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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Je ne voudrais pas [BT]

Auteur Sujet: Je ne voudrais pas [BT]  (Lu 2237 fois)

Hors ligne ernya

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Je ne voudrais pas [BT]
« le: 25 Février 2011 à 19:15:02 »
(Finalement je suis le mouvement de marée gigantesque de BT, comme ça, ce sera fini)


Bien, bien, bien.

Alors, ce texte, au début, enfin avant de le proposer au BT, je l’aimais bien.
Maintenant… plus vraiment, XD. Mais bon, c’est ma faute aussi, j’aurais dû le poster dans un contexte plus reposant que le BT.
Donc bon, je ne m’attends pas (plus ?) à ce que vous l’aimiez, même si j’avais essayé de faire quelque chose de plus ou moins « « « « sincère » » » » (oui, plein de guillemets pour ne pas friser le ridicule).
Pour en finir sur la parenthèse BT, je précise pour ceux qui l’ont lu qu’effectivement les passages de mélancolies du nano de Lo’ m’ont un peu influencée. Enfin vu l’effet gifle que m’a foutu ce nano, fallait bien qu’à un moment j’exorcise, c’est chose faite. Mais c’est juste une influence, comme l’aurait fait une musique ou un film, rien de plus. Et puis, moi, je considère que ça n’a rien à voir, ne serait-ce que d’un point de vue formel et surtout qualitatif (on s’improvise pas messie) mais passons.

Je referme la parenthèse BT.

Concernant le titre, j’avais vraiment pas d’idée, d’où ce truc assez immonde, je suis preneuse de toute proposition.
Sinon, ça faisait longtemps que j’avais envie de faire un texte sous forme de lettre, je voulais même faire un roman épistolaire à une époque, XD (depuis Laclos lu en première, c’est dire combien ça remonte) et donc voilà, même si le résultat n’est pas vraiment très probant.

Je précise aussi que dans les deux premiers paragraphes nombre de détails sont véridiques (et ailleurs y’a beaucoup d’influences), après, avec le délire des lettres, ce n’est plus le cas. Du coup ça fait un mixage pas tip top entre un début plus ou moins autobiographique et ce délire sur les lettres qui me taraudait depuis pas mal de temps. Les mélanges à éviter donc, je le saurai pour la prochaine fois.

Sinon, à la relecture, y’a un passage que je trouve un peu too much (je l’ai mis entre crochets), dites-moi si vous aussi vous pensez qu’il vaut mieux l’enlever.

Et j'ai fait de micro changements pour que ce soit plus clair, mais c'est pas encore ça.


Voilààà vous pouvez vous lâcher sur les fruits pourris, j’ai pris un bouclier
.





