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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [Blind Test] La célestine

Auteur Sujet: [Blind Test] La célestine  (Lu 3457 fois)

Hors ligne Rain

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[Blind Test] La célestine
« le: 25 Février 2011 à 01:12:43 »
Désolé, pour le coup, ce texte était un peu long.
Heu, l'idée m'est venue dans une conversation avec Bibi, je sais plus trop de quoi on parlait, mais il m'est subitement venu à l'idée qu'il pouvait pleuvoir parce qu'un personnage était triste et sans émotion, et qu'en redevenant content le soleil brillait.
Le texte n'a ABSOLUMENT PAS tourné comme prévu (à la base, ça devait être en quelque sorte la suite de la fille damnée mais elle a pas mal bourlingué) et du coup je sais pas trop quoi penser de cette version. Que ce soit dans le thème, le style, les personnages, etc. je trouve que ça fait trop resucée de tous mes textes précédents (surtout le petit garçon qui soignait les pleurs, en fait allez savoir pourquoi) alors au final je l'aime pas trop.
La fin est bâclée, oui je sais. Mais j'étais à dix minutes de la fin du blind test. Je la retravaillerai peut-être plus tard. Ou peut-être pas, je suis déçu de ce que j'ai tiré de cette idée. Je la garde dans un coin de ma tête pour plus tard, au cas où.

Enfin, j'espère que vous m'en voulez pas trop pour le texte (mais je vous rassure il fait quand même moins de 2000 mots - s'il avait fait plus je l'aurais mieux travaillé et envoyé à Onirismes).
Bonne lecture quand même.




La Célestine


   Loin au-dessus de nos têtes vivait jadis une nymphe, créature des cieux aux cheveux de nuage blanc. Là-haut, en sa demeure, la nymphe se plaisait à nous observer. Pour elle qui était sage et sans âge, nous n'étions que de petits points s'agitant sans raison, et elle s'amusait grandement de notre existence trop vite consommée. De temps à autres – de plus en plus souvent tant elle s'ennuyait – elle s'imaginait ce que pouvait être la vie des terrestres. Elle se voyait parmi nous, dansant avec nous d'un bout à l'autre du monde jusqu'à l'épuisement, jusqu'à ce que soit soufflée son étincelle trop vive. La pauvre enfant, de si loin hélas, ne pouvait voir que derrière chacun de nos pas s'esquissait une trace de sang.
   Un jour, captivée par cette danse plus qu'à son habitude, la célestine se laissa entraîner hors de son perchoir. Elle se façonna une enveloppe charnelle et descendit sur la terre. Elle apparut soudainement au beau milieu d'une route, dans un petit royaume oublié depuis longtemps par la magie du monde. Les rares voyageurs qui la surprirent, terrorisés par son arrivée, ne purent que prendre leurs jambes à leur cou. Quant aux moutons et aux vaches qui paissaient dans les prés environnants, ils s'approchèrent, nullement impressionnés, pour la saluer maladroitement. Cela fit rire la nymphe, et son rire attira à elle un voile de brume qui séjournait non loin et qui s'empressa de masquer sa nudité.
   Elle se mit en route, et marcha un long moment. Elle s'émerveillait de chaque nouvelle chose qu'elle voyait – les arbres, les champs, les maisons, tout semblait tellement différent de près ! Bientôt pourtant, comme le soleil s'inclinait, la fatigue et le froid, jusqu'alors inconnus, l'enlacèrent. Passé l'attrait de la nouveauté, elle se lassa rapidement de ces nouvelles sensations, et s'arrêta devant une maison.
   Elle entra sans frapper, quittant son brouillard, et se trouva bientôt face à un homme au visage rougi. Il se mit soudain à hurler et faire de grands gestes – « Démon, criait-il, tes cheveux blancs te trahissent, prends tes charmes avec toi et quitte ma demeure ! » – mais la nymphe ne comprenait pas ce langage. Surprise et apeurée, elle se recroquevilla et sentit les larmes monter à ses yeux. L'homme se calma quelque peu, suffisamment pour jeter à la pauvre créature un long manteau. Puis il la releva sans douceur, la conduisit à sa porte, qu'il claqua après l'avoir mise dehors. La célestine leva la tête, encore toute chamboulée. La nuit était tombée ; un frisson la parcourut. Elle resserra contre elle le vêtement, et se remit en marche. Elle s'arrêta bientôt entre deux arbres, au bord de la route, qui la protégeaient du vent, et s'essaya à la douceur du sommeil. Elle rêva cette nuit-là, elle rêva du monde sur un tableau, qu'elle pouvait admirer, qu'elle pouvait caresser, mais dans lequel elle ne pourrait jamais être à sa place.
   Dans le blanc de sa chevelure, quelques fils d'argent se dessinaient. Dans la voûte étoilée, quelques ombres se profilaient.

