Tout d'abord, les trucs qui fâchent.
En premier, les trucs qui reviennent souvent lors du récit et que je ne me suis pas amusé à relever à chaque fois  ::) :

  • Il faut une espace avant les "!" et les "?"
  • Il y a beaucoup, mais beaucoup trop de "..." dans ton histoire
  • Il ne faut pas de majuscule après ":"
  • On écrit "il y a" et pas "il y'a" ou autre
  • Père Noël et pas "père noël", à moins que ça ne soit voulu pour démontrer le ressenti du narrateur

Citer
cette espèce gigantesque arnaque à ciel ouvert a pu devenir
de gigantesque

Citer
c’était Coca Cola
Coca-Cola

Citer
en une espèce de papy  bedonnant,
Citer
mascotte  alors que les petites boules
2x une espace en trop

Citer
On invites
invite

Citer
cela ne changerais
changerait

Citer
le bruit des caddies qui s’entrechoque
s'entrechoquent

Citer
mais j’aime réellement admirer ce spéctacle
spectacle

Citer
cette fois ci.
fois-ci

Citer
et ou il n’y a de place


Citer
c’est sans doutes
doute (puisqu'il n'y en a pas...  ::) )

Citer
un peu de gout
goût

Citer
à tous jamais,
tout

Citer
bien rempli
remplie

Citer
où nous habitons
habitions

Citer
sans parler de ces slogans hurlé et saturé
hurlés et saturés

Citer
mes sept et demis
demi

Citer
d’une métaphore aussi brillante que séminal
séminale (ça a beau être séminal, c'est UNE métaphore  ;) )

Citer
Etais-ce un choix
Etait-ce

Citer
certain Steeve l’aurait en conférence,
Steve

Citer
me parure un peu suspecte,
parurent

Citer
je le vis passé sous un bandeau
passer

Citer
et accélérais le pas
accélérai

Citer
il a dut


Citer
Lançât-il
lança-t-il

Citer
L’homme eu l’air
eut

Citer
il écarquillât
écarquilla

Citer
Et toi M’sieur le sois disant père noël, pourquoi t’es pas au pôle nord
m'sieur (je pense que c'est plus approprié)
pôle Nord

Citer
papa et maman me mentirait à moi ?
mentiraient

Citer
- Je ne sais pas trop quoi te dires,
dire

Citer
au moins 2h
deux heures (m'enfin !)

Citer
que la terre,
Terre

Citer
fronça un sourcille,
sourcil

Citer
et plutôt juste d’ailleur.
d'ailleurs

Citer
c’est six milliards mon hein,
Manque un mot

Citer
quelque chose avec un inconnue,
inconnu

Citer
m’interdisait tout contact avec cette espèce de gens
qu’elle qualifiait de très, très méchants.
Bug

Citer
faire tes propre choix,
propres

Citer
Alors faut pas que t’hésite
t'hésites

Citer
Repris t’il
reprit-il

Citer
je sais qu’on te la souvent posé mais
posée

Citer
mais maman dis
dit

Citer
La couverture semblait très abimés
abimée

Citer
ou peut être étais ce
était-ce

Citer
et tout le magasin vas
va

Citer
Les années passèrent et trépassèrent un peu le souvenir de Freddy Noël.
Mouais, trépassèrent ?

Citer
mais ne t’avise plus de remettre les pieds ici !
ça mériterait d'être mis entre guillemets

Citer
dans un internat reconnu comme très rigoriste
J'ai appris un mot !  :)

Il y a sûrement d'autres fautes que je n'ai pas relevées car je n'ai plus trop fait attention au bout d'un moment, histoire de ne pas me gâcher la lecture.

Il y a vraiment trop de fautes ou coquilles. Désolé, mais certaines sont un dues à un manque d'attention, et c'est dommage, surtout pour le lecteur (et correcteur  :D ).


Citer
J’étais désormais un adolescent pré-pubère, avec tout son lot de comédons et de rebellions que cela comporte.
J'aime cette phrase !

Alors, que dire...
Et bien, premièrement, j'ai vraiment aimé l'histoire. Je pensais m'attendre à un truc un peu acide, une histoire de crime ou de viol ( sais pas pourquoi :mrgreen:) mais en fait non, c'est un très jolie histoire, bien ficelée. Par contre, c'est pas vraiment un conte.

