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Le Monde de L'Écriture » Salon littéraire » L'Atelier » Le petit amphithéâtre » Louis Ferdinand Celine

Auteur Sujet: Louis Ferdinand Celine  (Lu 5554 fois)

Hors ligne Cauzart

  • Troubadour
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    • Julien Usseglio - Poèmes, nouvelles et théâtre
Louis Ferdinand Celine
« le: 07 Juillet 2013 à 08:23:56 »
Elle est connue, mais si fantastique cette interview ^^

- Quel est le genre d'homme que vous aimez le plus ?
- Les constructeurs
- Que vous détestez le plus ?
- Les destructeurs
 ::)
« Modifié: 07 Juillet 2013 à 08:31:46 par Cauzart »
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Hors ligne Meilhac

  • Comète Versifiante
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Re : Louis Ferdinand Celine
« Réponse #1 le: 11 Juillet 2013 à 18:34:02 »
c'est celle où il dit que les histoires, on en trouve partout, au commissariat, dans la rue, dans notre vie ?

Hors ligne Kasprzak

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    • Mike Kasprzak
Re : Re : Louis Ferdinand Celine
« Réponse #2 le: 11 Juillet 2013 à 19:44:50 »
c'est celle où il dit que les histoires, on en trouve partout, au commissariat, dans la rue, dans notre vie ?

C'est bien celle là oui. Et il rajoute "Mais le style, Monsieur, le style ... On en trouve qu'un ou deux par générations !"
"le public ne retient d'un écrivain, ou de ses écrits, que ce qu'il souhaite, et se moque du reste. or ce qu'il en retient lui est, la plupart du temps, le moins indispensable, alors que ce qu'il laisse filer lui ferait le plus grand bien."

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Hors ligne Monio

  • Calligraphe
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Re : Louis Ferdinand Celine
« Réponse #3 le: 13 Juillet 2013 à 19:23:58 »
En parlant de Celine,peut on encore trouvé sont oeuvre la plus sulfureuse,Bagatelle pour un massacre,dans le commerce a un prix abordable.
"Fier défenseur des valeurs ancestrales préférant leur courage et leur noble idéal."

Hors ligne Cauzart

  • Troubadour
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    • Julien Usseglio - Poèmes, nouvelles et théâtre
Re : Louis Ferdinand Celine
« Réponse #4 le: 13 Juillet 2013 à 23:04:39 »
Pas encore lut, bientôt ^^
Je ne connais pour le moment que Voyage au bout de la nuit (absolument hallucinant), Mort à crédit (d'une profondeur terrible) et Guignols Band (si drôle, dégenté, et follement critique).
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Hors ligne Monio

  • Calligraphe
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Re : Louis Ferdinand Celine
« Réponse #5 le: 14 Juillet 2013 à 23:59:13 »
Sa parle de quoi,voyage au bout de la nuit ?
"Fier défenseur des valeurs ancestrales préférant leur courage et leur noble idéal."

Hors ligne Meilhac

  • Comète Versifiante
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Re : Re : Louis Ferdinand Celine
« Réponse #6 le: 15 Juillet 2013 à 00:46:45 »
Sa parle de quoi,voyage au bout de la nuit ?
c'est l'histoire d'un mec. mais peu importe (comme disait céline lui-même, des histoires, y en a tout partout, au commissariat, à la CAF, dans la rue, et ce qui fait qu'un livre est bon, c'est pas l'histoire que ça raconte, c'est la langue.
donc b ref surtout, y a un style assez brillant, avec une langue un peu orale, ce qui à l'époque était très novateur.
mais je laisse la parole aux vrais fans (moi céline j'aime bien, mais y a des gens qui trouvent ça carrément génial, et je leur laisse volontiers la place  ;) )

Hors ligne Cauzart

  • Troubadour
  • Messages: 284
    • Julien Usseglio - Poèmes, nouvelles et théâtre
Re : Re : Louis Ferdinand Celine
« Réponse #7 le: 15 Juillet 2013 à 20:51:07 »
Sa parle de quoi,voyage au bout de la nuit ?

Voyage au bout de la nuit est une autobiographie fictive de Céline. C'est à dire que le personnage s'appel Ferdinand, qu'il part à la guerre, puis se fait envoyer en tant que nouveau colon en Afrique, enfin, pas vraiment colon mais c'est un espèce de travail sans terme juste. Puis il part aux Etats-Unis.
En gros.
Mais comme l'a si bien dit Meilhac, c'est surtout la langue. Un langage parlé, coulant, qui chante, qui rebondit. C'est plein de rythme et de bascule. C'est calqué sur la vie. C'est très bien. C'est d'un humour très particulier, c'est assez facile à lire, y a beaucoup de pages mais ce n'est pas long, c'est Céline, c'est fantastique. C'est terrible aussi, complètement terrible.

