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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Vers une terre d'asil

Auteur Sujet: Vers une terre d'asil  (Lu 3015 fois)

Hors ligne Almeus

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Vers une terre d'asil
« le: 28 Août 2011 à 15:06:21 »
Voici un petit texte que j'ai écrit cette semaine. J'avais rêvé cette scène il y a presque un an, en j'en avait fait une première version qui ne me convenait pas. J'ai donc ajouté le personnage de la petite fille et ajouté une histoire autour. Ça pourrait être le début d'un roman si je développe plus cet univers, la plupart des noms et les petites histoires ont été trouvés dans la foulée, sans grande recherche et je voulais savoir votre avis avant de continuer.
J'ai essayé de tenir compte au maximum des remarques qui m'ont été faites sur mes derniers textes et j'espère qu'il vous plaira plus que les précédents  :)



    Daënya était blottie entre son père et sa mère qui dormaient près de l’unique mât du voilier. Autour d’eux, une centaine de personnes étaient allongées les unes sur les autres. Quelques braséros éclairaient faiblement l’intérieur du navire.
Pendant deux jours, l’embarcation avait subi les caprices d’une mer déchainée. Affaiblis par la faim et la soif, les hommes tombèrent malades les uns après les autres. Elle en avait même vu certains se jeter par dessus-bord ; à cause du désespoir peut-être…

    Elle était restée près de ses parents depuis le début du voyage, n’osant bouger tant la tempête l’effrayait. La nuit était tombée depuis plusieurs heures, tout était redevenu calme et les voyageurs pouvaient enfin se reposer. Sauf que la fillette ne dormait pas. Quelque chose l’avait tirée de son sommeil, comme une envie irrésistible d’aller explorer ce navire qui semblait si vaste à ses yeux de petite fille de sept ans. Elle profita que ses parents dormaient pour s'échapper.

    Ce n’était pas facile pour elle d’avancer dans cet entassement de dormeurs collés les uns contre les autres dans toutes les positions possibles. Elle les enjambait avec souplesse, posant ses pieds aux rares endroits qui n’étaient pas occupés par un bras, une jambe ou toute autre partie du corps. Elle se rappelait lorsqu’elle traversait les ruisseaux avec son cousin Peck, en sautillant sur les cailloux pour ne pas se tremper les pieds. Se déplacer aurait été impossible dans la tempête, mais elle avait assez d’équilibre pour se mouvoir sur la pointe des pieds, pourvu que le vent n’agitât pas trop le navire. Il y a un an à peine, elle n’aurait pas été capable d’un tel exploit, mais elle n’était plus cette petite fille maladroite qui transformait tout ce qu’elle touchait en un puzzle impossible. Elle faillit plusieurs fois écraser une main ou atterrir sur une tête, mais se reprenait chaque fois de justesse et continuait son périple.

    Elle arriva à l’extrémité du bateau. À cet endroit, les deux côtés se rejoignaient ; elle en déduisit donc se situer à l’avant. Ici se trouvaient  tous ceux qui n’avaient pu se faire une place parmi les gens allongés au milieu du bateau. La plupart dormaient assis, les jambes repliées ; mais certains restaient sur pied, et veillaient tant bien que mal. Daënya se faufila entre eux. Ils la remarquèrent à peine car elle ne leur arrivait pas à la taille. La fillette atteignit la proue où la muraille qui la dépassait de deux têtes lui cachait la vue. Elle tendit alors les bras et s’agrippa sur le bord. Ses pieds trouvèrent prise entre deux planches de bois ce qui lui permit de se hisser jusqu’à ce que ses petits yeux dépassent.

