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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » L'écho du silence

Auteur Sujet: L'écho du silence  (Lu 2813 fois)

Hors ligne Amelie24

  • Tabellion
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L'écho du silence
« le: 10 juillet 2011 à 22:37:39 »
 Voilà le premier texte que je poste sur le forum. Je pense m'être appliquée, même si j'ai volontairement laissé une part d'ombre sur le passé des personnages, afin qu'on puisse imaginé. Cependant si vous avez des questions, je serais ravie d'y répondre.  Bonne lecture!

    J’aurais pu continuer à me complaire dans ce silence, dont je ne savais réellement s’il en était un. Il aurait suffi d’une seconde ou deux à peine, pour que l’illusion perdure. Mais un regard à la vieille horloge m'appris que je n'avais pas le temps pour un café, et je me précipitais sans le savoir vers ce désabusement.  
La rue figée semblait s’agiter sous l’activité des passages, et mon regard parfois absorbé ici ou là, était curieux mais peu intéressé. Pourtant à la vue de l'un de ces sujets d'attention, mon cerveau reçu une information curieuse et bouleversante. L’un des visages de ces passants m’était familier.
      Cette familiarité était d’autant plus déconcertante que je ne l’avais pas retrouvée depuis plusieurs années. Mon sang ne fit qu’un tour alors que les muscles se contractèrent avec une violence rare. Seul l’emballement de mon cœur révéla  avec plus de retenue l'agitation qui régnait dans mes pensées. Je ralentis le pas sans m’arrêter. Je ne parvenais à y croire, je l’avais tellement cherché, sans trouver aucun indice. Toutes ces réactions bizarres de mon corps me criaient que c’était lui, pourtant je persévérais à scruter son visage à la recherche des détails du jeune homme que j’avais connu. Et je les y aperçus. Je reconnus sa peau légèrement halée que le soleil semblait dévorer toute l’année. Sa carrure athlétique dessinait toujours cette même silhouette. Sa tignasse brune, légèrement plus longue, ondulait comme à son habitude  sur les pointes. Son visage en revanche, sans s’être réellement métamorphosé, affichait des traits plus durs, plus carrés, des traits d’homme.
     Alors que mon regard se posa enfin sur le sien, ses grands yeux noirs se posèrent sur moi. Je fus tentée de baisser les miens. Mais je me repris afin de ne perdre ces précieuses secondes qui me permettaient de l’embrasser du regard, et afin de, je n’osais me l’avouer, préserver l’espoir fou que ces yeux me transmettraient un message.
     De l’éclair qui passa dans ses prunelles, je compris que son cerveau avait reçu mon souvenir, et un instant je crus retrouver le regard profond qu’il avait si souvent posé sur moi.
Mais je ne sais par quelles circonstances, par quels caprices du vent, je fus privée de ce doux plaisir empli de nostalgie. Son regard d’ébène se couvrit de glace. Ses yeux étaient encore flamboyants mais ils renvoyaient cette froideur que je ne leur savais pas si inhabituelle. J’avais déjà pu apercevoir cette austérité, mais autrefois elle ne m’était pas destinée. Non à cette époque, lui et moi étions seuls à avoir compris ce qui se passait. Nous étions les esprits indociles d’une prison d’innocents. Contraints et forcés d’adhérer à ce qu’ils disaient, nous cambrions le dos, nous leur tenions tête.  Nos plaintes étaient vaines mais au moins nous hurlions. Nous brisions le silence qu’ils avaient su imposer aux autres. Nous les dérangions simplement et cela aidait  à panser les blessures qu’ils nous infligeaient. Un cœur de glace et de révolte valait mieux que l’incessante douleur qui me rongeait et le dévorait lui aussi. Mais ils  n’avaient pas encore eu raison de nous à cette époque, nous étions encore faits de chair et de sang.  Ils n’étaient pas parvenus à nous déshumaniser totalement. Déjà là, peut-être, n’avait-on rien en commun, mais je l’aimais. Et  le combat que nous menions, la fêlure qui nous avait entamés, étaient pour moi le ciment de mes sentiments.  
