J'aime ta générosité en zeugmas!

J'aime bien également le fait que tu ne fais pas de la rime une obligation. On sent bien une progression dans le texte: le rêveur qui n'ose pas s'abandonner totalement à sa rêverie, puis, au fur et à mesure il abandonne la rigidité, la structure, la rime, le raisonnement, la logique, pour laisser libre cours à sa pensée.
Personnellement, l'ambiance elfe, lutins, etc, n'est pas trop ma tasse de thé, mais il y a un truc qui fait qu'ici j'adhère: le narrateur/chantre/poète (tu es libre de piocher le terme qui te convient le mieux) ne fait pas confiance à sa raison. Il ne nous impose pas un monde fantasmagorique dans lequel il faudrait qu'on croie aux petits bonhommes verts. Il rêve, il doute, mais il savoure.
Il y a certaines tournures qui me gênent. Je ne sais pas trop pourquoi (l'image du syphon, entre autres), mais sinon je trouve que c'est plutôt réussi. Ça ne ressemble pas à cette poésie rigide et structuraliste dont trop d'écrivains (et d'écrivains en devenir) sont prisonniers (selon moi).

Ma phrase fétiche:
un soir et peut-être seul