Sinon j'ai trouvé que tu t'attardais trop sur certains détails, comme le début qui est un peu longuet ou le passage à l'internat, qui au final, n'apporte pas vraiment quelque chose au récit mais le rallonge inutilement. Ça pourrait valoir le coup de faire ça pour étoffer les personnages mais plutôt dans le cadre d'un texte plus long amha.

Tu adoptes une manière, un phrasé un peu parlé qui est parfois un peu maladroit et du coup pas très beau à lire. Exemple, les phrases où tu ajoutes "un peu comme". Je pense qu'il y a d'autres manières d'expliciter les choses.

Ou encore :
Citer
Il faut que je vous dise que quand j’étais petit, j’habitais Nailloux,
"Il faut que je vous dise", mouais, un truc genre "Quelque chose d'important que vous devez savoir à mon sujet, c'est que quand...". Enfin, ça rallonge un peu, mais je trouve ça mieux, plus percutant. Bon c'est mon avis hein !

A l'inverse, d'une manière générale, j'ai beaucoup aimé tout ce que disait Freddy. C'était bien écrit, réaliste, percutant, ça donne vraiment de la profondeur au personnage. Exemples :
Citer
- C’est vrai que t’as une tête à être un peu perdu, par contre, t’as aussi la tête d’un môme qui sait où il ne veut pas aller, et ça en revanche, c’est au moins tout aussi important! Tu m’suis ?
Citer
- Il faut dire que t’es surement pas le gosse le moins bavard de ta génération…
Citer
- Eh bien, ton argumentaire est un peu vacillant… Mais je suis forcé d’admettre que t’es sacrément perspicace pour ton âge, et ton exposé tient carrément la route ! T’es pas bien grand, mais tu causes bien petit, et plutôt juste d’ailleur.

Dans la globalité, ton texte m'a marqué. Dans le sens qu'il m'a laissé vraiment laissé "une impression" et une bonne. Je ne sais pas trop comment expliqué ça, mais je sais que dans quelques années, je m'en souviendrai encore, un peu à l'image de certains textes du MDE qui sont restés gravés en moi. Et ça, ça c'est fort ! C'est quelque chose que personne n'enseigne et j'aurais d'ailleurs bien du mal à l'expliquer.

Ah oui ! Encore un truc, c'est dommage que tu ne racontes pas (juste une phrase aurait suffit), le coup de la dédicace aux haut-parleurs de Freddy  :D

Au plaisir au détour d'un de tes prochains textes !  ;)
« Modifié: 10 Janvier 2014 à 22:54:33 par Mogdhorel »
Vous commencez par un mot, puis un autre, puis vous écrivez une phrase et vous vous rendez compte qu'il n'y a aucune limite, que tout est possible.

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Re : La seule, l'unique et véritable histoire de Freddy Noël
« Réponse #9 le: 11 Janvier 2014 à 20:28:35 »
@Mogdhorel :

Tout d'abord, merci pour tes corrections, je vais m'y attarder incessamment sous peu, je ne laisserais pas ton fastidieux travail sans suite. Merci également d'avoir pris le temps de lire ce texte assez long.

Citer
Sinon j'ai trouvé que tu t'attardais trop sur certains détails, comme le début qui est un peu longuet ou le passage à l'internat, qui au final, n'apporte pas vraiment quelque chose au récit mais le rallonge inutilement. Ça pourrait valoir le coup de faire ça pour étoffer les personnages mais plutôt dans le cadre d'un texte plus long amha.

En fait pour être totalement honnête, le passage de l'internat et la lecture "révélation" du roman 1984 , lors d'interminables heures d'études, sont entièrement autobiographique, donc je tiens à laisser ça. Peut être devrais je l'amener différemment cela dit...

Citer
Alors, que dire...
Et bien, premièrement, j'ai vraiment aimé l'histoire. Je pensais m'attendre à un truc un peu acide, une histoire de crime ou de viol ( sais pas pourquoi :mrgreen:) mais en fait non, c'est un très jolie histoire, bien ficelée. Par contre, c'est pas vraiment un conte.

