Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le Pacte d'une vie

Auteur Sujet: Le Pacte d'une vie  (Lu 1960 fois)

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Le Pacte d'une vie
« le: 18 Juillet 2012 à 21:08:20 »
Voilà ma première nouvelle, donnez moi vos avis et critiques :)


 Les dockers venaient de jeter sans égard les bagages sur les quais. Dans le fracas et la poussière, Gwen vit que sa malle avait résisté au choc. Un porteur s’en empara et la hissa sur son dos.
Gwen lui fit un signe et ils s’enfoncèrent dans la ville. C’était après le port un dédale de ruelles éclairées par des lampions faiblards, une succession de maisons hautes aux façades défraîchies qui laissaient échapper des parfums d’épices et de fritures d’oignons qui piquaient aux yeux. Dans les escaliers étroits ou les placettes, les femmes de marins faisaient pousser des fleurs qui masquaient la misère de leurs maisons.
Gwen avançait d’un pas décidé. Courbé, le porteur le suivait sans se plaindre, malgré la lourdeur de la charge.
Dans ce labyrinthe, le jeune voyageur suivait l’itinéraire qu’il avait appris par cœur. Les points de repère qu’on lui avait indiqués défilaient sans accroc. De plusieurs maisons, des chants s’échappaient dans la nuit. Il n’en connaissait pas la signification, mais ils devaient dire le bonheur de se retrouver, les îles lointaines et les aventures viriles des bouts du monde.
Il touchait au but. Il vit la maison qu’on lui avait décrite. Une treille en cernait les ouvertures. Un compas de navigateur était accroché à la façade.
Le porteur déposa la malle devant la porte. Gwen lui glissa un billet dans la main.
Puis il frappa à l’huis. Une jeune femme aux yeux cernés de khôl lui ouvrit la porte. Elle le fit entrer sans s’attarder.
« Venez, il est là. »
Gwen pénétra dans une pièce à la lumière tamisée. L’homme qu’il venait voir était de dos, face à la fenêtre.
Grande carrure, épaules arrondies. La fumée de sa cigarette créait un halo autour de son visage.
L'homme se retourna…
De fines cicatrices recouvraient son visage, ses yeux sombres contrastaient avec la blancheur de sa peau. La vision de cet homme n'était pas inconnue à Gwen. Le haut de sa bouche était surplombé par une immense moustache noire, ce qui lui donnait un air obscur. Ses yeux ne rassuraient pas le jeune homme, ils laissaient imaginer de grandes ambitions et des actions funestes. En rentrant dans cette pièce, Gwen fut parcouru d'un frisson glacial qui descendait le long de sa colonne vertébrale. L'homme regarda Gwen avec un sourire étrange à ses lèvres déchirées. Posant son regard froid sur la valise qu'il venait d'apporter, il s'approcha. Ce grand homme était entièrement vêtu de noir, sa stature imposante ne permettait pas de voir au-delà d'où il se postait. Gwen n'était pas à l'aise mais c'était sa mission de lui faire parvenir le paquet. On l'avait payé d'avance quelques mois plus tôt pour mener à bien une mission spéciale, il arrivait au but. Durant des mois il dût faire parvenir des lettres à une personne qu'il ne devait jamais rencontrer, il ne devait parler à personne des nombreux papiers qui lui parvenaient. L'homme qui l'embauchait lui était totalement inconnu mais il payait bien et Gwen avait besoin de cet argent pour continuer ses études. Être plongé si jeune dans une affaire de business étrange ne lui inspirait pas confiance mais il ne pouvait, désormais, plus retourner en arrière. La période d'après guerre traînait depuis l'année 1918 et les temps étaient durs. Les écoles devenaient de plus en plus chères. Les états essayaient de retrouver une économie stable qui ne venait pas, les dettes s'accumulaient à vue d’œil et rien ne présageait d'amélioration.
« Je me doute que tu ne sais pas d'où provient le contenu de cette valise. L'as-tu bien gardé fermée?Personne n'est au courant, j'espère pour toi...
Sa voix résonnait dans la pièce, son accent russe était très distinct. Un souffle froid se fit sentir. Cette intonation lui rappelait quelqu'un mais le nom ne lui revenait pas en tête. Sans attendre la réponse, il ouvrit la valise qui se trouvait devant eux. Dedans, de nombreux dossiers étaient sans doute classés, c'était la première fois que Gwen voyait le contenu de sa propre valise. L'homme resta de marbre plusieurs minutes, en feuilletant les pages. Il leva soudainement la tête, le sentiment qui émanait de son regard était indéchiffrable, un mélange d'anxiété, de joie mais aussi de haine. Gwen ne comprenait pas, il n'avait qu'une envie maintenant, c'était de partir rapidement d'ici, sans se retourner, il ne voulait rien savoir, ne plus être mêlé à tout ça. Mais tout le monde ne semblait pas du même avis.