   Tandis que la nymphe se reposait, les deux voyageurs qu'elle avait surpris racontaient leur aventure dans une taverne de la grande ville. Si la plupart des soûlards n'y voyaient qu'un conte de fée destiné à grappiller des chopes gratuites, il était quelques hommes pour prendre l'histoire au sérieux. Ils s'en furent prestement rejoindre le temple le plus proche pour s'entretenir avec les prêtres, qui à leur tour alertèrent les ordres supérieurs, et ainsi de suite.
   Moins d'une heure plus tard, une troupe de chasseurs de sorcières quittait en trombe les murs de la ville.

   La célestine fut tirée de sa torpeur avec brutalité. On lui saisissait les bras, on la tirait violemment, on lui liait les poignets, on la jetait sur un cheval. Célestine découvrait avec stupeur la douleur, et elle décida que ça ne lui plaisait pas. Elle regarda autour d'elle, cherchant un moyen de s'enfuir, mais elle ne pouvait pas bouger.
   L'un des hommes vint lui parler. La lumière de sa torche lui donnait des airs de démon. Il cria quelque chose, attendit un instant, frappa la pauvre nymphe et parla de nouveau. Il recommença son manège plusieurs fois, jusqu'à ce qu'elle commence à sangloter. Elle ne comprenait pas pourquoi elle avait mérité pareil traitement. Pour être entrée chez quelqu'un ? Alors, à travers les larmes et dans son propre langage, elle s'excusa.
   L'homme se figea et la regardait étrangement. Ses yeux roulaient dans ses orbites, comme s'il se battait contre lui-même. Il paraissait comme fou, et il se mit à hurler, et il se mit à frapper plus durement encore, sans pause cette fois. Attirés par son cri et ceux de la nymphe, les autres hommes s'empressèrent de l'entraîner au loin.
   Les cheveux de nuage, à présent, grisonnaient à vue d'œil.

   « M'envoûter, disait-il aux autres, elle a tenté de m'envoûter, m'envoûter, et moi j'ai failli me laisser prendre, mais j'ai lutté, ça oui, j'ai lutté contre son emprise, et je lutte encore, elle est toujours là, sa voix, sa voix, dans ma tête, elle me quitte plus, c'est le diable, elle me... »
   On tenta de l'apaiser par des rituels, en vain. On le remit en selle et la colonne retourna en direction de la ville. On avait interdiction de s'approcher de la prisonnière.
   Bientôt, il se mit à pleuvoir, tout doucement.
   On atteignit bientôt les murs, on mena la sorcière jusqu'à l'asile, où l'on enfermait ses paires parmi les fous.
   Le temps passant, on l'y oublia. Comme toutes les autres.

   Elle disposait d'une chambre assez grande. D'une fenêtre d'où elle pouvait voir la ville et les gens dans la rue. Mais elle ne pouvait l'ouvrir, et ne pouvait pas non plus sortir. Elle voulut regagner sa demeure dans les cieux, mais elle devait pour cela abandonner son corps de chair. Et elle savait à présent à quel point cela serait douloureux. Elle voulut se laisser mourir de faim, mais elle n'avait besoin pour se nourrir que de lumière du jour. Elle voulut se laisser mourir de soif, mais de ses cheveux de nuage coulait toute l'eau dont elle avait besoin. Alors elle se résigna à attendre la vieillesse et la mort, mais elles n'arrivaient pas non plus.
   Le désespoir, pas à pas, gagnait son cœur. Ses cheveux de nuage, bientôt, furent noirs comme l'ébène.