"Je vais me tuer!" qu'il me prévenait quand sa peine lui semblait trop grande. Et puis il parvenait tout de même à la porter sa peine un peu plus loin comme un poids bien trop lourd pour lui, infiniment inutile, peine sur une route où il ne trouvait personne à qui en parler, tellement qu'elle était énorme et multiple. Il n'aurait pas su l'expliquer, c'était une peine qui dépassait son instruction. Lâche qu'il était, je le savais, et lui aussi, de nature espérant toujours qu'on allait le sauver de la vérité, mais je commençais cependant, d'autre part, à me demander s'il existait quelque part, des gens vraiment lâches... On dirait qu'on peut toujours trouver pour n'importe quel homme une sorte de chose pour laquelle il est prêt à mourir tout de suite et bien content encore. Seulement son occasion ne se présente pas toujours de mourir joliment, l'occasion qui lui plairait. Alors il s'en va mourir comme il peut, quelque part... Il reste là l'homme sur la terre avec l'air d'un couillon en plus et d'un lâche pour tout le monde, pas convaincu seulement, voilà tout. C'est seulement en apparence la lâcheté. Robinson n'était pas prêt à mourir dans l'occasion qu'on lui présentait. Peut-être que présenté autrement, ça lui aurait beaucoup plu. En somme, la mort c'est un peu comme un mariage. Cette mort-là elle ne lui plaisait pas du tout et puis voilà. Rien a dire. Il faudrait qu'il se résigne à accepter son croupissement et sa détresse. Mais pour le moment il était encore tout occupé, tout passionné à s'en barbouiller l'âme d'une façon dégoûtante de son malheur et de sa détresse. Plus tard, il mettrait de l'ordre dans son malheur et alors une vraie vie nouvelle recommencerait. Faudrait bien.
Il n'y a de terrible en nous et sur la terre et dans le ciel peut-être que ce qui n'a pas encore été dit. On ne sera tranquille que lorsque tout aura été dit, une bonne fois pour toutes, alors enfin on fera silence et on aura plus peur de se taire. Ça y sera."
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Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
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Re : Louis Ferdinand Celine
« Réponse #8 le: 15 Juillet 2013 à 20:56:14 »
Sinon, y a un fil dessus.  ;)
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Knarvalay

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Re : Re : Re : Louis Ferdinand Celine
« Réponse #9 le: 22 Mars 2014 à 20:31:14 »
C'est bien celle là oui. Et il rajoute "Mais le style, Monsieur, le style ... On en trouve qu'un ou deux par générations !"

Mouais ... le genre de phrases bêtes et méchantes que sortent tous les écrivains narcissiques comme lui (parce que, quand il dit "deux par générations", bien entendu, il sous-entend que le sien en fait partie). Le problème, c'est que des artistes qui disent qu'il n'y a que quelques génies par génération en s'incluant naturellement dans le lot, il y en a justement à la pelle !
Et Céline, franchement, c'est pas mal, mais c'est quand même beaucoup d'esbroufe par moments ... Pas la peine de l'idolatrer non plus

edit : en fait, je crois que je pense exactement l'inverse de Céline : des talents, il y en a plein, mais ils n'ont pas tous quelque chose d'intéressant à raconter, ne sont pas tous repérés par les critiques ou par le public, et beaucoup se découragent avant d'avoir fini leur premier roman quand on leur dit ce que dit Céline : ils pensent qu'ils ne seront pas à la hauteur. C'est d'ailleurs assez ironique que quelqu'un qui prétend adorer les créateurs et détester les destructeurs, sorte une phrase pareille, si destructrice, si castratrice, typique du mec qui veut prendre toute la place et rester "l'écrivain alpha" de sa génération.
Ca me rappelle beaucoup l'époque où j'étais en prépa maths - ces types qui, à chaque fois qu'ils avaient une bonne note, insistaient lourdement pour dire qu'ils n'avaient pas travaillé, qu'ils n'avaient que très peu révisé, pour essayer de passer pour les nouveaux génies phénoménaux du siècle ...
« Modifié: 22 Mars 2014 à 20:50:00 par Knarvalay »


 


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