Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Jean-Yves

Auteur Sujet: Jean-Yves  (Lu 8752 fois)

World End Girlfriend

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Re : Jean-Yves
« Réponse #30 le: 12 Décembre 2013 à 23:28:03 »
Bah si quand même, pourquoi s'en cacher  :P
Cela dit, j'en ai profité pour commenter autre chose (comme ça tout le monde est content).

Hors ligne Thérébentine

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Re : Jean-Yves
« Réponse #31 le: 12 Décembre 2013 à 23:39:09 »
 ;D Je disais bien aussi!
Pourquoi j'ai commenté ton texte à ton avis?
"Faites des bêtises, mais faites les avec enthousiasme" Colette

Hors ligne Loïc

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Re : Jean-Yves
« Réponse #32 le: 31 Mars 2014 à 15:34:32 »
Citer
Les gens l'aimaient bien Jean-Yves

Je vois l'effet que tu veux rendre mais je trouve quand même que le l' est en trop. Ça fonctionne pas vraiment en l'état.

Citer
Pourquoi Jean-Yves se serait-il sauvé? Pourquoi l'aurait-on kidnappé?

Manque une espace avant les points d'interrogation

Citer
refusant au Samu social de l'emmener dans un foyer pour y passer la nuit  malgré les températures extrêmes : Jean -Yves allait revenir, c'est sûr !

La première partie de la phrase sonne vraiment bizarrement. Pour la fin, il faudrait plutôt mettre "c'était", non ?

Citer
Le froid se faisait de plus en plus mordant

se faisant ?

Citer
Date à laquelle Balthazar recueillit Jean-Yves après qu'une chienne eut choisi de mettre bas sous son abribus, sur son matelas, dans sa couette et ce, une veille de Noël.

Ça sonne vraiment bizarrement et pas très agréablement après le point précédent ; et je trouve la phrase un peu embrouillée. Faudrait peut-être voir si elle peut pas être construite autrement.

Citer
" Jamais il n'y aura de taffiole sous mon toit! Tu vas nous ramener le SIDA avec tes conneries !  "

Il me semble que les espaces après la première guillemet et avant la dernière sont en trop.

Citer
Au début, quelques copains l'hébergeaient, et peu à peu, ils se sont mis en ménage

Un petit problème de concordance des temps.

Citer
jusqu'à ce que le syndrome de Korsakoff ne rongea

Tu es sûre de ta conjugaison ?

Citer
Sylvain fut mis en terre avec un joli costume gris. La marche funèbre de Chopin résonna dans l'Eglise, ce fut un enterrement très émouvant. Toute la famille était là, les amis d'enfance de Sylvain, les voisins.  Sur sa tombe des petites plaques gravées "A notre fils bien aimé", "A notre ami", des gerbes de fleurs par dizaines. C'était vraiment très beau à voir.

J'hésite un peu sur la façon de lire ce passage. Si c'est ironique il faudrait forcer un peu le ton dessus.

Lecture globalement agréable mais que je n'ai pas trouvée transcendante. La construction d'un certain nombre de phrases mériterait d'être retravaillée et l'histoire est sympathique mais sans non plus beaucoup de suspense.
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Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
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Hors ligne Kanimp

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Re : Jean-Yves
« Réponse #33 le: 31 Mars 2014 à 16:16:14 »
Magnifique texte, fluide qui captive du début jusqu'à la fin.
A un tel point que les trois incohérences que j'ai trouvé sont reléguée à c'est pas grave.

Balthazar quite le domicile suite à une dispute avec son père qui ne veut pas de gens avec le Sida chez lui.
Comme il a attrapé autrement et il y a vingt ans il n'y avait pas de remède, c'était une maladie mortelle rapide.
Où les premier traitements avaient déjà vu le jour et étaient impayable pour lui et ne pouvait pas prolonger son existence.
Le statu de SDF ne devrait faire qu'accélérer la rapidité du décès.

