Cherchant l'inspiration dans mon rêve éthéré,
Je découvre une fée survolant mon lit vide.
Devant cette vision, mon âme s'est terrée
Craignant l'apparition vaporeuse et livide.
Rêve ou réalité ? Le poème ou l'épître ?
Germent alors ces mots qui peuplent les vieux contes,
Mais rien pour les relier. Faut-il que je les compte,
Ou dois-je les laisser tandis qu'ils font les pitres ?
Un troublant désarroi hante mes écrits vains
Pendant que dans les airs, l'inspiration s'amuse.
De quel exceptionnel clos sans âge ma muse
Tire-t-elle le vin divin des écrivains ?
Puis soudain c'est l'horreur, l'esprit désenchanté
Dicte son infamie à mon corps enchanté.
Afin de découvrir les bijoux de ma fille,
Le marchand de sable pousse des cris d'orfèvres,
Un chant des six reines à mordre la soupière,
Qui fait la peau lisse dans la mauvaise tempe.
Se crêper le nichon auprès du poteau rose,
Dieu reconnaîtra les seins sans coût, ça fait rire !
Répugnante entité ! Elle avilit mon art,
Lave mon affliction des douces moisissures
Qui squattent mon cortex tels de vils salonnards ;
Je vais t'éliminer d'un jet de vomissures.
Spasmes libérateurs, défoncez-moi la glotte !
Ma gangue ensevelit les ailes lumineuses
D'un mélange de fruits et de légumineuses.
Nom de dieu, plus jamais je ne boirais de flotte…