*********



Quand j’étais petite, comme beaucoup de filles, j’avais un journal intime. Rouge. Avec un petit chat tigré assis sur une balançoire. Sur ses pages roses saumon, je parlais de Léo-la-mèche-rebelle, des disputes avec ma sœur, des embrouilles quand on jouait à la traversée, des colères maternelles… Un journal intime, tu sais, ça permet de se vider, après on est apaisé, on caresse la surface dure et on remet vivement le petit cadenas, que je devais forcer avec un trombone parce que j’avais perdu la clef.
Ça, c’était y’a quelques années, quand je portais encore des collants bariolés et un serre-tête dans les cheveux. Ne te moque pas. Depuis j'ai grandi et il y a exactement un an, tu étais déjà parti, j’ai jeté mon journal intime rouge dans la cheminée, pendant que mon grand-père somnolait devant le foot. J’ai tout relu avant la grande flambée, ça m’a souvent fait rire, toutes ces gamineries. J’ai arraché la photo de Léo, parce qu’il était gentil dans mes souvenirs, et je ne lui veux aucun mal. C’était lui qui l’avait prise, on voyait ses deux bras de chaque côté du cadre, ça devait être pendant ses vacances, il était en tee-shirt et ses joues étaient un peu trop rouges. Ça m’a tout rappelé d’un coup : les petits mots qu’il me donnait en primaire, tout ce qu’il chapardait à sa mère pour me l’offrir et puis plus rien je ne me souviens plus de rien à part la lettre de rupture au début du collège. Je crois que je lui ai dit des choses méchantes, qu’il ne méritait pas, parce que quand j’ai écrit cette lettre, j’en pinçais pour un autre, je ne me souviens plus de son nom, juste qu’il mettait trop de gel dans ses cheveux, du coup je voulais que les choses soient bien claires et dans ma tête et sur le papier. Ça n’excuse rien.
Cette lettre, je me souviens avoir jubilé en l’écrivant, les mots venaient facilement, pique après pique. Je me souviens bien de ça. Alors, quand je suis enfin rentrée chez moi, je me suis dit que ça pourrait être amusant d’en faire une fausse, de lettre. Pour faire semblant, pour avoir encore le beau rôle, ne pas être celle qui se fait jeter mais celle qui jette l’autre, pour combler, compenser. J’ai pris une feuille blanche et j’ai commencé. J’avais le stylo dans la main, le sourire aux lèvres et je m’apprêtai à signer des lignes âpres et pleines de rancœurs. Mais l’inspiration ne venait pas, je me suis agitée sur mon siège, je suis allée chercher un morceau de pain, me faire un thé, mais non, ça ne venait pas. J’ai laissé tomber.
Le lendemain, tard, je m’y suis remise et c’est sorti tout d’un coup, une averse de phrases plus cinglantes les unes que les autres. Ça m’a défoulé, j’ai bien dormi. Et puis j’ai repris la lettre, ça avait un peu bavé à certains endroits, elle était très laide. Le papier, les bavures, les mots, rien n'allait. J’avais voulu m’amuser, ça n’aurait pas dû me déplaire autant. En fait, j’aurais voulu faire une lettre bien. Belle même.
Je l’ai déchirée. Le blanc n’allait pas de toute façon, faisait trop sérieux, alors j’ai acheté du papier à lettre, pas rose, j’ai passé l’âge et je ne voulais pas que ce soit kitsch, celui que j’ai pris n’était pas très beau, il hésitait entre le violet et le bleu. Mais je n’ai pas pu recommencer tout de suite, la défaite me tenait encore. C’est bien plus tard, peut-être un mois après, que j’ai retenté le coup.

Je ne sais pas comment le dire et je ne voudrais pas que tu te fâches. J'ai cassé la petite figurine que tu m'avais donnée. Je suis vraiment désolé, j'ai bien essayé de la recoller, mais on voyait un vilain trait dessus et la magie s'en est allée. Les morceaux gisent juste devant mon lit et chaque matin je les vois et chaque matin je me dis qu'il faudra que je te le dise. Parce que si tu le découvres en venant caresser le chat sur le lit, tu seras triste. Tu l'aimais bien cette figurine. Et je t'imagine déjà, la statue cassée dans tes mains sèches comme tes joues, jouant avec les bouts, le temps de te composer un visage tranquille, puis tu iras mettre tout ça dans la poubelle et on pourra lire sur tes lèvres pincées tout ce que tu étouffes, parce que cette figurine cassée, c’est ton vernis mis mardi qui s’effrite, c’est ton ventre qui va encore se tordre comme un linge qu’on essore. Alors je te le dis sur ce vulgaire papier bleu (violet ?), c’est peut-être plus lâche et aussi ridicule parce qu’après tout ce n’est qu’une simple figurine et qu’il n’y pas de quoi en faire un drame.

Je m’inventais des détails, des disputes, ça menait une danse étrange, ça valsait un peu partout ; il faut dire que je n’ai guère eu d’entraînement.

Mais petit à petit je me suis laissée prendre au jeu. J’avais juste envie d’écrire des lettres pour combler le trou, le silence, c’étaient de simples lettres désormais ; j’ai épuisé ma rancœur.