Une chienne qui met bat et toujours dangereuse car elle va défendre ses jeunes.
Balthazar ne peut pas la conduire avec ses chiots chez le vétérinaire, comme dit, la chienne l'attaquerait.
Il y a un temps de 8 semaines (je crois) avant que le chiot puisse être séparer de sa mère.
Ce délai ne semble pas être respecté dans le texte.
Note: que rien n'empêche Balthazar de s'occuper de la chienne avant de la conduire chez le vétérinaire. Ce qui est je crois la nature du personnage.

Il meurt avec à cause du "syndrome de Korsakoff". Cela peut ne pas être incohérent.
Mais ignorant ce que c'était, j'ai lu en diagonale la définition wiki et il en meurt dans la partie du texte où il est peu probable qu'il l'attrape.
Alors que tout le texte est proche d'un conte, ici il fait une référence directe à un bouquin de médecin.
Jr trouve qu'il serait plus confortable de décrire comment il est mort "en perdant son esprit entre deux personalités"

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Hors ligne Thérébentine

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Re : Jean-Yves
« Réponse #34 le: 31 Mars 2014 à 18:29:55 »
Merci pour vos lectures et "conseils".

@Loïc : Navrée de ne pas t'avoir transcendé.  :P Pour moi, la conjuguaison ( partout) est correcte. Si je changeais le temps où que ce soit, le sens ne serait plus celui que je veux donner. Pour le passage de l'enterrement, il me convient bien comme ça.  Juste, pour Chopin, c'est quand même LA musique la plus courante aux enterrements. Sauf que : Chopin était homosexuel et l'église n'accepte pas les homosexuels ( comme le père). C'était un petit clin d'œil, je ne voulais pas insister dessus plus que ça.

@Kanimp: je suis heureuse que mon texte te plaise. ^^
Pour les incohérences :
- son père ne le vire pas parcequ'il a le SIDA, il le chope plus tard(  lors d'un échange d'aiguilles que je ne raconte pas).
-pour la chienne qui met bas, je ne suis pas experte, mais je ne m'imaginais pas qu'il allait chez le véto tout de suite. Après 8 semaines ça fait un peu long mais ça ne fait qu'une bouche à nourrir ( puisque les chiots boivent le lait de leur mère). Pour l'agressivité, je me dis que Balthazar sait y faire avec les chiens et si elle a choisi sa couche pour mettre bas, c'est qu'elle l'aime bien. Enfin voilà, j'espère que ça devient plus cohérent. Pfiou!
-Alors, la maladie de Korsakoff, si je dis pas de conneries, c'est une complication de l'alcoolisme chronique ET du SIDA. Ceci dit, pas très logique de mourir d'une démence alors que d'un acte occasionné par une démence ce serait déjà plus probable... Excellente question donc, il faut que j'y  réfléchisse.
« Modifié: 31 Mars 2014 à 22:05:02 par Thérébentine »
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Hors ligne Nahlia

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Re : Jean-Yves
« Réponse #35 le: 31 Mars 2014 à 19:24:05 »
J'en ai presque eu les larmes aux yeux, tiens. Je ne sais pas si c'est parce que je suis trop sensible ou parce que c'est bien écrit (je dirais surement un peu des deux), en tout cas c'était un texte touchant qui m'a rappelé l'histoire de Hachi, un chien qui attend tous les jours son maître à la gare même après que celui-ci trouve la mort (mais le contexte est bien différent, pas de SDF quoi). Bizarre, parfois les histoires avec des animaux m'émeuvent plus que celles avec des humains...
Je ne suis pas assez exigeante pour te reprocher les incohérences de ton texte (pour ne pas dire que j'aurais été bien incapable de les remarquer, haha).
Enfin voila, c'est un petit texte joliment écrit et que j'ai bien apprécié :)

Hors ligne Thérébentine

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Re : Re : Jean-Yves
« Réponse #36 le: 31 Mars 2014 à 22:09:55 »
La fin m'a fait un peu penser à ça.
Hachikô

Je sais pas si tu connais.