- On m'a parlé de toi. Bien évidemment, je devais savoir qui était l'homme qui transporterait ces dossiers jusqu'ici. Je crois reconnaître ton nom de famille d'ailleurs. Ton père est un allemand renommé dans son armée, pas vrai ?
- Je ne sais pas monsieur, ce qu'il a pu faire, ce qu'il fait et ce qu'il fera ne me regarde pas.
On pouvait remarquer dans les intonations de l'homme un désir de savoir mais aussi un désir de faire remonter à la surface des souvenirs douloureux pour le jeune garçon qui se tenait devant lui.
- Discernerais-je une certaine haine pour l'homme qui t'a élevé ?
- Cet homme ne m'a pas élevé monsieur, il a quitté ma mère quand j'étais tout jeune enfant pour partir à l'armée. Je ne connais rien de lui, il nous a abandonné mais je n'ai aucune haine pour lui. Je ressens de la tristesse car pour moi, il a gâché sa vie d'homme, je le plains, simplement.
- Ceci explique cela. Tu as été obligé d'accepter ce travail car tu n'as pas de quoi subvenir à tes besoins et à ceux de ta mère, n'est ce pas ?
- C'est exact monsieur, vous vous êtes donc renseigné mais pas assez à ce que je vois. Je ne pense pas que ma vie personnelle soit bien utile dans cette affaire.
Gwen commençait à s'impatienter, il n'était pas là pour revenir sur des éléments du passé qui n'avaient que très peu d'importance pour lui. Il avait su faire une croix sur son père et ce qu'il avait déclenché dans sa vie. S'il avait besoin d'en parler, il irait voir quelqu'un de spécialisé et non pas un parfait inconnu situé dans une pièce sentant le moisi et où des courants d'air traversaient sans cesse.
L'homme, apercevant les sentiments de Gwen, reprit la parole pour parler de ce qui bouleverserait désormais la vie de milliers de gens.
- Mon garçon... Tu es bien jeune pour avoir été mené dans une situation comme celle-là. Ces dossiers ne sont pas anodins, ils contiennent un secret d'état.
Un secret d'état ? Un accent russe ? Oui, Gwen se trouvait en face du chef d'état de l'URSS qui tentait de rester discret sur sa présence en ce lieu. Un lieu négligé, discret et inconnu du grand public était parfait pour transmettre un paquet d'une si grande importance. Sans s'en rendre compte, Gwen venait de se faire encercler à distance par un groupe d'hommes tous habillés de noir eux-aussi. Les traits du visage étaient tirés, sans grimace, sans sourire. Il repris son discours sans tarder.
- Tu n'es pas sans savoir que le nouveau chef de l'armée allemande est en train de faire de nouvelles conquêtes. Hitler n'abandonnera rien. Il fut l'un des nombreux partisans à ne pas accepter la défaite allemande lors de la Première guerre mondiale. Je soupçonne les Occidentaux de vouloir détourner vers l'Est les appétits d'Hitler. D'ailleurs, lors de la conférence de Munich en septembre dernier, j'ai eu la confirmation de mes craintes lorsque j'ai appris qu'ils avaient abandonné la Tchécoslovaquie. Cela a permis à Hitler d'annexer les régions peuplées d'allemands en Tchécoslovaquie. Moi, je n'y ai pas été invité... Ces accords ont été signés entre l'Allemagne, la France, l'Italie et le Royaume-Uni, ils voulaient terminer la crise des Sudètes.
Gwen n'avait pas eu le temps d'entendre parler de cette histoire avant, trop occupé à étudier et à trouver des petits boulots pour s'en sortir. Il ne comprenait pas ce que les dossiers venaient faire au milieu de toute cette histoire.
- Qu'est-ce que l'abandon de la Tchécoslovaquie a à voir avec vous ?
- C'est simple, les pays Occidentaux ont tenté de diriger Hitler vers l'URSS, c'est donc là que tu rentres en jeu. Pour sauver les miens, j'ai réfléchi un long moment de mon côté. Il me fallait à tout prix une solution pour qu'Hitler n'attaque pas.
L'homme marqua un long silence. Gwen n'osa pas le déranger, mais il devait poser la question qui le démangeait.
- Vous n'auriez pas dû me raconter tout ça n'est-ce pas ? Qu'allez-vous me faire ?
- Rien, rassure-toi. Tu as été notre messager pendant quelques semaines alors je pense que je peux avoir confiance en toi. Et puis, ce sera bientôt connu de tout le monde.
- Est-ce que vous voulez dire par « notre messager » que je vous ai servi vous et Hitler ?
- Oui, c'est ce que je veux dire et tu as été parfait dans ce rôle. Nous sommes le 22 août 1939, demain je rejoindrai Hitler pour signer un pacte...
C'est durant les dernières phrases de Staline que Gwen se rendit compte de la situation.
- … Ce sera notre traité de non-agression entre l'Allemagne et l'URSS.
Gwen ne bougeait plus, il était terrifié. Il venait, en quelque sorte, de participer au déclenchement de la Seconde guerre mondiale.
- Adieu mon garçon, et... Bon courage. »
Sur ces mots, Staline et ses hommes quittèrent la pièce en emportant avec eux la valise et en laissant une marque indélébile dans l'esprit de Gwen.
 