    La petite fille fut tout de suite émerveillée devant cette mer qu’elle semblait voir pour la première fois. Il faisait nuit mais la lune offrait une douce lumière qui se reflétait dans le noir insondable de l’eau. Elle regarda sur les côtés et vit d’autres lumières qui effleuraient les vagues. C’étaient des flambeaux qui provenaient d’une seconde embarcation ; ce qui la surprit car elle avait été loin d’imaginer qu’un autre bateau naviguait à leur côté. Mais d’autres lumières apparurent, des dizaines, puis de centaines ! Ils étaient donc bien plus nombreux qu’elle ne le pensait, des milliers peut-être ! Cette seule idée lui fit tourner la tête, si bien qu’elle dérapa et se retrouva par terre en un instant. C’est alors qu’une voix douce et mélodieuse lui parla :
-Ne t’inquiètes-pas, ma petite, je vais t'aider à remonter.
La voix provenait d’une fille qui s’était accroupie pour mieux lui parler. Ce n’était pas une adulte, cela se voyait, mais celle-ci devait avoir au moins dix ans de plus qu’elle. Elle était fine et vêtue d’une robe blanche un peu sale. Elle avait des cheveux blonds qui lui tombaient sur les épaules ; son visage, bien que crasseux, arborait un sourire franc et encore enfantin. Daënya ne sut quoi répondre ; elle était ébahie par la délicatesse de cette fille qui s’était baissée pour l’aider.
Elle connaissait les noms de bon nombre des réfugiés, la plupart habitants de Ghenras et de ses alentours et elle aimait quand mère lui apprenait les noms des différentes familles lorsque tout le monde se réunissait à l’occasion des fêtes estivales. A chaque nom s’ajoutait une histoire interminable, parfois tragique, souvent amusante mais toujours passionnante. Elle avait développé une excellente capacité de mémorisation, aurait reconnu n’importe quel visage ; et Daënya était certaine de ne jamais avoir rencontrée cette fille. D’où venait-elle ?
Celle-ci amena une petite caisse en bois et l’aida à monter dessus pour qu’elle puisse à nouveau contempler la mer. Mais la petite ne la lâcha pas du regard.
-Je m’appelle Sylvera, dit-elle, et toi ? Quel est ton nom ma grande ?
En effet, la fillette se trouvait désormais à sa hauteur et la fixait toujours de la même façon mais par méfiance, n’osait pas lui révéler son nom.
-Ça ne fait rien, lâcha Sylvera avec une pointe de déception, sais-tu où vont tous ces bateaux ?
La petite fille secoua la tête en signe d’ignorance.
-Veux-tu que je te le raconte ?
Cette fois, elle hocha la tête. Elle reçut en réponse un sourire bienveillant. Le visage rayonnant de la jeune fille contrastait avec la somnolence grisâtre qui régnait à l’intérieur du bateau.

    Elle s’avança vers le rebord et commença son récit alors qu’à l’horizon apparaissaient les silhouettes noires des falaises du bord de mer. Droit devant, une lueur bleutée leur parvenait de la côte.
-Tu vois la lumière devant toi, c’est là-bas que nous allons. Il y a très longtemps, des hommes sont venus s’y réfugier. Une grande armée avait envahi leurs terres, brulé leurs champs et leurs maisons et tué beaucoup de monde. Peu d’entre eux avaient réussi à fuir par la mer. Ils dérivaient pendant de nombreux jours au milieu des tempêtes lorsqu’ils ont découvert cet endroit. La tempête leur avait fait perdre des hommes, mais par miracle, elle avait retenu leurs poursuivants. On dit que ce sont les dieux qui avaient mené leurs navires vers cet endroit pour qu’ils y fondent une cité ; une cité où les hommes seraient protégés et pourraient grandir sans avoir peur de l’avenir. Ils l’appelèrent Al-geronath, terre d’asile.
 Daënya ne savait pas ce qu’était une cité ni un asile, mais elle trouvait merveilleuse la prononciation de ces mots pleins de lumière et de splendeur ; elle se les répétait dans sa tête comme on répète le nom d’une personne qui nous est chère.
-Tu as  hâte de découvrir cet endroit n’est-ce pas ?
Son cœur en effet frémissait à l’évocation de ce lieu tant attirant qu’il lui était étranger. Elle fixait droit devant cette lumière qui grandissait imperceptiblement. On pouvait déjà apercevoir une entrée dans la roche aux parois éclairées. Elle ne put à aucun moment se détourner tant ce spectacle l’envoutait. Elle sentait à ses côtés la présence de sa bienfaitrice, devinant en celle-ci une profonde sincérité et une grande force de caractère. Jamais elle ne s’était sentie aussi proche d’une personne étrangère.  La fillette savait d'ores et déjà qu’elles étaient destinées à se revoir, brûlait d’envie de mieux la connaître mais savait qu’un autre jour conviendrait mieux. Elle avait le temps, sa vie n’était plus en danger à présent, elle le sentait ; sans comprendre pourquoi ni comment, elle sentait cela.