Toi, ça m'étonnerais pas que tu sois déjà tombé sur quelques uns de mes textes... :D


Citer
Dans la globalité, ton texte m'a marqué. Dans le sens qu'il m'a laissé vraiment laissé "une impression" et une bonne. Je ne sais pas trop comment expliqué ça, mais je sais que dans quelques années, je m'en souviendrai encore, un peu à l'image de certains textes du MDE qui sont restés gravés en moi. Et ça, ça c'est fort ! C'est quelque chose que personne n'enseigne et j'aurais d'ailleurs bien du mal à l'expliquer

Merci à toi, ça m'a touché le faite que ça t'es autant marqué, c'est trop d'honneur vraiment...

Je crois qu'en écrivant ce texte, je sentais qu'il était un peu particulier dans la panoplie déjà existante. Assez personnel, je parle de mon amour pour la lecture, mais aussi de mon côté humaniste, et cette affections toute particulière que j'ai pour ces "petite gens" qui passe parfois de peu à côté de la lumière. Il faut désacraliser les héros que l'on connait, les vrais héros résident tout près de nous, ce sont un voisin, une mère, le facteur ou une concierge, et les richesse d'un être humain ne réside pas dans un portefeuille bien remplit, mais dans se mesure à la hauteur d'une pensé, à la pureté d'une âme etc...

Bref, je vais m'arrêter là ou je vais encore m'envoler. Je me plaignais un peu avant ton message que l'éloge était rarement aussi prolifique que les critiques, et bien voilà mon égo servit... 8)

On en redemanderait presque si on était pas moins gourmand !


« Modifié: 11 Janvier 2014 à 20:34:08 par vinksdarkso »
"La fiction, c’est la part de vérité qu’il existe en chaque mensonge." Stephen King

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Re : La seule, l'unique et véritable histoire de Freddy Noël
« Réponse #10 le: 12 Janvier 2014 à 22:11:34 »
Citer
En fait pour être totalement honnête, le passage de l'internat et la lecture "révélation" du roman 1984 , lors d'interminables heures d'études, sont entièrement autobiographique, donc je tiens à laisser ça. Peut être devrais je l'amener différemment cela dit...
Alors c'est la meilleure des raisons pour le laisser.  ;)

Citer
Toi, ça m'étonnerais pas que tu sois déjà tombé sur quelques uns de mes textes...
Ah, ça doit être ça alors...  :mrgreen:

Citer
Je crois qu'en écrivant ce texte, je sentais qu'il était un peu particulier dans la panoplie déjà existante. Assez personnel, je parle de mon amour pour la lecture, mais aussi de mon côté humaniste, et cette affections toute particulière que j'ai pour ces "petite gens" qui passe parfois de peu à côté de la lumière. Il faut désacraliser les héros que l'on connait, les vrais héros résident tout près de nous, ce sont un voisin, une mère, le facteur ou une concierge, et les richesse d'un être humain ne réside pas dans un portefeuille bien remplit, mais dans se mesure à la hauteur d'une pensé, à la pureté d'une âme etc...
Je suis d'accord, et je pense que c'est ça qui m'a aussi marqué dans ton texte, le fait que Freddy, au-delà de son parcours qui paraît compliqué et pas toujours dans les bonnes moeurs, soit au fond quelqu'un de vrai, avec une vraie profondeur d'âme en quelque sorte...
Vous commencez par un mot, puis un autre, puis vous écrivez une phrase et vous vous rendez compte qu'il n'y a aucune limite, que tout est possible.

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Re : La seule, l'unique et véritable histoire de Freddy Noël
« Réponse #11 le: 16 Janvier 2014 à 18:38:10 »
Youyou,

Citer
je dois dire que cette petite sauterie annuelle à toujours tenu une place toute particulière dans mon cœur.
"a" et non "à"

Citer
et drapé d’un peignoir de chambre rouge à froufrou blanc.
Je verrais plutôt " aux froufrous blancs"

Citer
On invites même nos gosses à aller jouer au petit cheval sur ces genoux...
Pas de "s" à "On invite"

Citer
et dans le cas contraire, cela ne changerais pas d’un iota l’opinion que j’ai de lui à l’heure où j’écris ces quelques lignes…
"t" à "changerait"

Citer
Simplement pour écouter le bruit des caddies qui s’entrechoquent, les cris des enfants capricieux, admirer cette expression si particulière de désespoir, se dessinant sur le visage des pauvres mères dépitées par une trop longue file d’attente ou par l’attitude dédaigneuse de leur progénitures ingrates
En la lisant à voix haute, J'ai trouvé cette phrase un peu longue.