Merci Nahlia pour ton commentaire. Je suis heureuse que ce texte t'ait ému, c'est que tu l'as compris. :)
Comme tu peux le voir, tu n'es pas la seule à avoir pensé à ce chien célèbre. ^^
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Kalhem

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Re : Jean-Yves
« Réponse #37 le: 01 Avril 2014 à 07:50:52 »
J'ai aussi beaucoup aimé ce texte ! J'arrête pas de penser à ce pauvre petit Jean-Yves qui doit croire que son maitre l'a abandonné.  :'(

Citer
Et puis, un jour, Balthazar se réveilla et Jean-Yves n'était plus là. [...]  Il questionna les gens, personne n'avait vu de petit caniche noir avec un manteau à carreaux.

Dès le début j'ai eu les larmes au yeux ! Comme Cassandre les histoires avec les animaux ça me touche beaucoup, mais si en plus c'est un chien !  :'(



Hors ligne Thérébentine

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Re : Jean-Yves
« Réponse #38 le: 01 Avril 2014 à 08:45:52 »
Merci Cassandre et Kahlem pour vos retours positifs. :)
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
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Verasoie

  • Invité
Re : Jean-Yves
« Réponse #39 le: 01 Avril 2014 à 22:36:17 »
Méééé c'est triste comme histoire ='(

Voilà moi j'ai le cerveau en yaourt à force de lire et du coup tu me l'as fait fondre par les yeux u_u

(Hahaha allez chercher du sens ailleurs vous n'en aurez pas ici).

Bref j'ai surtout aimé que le personnage de Balthazar ne soit pas cliché. Ça m'étonne pas quand tu dis que tu t'inspires de gens avec qui t'as pu parler, même si son histoire est abordée très rapidement elle est crédible pour moi. Y'a pas d'apitoiement, y'a pas de dénonciation, c'est juste l'histoire de quelqu'un. Et ça j'ai beaucoup aimé.

Hors ligne Thérébentine

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Re : Jean-Yves
« Réponse #40 le: 01 Avril 2014 à 23:49:29 »
Merci Véra pour ton com´. ^^
Tu as le cerveau en yaourt parceque tu gibètes?
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Hors ligne Milora

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Re : Jean-Yves
« Réponse #41 le: 03 Mai 2014 à 12:26:29 »
Lu à l'occasion du Tournoi !

Je suis mitigée, je l'avoue. D'un côté, je trouve l'histoire certes classique mais émouvante, en particulier la toute fin avec le chien. Mais d'un autre côté, le style froid et distant m'a empêchée d'entrer dedans. Je suis d'accord que sur une thématique pareille, en faire trop dans le pathos aurait décrédibilisé le texte. Mais là j'aurais voulu sentir plus l'attachement de Balthazar pour Jean-Yves, en particulier au moment où le chien disparaît. C'est assez froid dans le texte, vite dit et puis on passe à autre chose. L'autre moment qui m'a semblé trop expédié, c'est le moment où Balthazar rentre chez lui. Alors, là, je trouve que la distance se justifie, et tu en dis pile ce qu'il faut pour qu'on comprenne sans le dire. Mais je trouve que ça va un peu vite, ça ne laisse pas le temps au texte d'imprégner le lecteur, du coup ça limite l'impact émotionnel du passage.

Bref, à mon avis, l'histoire est bien menée mais mériterait d'être un peu lissée par endroits, encore. :)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Anlor

  • Invité
Re : Jean-Yves
« Réponse #42 le: 05 Mai 2014 à 02:21:43 »
Bonjour bonjour, je commente !