    Daënya avait toujours eu, d’aussi loin que remontent ses souvenirs, une intuition pour le danger. Elle le voyait arriver ; pas clairement, comme des images qui affluaient dans son cerveau, plutôt comme une émotion. Cela commençait par un frisson parcourant tout son corps, puis venait ensuite une sensation plus profonde, plus intense ; comme si une onde de choc la bousculait de l’intérieur. Alors son cœur s’accélérait, tous ses sens se mettaient en alerte, provoquant parfois une vive douleur qu’elle avait au fil du temps apprise à accepter. Cela pouvait durer plusieurs heures, voire plusieurs jours ; puis la sensation s’arrêtait aussi brusquement qu’elle était apparue. Le plus souvent, Daënya ressentait après cela un grand vide, un abattement soudain dont elle mettait longtemps à se remettre. Mais cette capacité l’avait aidée bien souvent.
« Modifié: 06 Novembre 2011 à 19:49:58 par Almeus »
"Parfois, quand j'entre dans mon bureau, j'ai l'impression de marcher dans les ruines d'une ancienne civilisation. Non à cause du désordre qui y règne, mais parce que certainement cela ressemble aux vestiges de l'être civilisé que je fus jadis".
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Re : Vers une terre d'exil
« Réponse #1 le: 28 Août 2011 à 15:39:52 »
Citer
   
    Daënya était blottie entre son père et sa mère qui dormaient l’un contre l’autre près de l’unique mât du voilier.
Pour une première phrase, je trouve que tu veux nous donner trop d’info d’un coup. Je m’explique, si elle dort, blottie, entre son père et sa mère, c’est sûr que le père et la mère dorment l’un contre l’autre. Du coup, hop, tu peux supprimer ta précision inutile, ça fera moins lourd^^

Citer
Autour d’eux, une centaine de personnes étaient allongées les unes sur les autres, le moindre espace était occupé par un corps assoupis.
Idem, cette phrase est assez lourde. La répétition de « était » est pas géniale. Tu peux sûrement dire la même chose mais de manière plus rythmée, plus sexy. Essaye d’aller à l’essentiel, aussi, si y a 100 personne sur le pont d’un voilier, OUI y a plu de place, c’est logique. Tu enfonces des portes ouvertes en fait, fais confiance au lecteur, il a une capacité d’imagination presque aussi grande que la tienne. ^^

Citer
La nuit était tombée depuis plusieurs heures. Quelques braséros éclairaient faiblement l’intérieur du navire.
Là, tu vois, tu es encore dans la description. Tu nous as parlé de personnages, puis de gens amassées, maintenant de l’heure à laquelle se passe ton histoire. Tout ça, tu as le temps de nous le dire, va y doucement, pose-toi sur le principal et petit à petit instille tes détails, ça passera mieux, c’est plus digeste^^

Citer
Pendant deux jours, l’embarcation avait subi les caprices d’une mer déchainée par de violentes tempêtes
.
Là encore, la mer est souvent agitée par temps calme ?

Citer
Beaucoup étaient tombés malades, elle en avait vu de ses propres yeux certains se jeter par dessus-bord ; à cause du désespoir peut-être…
Fais gaffe au verbe être, très pratique dans les descriptions, mais faut pas oublier de varier non plus.
Ensuite, vu que ça fait un ptit moment que tu nous as pas reparlé de ton héroïne, jpense que c’est mieux de repréciser le prénom^^
La deuxième partie de ta phrase est super lourde, ça serait pas mieux ça : « Beaucoup étaient tombés malades, elle en avait même vus se jeter par-dessus bord, à cause du désespoir peut-être. » ?


  
Citer
Sauf que la petite fille ne dormait pas. Quelque chose l’avait tirée de son sommeil, comme une envie irrésistible d’aller explorer ce navire qui semblait si vaste à ses yeux de petite fille de sept ans.
Répétition de « petite fille »

Citer
Elle profita du sommeil de se parents pour s’échapper ;
Ses

Citer
découvrant alors un nouveau terrain de jeu dont elle comptait bien explorer les moindres recoins.
Elle a jamais exploré le navire ???
Je suis pas très convaincue par le « alors », enfin, le voilier ne me semble pas être un terrain de jeu pour enfants. Il a juste poussé des gens à se suicider quand même…

Citer
  Elle se remémorait lorsqu’elle traversait les ruisseaux avec son cousin Peck,
Hum, je crois pas que ça se dise « elle se remémorait lorsque ». Tu pourrais peut-être aussi varier les tournures de tes phrases : « Cela lui fit/faisait penser / lui rappelait les ruisseaux qu’elle traversait avec son cousin Peck… »

Citer
mais elle avait assez d’équilibre pour se mouvoir sur la pointe des pieds, pourvu que le vent n’agita pas trop le navire.
N’agitât

Citer
Ici, étaient  tout ceux qui n’avaient pu se faire une place parmi les gens allongés au milieu du bateau.
Tous
« ici était tous  ceux qui », c’est pas méga jouli comme formulation.