Hors ligne ernya

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Re : Le Pacte d'une vie
« Réponse #1 le: 19 Juillet 2012 à 11:41:52 »
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une succession de maisons hautes aux façades défraîchies qui laissaient échapper des parfums d’épices et de fritures d’oignons qui piquaient aux yeux. Dans les escaliers étroits ou les placettes, les femmes de marins faisaient pousser des fleurs qui masquaient la misère de leurs maisons.
j'aime bien le début mais là je trouve les trois "qui" un peu lourdingues/ répétitifs, je suis sûre que tu peux changer ça !

Citer
L'homme se retourna…
ah mais non, t'écris bien, gâche pas tout avec tes points de suspension faussement dramatiques !

Citer
- Je ne sais pas monsieur, ce qu'il a pu faire, ce qu'il fait et ce qu'il fera ne me regarde pas.
Je ne sais pas, monsieur,

Citer
Oui, Gwen se trouvait en face du chef d'état de l'URSS qui tentait de rester discret sur sa présence en ce lieu.
:o

Citer
Il repris son discours sans tarder.
reprit

Citer
D'ailleurs, lors de la conférence de Munich en septembre dernier, j'ai eu la confirmation de mes craintes lorsque j'ai appris qu'ils avaient abandonné la Tchécoslovaquie. Cela a permis à Hitler d'annexer les régions peuplées d'allemands en Tchécoslovaquie. Moi, je n'y ai pas été invité... Ces accords ont été signés entre l'Allemagne, la France, l'Italie et le Royaume-Uni, ils voulaient terminer la crise des Sudètes.
casage du cours d'histoire, c'est fait.  :huhu:
essaye de rendre ça plus naturel

Citer
- Oui, c'est ce que je veux dire et tu as été parfait dans ce rôle. Nous sommes le 22 août 1939, demain je rejoindrai Hitler pour signer un pacte...
idem c'est pas du tout naturel...tu lis l'histoire de manière trop rétrospective

Alors, euh, je t'avoue que je ne sais pas trop comment prendre le texte. Comme une bonne grosse blague ou comme quelque chose que tu juges un poil sérieux. Au niveau de l'écriture, rien à redire, tu écris bien, j'aime beaucoup les premières lignes ! Au niveau du fond... ben pour moi, c'est du n'importe quoi et je suis pas vraiment sûre que tu l'assumes ce n'importe quoi dans le texte, du coup je sais pas trop quoi te dire. C'est très schématique comme vision de voir les choses et en même temps y a pas vraiment de comique dans le texte... Bref, bonne écriture mais pas du tout convaincue par le fond pour ma part !
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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  • Invité
Re : Le Pacte d'une vie
« Réponse #2 le: 19 Juillet 2012 à 14:44:41 »
ça me fait plaisir que tu aimes les premières lignes car ce n'est pas moi qui les ai écrites! C'est pour un concours de nouvelles et c'est eux qui ont donné et imposé le début  :D

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
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Re : Le Pacte d'une vie
« Réponse #3 le: 19 Juillet 2012 à 15:04:09 »
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C’était après le port un dédale de ruelles éclairées par des lampions faiblards, une succession de maisons hautes aux façades défraîchies qui laissaient échapper des parfums d’épices et de fritures d’oignons qui piquaient aux yeux.
j'aime bien le côté vivant de la description - on sent les odeurs et l'ambiance en lisant - mais les deux "qui" ça alourdit beaucoup

Citer
un sourire étrange à ses lèvres déchirées.
je trouve que l'image est très bizarre... un sourire étrange à ses lèvres ? Je crois pas que ça se dise...