Dans le détail :
C'était l'être qu'il chérissait le plus, son petit chien. Les gens l'aimaient bien Jean-Yves, et chacun lui amenait un petit cadeau : un manteau tricoté main, une poignée de croquettes, un os à moelle, un petit jouet.
ça fait beaucoup de petits d'un coup ça !

Ce petit duo était heureux comme ça, libre, dans la rue. Parfois Balthazar jouait du violon et Jean -Yves faisait le loup.
espace en trop (mais en fait je crois que Tomoyo les a déjà relevés ; ce serait cool, si t'as le temps, de corriger ça  ^^ )

Disparu !
j'aime pas trop cette exclamation au milieu de ta narration, je trouve que ça détonne un peu

Pourquoi Jean-Yves se serait-il sauvé? Pourquoi l'aurait-on kidnappé?
espace avant les points d'interrogation

Il alla à la SPA voir si quelqu'un l'avait ramené. Personne.
Balthazar attendit encore une semaine, refusant au Samu social de l'emmener dans un foyer pour y passer la nuit  malgré les températures extrêmes : Jean -Yves allait revenir, c'est sûr !
c'était sûr ? (ça fait bizarre que les temps ne soient pas concordants)

Le froid se faisait de plus en plus mordant, la chaleur de Jean-Yves lui manquait terriblement et il lui semblait ne jamais avoir enduré un hiver si rude depuis dix  ans. Date à laquelle Balthazar recueillit Jean-Yves après qu'une chienne eut choisi de mettre bas sous son abribus, sur son matelas, dans sa couette et ce, une veille de Noël.
euh, je suis pas sûre tu puisse mettre un point avant le date. Enfin, c'est pas très correct grammaticalement, et pas franchement pratique pour la compréhension
hum, bon, la veille de Noël, c'est vraiment nécessaire ? Parce qu'à force de bouquet final trop-mignon, on finit par rentrer dans le cliché  :-[

C'est ainsi que Jean-Yves entra dans la vie de Balthazar.
ben du coup ce paragraphe commence par "Date à laquelle Balthazar recueillit Jean-Yves après que bla bla bla", c'est peut-être pas nécessaire de nous rappeler quelques lignes plus bas qu'on parle de comment Jean-Yves est arrivé là.


Quand il se réveilla, Jean-Yves était auprès de lui, dans la chambre d'hôpital. Il l'appelait : " Jean-Yves ! Jean-Yves ! Viens mon garçon ! "
(on démêle vite les pronoms, mais logiquement, avec le "il" et un imparfait dans ta deuxième phrase, on comprend plutôt que c'est Balthazar qui se réveille pendant que Jean-Yves appelle)

"Allons, viens mon garçon! Viens voir papa! Tu m'as fait une de ces peurs! J'ai cru que je ne te reverrais plus jamais!"
espace avant les points d'exclamation


Ils semblaient sous le choc, Balthazar ne les reconnaissait pas, lui non plus d'ailleurs ne se reconnaissait pas.
il est étrange, ce dernier bout de phrase ; quand on parle du miroir, je veux bien, mais là ça sonne un peu hors de propos (enfin, ça sonne "j'ai mis ça là pour le jeu sur les mots", c'est dommage)

Sylvain fut mis en terre avec un joli costume gris. La marche funèbre de Chopin résonna dans l'Eglise, ce fut un enterrement très émouvant.
c'est sûr que dit comme ça on a un peu de mal à s'en rendre compte  :o

  Toute la famille était là, les amis d'enfance de Sylvain, les voisins.  Sur sa tombe des petites plaques gravées "A notre fils bien aimé", "A notre ami", des gerbes de fleurs par dizaines. C'était vraiment très beau à voir.
pour moi ça fait surtout très faux, mais je suis pas sûre que cette phrase soit ironique. Elle l'est ?