     Mais un jour, tout changea, il fut changé de cellule alors que je fus libérée. Il ne me dit pas au revoir, et je ne revins pas le voir. Ce vent de liberté m’emporterait loin je le savais déjà à cette époque, et nous ne nous étions rien promis.  Nos peines avaient d’un commun accord décidé de nous réunir, cependant rien liait nos froideurs respectives, hormis que je l’aimais. Mais l’affection que je lui portais était aussi bien pansée que les autres plaies que nous dissimulions.
Différents vents nous portèrent, le mien fut meilleur que le sien, mais tous les deux furent préférables à l’étouffante chaleur de ces années de manipulations.
     Seulement là, à travers son regard, j’avais le sentiment de les retrouver. J’avais l’impression qu’il me transmettait leur poids et sa colère. Sa colère ? Non, sa haine. Alors que la trajectoire respective de nos pas nous rapprochait, je sentais d’une façon plus que certaine, cette haine proéminente qui se dégageait de lui. Mon visage tenta dans un dernier effort d’esquisser un sourire, une marque de reconnaissance et d’amitié, mais je fus bien arrêtée par cette démonstration saillante de dégout envers ma personne.  Alors que la distance se réduisait, ses traits se tendirent, se contractèrent, se durcirent avec  férocité. Ses yeux se bornaient à m' ignorer alors j'avais soutenu mon regard, et le maintenais avec une droiture exemplaire.
     Je le maintins jusqu’au moment où nous nous croisons, et de si près je compris. Il me haïssait comme il les haïssait. Comme nous les haïssions. Notre séparation m’avait marquée au fer rouge, elle m’avait désignée comme une ennemie. J’étais son ennemie. Et un instant, je ressentis une peur, cette peur que j’avais eu de le perdre. Lorsque nos corps se croisèrent, j’eus dans un élan de désespoir soudain l’envie de l’arrêter. Et si c’était la dernière fois que je le voyais, s’il disparaissait à nouveau, s'il mourrait, si je n’avais jamais plus l’occasion de lui parler, de m’expliquer...
     Mais mon sursaut fut stoppé. Nous étions près, si près que la difficulté de l’interpeller semblait minime, le pas surmontable mais la décision suicidaire. Il bouillonnait de haine d’une façon si certaine, que cette main dont j’avais cru pouvoir le stopper aurait certainement été broyée. Il m’aurait repoussé avec rage, car je sentis le même frisson qui le parcourut, quand nous crûmes tous les deux que j’allais l’aborder. Je compris aussi bien qu’il pensa que le toucher serait une grave erreur, qu’il serait prêt à tout pour que je disparaisse à l’instant, pour qu’il oublie ce que me reconnaitre lui rappelait. Et ce désir me terrifia au point que je ne pus faire autre chose que le laisser disparaitre de mon champ de vision, comme je disparaissais du sien une fois encore.
« Modifié: 22 juillet 2011 à 17:24:18 par Amelie24 »
Est-ce que lorsqu' on se considère comme le dernier homme sensé sur cette terre, ça veut dire qu’on est dingue ? Parce que si c’est le cas, je le suis peut-être.