Citer
Mais pour être totalement honnête, il y’a une autre raison qui me pousse faire tout cela.
"Il y a" et "qui me pousse à faire tout cela".

Citer
ou les morts-vivants continuaient
"où"

Citer
il y'a les jouets aussi!
"il y a"

Citer
Ces jouets venus de contrées idylliques ou les enfants ont la chance de pouvoir travailler, et ou il n’y a de place ni pour les rires, ni pour les caprices.
"où" et "où"

Citer
prêt du lampadaire qui fait face à la devanture du magasin,
"près" et non "prêt"

Citer
qui redonne un peu de gout à nos cafés dégueulasse du matin
"goût" et "dégueulasses"

Citer
l’odeur du jus de ses chaussettes pourries que l’on fout sur nos cheminées le soir de Noël, comme un clin d’œil à nos durs labeurs quotidiens.
"de ces chaussettes"

Citer
mères noël
"Noël"

Citer
Certains diront que c’est ça la magie de Noël, moi, j’appelle simplement de la folie collective
Il manque quelque chose: "moi, j'appelle cela simplement de la folie collective"? ou "moi, je l'appelle simplement la folie collective".

Citer
la folie collective de Noël ! Ce n’est rien d’autre qu’un mensonge universel qui se perpétue de génération en génération, seulement légitimé par ce doux rêve qui consiste à croire qu’on vous donnera quelque chose dans la vie sans rien vous prendre en retour, mais réveillez-vous les enfants, parce qu’on vous prend vraiment pour les dindons de la farce !
J'aurais mis un point après "retour"

Citer
non loin de l’endroit où nous habitons à l’époque
Problème de temps avec le verbe habiter: "où nous habitions?"

Citer
Mon père, ma mère, étaient tout deux
Il me semble que c'est "tous deux"

Citer
Le choix du repas de réveillon
"du réveillon"

Citer
Moi, du haut de mes sept et demis,
Le mot "ans" a-t-il été laissé de côté volontairement? Ça passe...  ^^ En revanche pas de "s" à demi.

Citer
d’une tournée des bars anthologique.
Je trouve que "d'une anthologique tournée des bars" serait plus joli

Citer
sans parler de ces slogans hurlé et saturé par tous les hautparleurs du magasin
"hurlés et saturés"

Citer
ce lapin étaient une ode au mauvais gout…
"goût"

Citer
De ce bol jaillissait une espèce de geyser de lait, plus épais et brillant que de la semence masculine.
Appelle donc un chat un chat!! Tu ne nous ménages pas depuis le début, le mot "sperme" ne me choquerait pas ici.

Citer
Bien entendu, ce n’est pas le genre métaphore que j’aurais employé à l’époque
"de métaphore"?

Citer
J’avais remarqué autre chose d’étrange concernant tout ceci. L’aspect de la nourriture sur l’emballage était souvent moins
plutôt ":" que "." après "ceci" non?

Je reprends la lecture dès que j'ai un moment :)

"Il est puni. Quand, à l'école, on lui a demandé ce qu'étaient les suicidés, il a répondu : 'Les habitants de la Suisse.' " - Jean TEULE

Hors ligne boumbaba

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Re : La seule, l'unique et véritable histoire de Freddy Noël
« Réponse #12 le: 16 Janvier 2014 à 20:02:17 »
le papillon vert, j'ai trouvé que c'était passionnant à lire, mais y a un moment où j'ai faillit faire un claquage  :'(
c'était du dynamitage d'information ! Tout simplement parce que c'est frustrant à expliquer, j'ai faillit faire un claquage puisque tout ceci c'était déroulé avant, cependant le problème demeure, les fantômes !
« Modifié: 16 Janvier 2014 à 20:18:36 par boumbaba »
pensées pansantes et pensées à panser

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Re : La seule, l'unique et véritable histoire de Freddy Noël
« Réponse #13 le: 17 Janvier 2014 à 18:48:22 »
C'est reparti mon kiki:

Citer
père Noël
Majuscules on te dit!