Il fait le loup  pendant quelques minutes et rentre chez la vieille dame quand les humains se mettent à lui filer des coups de pieds pour qu'il arrête de gueuler.
"il fait le loup" x 2 dans ce paragraphe

Pas dans le détail :
Ben moi j'ai pas vraiment accroché  :-[
Enfin, je trouve le début très (trop ?) gentillet. Enfin, ça me parait totalement irréaliste qu'un mec à la rue coule des jours pépères entre les cadeaux des gens tous gentils et son sida qui reste mignon pendant 20 ans. J'veux dire, c'est lisse, c'est très lisse pour quelqu'un qui est parti sur un coup de tête de chez lui, qui s'est retrouvé peu à peu malade à la rue et qui devient fou.
Il y a des choses que je trouve très clichés : la gentillesse des passants pour le bon clodo, les chiots la veille de Noël par exemple et d'autres qui me mettent mal à l'aise parce que je ne vois pas bien comment on peut écrire ça sans ironie (tout le paragraphe de l'enterrement où ton narrateur répète que c'est bien beau, bien émouvant avec toute la famille alors que le gars il est à la rue depuis 20 ans mais tout le monde s'en fout, j'trouve ça plutôt grinçant).
Enfin bref, pour moi ça joue trop sur le "joliment triste" et au final, on n'entre jamais vraiment dans la folie de Balthazar ou le désespoir de Jean-Yves (je sais pas, je dis ça comme ça, ça aurait pu être une piste à explorer), et ça reste assez plat.

Merci pour la lecture en tout cas et au plaisir de te relire !
 ^^

Ah, et je voulais juste réagir à ça :
Citer
C'est vrai qu'il faut éviter de tomber malade parcequ'un petit rhume peut vite dégénérer, mais , sans être experte en SDF, je pense pas que les gens qui dorment dehors soient plus malades que ceux qui vivent dans des maisons. Je dirais même que, comme ils ne sont pas tellement en contact direct des gens, y'a des chances qu'ils tombent moins malades au final.
j'ai du mal à croire qu'en vivant à la rue, dans le froid, avec une hygiène approximative et des repas à base de bibine et de trucs pas chers (donc hors légumes, viandes etc.) tes défenses immunitaires s'en sortent très bien.  |-|
« Modifié: 05 Mai 2014 à 15:30:21 par Anlor »

Hors ligne Thérébentine

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Re : Jean-Yves
« Réponse #43 le: 05 Mai 2014 à 05:26:29 »
 :mrgreen: Donc tu trouves mon texte lisse, cliché et assez plat?
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
"Faites des bêtises, mais faites les avec enthousiasme" Colette

Hors ligne Thérébentine

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Re : Re : Jean-Yves
« Réponse #44 le: 05 Mai 2014 à 19:04:20 »
Merci Mil et Anlor pour vos lectures et corrections/commentaires/tout ça.

Comme je suis super vexée je fais un double post pour protester. ( vous verrez quand j'entrerai à l'académie française, le prix Goncourt entre les dents...)

Dans le détail :
C'était l'être qu'il chérissait le plus, son petit chien. Les gens l'aimaient bien Jean-Yves, et chacun lui amenait un petit cadeau : un manteau tricoté main, une poignée de croquettes, un os à moelle, un petit jouet.
ça fait beaucoup de petits d'un coup ça !

Je me demande si on a dit ça à Dutronc quand il a chanté sa chanson pour la première fois.

Ce petit duo était heureux comme ça, libre, dans la rue. Parfois Balthazar jouait du violon et Jean -Yves faisait le loup.
espace en trop (mais en fait je crois que Tomoyo les a déjà relevés ; ce serait cool, si t'as le temps, de corriger ça  ^^ )
Tout à fait.  :-¬?


Disparu !
j'aime pas trop cette exclamation au milieu de ta narration, je trouve que ça détonne un peu
Ben moi j'aime bien. Ça fait un petit peu comme une disparition magique. Comme l'apparition.