    Le ciel pleurait.
   La pluie dura plusieurs jours, puis plusieurs semaines. Elle semblait ne jamais devoir s'arrêter. Le soleil peinait à traverser les nuages, et la différence entre jour et nuit était si ténue qu'on était bien en mal de distinguer minuit de midi.
   Il se murmurait que la ville était maudite, et bientôt les gens l'abandonnèrent. Au bout de quelques jours, il ne resta personne d'autre qu'une jeune fille aux cheveux noirs, seule dans une grande maison.

   Les années avaient passé lorsqu'un homme s'aventura dans la cité diluvienne. On l'avait mis en garde, on lui avait dit : « Etranger, si vous trouvez cette ville au bout de votre route, faites un large détour. Un démon l'habite. Il vous noiera. » Mais le voyageur s'en moquait. Il voulait voir ce démon qui appelait la pluie. Là d'où il venait, la magie était monnaie courante.
   Il pénétra dans la ville en fin de journée. Elle était construite à flanc de colline, et les rues s'étaient transformées en véritables torrents. Il tint bon, pourtant, malgré la violence des flots, et parvint à s'aventurer au cœur de la ville. Mais le vent soufflait avec vigueur par-ici, et l'étranger commençait à avoir froid. Il se réfugia bientôt sous une arche, conscient de la futilité de son geste : il ne sècherait jamais vraiment, pas plus qu'il pourrait faire de feu ; mais au moins, il était à l'abri du vent et pouvait se reposer de sa longue route.
   C'est en relevant la tête, pour regarder tomber les trombes, qu'il la vit. Elle était à la fenêtre, dans le bâtiment juste en face. Il ne la voyait pas très bien d'ici, mais il sentait son regard. Un regard affamé, un regard depuis trop longtemps privé de vue. Le voyageur – qui avait fait de la magie son métier – avait trouvé ce qu'il cherchait. Il se leva donc, et tenta d'entrer dans le bâtiment, mais la porte en était fermée. A force d'insistance, il parvint toutefois à la forcer et à rejoindre la créature aux cheveux de jais.
   Elle ne lui accorda pas le moindre regard. Elle restait là, devant la fenêtre. Sans bouger. Respirant à peine. Le mage crut un instant qu'il s'était trompé – c'était un être humain, il ne ressentait ni présence, ni menace. Il se reprit néanmoins : l'odeur de pluie était ici plus forte qu'ailleurs, et un seul coup d'œil aux cheveux de la fée lui suffit à comprendre qu'ils étaient particuliers.
   De l'eau en gouttait. Comme s'ils pleuvaient.
   Le voyageur tenta de la saluer en plusieurs langages, mais elle ne réagit à aucun. En s'approchant, il constata qu'elle avait le regard vide et le visage fermé. Lorsqu'il posa une main sur son visage, elle tressaillit mais rien de plus. Il soupira. Il ne pouvait pas en tirer grand-chose si elle ne réagissait pas. Tout ce chemin pour rien ! Alors il s'assit contre un mur, et ne sachant trop que faire en attendant le moment de repartir – moment qui, il le savait, ne se présenterait jamais vraiment, puisque la pluie tomberait demain, tomberait sans fin – il se mit à raconter une histoire. Il aimait bien raconter, et puis il espérait secrètement que la nymphe se réveillerait enfin.
   Il arrivait à la fin du conte sans qu'elle ait proféré le moindre mot, ou esquissé le moindre geste. Déçu, il comprit qu'il n'avait plus rien à faire là. Mais au moment où il se leva, où il esquissa le geste de partir, il sentit quelque chose tirer sur sa manche. La nymphe le retenait. Lorsqu'il leva les yeux sur elle, cependant, il constata qu'elle n'avait pas bougé. Il s'agissait sans doute d'un simple réflexe. Mais en y regardant de plus près, il s'aperçut que ses cheveux étaient moins sombres. Et dehors, le concert de la pluie, quoique toujours présent, était un peu moins virulent.
   Un sourire naquit lentement sur ses lèvres. Finalement il tenait le bon bout. Il suffirait qu'il patiente encore un peu. Juste un peu.
   Le temps de quelques histoires.
   Lorsqu'il s'arrêta de parler, le soleil brillait depuis longtemps, et la célestine aux cheveux de nuage blancs comme neige s'était endormie sur son épaule.
« Modifié: 04 Mars 2011 à 15:16:01 par Rain »
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Hors ligne Ambriel