Citer
Durant ce très court laps de temps de réflexion intense, mes parents avaient totalement disparu de mon champ de vision, et je compris bien vite qu’il me faudrait tenter quelque chose afin de me sortir de ce nouveau faux pas.
"tenter quelque chose afin de ..." C'est un peu lourd.

Citer
Il y avait là quelques mamies qui gigotaient leurs vieilles carcasses en tripotant celles d’autres animaux qui n’avaient pas eu la chance d’avoir une espérance de vie aussi longue que la leur, et qui étaient par conséquent emballés sous cellophane
La phrase est un peu longue et je trouve qu'il y a de la redondance avec le "qui"

Citer
Moi qui étais persuadé que maman m’avait menti, qui avait tant de fois douté de sa parole, le voilà qui se tenait là, à quelque mètres devant moi. Une preuve de plus s’il en fallait une, qu’il faut toujours écouter ce que disent nos parents.

Pareil que précédemment : trop de "qui"

Citer
C’était surement une des premières fois
sûrement

Citer
Je me mis donc à le suivre discrètement, slalomant entre les caddies et les grandes jambes des adultes, qui manquaient parfois de me balayer comme une vulgaire canette de trottoir.
Tu peux par exemple remplacer le "qui" par "manquant parfois de me faire balayer comme une vulgaire canette de trottoir". Ça permet d'alléger un peu.

Citer
Une fois arrivée au dehors, ou le vent glacial battait sadiquement les branches nues des arbres



Citer
C'était un Noël sans neige, comme il y'en à souvent dans le sud
Il y en

Citer
si ben que les voitures du parking était toutes embuées
Etaient

Citer
(qui était en fait un vulgaire sac à dos drapés d’une feutrine rouge)
pas de "s" à drapé

Citer
je marchai toujours derrière lui a pas prudent
à
et je mettrais peut-être marcher à l'imparfait plutôt qu'au passé simple  ;x

Citer
Une fois arrivé à sa hauteur, je réfléchis à la meilleur façon de l’aborder, et décidait de tirer fortement sur le tissu rouge de son pantalon,
décidai, ou à la rigueur décidais. Tout dépend du temps que tu souhaites employer. Mais le passé simple semble plus approprié ici.

Citer
seuls les cernes qui creusaient le creux de ses yeux, paraissaient témoigner d’une certaine lassitude. Le pauvre, il a dut passer la nuit à emballer des cadeaux de noël, pensais je naïvement.
Seules
pensais-je
Noël
il a dû

Citer
Et toi M’sieur le sois disant père noël
soi-disant
Père Noël

Citer
pourquoi t’es pas au pôle nord
pôle Nord

Citer
petits gars dans ton genre qui en ont suffisamment dans la caboche pour se permettre de faire dans la rhétorique
Je ne vois pas trop où il y a de la rhétorique  :-[

Citer
mais souvent on m’appel Tomate
 
On m'appelle

Citer
Vous savez, j’ai vraiment l’impression que vous n’êtes pas le vrai père noël !
Père Noël

Citer
Je n’eus pas le temps de finir ma démonstration que l’homme pouffait déjà d’un rire roque, dans fausse barbe de coton bon marché, ce qui eut pour effet de légèrement me vexer.
Dans sa fausse barbe?

Citer
Dis donc, t’as une carrière qui t’attends dans la police toi
qui t'attend

Citer
je ne suis pas le vrai père Noël ! Seulement mon boulot tu vois, c’est de lui ressembler, pour faire plaisir aux petits machins comme toi quand le père noël est en R.T.T. Tu comprends ?
Père Noël. Je ne vais pas citer chaque passage mais reprends le tout peut-être pour y remettre les majuscules ;)

Citer
Un silence suivit cet aveux, et l’homme du croire que j’étais extrêmement déçu, mais en fait c’était exactement l’inverse
dut

Citer
C’est vrai quoi, pourquoi papa et maman me mentirait à moi ?
mentiraient

Citer
Je ne sais pas trop quoi te dires, qu’est-ce que te dis ton cœur bonhomme?
pas de s à dire

Citer
avec un super avion à réaction! En plus, j’ai une mini-terre qui tourne à la maison, et la France est vraiment un pays tout rikiki alors que la terre, elle est vraiment énorme, pas vrai ?
Terre

Citer
T’es pas bien grand, mais tu causes bien petit, et plutôt juste d’ailleur.
d'ailleurs

