Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » La Colonisation

Auteur Sujet: La Colonisation  (Lu 3948 fois)

Hors ligne Teodelina

  • Tabellion
  • Messages: 36
La Colonisation
« le: 23 Novembre 2013 à 21:57:42 »
L’automne, et toi,
éparpillés sur ce banc en pierre ;
le vent qui secoue ce drapeau blanc amarré au mât en plastique devant la Primatiale Jean-Baptiste ;
des feuilles, jaunes, tachetées, oranges ;
une écharpe rouge comprimée entre ma poitrine et le col de ma veste.

Des confettis de feuilles ramollies par la bruine ;
ce drapeau blanc qui danse,
léger comme le ruban Havana Club noué à ton chapeau en paille bas de gamme,
un jour lointain d’été, à Cariló.

Tu te souviens de Cariló,
conquistador ;
Cristobal Colón en tongs,
Mojito mouillé,
gringo tricolore ?

Les étudiantes gazouillantes aux portes des cafés ;
les devoirs de socio et la chemise coupée du prof,
les feuilles craquelées,
le drapeau suspendu,
la bruine.

Tu as troqué,
ta femme,
enceinte,
contre une étudiante gazouillante
au français intact ;
contre une robe Naf Naf décolletée,
étanche à l’avenir ;
contre un roman en herbe,
contre le vrombissement incessant des trains, des bus, des draps souillés, des applaudissement de Marianne, des journées écoulées, du temps qui soupire, de ta nullité chauvine, des cafés, des baffes, du souvenir des Madeleines dégustées sur les bords du Rhône en culotte courte, des séances de drague en Argentine, des poèmes fiévreux, écrits pieds nus sur une plage de galets, la brise salée qui camouffle l’inévitable prise de position que tu fuis depuis que maman t’a ôté le droit d’être un homme.

Fils de pute.

J’enverrais,
s’ils ne vivaient pas aussi loin,
mes deux frères à l’accent « tout drôle »,
te couper les couilles à la machette.

« Modifié: 26 Novembre 2013 à 11:33:10 par Teodelina »

Hors ligne Thérébentine

  • Grand Encrier Cosmique
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Re : La Colonisation
« Réponse #1 le: 23 Novembre 2013 à 23:37:54 »
J'aime beaucoup, rien a redire. Magnifique!
"Faites des bêtises, mais faites les avec enthousiasme" Colette

Hors ligne boumbaba

  • Scribe
  • Messages: 86
  • la nature et l'Homme sont sacrés
Re : La Colonisation
« Réponse #2 le: 24 Novembre 2013 à 00:50:02 »
Quelle abnégation !
Quelle conviction !
Quelle légèreté Mesdames et Messieurs !
Bien que quelque peu mal accordés, mais je suppose que l'automne est le fond paradoxal, la structure, sur lequel tout ceci repose, je pense que l'oeil averti, autant que l'oreille, ne peut que se laisser tranquillement bercer, charmer, par un texte aussi fort !  :-\
 
pensées pansantes et pensées à panser

décembre75

  • Invité
Re : La Colonisation
« Réponse #3 le: 24 Novembre 2013 à 01:27:52 »
un mélange (féminin ?) de vraie (puis fausse) candeur et de violence, qui donne un résultat vraiment très intéressant, malgré une chute dont l'effet est un peu exagéré, le texte serait parfait si tu y ajoutais une maxime, un principe moral qui conclurait cette chute (et éviterait l'aspect "expérience sociale"), c'est comme finir un film d'horreur sur un crâne ouvert, mais il faut un peu temps pour cette étape peut être

Hors ligne Teodelina

  • Tabellion
  • Messages: 36
Re : La Colonisation
« Réponse #4 le: 24 Novembre 2013 à 08:21:22 »
Oh merciii! Alors,
un résultat vraiment très intéressant, malgré une chute dont l'effet est un peu exagéré

décembre75, l'effet de la chute est peut-être un peu exagéré. J'ai voulu écrire ce poème sur un fond automnal, et j'ai souhaité donner une structure automnale au poème lui-même... les feuilles qui tombent lentement, puis qui se mettent à se répandre partout, dans le désordre, dans cet énumération finale, qui se termine par le désir de mort (ou "l'hiver", si tu préfères).
Je n'ai pas terminé par un "principe moral" car pour moi, la vie n'est pas toujours explicable. On l'a abandonnée enceinte, loin de chez elle, et tout ce qui lui reste, en ce jour d'automne, c'est son désir de cracher sa douleur et de se laisser aller à quelques fantasmes de vengeance.

je suppose que l'automne est le fond paradoxal

Oui! C'est ça! Je suis heureuse que tu aies senti le paradoxe. C'est l'automne, la nature "meurt", et dans le ventre de cette femme il y a un enfant qui vit, mais qui se retrouve privé d'un père...


