Les yeux injectés de son sang
Yeah !

Mes oreilles brûlantes d'acouphènes
Moins yeah, je visualise pas. Pour moi, l'acouphène étant une onde sonore fantôme, il tiendrait plus de l'élément de l'eau que de celui du feu. Je verrais mieux mes oreilles gorgées d'acouphènes, par exemple. Perso, hein.

Remarque, si tu pars de l'idée que l'onde en question est celle d'une gratte de death metal, je comprendrais que ça puisse brûler.

J'élargis la commissures de son sourire
Commissure.
Belle impropriété poétique, bien évocatrice.

En traversant du tranchant de ma lame
Je pense que t'aurais pu virer "du tranchant". Dans le vers, les places sont chères, tout ce que tu peux éjecter sans grand dommage sémantique ou poétique, n'hésite pas. La place libérée ne sera jamais de trop.
Là où d'autres effleurent, j'imprime à tout jamais
Au fer rouge de ma démence le tracé libidineux
De son impuissance face à mes plaisirs vicieux.
Sans les compléments, la principale donnerait: "J'imprime le tracé libidineux de son impuissance". Un peu obscur.

Les yeux inoculés de folie amoureuse
Les tympans saturés de sons stridents
Je lacère sa chair de courbes délicieuses
Et la sert à la mort sur un plateau d'argent.
Écho déformé du premier quatrain. L'effet est chouette.
Grandiose !
T'es toujours à fond les manettes, Jon.

Ton Scalpel phallique est un brillant remake du poème censuré le plus obscène et le plus gore de toute l'histoire de la poésie française.
Mais heureusement, tu es resté nettement plus soft.
Baudelaire, une fois la plaie ouverte à l'arme blanche, poussait le raffinement jusqu'à aller l'introduire pour l'ensemencer... :sick:
Ainsi je voudrais, une nuit,
Quand l'heure des voluptés sonne,
Vers les trésors de ta personne,
Comme un lâche, ramper sans bruit,
Pour châtier ta chair joyeuse,
Pour meurtrir ton sein pardonné,
Et faire à ton flanc étonné
Une blessure large et creuse,
Et, vertigineuse douceur!
À travers ces lèvres nouvelles,
Plus éclatantes et plus belles,
T'infuser mon venin, ma soeur!