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Re : [Blind Test] La célestine
« Réponse #1 le: 25 Février 2011 à 13:14:26 »
Allons bon. Ben moi je l'ai bien aimé ! C'est vrai qu'il fait très "texte de toi" mais bon, je ne vois pas où est le mal, après tout  :noange:.
Mais si, retravaille le, limite, si t'en es déçu. Il est quand même bien sympa, je trouve. L'idée des cheveux qui pleuvent est super bizarre mais plutôt cool. J'aime pas tellement le titre par contre, le mot "célestine" ne me dit rien, je ne sais pas pourquoi.
Sinon, j'aime beaucoup la dernière phrase  :mrgreen:.

Citer
  Il pénétra dans la ville en fin de journée, déambula un moment dans les rues un moment.
Aha, mais il faut choisir !

Ah oui, j'ai quand même eu du mal à visualiser comment tout était pas complètement inondé au bout de toutes ces années, mais c'est un conte et je suis en S  :mrgreen:.
J'ai un peu la flemme de faire un relevé détaillé, désolée  ><.
Enfin voilà !
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne ernya

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Re : [Blind Test] La célestine
« Réponse #2 le: 25 Février 2011 à 21:28:00 »
Citer
   il s'approchèrent, nullement impressionnés,
ils

Citer
   Elle entra sans frapper, quittant son brouillard, et se trouva bientôt face à un homme au visage rougit.
Rougi

Citer
il était quelques hommes pour prendre l'histoire au sérieux.
Mon dieu, une résurgence latine de « sunt »

Citer
Célestine découvrait avec stupeur la douleur, et elle décida que ça ne lui plaisait pas.
J’avais beaucoup aimé à la lecture, à la relecture aussi^^

Citer
pourquoi elle avait mériter pareil traitement.
Mérité

Citer
Ses yeux roulaient dans ses orbites, comme s'il se battait contre lui même.
Lui-même

Citer
Il paraissait comme fou, et se mit à hurler, et se mit à frapper plus durement encore,
Pas sûre qu’on puisse se passer du pronom ici

Citer
Son cri, et les cris de la nymphe,

Un peu répétitif

Citer
attirèrent les autres hommes qui lui attrapèrent les mains et l'entraînèrent au loin
.
Un peu lourd tous ces verbes, tu pourrais dire la même chose plus simplement

Citer
  Il ne pouvait pas en tirer grand chose si elle ne réagissait pas.
Grand-chose

Citer
   Il arrivait à la fin du conte sans que l'autre
« L’autre » c’est assez péjoratif maintenant, pourquoi pas un simple « elle »   ?

J’aime bien le nom de la fille, il a une raison particulière ?
J’aime bien l’histoire, la fille, par contre je considère que ce texte n’est pas fini et donc tu vas le reprendre pour le finir comme il se doit maintenant que tu n’as plus de contrainte de temps !
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Zacharielle

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Re : [Blind Test] La célestine
« Réponse #3 le: 25 Février 2011 à 21:45:35 »
Cela fit rire la nymphe, et son rire attira à elle un voile de brume qui séjournait non loin et qui s'empressa de masquer sa nudité.
j'aime beaucoup

Citer
Elle voulut se laisser mourir de faim, mais elle n'avait besoin pour se nourrir que de lumière du jour. Elle voulut se laisser mourir de soif, mais de ses cheveux de nuage coulait toute l'eau dont elle avait besoin. [Alors elle se résigna à attendre la vieillesse et la mort, mais elles n'arrivaient pas non plus.
c'est tout triste (et bien écrit)

Citer
Il se murmurait que la ville était maudite, et bientôt les gens quittèrent la ville.
2x ville

Citer
Un regard affamé, un regard depuis longtemps privé de vue, auquel on offrait soudain de quoi se mettre sous la pupille.
j'aime beaucoup, sauf la dernière partie de la phrase (trop prosaïque ?)