Godot

  • Invité
Re : La Colonisation
« Réponse #5 le: 24 Novembre 2013 à 12:56:45 »
J'adore le début, plein d'images, bluffant
mais j'aime moins l'espèce de prose, pourtant, c'est quelque chose que j'admire
quand à la fin, je n'aime pas du tout - c'est pas mauvais, mais pas dans un poème comme ça - ça ne va pas

mais, en général, j'ai quand même bien aimé - c'est très bien écrit, tu as une belle plume :)

Hors ligne Sennar

  • Troubadour
  • Messages: 306
Re : La Colonisation
« Réponse #6 le: 24 Novembre 2013 à 20:31:18 »
un mât en plastique*
des feuilles oranges*
une étudiante au français intact*
(à part si tu nous fais une inversion, une étudiante intacte au français ? ça voudrait dire quoi ?)
des virgules en trop
genre "Tu as troqué,/ta femme,/enceinte,/contre une étudiante gazouillante/au français intacte" tu pourrais toutes les enlever
Ce genre de virgules me plaisent pas, elles me donnent l'impression que la musicalité de ton texte n'est qu'une apparence, une façade, et que tu as juste coupé tes phrases au pif et que tu les as mises les unes en dessous des autres.

Citer
contre le vrombissement incessant des trains, des bus, des draps souillés, des applaudissement de Marianne, des journées écoulées, du temps qui soupire, de ta nullité chauvine, des cafés, des baffes, du souvenir des Madeleines dégustées sur les bords du Rhône en culotte courte, des séances de drague en Argentine, des poèmes fiévreux, écrits pieds nus sur une plage de galets, la brise salée qui camouffle l’inévitable prise de position que tu fuis depuis que maman t’a ôté le droit d’être un homme.
Le passage le plus beau selon moi
En fait tu aurais du l'écrire en prose, ç'aurait été beaucoup plus crédible à mes yeux
Mais bon ce ne sont que mes yeux justement

au plaisir

Hors ligne Teodelina

  • Tabellion
  • Messages: 36
Re : Re : La Colonisation
« Réponse #7 le: 25 Novembre 2013 à 09:36:30 »
Lorsque j'étais encore étudiant, on m'a longuement expliqué qu'un père, à l'égal d'une mère est renouvelable en même temps que les enfants multiples, ce qu'ils expliquent de la même façon à l'armée d'ailleurs, soit dit en passant.

Ils sont renouvelables comme l'énergie renouvelable  ;)

J'adore le début, plein d'images, bluffant
mais j'aime moins l'espèce de prose, pourtant, c'est quelque chose que j'admire

Dommage que tu n'aies pas adhéré. La prochaine fois peut-être. Pour ce qu'il en est de "l'espèce de prose", c'est du texte, tout simplement, car pour moi la "poésie" et la "prose" sont des termes réducteurs. Je poste dans cette section car ce que j'écris ressemble plus à de la "poésie" (paraît-il).  :)

un mât en plastique*
des feuilles oranges*
une étudiante au français intact*
(à part si tu nous fais une inversion, une étudiante intacte au français ? ça voudrait dire quoi ?)
des virgules en trop
genre "Tu as troqué,/ta femme,/enceinte,/contre une étudiante gazouillante/au français intacte" tu pourrais toutes les enlever
Ce genre de virgules me plaisent pas, elles me donnent l'impression que la musicalité de ton texte n'est qu'une apparence, une façade, et que tu as juste coupé tes phrases au pif et que tu les as mises les unes en dessous des autres.

Un mât en plastique... oui? Ça te pose un souci? C'était un petit mât attelé à un disque lourd posé parterre (un peu comme les parasols en été).
Des feuilles oranges... car c'est l'automne (les arbres à feuillage caducs perdent leurs feuilles en automne. Les feuilles deviennent oranges, rouges, brunes etc. en mourant).
L'étudiante en question (la maîtresse dudit "fils de pute") était Française, à la différence de la femme qui "narre" (qui est visiblement hispanophone). Son français était donc intact.