Parfois je n’écrivais que des bouts, le début ou bien la fin,

 [Je t'aime beaucoup, tu sais. Mais pas comme il me faut, ça je me rends bien compte quand je vois toute cette peine sur ton visage et la façon dont tes yeux fuient les miens comme un banc de poissons affolés. Je le vois bien tout cela, ne pense surtout pas que je suis aveugle à ce point, dans ces moments-là, je voudrais ##################################### parce qu’il faut bien se rendre à l’évidence, je ne sais pas t’aimer. ]

parfois je n’écrivais qu’une seule phrase. Elle suffisait, elle rendait exactement ce qu’il fallait avec ses simples neufs mots bien alignés les uns derrière les autres. Je ne savais pas trop ce que je cherchais à faire à travers toutes ses lettres (j’ai dû en écrire une trentaine si on estime qu’une phrase seule équivaut à une lettre). Et puis, j’ai fini par voir qu’elles parlaient toutes de quelqu’un, de moi, forcément, mais surtout de quelqu’un d’autre, et pour qu’on arrive enfin au vif du sujet, oui, elles parlaient de toi ces putains de lettres (et le terme est le bon, crois-moi). Elles mettaient en scène des choses que j’aurais voulu te dire, qu’il n’était peut-être pas bon que je te dise, pour ne pas troubler notre relation déjà houleuse, mais maintenant que tu es parti avec elle, que les choses sont on ne peut plus claires et que l’eau est redevenue limpide bien que chargée d’écume et qu’après tout, c’est un peu ma dernière carte à jouer et que j’ai déjà perdu la partie, je me suis décidée à t’envoyer ces lettres que j’aurais aimé que tu m’écrives. Si je t’ai parlé de tout ça, c’est parce que j’avais envie de te parler un peu de moi, maintenant que tu es loin, mais aussi pour que tu te rendes compte              non à vrai dire je ne sais pas trop pourquoi je t’envoie tout ça, tout est flou dans ma tête, je sais juste que tu me manques, énormément, et ces lettres ne sont pas des déclarations, d’ailleurs ce n’est pas moi le narrateur, tu t’en rendras vite compte, et plus j’y pense et plus je me dis que je me suis embourbée dans cette lettre que je n’aurais sûrement pas dû t’écrire et dans cette phrase qui ne finira jamais, j’espère que tu n’attends pas le point pour respirer parce que sinon je vais avoir ta mort sur la conscience, plus j’y pense et plus je me dis que c’était stupide de te dire tout ça, de remuer encore la vase, de vouloir t’envoyer ces lettres écrites sur cet immonde papier à lettres bleu-violet, que c’est sûrement le point culminant de toutes les choses stupides que j’aurai faites et dont tu auras subi les frais, mais après tout, je n’ai guère de chance de voir la tête que tu tireras à la lecture de ces lignes, j’espère juste que tu me répondras cette fois et que si tu me réponds

Je ne sais pas comment le dire et je ne voudrais pas te faire de peine. Je vais partir. Je ne sais pas encore précisément si je choisirai le sud ou le nord. J'étouffe ici, il y a trop de monde. Je n'aime pas qu'on me force la main, qu'on me demande enfin de choisir une route en ligne droite, avec quelques péages prévus à l'avance, pour être sûr que je ne me perdrai pas dans de multiples petites routes secondaires. Et puis, mes perspectives ont changé, je m'en suis rendu compte peu à peu, depuis les fêtes peut-être ; tu le sais que j'ai changé. Je le devine sur ton visage, à ces frissons d'inquiétude que l’on voit dans tes yeux. Tu l'as déjà prévu ce départ, avant tout le monde, peut-être même avant moi et tu t'es affairée à droite et à gauche pour ne plus y penser, pour refouler cette éventualité : que je parte et que tu restes à quai. Toi, tu ajouterais "seule" d'une voix étouffée de peine, parce que tu aimes grattouiller tes plaies, effriter les choses, tout n'est que poussière. Mais tu ne me la fais pas à moi, tu ne me l'as d'ailleurs jamais fait, et c'est bien pour ça que tu ne m'as jamais dit que tu avais peur que je parte, tu savais bien que la réponse serait amère.
Mais vraiment, je ne cherche pas à te faire de peine en écrivant tout cela. Je sais que tu t'en feras bien assez toute seule, qu'il faudra que tu t'acharnes sur tes sales plaques jusqu’à les faire encore saigner parce que moi je serai loin, mais vraiment, je t'aime bien tu sais, je reviendrai sûrement d'ici quelques mois ou dans un ou deux ans, je t'écrirai si je trouve du temps. Et ne fais pas comme toutes ces filles qui barrent les jours sur le calendrier, lance-toi dans des projets loufoques, ils t’occuperont l’esprit et te feront rire, je te laisse Arty (je l'ai dit à ma sœur, c'est à toi que je le confie, je n'ai jamais su faire de beau geste, j'espère que tu ne m'en voudras pas de te laisser ce raton anorexique, mais il t'aime bien, je crois et je sais que tu le nourriras bien peut-être même un peu trop), j'aimerais te dire beaucoup de choses pour que vraiment tu ne sois pas triste, mais cette lettre n'en finit pas et il me faut partir.