Hors ligne Plectrude

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Re : L'échos du silence
« Réponse #1 le: 10 juillet 2011 à 23:18:07 »
Ton texte m'a plu ; sans plus. Il y a pas mal de tournures maladroites qui m'ont passablement dérangée et m'ont empêchée de l'apprécier davantage. Il me semble qu'il y a un réel potentiel et que, retravaillé, il serait vraiment bon.

 J’aurais pu ne jamais rien en savoir. J’aurais pu continuer à me complaire dans ce silence, dont je ne savais réellement s’il en était un.
Je sais que tu as laissé volontairement une touche de mystère, mais pour le coup, c'est un exercice raté. En fin de compte, cette introduction ne trouve pas vraiment de sens.

Mais l’intarissable cours du temps n’attendait pas, et ce pas même pour un café je l'appris par un regard jeté à la vieille horloge.

Très maladroit, ce n'est pas joli, et je n'ai même pas compris le sens de la phrase... Qu'est-ce que le café vient faire ici ?

La rue immuable semblait s’agiter sous l’activité de ses passages, et mon regard était plongé ici et là, curieux mais peu intéressé.

Pas très joli.

Mon sang ne fit qu’un tour alors que les muscles se contractèrent avec une violence rare.

Mes muscles, non ?

Je ne parvenais à y croire, je l’avais tellement cherché, sans que je ne trouvasse aucun indice.

Mal dit, selon moi. L'infinitif aurait fait un meilleur effet ; par exemple : "Je l'avais tellement cherché sans jamais trouver d'indice". Mais même là, je pense que ça aurait pu être mieux dit.

Toutes ces réactions bizarres de mon corps me criaient que c’était lui pourtant je persévérais à fouiller son visage à la recherche des détails du jeune homme que j’avais connu.

Idem, la formulation, l'utilisation des verbes "crier" et "fouiller" sont maladroits et servent mal l'esthétique de ta phrase.

Mais je me repris afin de ne perdre ces précieuses secondes qui me permettaient de l’embrasser du regard, et afin de, je n’osais me l’avouer, préserver l’espoir fou que ces yeux me traduiraient un message.

"Transmettraient" conviendrait mieux, à mon sens.

De l’éclair qui passa dans ses prunelles, je compris que son cerveau avait reçu mon souvenir, et un instant je crus retrouver le regard profond qu’il avait si souvent posé sur moi.

Mal formulé ; on ne "reçoit" pas un souvenir. Du coup, tu aurais pu tourner ta phrase autrement.

Mais je ne sais par quelles circonstances, par quels caprices du vent, je fus privé de ce doux plaisir empli de nostalgie.

Privée, si c'est une fille.

Nos plaintes étaient veines mais au moins nous hurlions.

Vaines.

nous étions encore fait de chair et de sang.

Faits.
Ils n’étaient pas parvenus à nous déshumanisés totalement.

Déshumaniser.

 
Ce vent de liberté m’emporterait loin je le savais déjà à cette époque, et nous nous étions rien promis.

Nous ne nous étions rien promis serait plus adéquat, il me semble.

Nos peines avaient d’un commun accord décidées de nous réunir, cependant rien liait nos froideurs respectives, hormis que je l’aimais.

Décidé ; rien "ne" liait. En dehors de ça, je trouve encore la formulation de ta phrase bancale.

Mais l’affection que je lui portais, était aussi bien pensée que les autres plaies que nous dissimulions.

La virgule entre "portais" et "était" ne trouve pas de sens, ici ; et "pansée".
Mais là, au milieu de ces inconnus, il n’y avait que moi qui le regard.

Regardait.

et le maintenait maintenant avec une droiture exemplaire  devant lui.

Maintenais.

Je maintiens mon regard jusqu’au moment où nous nous croisions

Pourquoi utiliser le présent, tout à coup ?

Notre séparation m’avait marqué au fer rouge

Marquée.

Lorsque nos corps se croisèrent, j’eus dans un désespoir soudain l’envie de l’arrêter.

"Dans un élan de désespoir" serait plus adroit.

Et si c’était la dernière fois que je le voyais, s’il disparaissait à nouveau, mourrait, si je n’avais jamais plus l’occasion de lui parler, de m’expliquer...

Le "mourrait" a l'air d'un cheveu sur la soupe. "S'il mourrait" ne serait-il pas mieux ?

Nous étions prêt, si prêt que la difficulté de l’interpeller semblait minime, le pas surmontable mais la décision suicidaire.

Près.

Il bouillonnait de haine d’une façon si certaine, que cette main que dont j’avais cru pouvoir le stopper aurait certainement été broyée.

