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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le monde des Jujus.

Auteur Sujet: Le monde des Jujus.  (Lu 3550 fois)

Hors ligne Fried

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Le monde des Jujus.
« le: 16 Mars 2016 à 08:53:01 »
Là-bas dans la vallée... Oui on peut le dire et cela chante bien, il y a près d’ici une vallée de la marne, alors va pour une vallée de la Vesle.
Un petit village, avec sa route nationale, et celle qui descend vers la vieille église.
Sa mairie et son garde champêtre. La route du bas, quelques fermes maraichères, qui bordent les marécages et les méandres de la Vesle.
La rue, notre rue des anémones a poussée comme un champignon, côté pile, les "Duquenois", coté face, les "Groseilles».
Nous on était du côté " Duquenois " mais très lié avec de nombreux "Groseilles" .
Il n’y a pas de hlm ici, mais d´un côté de la rue, des propriétaires, maisons et jardins bien arrangés de l'autre des locataires, petites maisons, petits jardins. Vers le haut de la rue un terrain vague où l'on joue au foot. Il y a Toutoune passionné de foot, cancre et bon dessinateur à l’école, je le sais c’est mon voisin au fond de la classe.

Il y a Hamed, Rachid les petits derniers de la famille Tamzi, ils jouent les durs mais Lalou qui connaît les grands frères, nous l’a dit, ils ne sont pas méchants.

De notre côté, le bas de la rue, résident plusieurs autres familles nombreuses et nos voisins, des retraités, monsieur et madame Lefranc.


Benj et moi sommes les petits derniers, arrivés ex aequo dans une famille où il y avait déjà: Fred, Marie-Anne, Lalou et Vivie.

Cela avait commencé par une bonne blague.

Á la clinique où maman était venue accoucher, le gynéco avait dit, au moment de la naissance de Benjamin mon jumeau.

— Continuez, poussez ! Il y en a encore au moins un !

Papa qui était venu assister à l’arrivée d’un seul enfant, est sorti respirer bien fort dehors, un peu comme maman à l’accouchement.


Nos premières sorties en dehors de l’école qui est près de la vieille église, c’est vers la route du bas.

Il faut dire qu’elle passe devant un grand terrain en friche, tas de gravats, briques, arbustes. C’est notre premier terrain de jeux en dehors du jardin.

Les grands y ont fait de superbes cabanes, où l'on y joue quand ils ne sont pas là. Dans les cabanes on se fait des goûters, on raconte des histoires.

Un peu plus loin il y a l’impasse du « Val d’or », elle porte bien son nom et nous donne accès à un monde magique et sauvage, les marécages.


Des premiers souvenirs d’école, Benjamin et moi on se sent débarqués dans un monde de fous, à la récrée ça court partout, se bouscule, on n’aime pas cet endroit fermé encore moins les maîtresses et tout cela ne nous intéresse pas.

Au cours préparatoire, l’institutrice à de bonnes vieilles méthodes pour ses trente-cinq gamins, si on fait des bêtises elle a un drôle de jeu, nous les Jujus on y aura vite droit. Il faut tendre les mains et elle doit essayer de nous donner un bon coup de règle dessus, on ne comprend pas pourquoi les copains ne sont pas assez rapides pour les retirer à temps !?

Avec nous après de terribles colères, elle finira abandonner on joue trop bien, il paraît qu’on n’est pas de bons exemples et que ce n’est pas du jeu. Elle finit par tellement nous foutre la paix, que je me souviens d’une partie de billes avec Benj sur le sol de la classe, où l’on avait terminé, je ne sais comment sous son bureau, c’est elle qui s’en était aperçu, nous on était trop dans notre partie.


On écrivait comme des cochons et lentement comme ce n’est pas permis, on l'a su quelques années plus tard, elle aurait dû nous laisser écrire comme des gauchers qu’on était.

Alors finalement, on a eu le droit de rejouer, de redoubler notre CP.


Ce dimanche matin, après un super petit déjeuner, chocolat chaud, tartines beurre miel et confiture, passage sous la douche pour être beau comme des sous neufs. Maman nous a sorti les vêtements du dimanche, même pantalon, chemise et petit pull, elle adore nous voir habillés à l´identique. (On est trop mignons) Benj a horreur de ça, et moi ça me passe à des années lumières, ce n’est pas une préoccupation. Il faut que l´ on soit tout beau pour aller au temple à Reims. On a aussi de belles chaussures noires, bien cirées.


Comme on est prêt à l’avance, bien avant les grands qui commencent tout juste à émerger, on sort voir notre copain François, on a 2 heures devant nous.

En passant par la Lorraine (rue) avec nos souliers, un petit arrêt à l’angle d’une maison, j’ai aperçu une dame, au loin dans ses habits du dimanche elle aussi, elle se dirige vers nous. Ayant les goûts les plus fins pour les bonnes blagues, je sors un pétard de ma poche et l´ enfonce dans une belle grosse merde de chien…

Avec benj on estime vite fait le temps nécessaire d’allumage, la longueur de la mèche, Benj me donne le top et au bon moment j’allume le pétard, on s’éloigne, la dame approche…

Elle a de la chance l’explosion ne survient qu’une fois qu’elle est passée. A notre grande joie on entend les exclamations outragées de la dame.

Je me souviens encore de ses "bonté divine !", "les voyous !" on était hilare.


On retrouve François devant chez lui, bien habillé aussi, lui ce sera pour l´église.