tu ne seras pas trop déçu et méprisant, parce que j’aurai voulu bien faire.
PS : ta chatte a eu une portée de quatre petits tigrés. Ils seront sevrés si tu reviens à Noël.



« Modifié: 27 Février 2011 à 01:15:35 par ernya »
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Verasoie

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Re : Je ne voudrais pas [BT]
« Réponse #1 le: 25 Février 2011 à 19:42:58 »
Citer
tout ce qu’il chapardait à sa mère pour me l’offrir

Ça aussi c'est un détail véridique ? (Je suis sûre que quelqu'un m'a déjà raconté ça mais je savais plus si c'était toi.)

Citer
Cette lettre, je me souviens avoir jubilé en l’écrivant, les mots venaient facilement, pique après pique. Je me souviens bien de ça. Alors, quand je suis enfin rentrée chez moi, je me suis dit que ça pourrait être amusant d’en faire une fausse, de lettre. Pour faire semblant, pour avoir encore le beau rôle, ne pas être celle qui se fait jeter mais celle qui jette l’autre, pour combler, compenser.

À ce moment tu m'avais perdue : j'ai amalgamé la lettre de rupture à Léo-la-mèche-rebelle, et la "fausse" lettre que la narratrice écrit. En fait j'ai mélangé les deux garçons dans ma tête je pense. Mais à ce moment on parle des deux lettres de façon trop rapprochée, du coup je trouve que ça fait se mélanger.

Citer
Ça m’a défoulé, j’ai bien dormi.

défoulée ? pas sûre

Citer
Je suis vraiment désolé,

Soit désolée, soit la narratrice écrit des lettres mais en prenant le rôle du garçon - c'est ça aussi dont j'étais pas sûre à la lecture. Éclaire-moi ?

Citer
Les morceaux juchent devant mon lit

Ça veut rien dire...? :mrgreen:

Le passage entre crochets m'avait pas embêtée. J'aime bien la comparaison avec les poissons affolés ^ ^

Citer
elles parlaient de toi ces putains de lettres (et le terme est le bon, crois-moi).

 :coeur:

Citer
que l’eau est redevenu limpide

redevenue

Citer
j’espère que tu n’attends pas le point pour respirer parce que sinon je vais avoir ta mort sur la conscience,

XD

Citer
PS : ta chatte a eu une portée de quatre petits tigrés. Ils seront sevrés si tu reviens à Noël.

Je sais que ça va faire très cliché de dire ça mais j'assume : cette phrase est un arrache-cœur.



Oui donc ! À la première lecture j'avais beaucoup aimé ce texte. Après quand je me suis mise à penser que c'était Lo je suis devenue paranoïaque sur toutes les phrases du coup ça faisait bizarre, mais je veux pas revenir là-dessus.

Ce qui m'embête surtout c'est, comme j'ai dit, le fait qu'au début c'est un peu flou entre Léo et "celui qui est parti". Et puis les lettres qu'elle écrit, je sais pas pourquoi je les imaginais plus écrites par un garçon, elles ont un côté un peu protecteur je trouve... Ça m'a embrouillée. Y'a aussi ça : "c’est ton vernis mis mardi qui s’effrite" -> si c'est bien elle qui écrit à lui, c'est bizarre, du coup je sais pas si j'ai bien compris.