Citer
ça parait
Paraît

Citer
ça n’aura pas plus d’incidence sur ma fiche paye que sur ta vie futur
future

Citer
Alors on va la jouer franc jeu tu veux ?
franc-jeu

Citer
Mais tu dois me promettre une seule chose: Tu dois me promettre de toujours garder le secret et de ne pas pleurer, c’est bien d’accord ?
Pas de majuscule après ":"

Citer
bien que maman m’interdisait tout contact avec cette race de gens
qu’elle qualifiait de très, très méchants.
Attention à ne pas être péjoratif en employant le mot "race", ou alors cite le dans une phrase que la mère pourrait dire, ou encore juste avec des ""

Citer
- Tout à fait sûr, il faut que tu te fasses un peu confiance dans la vie petit, et que tu écoutes ce que te dis ton cœur, et un peu tes tripes parfois !
Il y a un soucis avec "et un peu de tripes parfois!" : "aie un peu de tripes parfois"? Ou que tu mettes un verbe qui s'y rapporte plus tôt dans la phrase.

Citer
Alors faut pas que t’hésite
contraction de tu hésites donc "s"

Citer
Pourquoi il m'aurait menti à moi? Je ne comprends pas...
Ils m'auraient menti

Citer
ou alors parce qu'il préfère te faire croire quelque chose pour que tu fasse ce qu'il te disent, ou encore parce que tout le monde ment, alors ils suivent un peu le mouvement, comme les moutons dans un troupeau, tu vois ?
ils préfèrent
que tu fasses
ce qu'ils te disent

Citer
Ce n’étais bien sûr pas le fait que le père noël n’existe pas
ce n'était
Père Noël

Citer
que Maman et Papa
On retrouve plusieurs fois "papa et maman dans ton texte" : uu tu mets des majuscules partout ou tu n'en mets nulle part.

Citer
mais le fait que Maman et Papa m’ai menti qui m'avait touché

m'aient menti

Citer
c’est que la vérité m'avait été révélé par un inconnue.
révélée
inconnu

Citer
Fais pas cette tête gamin, je vais te dire, ce n’est pas si grave en vérité! Tant que toi tu sais écouter ton cœur. Et puis, ce n’était pas pour être méchant qu'ils ont fait ça, juste pour faire comme les autres, ou parce qu'ils pensaient bon de te vendre un peu de rêve… Tiens, je vais te faire une petite confidence sur ma vie. Ma mère à moi, elle m’avait toujours dis que mon père était crevé peu après ma naissance, et bah moi, je l’ai jamais cru ! Il faut dire aussi qu’elle forçait un peu sur la bouteille, ma vioc... Bref, toujours est-il que ce n’est que vingt-cinq ans plus tard que je me enfin décidé à chercher la vérité. Et bah devine quoi ?
Il manque le "-" pour la prise de parole du vieil ivrogne  :noange:
"que mon père était crevé" > "que mon père avait crevé"?
" que je me enfin décidé à chercher la vérité. Et bah devine quoi ?" > "que je me suis enfin décidé"

Citer
Je suis passé à ça de pouvoir lui parler tu te rends comptes
pas de s à compte

Citer
Ça veut dire que ma folle de mère m’avait belle et bien mentit
menti
bel et bien (locution adverbiale donc invariable)

Citer
Et le pire dans tout ça, c’est que j’appris plus tard lui que c’est lui qui s’était fait blouser par ma vieille
Problème de concordance de temps avec "que j'appris"

Citer
cette fameuse vérité sensé sortir de la bouche des enfants.
censée

Citer
Repris t’il en haussant du ton et des épaules.
Reprit-il

Citer
je sais qu’on te la souvent posé mais j’ai bientôt fini ma clope, et après je te ramène à tes parents…
"on te la souvent posé" > auxiliaire avoir donc "on te l'a"
et posé quoi? en fonction de la phrasé "posé" sera accordé si besoin

Citer
mais maman dis
Maman ou maman?
dit

Citer
plutôt allez jouer
aller jouer

Citer
Qu’est-ce que t’en dis, c’est noël non ?
Noël

Citer
laissant entrevoir ces quelques dents abimés par je ne sais quels substances illicites
ses quelques dents
quelles substances