Un "que" en trop, et la fin de phrase maladroite, encore une fois. Pas jolie.

Il m’aurait repoussé avec rage

Repoussée.

car je sentis le même frisson qu’il le parcourut, quand nous crurent tous les deux que j’allais l’aborder.


Qui le ; nous crûmes.


Je compris aussi bien qu’il pensa, que le toucher serait une grave erreur

La virgule n'a pas de sens, ici.

C'est tout pour moi ! J'insiste sur le fait que je trouve un réel potentiel à ton texte mais qu'il n'a pas été assez peaufiné, à mon sens. ;)
« Modifié: 10 juillet 2011 à 23:23:53 par Plectrude »

Hors ligne Amelie24

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Re : L'échos du silence
« Réponse #2 le: 11 juillet 2011 à 01:38:43 »
Merci pour ton avis et ton aide. La reprise des fautes et des phrases mal tournées m'a aidé à corriger. Un avis extérieur a été important surtout au niveau de la syntaxe, point sur lequel j'ai  parfois des lacunes. En tout cas, merci encore  :)
Est-ce que lorsqu' on se considère comme le dernier homme sensé sur cette terre, ça veut dire qu’on est dingue ? Parce que si c’est le cas, je le suis peut-être.

Hors ligne Plectrude

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Re : L'échos du silence
« Réponse #3 le: 11 juillet 2011 à 16:07:40 »
De rien, je suis contente d'avoir pu t'aider et  j'espère te relire bientôt ! :)

Hors ligne ernya

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Re : L'échos du silence
« Réponse #4 le: 13 juillet 2011 à 21:37:06 »
Avant de commencer, il y a une faute dans le titre, c'est "écho" ;)

Citer
J’aurais pu ne jamais rien en savoir. J’aurais pu continuer à me complaire dans ce silence, dont je ne savais réellement s’il en était un.
Je trouve, personnellement, tes deux premières phrases un peu lourdes, enfin, je les trouve pas très fluides/naturelles/agréables à dire quoi. Par exemple, tu pourrais sûrement enlever le « en » de la première phrase.

Citer
Mais l’intarissable cours du temps n’attendait pas, et ce pas même pour un café je l'appris par un regard jeté à la vieille horloge.

Euh… je suis sûrement fatiguée mais là je comprends pas du tout ta phrase « et ce pas même pour un café » ?

Citer
La rue figée semblait s’agiter sous l’activité de ses passages,
Je chipote mais « les passages » de la rue, je trouve ça bizarre.    Je comprends l’idée mais là pour moi on comprend que la rue passe plutôt que les gens qui y marchent….

Citer
et mon regard était plongé ici et là, curieux mais peu intéressé.
On plonge son regard sur quelque chose pourquoi pas… mais dans ce cas-là on le plonge SUR quelque chose. Tu vois ce que je veux dire ?

Citer
Pourtant dans un des glissements incessants de celui-ci, mon cerveau reçu une information curieuse et bouleversante.
« un de ceux-ci » c’est vraiment méga lourd…

   
Citer
   Seul l’emballement de mon cœur révéla  avec douceur l’engouement qui régnait dans mes pensées.
Emballement/ douceur/engouement, ça fait beaucoup de « grands mots » pour une si petite phrase, non ? Je veux dire, tu pourrais pas dire la même chose mais de manière plus simple et donc plus sincère ?

Citer
Toutes ces réactions bizarres de mon corps me criaient que c’était lui pourtant je persévérais à scruter son visage à la recherche des détails du jeune homme que j’avais connu.
Faudrait une virgule avant « pourtant » pour que le lecteur respire ::)

Citer
    Je fus tentée de baisser les miens et ce fut dans cette pensée folle qu’ils balayèrent un instant le sol.
Quelle pensée folle ?