Bref j'ai mis un moment avant de vraiment être bien sûre de quelle lettre était de qui. Je sais pas comment on pourrait "éclaircir" ça, à moins de vraiment spécifier "lettre de - à " mais du coup ça enlèverait quelque chose, je pense.

Et la dernière phrase est extraordinaire. Elle a quelque chose de profondément pathétique (c'est pas péjoratif), parce que je me dis qu'il reviendra pas, et ce détail des chatons qui seront sevrés (avec toute la dimension affective de Noël = je vois les gens que j'aime) ça fait super mal. Je sais pas si tu as fait exprès en l'écrivant d'ailleurs ou si tu te doutais de cet impact (d'ailleurs il y a peut-être que moi qui la ressens comme ça), mais elle me fiche vraiment un coup.


(Sinon le titre je le trouve bien)

Hors ligne ernya

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Re : Je ne voudrais pas [BT]
« Réponse #2 le: 25 Février 2011 à 23:06:28 »
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tout ce qu’il chapardait à sa mère pour me l’offrir
Ça aussi c'est un détail véridique ? (Je suis sûre que quelqu'un m'a déjà raconté ça mais je savais plus si c'était toi.)
Yop, tout ce qu’il y a de plus véridique, XD

Citer
. En fait j'ai mélangé les deux garçons dans ma tête je pense. Mais à ce moment on parle des deux lettres de façon trop rapprochée, du coup je trouve que ça fait se mélanger.
Ouais c’est un peu absurde comme lien, quoi qu’il en soit les deux garçons sont distincts.
Je peux peut-être insister sur ce côté un peu décousu (c’est une lettre après tout), enfin le mettre en valeur.

Citer
Ça m’a défoulé, j’ai bien dormi.
défoulée ? pas sûre
sais pas

Citer
Soit désolée, soit la narratrice écrit des lettres mais en prenant le rôle du garçon - c'est ça aussi dont j'étais pas sûre à la lecture. Éclaire-moi ?
Oui c’est ça, elle écrit sous un « je garçon », je le dis plus loin je crois, un truc du genre « ce n’est pas moi le narrateur », mais du coup avec l’allusion à la lettre de Léo, j’avoue que ça porte à confusion. C’est à cause des multiples réécritures de ce texte.

Citer
Les morceaux juchent devant mon lit
Ça veut rien dire...?
XD. Je voulais dire sur un rebord du lit ?

Citer
Ce qui m'embête surtout c'est, comme j'ai dit, le fait qu'au début c'est un peu flou entre Léo et "celui qui est parti". Et puis les lettres qu'elle écrit, je sais pas pourquoi je les imaginais plus écrites par un garçon, elles ont un côté un peu protecteur je trouve...
Ah ouais ? (parce que c’est un de mes problèmes, je sais pas faire un narrateur masculin crédible XD, du coup que ça « fasse garçon », ça me laisse un peu sur le cul), mais sinon oui elle s’imagine (et écrit ce produit de son imagination) qu’un mec lui a envoyé ça… t’avais compris ça au moins ? (parce que sinon ça va pas du tout)

Citer
Ça m'a embrouillée. Y'a aussi ça : "c’est ton vernis mis mardi qui s’effrite" -> si c'est bien elle qui écrit à lui, c'est bizarre, du coup je sais pas si j'ai bien compris.
Reprenons : toutes les lettres, c’est toujours la narratrice qui les a écrites (sauf que dans toutes celles en italique, elle s’autoécrit mais sous la plume d’un mec fictif). Je crois que dans ma tête, ces lettres fictives (en italique donc), ce sont des lettres qu’elle aurait aimé que lui écrive celui qui est parti.
Oui, je sais, c’est aberrant.

