Il m'a été offert comme image viable
Celle de la grande saucisse tenue par la main du diable,
J'ai donc cherché à approfondir l'affaire
Sans que mon jugement narcissique n'interfère.
Tout en faisant abstraction du fait assez malsain
Que mon enseignante l'ai écrit de sa douce main.
Je poursuis ma lecture, plutôt dubitatif
Quant à ce sens de la pudeur un peu inactif.
L'expérience est solide, un peu naïve quand même
Mais le tout tient d'un bloc assez objectif,
Car cette foi exotique repousse le blasphème
Si notre bonne volonté accepte l'introspectif.
La chair est désireuse d'accomplir ce geste,
Empli d'une symbolique noble et digeste.
Cette petite mort qu'est l'orgasme funeste,
Une montée de sève qui de milles vices nous déleste.
Mes yeux pétille de cet argumentaire,
Désormais ne sachant plus que faire
Narcisse jailli de son logis austère,
Et m'offre gentiment le gîte et le couvert.
Me voilà armé et voulant mal agir,
L'encre coule en un honneur morbide,
Certes, mais surtout par mon envie de nuire.
Les images se dégradent face à ma plume acide.
Ce lieu putride, plait-il, où les puérils spermatozoïdes côtoient inlassablement les caries; afin de festoyer avec ivresse pour réconforter les incisives annihilées diligemment par cette paire labiale pulpeuse suggérant toute la splendeur de cette plafonnerie interne. Couloir molletonné tout du long, afin de préparer au mieux la pièce phallique à l'apogée physique de sa jouissance, en venant frapper le gong linguistique de son foutre ductile, emblème des formes gargantuesques à venir, si ces congénères grouillants sont emportés dans cette matrice digestive sombre et mystérieuse. Cet acte est beau, nous dit-on, mais à force de s'y adonner et de l'afficher publiquement, ce liquide orgasmique vous a sûrement rendu la vision trouble.
[ Il s'agit d'un troll ]