Citer
Mais au moment où il se leva, au moment où il esquissa le geste de partir,
l'un ou l'autre ,)

Citer
Lorsqu'il s'arrêta de parler, le soleil brillait depuis longtemps, et la célestine aux cheveux de nuage blancs comme neige s'était endormie sur son épaule.
c'est chou


Ben je la trouve pas mal cette petite histoire ! Elle mériterait de prendre un peu plus de formes mais tu as déjà de belles phrases et des idées chouettes. Par contre je suis pas fan du prénom, mais c'est personnel. Pour moi le mot céleste est joli pour du non-vivant, sinon ça fait trop présomptueux, trop lourd pour quelque chose qui se veut léger. Ce qui ne veut pas dire que je n'aime pas Babar. Bref, j'ai bien apprécié ton texte et avec un peu plus de travail je pense que ça peut faire un joli conte :)

Verasoie

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Re : [Blind Test] La célestine
« Réponse #4 le: 25 Février 2011 à 22:55:12 »
Citer
Elle entra sans frapper, quittant son brouillard, et se trouva bientôt face à un homme au visage rougit.

rougi

Citer
L'homme se calma quelque peu, suffisamment pour jeter à la pauvre créature un long manteau.

J'le trouve vachement sympa pour donner un manteau à un démon XD

Citer
   Dans le blanc de sa chevelure, quelques fils d'argent se dessinaient. Dans la voûte étoilée, quelques ombres se profilaient.

   A quelque distance de là,

deux quelque, à la limite (encore que xD) mais trois ça fait beaucoup hein

Citer
Elle ne comprenait pas pourquoi elle avait mériter pareil traitement. Pour être entrer chez quelqu'un ?

mérité, entrée

Citer
« M'envoûter, disait-il aux autres, elle a tenté de m'envoûter, m'envoûter, et moi j'ai failli me laisser prendre, mais j'ai lutté, ça oui, j'ai lutté contre son emprise, et je lutte encore, elle est toujours là, sa voix, sa voix, dans ma tête, elle me quitte plus, c'est le diable, elle me... »

je l'imagine bien donner une baffe à chaque virgule, du coup ça colle bien comme rythme x)

Citer
il ne resta personne d'autre qu'une jeune fille aux cheveux noirs, seule dans une grande maison.

c'est dans une maison qu'on l'a enfermée ? oo'

Citer
  Les années avaient passées

passé

Citer
déambula un moment dans les rues un moment

Il y a une répétition où t'as répété.

Citer
Il se réfugia bientôt sous une arche conscient de la futilité de son geste

virgule ? (ou l'arbre est conscient)

Citer
il ne pourrait jamais vraiment sécher, pas plus qu'il ne pourrait faire de feu ; mais au moins, il était à l'abri du vent et pouvait se reposer de sa longue route.

pourrait *3

Citer
auquel on offrait soudain de quoi se mettre sous la pupille.

ok pour l'adaptation de l'expression, mais on dirait pas "de quoi se mettre sous la dent". Plutôt "quelque chose à se mettre sous la dent", non ?

Citer
Finalement il tenait le bon bout.

Trouve une autre expression  :mrgreen:




Moi j'aime bien, et je trouve pas la fin si précipitée. C'est un conte sympa, je le préfère à ENTs. Ptêtre juste étoffer les dernières lignes et modifier les quelques maladresses dûes au premier jet. Prends la peine de le retravailler, celui-là, y'a pas grand-chose à faire et il vaut le coup !

Hors ligne Rain

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Re : [Blind Test] La célestine
« Réponse #5 le: 04 Mars 2011 à 15:15:21 »
Alors, celui-là d'abord, il sera plus simple à retravailler. D'abord, merci d'avoir lu !

Je tiens juste à préciser que célestine n'est pas un prénom XD. Je pensais juste que nymphe, ça se dit moins pour une créature des cieux (même si au final, je l'utilise quand même) donc je cherchais un mot pouvant coller, célestine marche bien. Vu qu'il y a autant de gens qui apprécient que de gens qui aiment pas trop, j'vais pas y toucher XD.

Bon, c'est parti. D'abord Ernya :

Citer
il était quelques hommes pour prendre l'histoire au sérieux.
Mon dieu, une résurgence latine de « sunt »
Ouais, je sais que ça fait un peu lourd, mais j'aime bien cette tournure XD On a quand même quelques trucs hérités du latin qui sont sympas, hein.