Citer
La plupart dormaient assis, les jambes repliées ; mais certains restaient sur pied, tant bien que mal, se soutenant parfois les uns aux autres.
Ils dorment DEBOUT ?

Citer
  Cette seule idée lui fit tourner la tête, si bien qu’elle dérapa et se retrouva parterre en un instant.
Par terre

Citer
_Ne t’inquiètes-pas ma petite, je vais t‘aider à remonter.
- Ne t’inquiète pas, ma petite, je vais t’aider à remonter.

Citer
Elle avait développée une excellente capacité de mémorisation, aurait reconnu n’importe quel visage ;
Développé

Citer

_Je m’appelle Sylvera, dit-elle. , et toi, quel est ton nom ma grande ?
- Je m’appelle Sylvera, dit-elle, et toi ? Quel est ton nom, ma grande ?

Citer
_Ça ne fait rien, lâcha Sylvera avec une pointe de déception, sais-tu où vont tout ces bateaux ?
Tous


 
Citer
 _Tu vois la lumière devant toi, c’est là-bas que nous allons. Il y a très longtemps, des hommes s’ont venu s’y réfugier.
Sont

Citer
On dit que ce sont les dieux qui avaient mené leurs navires vers cette endroit pour qu’ils y fondent une cité ;
Cet endroit

Citer
La fillette savait dors-et-déjà qu’elles étaient destinées à se revoir,
D’ores et déjà
 
Citer
puis venait en suite une sensation plus profonde, plus intense ;
ensuite

Citer
Alors son cœur s’accélérait, tout ses sens se mettaient en alerte,
Tous

Citer
provoquant parfois une vive douleur qu’elle avait au fil du temps appris à accepter.
Apprise

Citer
Mais cette capacité l’avait aidé bien souvent.
Aidée

Je trouve ça mieux que le dernier texte que j’ai lu de toi, c’est moins cliché ! Tu commets encore quelques petites maladresses mais ça va vite se corriger, pense à te relire et à effacer les détails inutiles, on en met toujours trop dans le premier jet. J’attends la suite pour mieux juger^^

« Modifié: 28 Août 2011 à 15:44:00 par ernya »
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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Re : Vers une terre d'exil
« Réponse #2 le: 28 Août 2011 à 17:27:42 »
Merci Ernya  :)
j'ai modifié certains passages comme tu me l'avais conseillé, il y a également d'autres que j'ai changé :
Citer
mais certains restaient sur pied, et veillaient tant bien que mal.
En fait ils ne dorment pas justement parce qu'ils sont debout.
Citer
elle en déduisit donc se situer à l’avant. Ici se trouvaient  tous ceux qui n’avaient pu se faire une place parmi les gens allongés au milieu du bateau.
J'ai remplacé "se trouver" par "se situer" et "étaient" par "se trouvaient", c'est un peux mieux.
Citer
Elle a jamais exploré le navire
Elle ne l'a jamais explorée à cause de la tempête  :noange:

J'ai pas encore trouvé comment remplacer "était" dans cette phrase-là :
Citer
Les hommes étaient affaiblis par la faim et la soif. Beaucoup étaient tombés malades,

Citer
Quelque chose l’avait tirée de son sommeil, comme une envie irrésistible d’aller explorer ce navire qui semblait si vaste à ses yeux de petite fille de sept ans. Elle profita du sommeil de ses parents pour s’échapper
Je vient de m'apercevoir que sommeil est répété, est-ce que je pourrais remplacer par : "Elle profita que ses parents dorment pour s'échapper" ?

J'essaye de poursuivre, mais la suite se complique, j'ai du mal à décrire l'endroit dans lequel le bateau arrive, mais ça va venir  ^^
« Modifié: 28 Août 2011 à 17:39:53 par Almeus »
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Re : Vers une terre d'exil
« Réponse #3 le: 28 Août 2011 à 17:51:01 »
 Fais attention, il reste encore des fautes, ainsi que des bugs typographiques, pour les tirets c’est celui-là « -  ».