Citer
Je sais pas si tu as fait exprès en l'écrivant d'ailleurs ou si tu te doutais de cet impact
Si l’effet est voulu, même si j’étais pas sûre qu’il rende. Du coup c’est cool si ça a marché^^

Bon eh bien contente que tu aies aimé à un moment donné ^^.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Verasoie

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Re : Je ne voudrais pas [BT]
« Réponse #3 le: 25 Février 2011 à 23:16:37 »
Ah ben j'avais complètement compris de travers. Pour moi elle écrivait les lettres au garçon comme si c'était elle qui l'avait quitté (d'où avoir le beau rôle, etc), elle faisait des lettres de rupture mais où c'était elle la narratrice et lui le destinataire. Et la dernière lettre en italique était la réponse du garçon après qu'elle lui ait envoyé ce paquet (du coup on voyait bien que non il ne reviendrait pas puisqu'il partait "tout seul au loin" après être parti avec l'autre fille).

Voilà, sais pas si c'est clair ^ ^'

Hors ligne Ambriel

  • Palimpseste Astral
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Re : Je ne voudrais pas [BT]
« Réponse #4 le: 25 Février 2011 à 23:20:17 »
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Reprenons : toutes les lettres, c’est toujours la narratrice qui les a écrites (sauf que dans toutes celles en italique, elle s’autoécrit mais sous la plume d’un mec fictif). Je crois que dans ma tête, ces lettres fictives (en italique donc), ce sont des lettres qu’elle aurait aimé que lui écrive celui qui est parti.
Ah, ben d'accord ! J'avais pas compris, moi non plus. Ok, je comprends mieux alors.
Ben ce texte m'avait laissé un goût bizarre. Il a des passages qui me touchent plutôt et d'autres qui m'embrouillent, et je suis trop fatiguée pour commenter un texte, là. Bon, on va faire ce qu'on peut, hein.
Pour le passage entre crochets, non, je pense qu'il a sa place. Pour moi tu devrais peut-être essayer d'éclaircir cette histoire de qui a écrit quoi, et... voilà. J'avoue que je l'ai pas encore relu mais je le relirai, ouaip. Pas ce soir, fatiguée.
Donc bon, en gros je sais pas ce que mon comm t'a apporté, je crois que j'éditerai demain là je risque de partir toute seule en délire genre, j'suis fatiguée, bwah ! Trop tard.

EDIT : Relu ! Alors oui, en le sachant et en se concentrant (comment, j'ai du mal à me concentrer, moi ?) on comprend qui a écrit quoi, mais je pense sincèrement que tu devrais essayer d'éclaircir tout ça. Sinon, je suis plutôt d'accord avec Vera pour la dernière phrase, c'est bien écritransmis et... j'ai bien aimé, mais c'est pas mon préféré de toi ^^. En même temps, j'suis pas trop trop réalisme généralement. Bref, voilà.  :-¬?
« Modifié: 26 Février 2011 à 18:52:35 par ambriel »
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne Zacharielle

  • Comète Versifiante
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Re : Je ne voudrais pas [BT]
« Réponse #5 le: 26 Février 2011 à 08:47:03 »
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des embrouilles quand on jouait à la traversée
c'est quoi ?

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que je devais forcer avec un trombone parce que j’avais perdu la clef.
j'aime bien ce détail en fin de phrase
 
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Depuis, enfin depuis exactement un an, tu étais déjà parti, j’ai jeté mon journal intime rouge dans la cheminée
y'a quelque chose qui me chiffonne dans la structure : d'abord la reprise du "Depuis" que je trouve pas très naturelle, tu pourrais pas tenter un truc du style "Depuis, je ne sais pas moi, enfin si je sais, un an tout pile" enfin c'est toi qui vois.

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J’ai tout relu avant la grande flambée, ça m’a souvent fait rire, toutes ces gamineries.
pourtant c'est pas longtemps après, elle a autant de recul que ça après un an seulement ? C'est vrai que les années sont plus longues quand on est petit, mais quand même.

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Je crois que je lui ai dit des choses méchantes, qu’il ne méritait pas, parce que quand j’ai écrit cette lettre, j’en pinçais pour un autre, je ne me souviens plus de son nom, juste qu’il mettait trop de gel dans ses cheveux, du coup je voulais que les choses soient bien claires et dans ma tête et sur le papier.
triste

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Mais l’inspiration ne venait pas, je me suis agitée sur mon siège, je suis allée chercher un morceau de pain, me faire un thé
se faire un thé ? elle a quel âge exactement ? moi j'en faisais pas quand j'étais petite lol (je buvais du café ahahahah)

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Ça m’a défoulé, j’ai bien dormi.
ça claque

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Le papier, les bavures, les mots, tout ça me sortait par les yeux. Et ce n’était pas normal.
j'aime pas trop, en fait, parce qu'on sent pas assez la relecture et "sortir par les yeux" ça correspond pas trop j'ai le sentiment.