Citer
Son regard d’ébène se couvrit de glace. Le cœur de celui-ci était encore flamboyant mais il renvoyait cette froideur que je ne lui savais pas si inhabituelle.
Bon je suis vraiment pas fleur bleue, ceci explique peut-être cela, mais franchement là c’est assez exagéré quand même… Et puis comment elle sait qu’il a encore le cœur FLAMBOYANT ? ???

     
Citer
Nos peines avaient d’un commun accord décidées de nous réunir,
Décidé

Citer
mais tous les deux furent préférables à l’étouffante chaleur de ces années d’opprimantes manipulations.
A mon avis faudrait supprimer « opprimantes » parce que l’abus d’adjectifs ça alourdit à mort

Citer
se contractèrent, se durcirent avec une telle férocité que mes yeux nus le virent.
Ses yeux NUS ?

Citer
il n’y avait que moi qui le regardait.
Regardais

       
Citer
Il m’aurait repoussé avec rage, ou simplement avec haine,
Tu l’as déjà dit qu’il éprouvait de la haine pour elle ::)

Dans le fond, la tension entre les deux personnages, je trouve ça intéressant que t’aies essayé de la mettre en relief. Mais niveau écriture, j’avoue que j’ai pas trop accroché à ton style.  :-[
Je trouve que y a beaucoup de formulations maladroites au sens où elles se veulent trop compliquées, trop dans l’analyse et pas assez dans le vécu, dans la sensation. Du coup, je trouve que c’est pas une écriture sincère alors que la situation que tu présentes appelle l’émotion du lecteur. Mais là, j’ai pas ressenti la haine du mec, ni le désarroi de la narratrice, je la trouve trop extérieure à elle-même pour pouvoir être touchée. C’est dommage, le fond pourrait être bien, c’est vraiment au niveau de la formulation, que je trouve souvent trop fleur bleue, trop dans la romance pour adolescents, alors que cette situation, je pourrais la vivre. Bref, peaufine plus ton écriture pour la rendre plus simple et plus sincère^^
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Amelie24

  • Tabellion
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Re : L'écho du silence
« Réponse #5 le: 22 juillet 2011 à 17:37:52 »
Merci pour ton avis et ton aide.
Grâce aux avis, je me suis rendue compte de ce qui n'allait pas dans la construction de mes phrases. Je ne dirais pas que c'est réellement mon style habituel, mais étant donné que mon texte est basé sur peu d'éléments au niveau de l'action, je voulais aller dans le détail pour aider à la compréhension. Je me suis trompée puisque finalement ça donne des phrases trop lourdes, trop compliquées et peu agréable à lire.
J'ai retravaillé certains passages, plus corrigé les fautes relevées, après je ne suis pas sure que ce soit encore ça mais j'y travaille.
Est-ce que lorsqu' on se considère comme le dernier homme sensé sur cette terre, ça veut dire qu’on est dingue ? Parce que si c’est le cas, je le suis peut-être.

Hors ligne Kathya

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Re : L'écho du silence
« Réponse #6 le: 29 juillet 2011 à 14:31:11 »
J'ai bloqué sur le style surtout au tout début. C'est assez lourd, et y a souvent un terme ou une périphrase que j'aurais envie de passer à la serpe. ("dont je ne savais réellement s’il en était un.", "désabusement", "l'activité des passages"...)
Lorsque le récit reprend avec les souvenirs ça passe mieux, mais j'ai pas l'impression que tu ais réussi à aller au bout de ce texte. ^^"

Citer
Seul l’emballement de mon cœur révéla  avec plus de retenue l'agitation qui régnait dans mes pensées.
Comment ça plus de retenue ? Au contraire, son coeur est plus sincère que ses pensées qui ne se voient pas ? Et une phrase plus fluide ou plus courte aurait peut-être plus rendu l'effet.

Citer
pansée
Y a déjà panser plus haut dans le texte.

Citer
je fus bien arrêtée par cette démonstration saillante de dégout envers ma personne.
"envers ma personne" n'apporte rien.

"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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