Citer
Pendant deux jours, l’embarcation avait subi les caprices d’une mer déchainée. Les hommes étaient affaiblis par la faim et la soif. Beaucoup étaient tombés malades, elle en avait vu certains se jeter par dessus-bord ; à cause du désespoir peut-être…
Et pourquoi pas mettre :
« Pendant deux jours, l’embarcation avait subi les caprices d’une mer déchaînée. Affaiblis par la faim et la soif, beaucoup d’hommes étaient tombés malades… » ?

Citer

Quelque chose l’avait tirée de son sommeil, comme une envie irrésistible d’aller explorer ce navire qui semblait si vaste à ses yeux de petite fille de sept ans. Elle profita du sommeil de ses parents pour s’échapper
Je vient de m'apercevoir que sommeil est répété, est-ce que je pourrais remplacer par : "Elle profita que ses parents dorment pour s'échapper" ?
« profiter que » pas sûre que ce soit correct. Tu pourrais mettre « Elle profita du fait que ses parents dormaient pour s’échapper » mais je trouve ça assez lourd. Peut-être changer de tournure ? Genre «  Ses parents dormaient. L’occasion inespérée de découvrir… » ?


Bon courage pour la suite quoi qu’il en soit !
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Hors ligne Almeus

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Re : Vers une terre d'exil
« Réponse #4 le: 01 Septembre 2011 à 09:06:27 »
Une question, si je veux poster la suite plus tard, je peux le faire sur ce post ? Je ne voulais pas le mettre dans roman feuilleton parce que je suis pas sur d'écrire régulièrement :-¬?
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Re : Vers une terre d'exil
« Réponse #5 le: 01 Septembre 2011 à 11:12:49 »
Oui, tu peux !
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Re : Vers une terre d'asil
« Réponse #6 le: 31 Octobre 2011 à 11:35:45 »
A vrai dire, j'ai beaucoup aimé ce texte, il y a des choses assez intéressantes dans le rythme qui n'ennuie pas le lecteur. (retours en arrieres, descriptions, actions, etc.)
Mais ce que j'aurais fait a ta place, mais qui n'est pas parole d'Evangile, c'est de mettre un peu plus de lyrisme comme on est dans un monde de Fantaisies. JE ne dis pas d'en rajouter a tire l'arigot non plus, mais dans le passage où ta petite héroïne voyait de la lumière, tu aurais pu le souligne un peu plus, avec notemment un champs lexical. Ca aurait eu aussi un aspect un peu symbolique
En tout cas continue comme ca, t'es sur la bonne voie!
-La seule chose qui soit peu commune dans l'instinct grégaire, c'est le terme en lui même.
-C'est Noël, c'est Noël ! Balancez, des lamas !

Hors ligne Pent-α

  • Tabellion
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  • Ca dépend du moment
Re : Vers une terre d'asil
« Réponse #7 le: 31 Octobre 2011 à 20:35:28 »
Citer
Se déplacer aurait été impossible dans la tempête, mais elle avait assez d’équilibre pour se mouvoir sur la pointe des pieds, pourvu que le vent n’agitât pas trop le navire. Il y a un an à peine, elle n’aurait pas été capable d’un tel exploit...

Je trouve que l'idée du déplacement impossible se répète. Même si les deux idées semblent différentes, j'ai l'impression qu'elles sont pareilles et ça fait un peu lourd.

Citer
elle en déduisit donc se situer à l’avant.

Je trouve la tournure bizarre.

Citer
Mais d’autres lumières apparurent, des dizaines, puis de centaines !

Des centaines

Citer
-Ne t’inquiètes-pas, ma petite, je vais t'aider à remonter.

Ne t'inquiète pas

L'histoire est sympa à lire et j'aime bien le côté explorateur du personnage principal. C'est vrai que certaines tournures sont lourdes, mais elles ne m'ont pas trop gêné dans la lecture.

Au plaisir de te relire !

"What if I tried to tell you to do what for?"
The Noisettes

Hors ligne Almeus

  • Troubadour
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Re : Vers une terre d'asil
« Réponse #8 le: 05 Novembre 2011 à 17:26:26 »
Merci Pent-α  :)
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Hors ligne Meilhac