Pourquoi Jean-Yves se serait-il sauvé? Pourquoi l'aurait-on kidnappé?
espace avant les points d'interrogation
c'est juste pour embêter ma voiture garoute préférée


Il alla à la SPA voir si quelqu'un l'avait ramené. Personne.
Balthazar attendit encore une semaine, refusant au Samu social de l'emmener dans un foyer pour y passer la nuit  malgré les températures extrêmes : Jean -Yves allait revenir, c'est sûr !
c'était sûr ? (ça fait bizarre que les temps ne soient pas concordants)
est ce que : "il va revenir, c'est sur!" te conviendrait mieux?


Le froid se faisait de plus en plus mordant, la chaleur de Jean-Yves lui manquait terriblement et il lui semblait ne jamais avoir enduré un hiver si rude depuis dix  ans. Date à laquelle Balthazar recueillit Jean-Yves après qu'une chienne eut choisi de mettre bas sous son abribus, sur son matelas, dans sa couette et ce, une veille de Noël.
euh, je suis pas sûre tu puisse mettre un point avant le date. Enfin, c'est pas très correct grammaticalement, et pas franchement pratique pour la compréhension
hum, bon, la veille de Noël, c'est vraiment nécessaire ?
Parce qu'à force de bouquet final trop-mignon, on finit par rentrer dans le cliché  :-[
A la base, je voulais écrire un conte de Noël qui s'est transformé en ça.oui c'est indispensable. Ce qui est incroyable dans le truc c'est pas tant qu'une chienne vienne mettre bas sur un vieux matelas. C'est que ça arrive une veille de Noël, c'est un signe du destin.  Pour "date" faut que je corrige.


C'est ainsi que Jean-Yves entra dans la vie de Balthazar.
ben du coup ce paragraphe commence par "Date à laquelle Balthazar recueillit Jean-Yves après que bla bla bla", c'est peut-être pas nécessaire de nous rappeler quelques lignes plus bas qu'on parle de comment Jean-Yves est arrivé là.
Si,si, c'est important.



Quand il se réveilla, Jean-Yves était auprès de lui, dans la chambre d'hôpital. Il l'appelait : " Jean-Yves ! Jean-Yves ! Viens mon garçon ! "
(on démêle vite les pronoms, mais logiquement, avec le "il" et un imparfait dans ta deuxième phrase, on comprend plutôt que c'est Balthazar qui se réveille pendant que Jean-Yves appelle)
mouais...


"Allons, viens mon garçon! Viens voir papa! Tu m'as fait une de ces peurs! J'ai cru que je ne te reverrais plus jamais!"
espace avant les points d'exclamation
spéciale casse dédi à 7l qui ne supporte pas ça non plus je crois


Ils semblaient sous le choc, Balthazar ne les reconnaissait pas, lui non plus d'ailleurs ne se reconnaissait pas.
il est étrange, ce dernier bout de phrase ; quand on parle du miroir, je veux bien, mais là ça sonne un peu hors de propos (enfin, ça sonne "j'ai mis ça là pour le jeu sur les mots", c'est dommage)
C'est super important aussi. Cette notion de se sentir étranger à soi même et de ne pas "reconnaître" ses propres parents. Il n'y a pas de jeu de mot.

Sylvain fut mis en terre avec un joli costume gris. La marche funèbre de Chopin résonna dans l'Eglise, ce fut un enterrement très émouvant.
c'est sûr que dit comme ça on a un peu de mal à s'en rendre compte  :o

  Toute la famille était là, les amis d'enfance de Sylvain, les voisins.  Sur sa tombe des petites plaques gravées "A notre fils bien aimé", "A notre ami", des gerbes de fleurs par dizaines. C'était vraiment très beau à voir.
pour moi ça fait surtout très faux, mais je suis pas sûre que cette phrase soit ironique. Elle l'est ?

Je réponds pour les deux petites remarques parceque c'est lié.C'est décalé/grinçant évidemment.  Ce sont des comportements dictés par les apparences. Je le raconte comme ça parceque je veux que ça sonne faux. 