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Les morceaux juchent devant mon lit
jucher : vocabulaire adéquat ?

 
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parce que cette figurine cassée, c’est ton vernis mis mardi qui s’effrite
pas compris le coup du vernis, si le jour n'était pas précisé ça aurait pu passer au sens figuré. Dommage, la phrase est belle [plus tard] ah ok elle s'imagine qu'il lui écrit ! euh, en fait faudrait que je relise du coup

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J’avais juste envie d’écrire des lettres pour combler le trou, le silence, c’étaient de simples lettres désormais ; j’ai épuisé ma rancœur.
je comprends pas le passé composé  :-[ (pourquoi pas "j'avais" ?)

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Je ne savais pas trop ce que je cherchais à faire à travers toutes ses lettres (j’ai dû en écrire une trentaine si on estime qu’une phrase seule équivaut à une lettre), à compenser sans doute.
déjà dit, du coup, tu peux t'arrêter à la fin de la parenthèse ça fera une petite suspension

J'aime beaucoup la phrase interminable.

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Je sais que tu t'en feras bien assez toute seule, qu'il faudra que tu t'acharnes sur tes sales plaques jusqu’à les faire encore saigner
elle s'écrit à elle-même ?! [lit les com] ah, d'accord.


Oww c'est tout plein de mélancolie. J'aime bien l'ambiance qui se dégage (c'est là que ça rappelle Lo) de la tragédie intime, le rythme y est sans doute pour quelque chose. Mais je suppose que ça été un peu gâché parce que je n'ai pas compris qui écrivait à qui. Tu devais clarifier un tout petit peu, "je ne suis pas le narrateur" n'est pas assez explicite (ça peut vouloir dire qu'elle se détache d'elle-même pour écrire, pas forcément qu'un autre virtuel prenne sa place). J'ai eu du mal à comprendre aussi quel âge elle a et c'était gênant dans l'emploi du vocabulaire Je ne suis pas sûre que le passage entre crochets apporte quelque chose. Une clarification des narrateurs permettrait d'achever ton texte, je suppose, parce qu'à part ça, le ton est très juste et on est rapidement pris dedans : rien à changer par là, c'est ce que j'ai le plus apprécié :)

Hors ligne ernya

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Re : Je ne voudrais pas [BT]
« Réponse #6 le: 27 Février 2011 à 01:00:27 »
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des embrouilles quand on jouait à la traversée
c'est quoi ?
t’as jamais joué à la traversée ? Triste, c’était mon jeu préféré. En gros, il y a des chats (des gens qui t’attrapent) et tout le reste se met à un bout de la cour derrière une ligne de démarcation (nous c’étaient des trottoirs je crois) et le but est de traverser toute la cour pour rejoindre l’autre côté sans se faire toucher. Ca parait tout con dit comme ça, mais quand 30 élèves se mettent à faire ça dans une cour de récré ça rend vraiment. Surtout quand les autres élèves n’y jouent pas et que tu leurs fonces dedans. :mrgreen: D’ailleurs ce jeu avait été « interdit » par les maîtresses mais on y jouait quand même. :huhu:

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Depuis, enfin depuis exactement un an, tu étais déjà parti, j’ai jeté mon journal intime rouge dans la cheminée
y'a quelque chose qui me chiffonne dans la structure : d'abord la reprise du "Depuis" que je trouve pas très naturelle, tu pourrais pas tenter un truc du style "Depuis, je ne sais pas moi, enfin si je sais, un an tout pile" enfin c'est toi qui vois.
C’est surtout que ce « depuis » t’as induite en erreur, donc je vais voir comment changer ça

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J’ai tout relu avant la grande flambée, ça m’a souvent fait rire, toutes ces gamineries.
pourtant c'est pas longtemps après, elle a autant de recul que ça après un an seulement ? C'est vrai que les années sont plus longues quand on est petit, mais quand même.
En fait, là où elle commence à péter les plombs, c’est environ un an avant qu’elle n’envoie cette longue lettre. Mais elle n’est plus enfant à cet âge. Donc quand elle a relu le journal intime, elle était, je sais pas, fin lycée-début fac ?