Citer
Célestine découvrait avec stupeur la douleur, et elle décida que ça ne lui plaisait pas.
J’avais beaucoup aimé à la lecture, à la relecture aussi^^
Ouais, mais du coup je m'aperçois que ça fait redite avec la première phrase du même type. Du coup j'ai changé la première pour mettre : "Bientôt pourtant, comme le soleil s'inclinait, la fatigue et le froid, jusqu'alors inconnus, l'enlacèrent. Passé l'attrait de la nouveauté, elle se lassa rapidement de ces nouvelles sensations, et s'arrêta devant une maison."

Citer
Il paraissait comme fou, et se mit à hurler, et se mit à frapper plus durement encore,
Pas sûre qu’on puisse se passer du pronom ici
Arf, dommage, je trouve le rythme un peu moins bon avec. Quoique.

Citer
Son cri, et les cris de la nymphe,

Un peu répétitif
Ah oui, tiens. Le deuxième remplacé par "ceux".

Citer
attirèrent les autres hommes qui lui attrapèrent les mains et l'entraînèrent au loin
.
Un peu lourd tous ces verbes, tu pourrais dire la même chose plus simplement
Pas faux, pas faux. "Attirés par son cri et ceux de la nymphe, les autres hommes s'empressèrent de l'entraîner au loin."

Citer
   Il arrivait à la fin du conte sans que l'autre
« L’autre » c’est assez péjoratif maintenant, pourquoi pas un simple « elle »   ?
Parce que j'y ai pas pensé XD


Heu, voilà. Pour la fin, oui, je m'y pencherai un peu plus tard, j'vais commencer par finir de corriger ce que les autres ont relevé. Merci !



Bibi :

Citer
  Il pénétra dans la ville en fin de journée, déambula un moment dans les rues un moment.
Aha, mais il faut choisir !
Certes  :mrgreen:

Ah oui, j'ai quand même eu du mal à visualiser comment tout était pas complètement inondé au bout de toutes ces années, mais c'est un conte et je suis en S  :mrgreen:.
Elle est sur le versant d'une colline, donc l'eau coule dans la vallée et est emportée par le fleuve :mrgreen: CQFD  :-¬? "Il pénétra dans la ville en fin de journée. Elle était construite à flanc de colline, et les rues s'étaient transformées en véritables torrents. Il tint bon, pourtant, malgré la violence des flots, et parvint à s'aventurer au cœur de la ville. Mais le vent soufflait avec vigueur par-ici, et l'étranger commençait à avoir froid. Il se réfugia bientôt sous une arche, conscient de la futilité de son geste..."

Merci !



Zach :

Cela fit rire la nymphe, et son rire attira à elle un voile de brume qui séjournait non loin et qui s'empressa de masquer sa nudité.
j'aime beaucoup
Huhu merci, j'aimais bien l'image aussi.

Citer
Elle voulut se laisser mourir de faim, mais elle n'avait besoin pour se nourrir que de lumière du jour. Elle voulut se laisser mourir de soif, mais de ses cheveux de nuage coulait toute l'eau dont elle avait besoin. [Alors elle se résigna à attendre la vieillesse et la mort, mais elles n'arrivaient pas non plus.
c'est tout triste (et bien écrit)
Merci !

Citer
Il se murmurait que la ville était maudite, et bientôt les gens quittèrent la ville.
2x ville
Ja, j'ai remplacé "quittèrent la ville" par "l'abandonnèrent" mais j'hésite avec "la fuirent", à votre avis ?

Citer
Un regard affamé, un regard depuis longtemps privé de vue, auquel on offrait soudain de quoi se mettre sous la pupille.
j'aime beaucoup, sauf la dernière partie de la phrase (trop prosaïque ?)
J'ai viré la deuxième partie, et j'ai rajouté "depuis trop longtemps".

Citer
Mais au moment où il se leva, au moment où il esquissa le geste de partir,
l'un ou l'autre ,)
Le premier, alors. Enfin, juste pour le "au moment". Je garde la répétition du geste - qui n'est pas tout à fait le même de toute façon.


Merci à toi aussi ! Je commence déjà par le corriger, je le retravaillerai ensuite.




Vera :


Citer
L'homme se calma quelque peu, suffisamment pour jeter à la pauvre créature un long manteau.

