non je n'ai que peu d'ami et kanimp me semble difficile à suivre mais peut-être pourriez vous mieux me renseigner sur la façon d'écrire, à propos de ceci par exemple :
Berth devenait complètement folle, à son travail tout le monde l’oppressait. Elle avait l'impression qu'on voulait la tuer.
Il y a 2 ans elle accouchait d'une petite fille et chaque soir, rongée par ses démons et sa faiblesse, presque en larmes elle priait le seigneur d'épargner sa petite fille béatrice des souffrances de la vie.
Plutôt grande, Berth est une femme à la beauté imparfaite et rare. Ses cheveux noirs passés derrière l'oreille dansent sur le visage du bébé qu'elle tient sous ses côtes, contre son ventre mince. Maquillée de pâle, sa silhouette flotte doucement sur le plancher jusqu'à la fenêtre. Dans la rue, les enfants du couple d'au-dessus s'en vont à l'école et croisent l'autre couple de l'immeuble qui loge au 3ème. En se rapprochant de la gazinière sur laquelle traînait une casserolle de cuivre toute fumante, après avoir humé le potage composé de pommes de terre, de carottes, de choux et de lards, elle y ajouta d'une main quelques gousses d'ail.
Emerveillée par la petite bouille qui venait d'éternuer, elle ne pu s'empêcher de blôtir contre son cou la petite Béatrice. Le souffle chaud du nourrisson lui donna l'irrésistible envie de l'enlacer de toute ses forces. Elle se ravisa rapidement et scrutait à présent les yeux calmes de son bébé.
elle se demandait comment tenir, supporter la folie. Selon elle, son supérieur l'agent N la harcelait puis ce fut la descente aux enfers. Chaque jour elle se remettait en cause tiraillée entre deux idées « soit je suis folle soit quelqu'un veut me tuer ».
L'agent N et tous ses collègues la terrorrisait. Ils étaient partout et constamment présents dans sa tête, et ans les rues de la ville, jusque chez elle où elle sentait leurs voix la hanter et leurs yeux la regarder. Elle ne travaillait plus les 8 heures recommandés mais 9 puis 10, puis le samedi et le dimanche. Dans son appartement beaucoup trop grand pour elle, c'est sous une couverture et dans la pénombre qu'elle se réfugiait se répétant « je ne suis plus bonne à rien ». La veille, souffrante d'une bronchite aiguë et de douleurs rénales, comme un chien elle hurla toute hystérique à la moindre voiture qui passa. Son père s'était déplacé de loin pour tenir le chevet de sa fille fantomatique. Berth, toute effrayée par ses hurlements, le souffle court et presque à l'agonie avait peur de l'hôpital psychiatrique. Son père l'y avait amené de force quelques jours après l'arrivée de l'agent N dans son service pour un repos forcé de quelques jours. Haletante à l'idée d'y retourner et d'y rester, elle pensa à sa fille dans le berceau de la pièce opposée à la rue et aux nombreux passants.