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Re : Vers une terre d'asil
« Réponse #9 le: 06 Novembre 2011 à 13:45:17 »
salut  ;)
mon impression globale : texte pas mal, on ne s'ennuie pas, le lecteur est emmené.
y a des maladresses de style, mais pas d'angoisse, ça se travaille et c'est améliorable  :)
vite fait quand même une ou deux phrases qui pourraient être améliorables à mon très humble avis:
Pendant deux jours, l’embarcation avait subi les caprices d’une mer déchainée. Affaiblis par la faim et la soif, les hommes tombèrent malades les uns après les autres. Elle en avait même vu certains se jeter par dessus-bord ; à cause du désespoir peut-être…
je trouve bizarre le "elle". bizarre de dire "l'embarcation a vu certains se jeter". plus simple, plus sobre, plus judicieux, serait de dire tout simplement "certains s'étaient jeté par dessus bord".
et le "à cause du désespoir peut-être", il vaudrait mieux l'enlever je trouve. on s'en doute un peu que c'est par désespoir qu'ils se jettent par dessus bord   ^^.
si tu tiens absolument à ajouter une phrase après "par dessus bord", il faudrait que ce soit une phrase qui fasse un peu crescendo. or, là, tu enchaînes une phrase assez cash (ils se  jettent par dessus bord! c'est quand même énormissime : plusieurs personnes se sont suicidé sur ce bateau! (c'est en tout cas ce que comprend le lecteur)) et une phrase qui fait une espèce de decrescendo, qui moitié enfonce un peu une porte ouverte (on s'en doute que c'est par désespoir) moitié affaiblit la phrase précédente (on vient d'apprendre que plusieurs personne personnes se sont suicidé. dire que c'est par désespoir, ça relève du pléonasme; et alors le "peut-être" plonge le lecteur dans la perplexité... et fait le contraire d'un point d'orgue... une fin de paragraphe plutôt en queue de poisson, avec un dernier mot qui prive un peu de son sens les deux phrases précédentes).
bref moi je dirais tout simplement quelque chose du genre "plusieurs personnes s'étaient jeté par dessus bord"

bô je chipote mais chipotons nous les uns les autres c'est comme ça qu'on progresse  :)

mais l'essentiel, c'est ce que j'ai dit au début : texte pas mal, qui se lit bien. y a une idée, y a du souffle, etc., bref c'est pas mal.

à propos de la remarque de ernya sur "profiter de" , y aurait moyen aussi de dire "elle profita de ce que ses parents dormaient", je crois que grammaticalement, c'est juste.

merci pour ce texte, vivement la suite  ;)

Hors ligne Almeus

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Re : Vers une terre d'asil
« Réponse #10 le: 06 Novembre 2011 à 19:49:06 »
Merci Meilhac  :)

En fait, c'est Daënya qui a vu les gens se jeter par dessus bord, mon erreur a été de ne pas le rappeler, mais ça me paraissait évident donc je n'y ait pas pensé.
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Re : Re : Vers une terre d'asil
« Réponse #11 le: 06 Novembre 2011 à 21:08:17 »
En fait, c'est Daënya qui a vu les gens se jeter par dessus bord, mon erreur a été de ne pas le rappeler, mais ça me paraissait évident donc je n'y ait pas pensé.
:D ah okaye! bô j'ai peut-être lu trop vite, mais peut-être aussi que ce qui t'a semblé évident ne l'est pas tant que ça pour le lecteur.
merci pour ton texte en tout cas  ^^

Hors ligne Frédéric M

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Re : Vers une terre d'asil
« Réponse #12 le: 14 Novembre 2011 à 09:58:55 »
Salut, Almeus,

J'ai accroché à ton histoire et j'ai envie de connaître la suite !
Puisque tu te demandais si ce texte pouvait être un début de roman, en ce qui me concerne : assurément.
Il y a quelques maladresses, mais j'aime beaucoup ton style.
Aut Stephen King, aut nihil.

Hors ligne Almeus

  • Troubadour
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Re : Vers une terre d'asil
« Réponse #13 le: 14 Novembre 2011 à 18:53:19 »
Merci Frédéric M, ça me fait très plaisir  :)

Pour ce qui est de la suite, je ne suis pas encore parti pour l'écrire, en tout cas pas pour l'instant...
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Hors ligne Frédéric M

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Re : Vers une terre d'asil
« Réponse #14 le: 14 Novembre 2011 à 19:07:25 »
Je t'en prie, tu le mérites amplement.
Je sais qu'on ne se lance pas dans un roman à la légère, c'est un travail de longue haleine et très exigeant.
Je voulais juste dire que tu as réussi ton incipit. L'ouverture est primordiale dans une histoire.
J'ai lu des auteurs à succès qui ne sont pas parvenus à m'intéresser après vingt pages...
Bon, assez de pommade : tu vas prendre le melon !  :P
Aut Stephen King, aut nihil.

 


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