Les virgules ponctuent des pensées en staccato. Les pensées ou les sanglots d'une personne qui souffre. Ou alors, ils peuvent représenter la respiration pénible de cette femme enceinte. Tu as l'embarras du choix... à moins que cela ne te plaise toujours pas. Le cas échéant, ce sera pour la prochaine fois j'espère  :)



« Modifié: 26 Novembre 2013 à 11:35:59 par Teodelina »

Hors ligne boumbaba

  • Scribe
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  • la nature et l'Homme sont sacrés
Re : La Colonisation
« Réponse #8 le: 25 Novembre 2013 à 13:05:29 »
Oui selon le même principe j'ai moi même écris un texte, prose ou poésie je ne puis le dire, je puis cependant affirmer ceci : la critique, la vôtre, celle de tout ceux présents ici, bouscule ma timidité. Je pense que c'est un peu pareil pour tout le monde, surtout quand la dite critique paraît plus un assemblage explosif qu'une réelle et lente construction. Je n'ose donc, personnellement, pas poster.
pensées pansantes et pensées à panser

Hors ligne Teodelina

  • Tabellion
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Re : La Colonisation
« Réponse #9 le: 25 Novembre 2013 à 13:34:29 »
Entiendo. Mais tu sais il ne faut pas craindre la critique. C'est simplement l'opinion de quelqu'un d'autre. Ça peut t'aider à améliorer ce que tu écris, ou alors ça peut te permettre de comprendre la perspective d'autrui. Au pire certains n'aimeront pas. Peu t'importe. Ça parlera à quelqu'un d'autre. Moi je dis vas-y poste-le ton texte!  ;D On s'en fout de savoir si c'est de la poésie ou si c'est de la prose (enfin, moi ça me fait une belle jambe, puisque de toute manière je suis fâchée avec le genre).

Hors ligne Sennar

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Re : Re : Re : La Colonisation
« Réponse #10 le: 25 Novembre 2013 à 16:01:55 »
Un mât en plastique... oui? Ça te pose un souci? C'était un petit mât attelé à un disque lourd posé parterre (un peu comme les parasols en été).
Des feuilles oranges... car c'est l'automne (les arbres à feuillage caducs perdent leurs feuilles en automne. Les feuilles deviennent oranges, rouges, brunes etc. en mourant).
L'étudiante en question (la maîtresse dudit "fils de pute") était Française, à la différence de la femme qui "narre" (qui est visiblement hispanophone). Son français était donc intacte.
Mes remarques étaient des corrections orthographiques (d'où l'astérisque). Tu avais un mas, des feuilles orange et un française intacte, alors que c'est mât*, oranges* et intact*

Ok pour les virgules
Alors j'ai aimé le passage où elle ne respire pas trop  ;)

Hors ligne Teodelina

  • Tabellion
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Re : La Colonisation
« Réponse #11 le: 25 Novembre 2013 à 16:10:01 »
Okay! J'avais remarqué pour "mât", mais je vais corriger les autres. Merci!  :)

Hors ligne ernya

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Re : La Colonisation
« Réponse #12 le: 26 Novembre 2013 à 16:15:18 »
saluut

Citer
L’automne, et toi,
éparpillés sur ce banc en pierre ;
j'aime beaucoup !
(par contre, pas du tout ces points-virgules, ça vaut pour tout le poème, je vois pas ce qu'ils ajoutent à la rupture que constitue déjà le retour à la ligne)

Citer
le vent qui secoue ce drapeau blanc amarré au mât en plastique devant la Primatiale Jean-Baptiste ;
pfiou, là je ne te suis plus du tout par contre, ça traîne en longueur pour un fond planplan, non ?

Bon, j'ai bien aimé dans l'ensemble jusqu'à la fin que je pige à vrai dire pas. C'est le fils qui parle à son père violeur, c'est ça ? En fait, pourquoi pas jouer sur la rupture total de ton, pourquoi pas.
En fait, ce qui me gêne le plus, c'est la forme. Je crois que comme Sennar, je l'aurais plus vu en prose ou dans une forme un peu bâtarde, métisse (?  ;)) entre prose et vers, ce qui pourrait être une façon de faire jouer au max la forme et le fond. Je veux dire, la poésie, c'est aussi une disposition particulière sur la page blanche et je trouve qu'ici, sur ce forum, on a tendance à l'oublier. Alors, je sais, c'est pas forcément évident sur ce forum de jouer sur la mise en forme mais merde quoi pourquoi toujours le texte à gauche ? Pourquoi pas parfois à droite ? parfois au milieu. Parfois faire une phrase typique de prose et tout d'un coup passer à une forme versifiée, bref, pourquoi ne pas jouer sur le rythme à l'échelle de la page ? Tu vois créer un effet plus visible, plus recherché ( ?) de tes points-virgules. Brefouille, j'aime bien le fond du texte (pas trop la fin mais le début m'a assez parlé) mais je trouve que ta forme ne lui rend pas du tout honneur.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Teodelina

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Re : Re : La Colonisation
« Réponse #13 le: 26 Novembre 2013 à 17:06:43 »
Alors, je sais, c'est pas forcément évident sur ce forum de jouer sur la mise en forme mais merde quoi pourquoi toujours le texte à gauche ? Pourquoi pas parfois à droite ? parfois au milieu. Parfois faire une phrase typique de prose et tout d'un coup passer à une forme versifiée, bref, pourquoi ne pas jouer sur le rythme à l'échelle de la page ?