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sa stature imposante ne permettait pas de voir au-delà d'où il se postait.
un peu maladroit comme précision...
Citer
Gwen n'était pas à l'aise mais c'était sa mission de lui faire parvenir le paquet. On l'avait payé d'avance quelques mois plus tôt pour mener à bien une mission spéciale, il arrivait au but.
répétition de mission + de arriver au but (touchait au but quelques lignes plus haut)

Citer
mais il ne pouvait, désormais, plus retourner en arrière.
le "plus" devrait aller après le pouvait, pas après le désormais, sinon ça fait vraiment bizarre

Citer
Les états essayaient de retrouver une économie stable qui ne venait pas
Etats

Citer
L'as-tu bien gardé fermée?Personne n'est au courant, j'espère pour toi...
espace avant et après le "?", et si tu marques tes dialogues par des guillemets ouvrants, il faut les fermer à la fin de ta phrase

Citer
Sa voix résonnait dans la pièce, son accent russe était très distinct. Un souffle froid se fit sentir. Cette intonation lui rappelait quelqu'un mais le nom ne lui revenait pas
le problème c'est que tu as des "sa", "son", "lui", mais qui ne renvoient pas tous à la même personne. On peut comprendre par le contexte, de qui il s'agit, mais ce n'est pas très net.

Citer
Sans attendre la réponse, il ouvrit la valise qui se trouvait devant eux.
d'ailleurs, du coup, c'est lequel, ce "il" ?

Citer
le sentiment qui émanait de son regard était indéchiffrable
je trouve ça maladroit, un sentiment qui émane d'un regard...

Citer
ne plus être mêlé à tout ça. Mais tout le monde ne semblait pas du même avis.
tout x 2

Citer
- On m'a parlé de toi.
tu peux choisir une mise en forme pour les dialogues (guillemets ou pas guillemets), mais tu dois garder la même tout le long de ton texte

Citer
est un allemand renommé dans son armée
majuscule à Allemand

Citer
il nous a abandonné
abandonnés

Citer
n'ai aucune haine pour lui.
je pense pas qu'on ait de la haine pour quelqu'un. Contre, ou envers, mais pas pour...

Citer
et où des courants d'air traversaient sans cesse.
c'est assez maladroit comme tournure

Citer
apercevant les sentiments de Gwen
apercevoir, c'est vraiment le vocabulaire de la vue ; on ne voit pas un sentiment, du coup ça fait bizarre comme expression

Citer
reprit la parole pour parler
c'est redondant, y a moyen d'élaguer

Citer
Sans s'en rendre compte, Gwen venait de se faire encercler à distance par un groupe d'hommes tous habillés de noir eux-aussi.
ça c'est un peu caricatural, quand même  ::) Surtout la précision des vêtements noirs

Citer
Les traits du visage étaient tirés, sans grimace, sans sourire. Il repris son discours sans tarder.
"du" visage : ça nous dit pas celui de qui, même si en toute logique c'est le Russe
reprit
Le "il" doit avoir un antécédent. Là, grammaticalement, il renvoie à rien

Citer
lors de la conférence de Munich en septembre dernier, j'ai eu la confirmation de mes craintes lorsque
lors/lorsque
à la différence d'ernya, le côté "cours d'histoire" ne m'a pas trop dérangée parce que tu fais en sorte que le personnage s'insère personnellement dedans ; mais c'est vrai qu'y aurait moyen d'introduire l'info de manière moins scolaire...

Citer
les pays Occidentaux
minuscule (ici c'est l'adjectif)

Citer
- Vous n'auriez pas dû me raconter tout ça n'est-ce pas ?
virgule nécessaire avant n'est-ce pas
Et puis on ne sent pas l'inquiétude de Gwen. Il est quand même en train de craindre pour sa vie, mais à lire ce qu'en dit le narrateur, il pourrait tout aussi bien être en train de demander son chemin dans la rue  :-\

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- Rien, rassure-toi. Tu as été notre messager pendant quelques semaines alors je pense que je peux avoir confiance en toi.
l'argument est pas très convainquant puisque Gwen n'était au courant de rien

Citer
que je vous ai servi vous et Hitler ?
j'arrive pas à voir le moment où l'autre lui a dit qu'il avait servi Hitler...

