N'y a-t-il pas toujours un peu de soi dans un texte que l'on rédige?
Est-ce que l'encre du plumier n'est pas constitué de nos propres sentiments, turpitudes, questionnements et autres aspects liés à notre personnalité?
Peut-on séparer l'auteur de l'ouvrage?
Partant de ce postulat on admet volontiers que l'appréciation d'un texte ou d'une histoire nous relie à son "créateur".
je crois qu'on a un sujet quelque part sur cette question, faudrait le retrouver.
Je pense que l'écriture est souvent (mais pas toujours) influencée par ce qu'on vit, notre façon de voir les choses etc. Pour autant, un texte reste une création, une fiction, on élabore quelque chose avec des mots qui transforme ce qu'on peut ressentir. Parce qu'entre ce qu'on pense et ce qu'on dit, y a un monde. Y a une part de fake dans la littérature qu'on ne peut pas complètement occultée. Du coup, non," l'auteur" est bien souvent une représentation du texte, une construction, un personnage, un rôle qu'on joue. Ici, on utilise des pseudo, c'est déjà une preuve que c'est nous et pas vraiment nous qui nous exprimons. Bref, je pense que faire la distinction entre "l'auteur" et la personne, c'est primordial. C'est la même personne (personne au sens physique) qui a écrit
Les Misérables et
les Orientales. Pour autant est-ce le même "auteur" ?