Carrément d'ac! C'est assez frustrant d'être limité par la mise en page quand on poste en ligne. Je vais essayer d'y remédier... peut-être au prochain post  ;)

Merci pour ton commentaire, en tout cas. Dommage que la fin ne t'ait pas trop parlé. Alors, le fils ne parle pas du tout au père (on ignore, d'ailleurs, s'ils s'agit d'un fils ou d'une fille, tu remarqueras). C'est la mère qui parle à son ancien amant, qui se laisse aller à des idées vengeresses, qui énumère ses reproches à l'encontre de celui qui l'a laissée pour compte. Elle est enceinte, et elle vient de se faire larguer dans un pays qu'elle ne connaît pas, et elle s'exprime dans une langue qu'elle ne maîtrise pas. Je le répète, mais je pense qu'il est important de prendre en compte la mesure du désespoir de cette personne. La colère et le désespoir se transcrivent par cette folle énumération enragée, par ces souhaits de rétribution un peu "gamins" ("te couper les couilles", c'est con, mais c'est le genre de truc qu'on dit quand on est excédé). J'ai simplement suivi le cours de la pensée d'une personne à bout de nerfs, et le résultat est quelque peu fouillis, mais c'est ça la vie, et la vie c'est la poésie.  :)
« Modifié: 26 Novembre 2013 à 17:11:02 par Teodelina »

Hors ligne ernya

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Re : Re : Re : La Colonisation
« Réponse #14 le: 26 Novembre 2013 à 17:52:01 »
Citer
Alors, le fils ne parle pas du tout au père (on ignore, d'ailleurs, s'ils s'agit d'un fils ou d'une fille, tu remarqueras). C'est la mère qui parle à son ancien amant, qui se laisse aller à des idées vengeresses, qui énumère ses reproches à l'encontre de celui qui l'a laissée pour compte.
ok, j'hésitais à cause du "fils de pute" qui est pris comme insulte envers le père donc  mais que perso je pensais aussi prendre comme auto-insulte. Bref, ok, pour la rectification !

Citer
Elle est enceinte, et elle vient de se faire larguer dans un pays qu'elle ne connaît pas, et elle s'exprime dans une langue qu'elle ne maîtrise pas.
ça, par contre je trouve qu'on le sent pas trop qu'elle s'exprime dans une langue qu'elle ne maîtrise pas

Citer
Je le répète, mais je pense qu'il est important de prendre en compte la mesure du désespoir de cette personne.

moi je veux bien, mais pour le coup, je sens pas tellement du désespoir dans ton texte, plus une sorte de nostalgie mêlée à une grande rancune qui devient haineuse

Citer
La colère et le désespoir se transcrivent par cette folle énumération enragée, par ces souhaits de rétribution un peu "gamins" ("te couper les couilles", c'est con, mais c'est le genre de truc qu'on dit quand on est excédé).

oui pour le fait qu'on dit des choses hyperboliques quand on est excédé. Par contre, je trouve, pour ma part, que tu as une lecture plus hyperbolique que ne le laisse donner ton texte. Je ne vois pas de "folle" énumération, moi. Ni vraiment d'énumération "enragée" vu que pour moi la "rage" n'arrive que justement quand le style devient coupé et qu'il n'y a plus d'énumération. Enfin, c'est pas incroyable de faire une énumération, si ? (mais encore, une fois, les images sont là et belles sauf que pour moi, elles témoignent plus d'un regret, d'une nostalgie que d'un désespoir, y a de l'émotion sous-jacente certes mais qui ne coïncide pas, à mes yeux, avec le désespoir. Je suis aussi profondément convaincue qu'il y a plus d'émotion et plus d'empathie dans un texte quand la tonalité pathétique se lit en creux mais ne s'affiche pas en tant quel, "ouh que c'est terrible ce qui m'arrive", au premier plan, ce qui me semble être le cas dans ton texte d'où mon étonnement pour ta lecture si désespérée là, pour moi, la force de ton texte est plutôt dans l'atténuation du drame (du moins dans le début du texte) )

Je te suis totalement dans ce que tu dis sur la vie mais pour le coup, je suis pas convaincue que cette vie, que cet excès, soit particulièrement rendue dans cette forme. Est-ce que tu connais ce qu'on appelle "le courant de conscience" ? C'est un exemple de "style" qui tente d'épouser au plus près la pensée d'une personne en ôtant la plupart du temps toute la ponctuation et en faisant une sorte de "bloc" de texte. Ce genre de proposition pour rendre une pensée, je le trouve plus original, plus "marquant" typographiquement que ton énumération. Ca va plus loin si tu veux, ça s'assume plus.
M'enfin.

Pense à venir me sonner si jamais tu postes un texte avec une mise en page spéciale  ;)
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

 


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