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Mais l’inspiration ne venait pas, je me suis agitée sur mon siège, je suis allée chercher un morceau de pain, me faire un thé
se faire un thé ? elle a quel âge exactement ? moi j'en faisais pas quand j'étais petite lol (je buvais du café ahahahah)
voilà comme je le disais, elle n’est plus petite là, avant c’étaient des souvenirs

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Le papier, les bavures, les mots, tout ça me sortait par les yeux. Et ce n’était pas normal.
j'aime pas trop, en fait, parce qu'on sent pas assez la relecture et "sortir par les yeux" ça correspond pas trop j'ai le sentiment.
Ok, je regarderai comment changer

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Les morceaux juchent devant mon lit
jucher : vocabulaire adéquat ?
faut croire que non vu que vous butez toutes les deux dessus


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J’avais juste envie d’écrire des lettres pour combler le trou, le silence, c’étaient de simples lettres désormais ; j’ai épuisé ma rancœur.
je comprends pas le passé composé   (pourquoi pas "j'avais" ?)
parce que c’est toujours le cas au moment où elle lui écrit (au moment de la grande lettre) et du coup faut un passé plus proche du présent donc PC
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Je ne savais pas trop ce que je cherchais à faire à travers toutes ses lettres (j’ai dû en écrire une trentaine si on estime qu’une phrase seule équivaut à une lettre), à compenser sans doute.
déjà dit, du coup, tu peux t'arrêter à la fin de la parenthèse ça fera une petite suspension
ok

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Oww c'est tout plein de mélancolie. J'aime bien l'ambiance qui se dégage (c'est là que ça rappelle Lo) de la tragédie intime, le rythme y est sans doute pour quelque chose. Mais je suppose que ça été un peu gâché parce que je n'ai pas compris qui écrivait à qui. Tu devais clarifier un tout petit peu, "je ne suis pas le narrateur" n'est pas assez explicite (ça peut vouloir dire qu'elle se détache d'elle-même pour écrire, pas forcément qu'un autre virtuel prenne sa place). J'ai eu du mal à comprendre aussi quel âge elle a et c'était gênant dans l'emploi du vocabulaire Je ne suis pas sûre que le passage entre crochets apporte quelque chose. Une clarification des narrateurs permettrait d'achever ton texte, je suppose, parce qu'à part ça, le ton est très juste et on est rapidement pris dedans : rien à changer par là, c'est ce que j'ai le plus apprécié 
cool ! décidément j’ai toujours des problèmes de narrateur. Sinon oui, je pense qu’il va falloir que je change pas mal de phrases pour faire quelque chose de clair, même si ça me saoule, je déteste expliquer. Mais si vous comprenez pas, ce texte ne marchera jamais. En tout cas, je suis contente que tu aies aimé l’ambiance et le rythme !
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Re : Je ne voudrais pas [BT]
« Réponse #7 le: 06 Mai 2011 à 14:40:20 »
Je sais pas si tu as changé quelque chose, vu que j'avais manqué le blindtest et ce texte. A partir de la phrase où la narratrice laisse entendre clairement qu'elle écrit les lettres qu'elle aurait voulu recevoir tout devient assez clair.

Je rejoins juste l'avis précédent sur la transition "Léo"/"celui qui est parti" elle est un peu brutale et "Le lendemain, tard" m'a vraiment embrouillée.

Sinon j'ai beaucoup apprécié le rythme, ainsi que la phrase volontairement interminable qui n'en finit plus du tout. Les émotions sont simples et touchantes et ça ne m'a pas fait pensé à Lo' mais je n'ai pas lu les nanos. ^^
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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