Hé ! Une contribution de Meilhac en poésie !

Je pose ma perceuse et me mets sur l'ordi, pas question de passer à côté de l'évènement.
Bon, comme l'a dit Lepion, c'est un peu obscur. Je crois deviner que tu parles d'une relation extraconjugale : le narrateur désespère, au milieu des délices de l'adultère, de voir les heures mourir jusqu'à la dernière (des Mohicans hihi), et veut noyer ses remords (les lions?) dans le fleuve de l'oubli.
Les trois dernières strophes, plus classiques, sont employées à l'évocation badine de l'amante.
C'est vraiment sympa, je comprends pourquoi t'aimes les poèmes de Lepion, le tien leur ressemble par sa légèreté, sa fraîcheur et son mystère ; la différence serait peut-être que ton illustre pair est plus impressionniste dans sa forme, sa syntaxe brève a des tournures plus bohèmes, tes phrases à toi, en bon disciple de Proust, enjambent quatre vers aux strophes de chauffe, pour en avaler huit dans la ligne droite.

J'ai repéré deux vers en 7 syllabes :
Tes yeux roses et grivois
Violets, rouges et verdâtres
Heureux de t'avoir lu dans cette section, Meilhac. Tes hexamètres m'ont fait désirer de découvrir tes futures productions en alexandrins.

P.S : eh Lepion, j'ai vu une bonne dizaine de tes sonnets me passer sous le nez pendant que je mettais les bouchées doubles sur mon chantier, je me rattraperai donc dans une compil spéciale Lepion de novembre.

À pluche vous deux !