Citer
La couverture semblait très abimés
abimée

Citer
et j’eu peu de mal décrypter ce qui était écrit sur la couverture
j'eus
à décrypter

Citer
Il y’était inscrit en
Il y était

Citer
en attendant d’avoir tes premiers poils aux mentons
Il a plusieurs mentons ????  :P > poils au menton

Citer
Il y’avait désormais
Il y avait

Citer
ou peut être étais ce de la nostalgie
peut-être
était-ce

Citer
qui s'écrasât mollement sur le sol verglacé.
s'écrasa (passé simple)

Citer
via ces foutus hautparleur du supermarché
hautparleurs

Citer
veuillez le récupéré au plus vite ou nous appellerons les service sociaux! "
récupérer

Citer
Mes parents n'avait pas vraiment apprécié la petite plaisanterie de Freddy, et quand me récupérèrent quelques minutes plus tard, ils n’adressèrent pas même un regard ou un merci envers Freddy Noël, qui n’avait pas vraiment l’apparence d’une personne convenable, il faut bien dire.
Mes parent n'avaient
et quand "ils" me récupérèrent..?
il faut bien le dire
Phrase un peu longue avec un  "qui" un peu maladroit

Citer
et j’eu à peine le temps faire un signe à Freddy
j'eus

Citer
mais ce qu’il me légua au court de ce soir là
J'écrirais simplement "ce qu'il me légua ce soir là"

Citer
resta gravé en moi pour toujours.
Ici le passé simple pour rester ne me semble pas approprié. L'action n'est pas terminée vu que c'est toujours gravé en toi. Il y a un soucis de concordance de temps.

Citer
après tout il avait bien dit écoutes ton cœur (et tes tripes !)
Il faut mettre des "" quand tu cites des dires...

Citer
et il me sembla bien trop compliqué et ennuyant
ennuyant ou ennuyeux?

Citer
que je tombais sur l’antique ouvrage
je tombai (action soudaine)

Citer
et les conseillères de désorientation
Ça me rappelle des souvenirs  ::)

Citer
« intellectuellement reposant » aurait été une définition qui aurait également pu me convenir.
Tu veux dire que les métiers manuels ne demandent aucun effort cérébral????  :-\
En revanche la répétition de "aurait" rend la phrase maladroite

Citer
j’eut le temps de me consacrer à la lecture de 1984
j'eus

Citer
le semi-clodo qu’il était est souvent eut l’impression d’être important pour qui que soit, mais je suis persuadé qu’il aurait été heureux d’apprendre tout ça.
Eut souvent l'impression d'être...
qui que ce soit


Voilà! J'ai peut-être loupé 2-3 trucs. Essaye de revoir la concordance des temps aussi!

En ce qui concerne le fond:

C'est une jolie histoire bien amenée et complète. On s'y croit et on se met très vite dans l'ambiance. Tu arrives à nous transmettre beaucoup de choses! En revanche, j'aurais aimé en savoir un peu plus sur l'épisode de l'internat et aussi sur ce qui concerne tes premières lectures, comment t'es-tu construit par rapport à tout ça? Et que te procures l'écriture? On a envie d'en savoir plus sur la fin!

Au plaisir p'tit con  ;D











 
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Re : La seule, l'unique et véritable histoire de Freddy Noël
« Réponse #14 le: 23 Janvier 2014 à 01:45:11 »
@Boumbaba: Merci pour ta lecture, j'avoue qu'après avoir bien regardé, j'ai du mal à saisir le fond de ta pensée, n'hésites pas à développer. Si par fantôme tu sous entends fantômes du passé, il y'a un peu de cela en effet. Par contre je n'ai pas saisie pourquoi ce papillon vert s'était posé dans ta phrase, mais chaque lecteur est libre d'interpréter avec sa propre subjectivité...

@ Mogdo: C'est vrai que j'aurais pu développer tout ça, mais mon objectif était avant tout de raconter une histoire, pas forcément de me raconter moi, d'ailleurs le texte n'a pas vocation à être autobiographique (du moins pas entièrement, à vous de démêler le vrai du faux si cela vous intéresses). Il s'agit donc d'un personnage qui raconte une histoire, pas que la sienne, celle de sa rencontre avec Freddy.
"La fiction, c’est la part de vérité qu’il existe en chaque mensonge." Stephen King

 


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