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Gwen ne bougeait plus, il était terrifié. Il venait, en quelque sorte, de participer au déclenchement de la Seconde guerre mondiale.
Je trouve ça un peu abuser de faire un texte qui présente l'URSS comme le déclencheur de la 2nde Guerre Mondiale, j'avoue  :D C'est un peu plus compliqué que ça  ;)


Je n'ai pas été aussi perplexe qu'ernya, visiblement, mais j'avoue que l'histoire ne m'a pas trop convaincue, non plus. Déjà, étant donné que le début nous situe dans la description d'une ville, j'ai cherché pendant tout le texte à savoir où se situait l'action ; mais tu ne nous donnes pas d'explication...
Ensuite, j'ai pas trop compris pourquoi Staline racontait tout ça à Gwen, ni comment Gwen s'était trouvé mêlé à l'affaire. En fait, j'ai un peu eu l'impression que toute la scène n'était qu'un prétexte pour que Staline expose la situation, au détriment de l'histoire propre au texte (la vie de Gwen, ses sentiments, ses réactions). J'ai trouvé Gwen un peu trop passif...
Bon, ensuite, je reviens pas sur le côté un peu trop simpliste de la vision de Staline et de la 2ème Guerre Mondiale, mais bon.

Cela dit ça se lit bien. Jusqu'où vont les phrases qui ne sont pas de toi ? Parce que je dirais que jusque au moment où le Russe commence à parler, le texte marche vraiment bien : les phrases sont efficaces, il y a une ambiance, un mystère, et on suit l'histoire en étant réellement dans la tête de Gwen. C'est pas mal réussi :)
Par contre après, y a moins d'effort sur le style, on se sent plus détaché de la scène, et puis la chute est pas très très crédible, c'est dommage...

Voilà, au plaisir de te lire à nouveau !

C'est quel concours ?
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Fan

  • Invité
Re : Le Pacte d'une vie
« Réponse #4 le: 19 Juillet 2012 à 18:01:36 »
Ernya, je n'assume pas en effet d'avoir écrit ce "n'importe quoi", mais j'assume totalement d'avoir écrit ce texte. Merci pour ton commentaire, merci aussi à Milora, j'ai maintenant des avis différents.
J'ai écrit à partir de : "des cicatrices..."
Le concours est celui de " A livres perchés" :)

Fan

  • Invité
Re : Le Pacte d'une vie
« Réponse #5 le: 22 Juillet 2012 à 20:44:48 »
Ah désolée pour toi, il faut un minimum d'imagination pour se dire "auteur" :)
Merci pour ton commentaire très intéressant! (imagine sur quel ton je le dis ;))

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
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Re : Le Pacte d'une vie
« Réponse #6 le: 22 Juillet 2012 à 22:25:13 »
Fan, je ne sais pas si c'était ton intention, mais je te sens un peu agressif envers Songe, là. Son commentaire ne l'était pas, alors prière de respecter les autres membres. Merci !

D'ailleurs, est-ce que tu pourrais répondre de façon plus détaillée aux commentaires que tu reçois ? Les gens ont passé du temps dessus, tu sais.
« Modifié: 22 Juillet 2012 à 22:33:02 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Jon Ho

  • Invité
Re : Le Pacte d'une vie
« Réponse #7 le: 25 Juillet 2012 à 15:00:48 »
La crédibilité dans un texte, c'est pas un moyen débile de frustrer l'imagination.
Pourquoi alors Alice court elle derrière un lapin en retard ?
Et c'est quoi cette histoire de mec qui se transforme en cafard ?

Non franchement SDL sur le coup de la crédibilité je ne te rejoins pas du tout.
On se fout de savoir si c'est possible dans le monde réel ou pas. Un livre c'est totalement parallèle et tant qu'on égare pas le lecteur, tout est permis  :)

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
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  • Championne de fautes de frappe
Re : Le Pacte d'une vie
« Réponse #8 le: 25 Juillet 2012 à 18:31:58 »
Euh, moi je suis d'accord avec Songe, Jon. Mais c'est un autre débat et si vous voulez le poursuivre, ouvrez un fil dans les Questions existentielles ou l'atelier d'écriture.
Pour l'heure, restons concentrés sur le texte de Fan.

Edit : Jon a ouvert le fil en question ici : http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,6147.msg104356.html#new
« Modifié: 25 Juillet 2012 à 18:56:40 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

 


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