Il fait le loup  pendant quelques minutes et rentre chez la vieille dame quand les humains se mettent à lui filer des coups de pieds pour qu'il arrête de gueuler.
"il fait le loup" x 2 dans ce paragraphe
je la trouve bien ma phrase, tu aurais fait comment pour faire passer ces deux idées?


Pas dans le détail :
Ben moi j'ai pas vraiment accroché  :-[
Enfin, je trouve le début très (trop ?) gentillet. Enfin, ça me parait totalement irréaliste qu'un mec à la rue coule des jours pépères entre les cadeaux des gens tous gentils et son sida qui reste mignon pendant 20 ans. J'veux dire, c'est lisse, c'est très lisse pour quelqu'un qui est parti sur un coup de tête de chez lui, qui s'est retrouvé peu à peu malade à la rue et qui devient fou.
Alors, je n'ai jamais dit qu'il coulait des jours pépères. Je n'ai jamais dit qu'il avait le SIDA depuis 20ans. Je n'ai jamais dit qu'il avait toujours été en bonne santé. Et je suggère que la maladie (je ne parle pas du Sida) se déclenche à partir du moment où il perd son compagnon à quatre pattes-cadeau de Noel trop mimi. D'ailleurs j'ai choisi un caniche pour le côté chien-chien à sa mémère. Enfin passons...

Il y a des choses que je trouve très clichés : la gentillesse des passants pour le bon clodo, les chiots la veille de Noël par exemple et d'autres qui me mettent mal à l'aise parce que je ne vois pas bien comment on peut écrire ça sans ironie (tout le paragraphe de l'enterrement où ton narrateur répète que c'est bien beau, bien émouvant avec toute la famille alors que le gars il est à la rue depuis 20 ans mais tout le monde s'en fout, j'trouve ça plutôt grinçant).

Enfin bref, pour moi ça joue trop sur le "joliment triste" et au final, on n'entre jamais vraiment dans la folie de Balthazar ou le désespoir de Jean-Yves (je sais pas, je dis ça comme ça, ça aurait pu être une piste à explorer), et ça reste assez plat.
C'est un texte très court. J'aime bien faire dans la subtilité( si si!),  je pense que j'ai réussi à suggérer beaucoup de choses.La folie de Balthazar n'est pas très importante. Il est dans une autre réalité. Il vit chez des gens qu'il ne connaît pas, il se raccroche à sa bouée de sauvetage : son petit chien. Ça le rassure.


Merci pour la lecture en tout cas et au plaisir de te relire !
 ^^

De rien! ;)

Ah, et je voulais juste réagir à ça :
Citer
C'est vrai qu'il faut éviter de tomber malade parcequ'un petit rhume peut vite dégénérer, mais , sans être experte en SDF, je pense pas que les gens qui dorment dehors soient plus malades que ceux qui vivent dans des maisons. Je dirais même que, comme ils ne sont pas tellement en contact direct des gens, y'a des chances qu'ils tombent moins malades au final.
j'ai du mal à croire qu'en vivant à la rue, dans le froid, avec une hygiène approximative et des repas à base de bibine et de trucs pas chers (donc hors légumes, viandes etc.) tes défenses immunitaires s'en sortent très bien.  |-|
[/quote]
Tu connais l'histoire de la chanson "oh du lieber Augustin?", tu as l'explication sur Wikipédia. Toujours est il, il y a des gens qui ne tombent pas souvent malades, quelles que soient les conditions. [\color]

Bon, je reste convaincue que c'est un bon texte. Je ne le trouve ni lisse, ni cliché, ni plat. Y'a plein de choses derrière.

Enfin, on ne peut pas plaire à tout le monde...

« Modifié: 05 Mai 2014 à 19:18:27 par Thérébentine »
"Faites des bêtises, mais faites les avec enthousiasme" Colette

 


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