J'le trouve vachement sympa pour donner un manteau à un démon XD
Certes XD Mais c'est pas la peine de trop s'attirer les foudres de créatures d'un autre plan d'existence, non plus. Il espère peut-être calmer sa possible colère, comme ça. Ou bien l'humilier encore plus. Le monde regorge de réactions moins logiques que ça XD

Citer
   Dans le blanc de sa chevelure, quelques fils d'argent se dessinaient. Dans la voûte étoilée, quelques ombres se profilaient.

   A quelque distance de là,

deux quelque, à la limite (encore que xD) mais trois ça fait beaucoup hein
Bah, j'ai carrément viré le troisième bout de phrase XD.

Citer
il ne resta personne d'autre qu'une jeune fille aux cheveux noirs, seule dans une grande maison.

c'est dans une maison qu'on l'a enfermée ? oo'
Bah, un asile, je vois ça comme une grosse baraque. Avec des murs et un portail, mais une grosse baraque quand même.


Citer
il ne pourrait jamais vraiment sécher, pas plus qu'il ne pourrait faire de feu ; mais au moins, il était à l'abri du vent et pouvait se reposer de sa longue route.

pourrait *3
"il ne sècherait jamais vraiment, pas plus qu'il pourrait faire de feu ; mais au moins, il était à l'abri du vent et pouvait se reposer de sa longue route." Je dois avouer que j'ai du mal  à modifier les deux derniers. Ils sont pas au même temps en plus. Ca dérange vraiment ?

Citer
auquel on offrait soudain de quoi se mettre sous la pupille.

ok pour l'adaptation de l'expression, mais on dirait pas "de quoi se mettre sous la dent". Plutôt "quelque chose à se mettre sous la dent", non ?
J'ai viré ce morceau, de toute façon  :mrgreen:

Citer
Finalement il tenait le bon bout.

Trouve une autre expression  :mrgreen:
Maiiis. Qu'est ce qui dérange avec celle-là ? XD


C'est noté, je retravaillerai la fin. Mais là tout de suite, je dois ranger mon bureau.
Bref, merci à toi aussi !
Perdu

Verasoie

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Re : [Blind Test] La célestine
« Réponse #6 le: 04 Mars 2011 à 16:56:09 »
Citer
Certes XD Mais c'est pas la peine de trop s'attirer les foudres de créatures d'un autre plan d'existence, non plus. Il espère peut-être calmer sa possible colère, comme ça. Ou bien l'humilier encore plus. Le monde regorge de réactions moins logiques que ça XD

Dans ce cas explique parce que ''pauvre creature'' la fait pas paraitre dangereuse.

Citer
"il ne sècherait jamais vraiment, pas plus qu'il pourrait faire de feu ; mais au moins, il était à l'abri du vent et pouvait se reposer de sa longue route." Je dois avouer que j'ai du mal  à modifier les deux derniers. Ils sont pas au même temps en plus. Ca dérange vraiment ?

Non, c'est mieux ^ ^

Citer
Finalement il tenait le bon bout.

Trouve une autre expression  Mr Green
Maiiis. Qu'est ce qui dérange avec celle-là ? XD

Trop familiere, trop actuelle, c'est un peu comme s'il s'exclamait ''tape m'en cinq !" pour moi..

Citer
C'est noté, je retravaillerai la fin.

Bien !

Hors ligne Kathya

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Re : [Blind Test] La célestine
« Réponse #7 le: 06 Mai 2011 à 22:54:28 »
Ben moi j'ai bien aimé.  :D

J'adore la dernière phrase. ^^ J'ai trouvé que le début se cherchait un peu, mais à partir du moment où elle se fait attraper ça m'a paru plus fluide.

Y a juste quelque chose qui m'a chiffonné, je sais pas si ça a déjà été relevé, mais si elle se nourrir de rayon de soleil pour survivre, elle fait comment avec les pluies diluviennes, hein ?  ::)
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Plume d'argent

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Re : [Blind Test] La célestine
« Réponse #8 le: 07 Mai 2011 à 00:50:49 »
Salut !

Étant de passage, le titre m'a accroché, je le trouve plutôt chouette. Le texte est plaisant à la lecture, même si vers la fin, avec l'histoire de la pluie sans fin, ça perd un peu en crédibilité. Mais le passage où le mage lui raconte des histoires rétablit le charme, même si la jolie phrase finale nous laisse plutôt sur notre faim.


 


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