En attendant on part faire une petite balade le long de la route du bas, direction la sortie du village vers le mont St Pierre. On fait un arrêt près de la vieille écluse sur la Vesle, il y flotte une odeur de vase, François nous montre comment attraper les sangsues et comment elles font ventouses. Elles sont grosses et noires, c’est amusant, on essaye tout de même de ne pas trop se salir.

On repart un peu plus loin, il y a un autre accès vers la Vesle, tout du moins des mares, les alentours sont un peu boueux, tant pis on passera un coup de chiffon.

Près de la plus grande mare où l’on s’embourbe un peu, il y a au bord de belles et grandes planches de bois. Elles sont épaisses et flottent sur l’eau alors on invente un super jeu, le "radeaudo". C’est à celui qui osera s’éloigner le plus de la rive et revenir. Une fois grimpé dessus, l’eau affleure la planche, on a l´impression de marcher sur l’eau, on s´amuse bien. François est très fort à ce jeu là, mais voilà qu’il n’arrive pas à revenir, il saute donc vers la rive et s’enfonce jusqu’au mollet, waouh !

Il a du mal à s’en sortir, je m’approche pour l’aider et m’enfonce juste un peu à mon tour.

François s’extrait dans un grand slurp ! gourmand et boueux qui lui a avalé sa chaussure.

Après quelques recherches dans la gadoue sa chaussure a disparu et on est tous les trois couverts de boue.

On revient, il faut maintenant se dépêcher François s’appuie d’un coté sur Benj et de l´autre sur moi, on le laisse tout près de chez lui, on n’ose pas approcher plus, redoutant les foudres de sa mère. Il aura droit à une sacrée messe.


De retour à la maison, la famille est en retard comme d´habitude, on file quelques minutes au sous-sol pour essayer de réparer le plus gros des dégâts, plus on en retire de la boue, plus il y en a. On se glisse dans la voiture avant que papa ne la sorte du sous-sol, c’est la ruée sous les cris de maman et tout le monde embarque en vitesse.

Une fois garé près du temple, les parents ne remarquent heureusement rien et le culte est commencé.

Le pasteur tout de noir vêtu a la fâcheuse habitude de s’arrêter de parler quand arrivent des retardataires.

Un peu comme à l’école on a nos places habituelles, il nous faut alors remonter la grande travée du milieu dans un silence terrible oû l'on entend que le flop flop de Benj et moi tout tachés qui laissons, devant les paroissiens, des plaques de boue sur le beau carrelage tout propre du Temple.

Sous le regard courroucé du pasteur, des parents, on va s’assoir. Je m’évade tout de même un instant en imaginant Jésus à la place du pasteur, nous faisant un clin d´œil complice, oui nous aussi on a marché sur l’eau.

Les jujus (2) c'est ici.
http://monde-ecriture.com/forum/index.php/topic,20295.msg329599.html#msg329599

« Modifié: 24 Juin 2018 à 10:00:33 par Fried »

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Re : Le monde des Jujus.
« Réponse #1 le: 17 Mars 2016 à 13:34:04 »
J'ai bien aimé ce texte qui fleure bon les souvenirs d'enfance et qui sonne juste (ce sont des moments réellement vécus, je pense).
J'ai bien aimé la présentation, du plus général au plus précis comme un zoom de cadres de plus en plus serrés.

Tu as oublié quelques accords :
 Benj et moi sommes les petits derniers, arrivés ex aequo dans une famille ou il y avait déjà: Fred, Marie-Anne, Lalou et Vivie.
Cela avait commencé par une bonne blague.
Á la clinique ou maman était venue accoucher, le gynéco avait dit, au moment de la naissance de Benj mon jumeau.
- Continuez, poussez ! Il y en a encore au moins un !
Papa qui était venu assister à l'arrivée d'un seul enfant, est sorti respirer bien fort dehors, un peu comme maman à l'accouchement. 

Nos premières sorties en dehors de l´école qui est près de la vielle église, c´est vers la route du bas.
Il faut dire qu´elle passe devant un grand terrain en friche, tas de gravats, briques, arbustes. C´est notre premier terrain de jeux en dehors du jardin.
Les grands y ont fait de superbes cabanes, on y joue quand ils ne sont pas là. Dans les cabanes on se fait des gouters, on raconte des histoires.
Un peu plus loin il y a l´impasse du « Val d´or », elle porte bien son nom et nous donne accès à un monde magique et sauvage, les marécages.

Des premiers souvenirs d´école, Benj et moi on se sent débarqué dans un monde de fous, à la récrée ça courre partout, se bouscule, on n’aime pas cet endroit fermé encore moins les maitresses et tout cela ne nous intéresse pas.
Au cours préparatoire, la maitresse à de bonnes vieilles méthodes pour ses 35 gamins, si on fait des bêtises elle a un drôle de jeux, nous les Jujus on y aura vite droit. Il faut tendre les mains et elle doit essayer de nous donner un bon coup de règle dessus, on ne comprend pas pourquoi les copains ne sont pas assez rapides pour les retirer à temps !!??
Avec nous après de terrible colères, elle finira abandonner on joue trop bien, il parait qu’on n’est pas de bons exemples et que c´est pas du jeu. Elle finit par tellement nous foutre la paix, que je me souviens d´une partie de billes avec Benj sur le sol de la classe, ou l´on avait terminé, je ne sais comment sous son bureau, c´est elle qui s´en était aperçu, nous on était trop dans notre partie.

On écrivait comme des cochons et lentement comme c´est pas permis, on l´a su quelques années plus tard, elle aurait dû nous laisser écrire comme des gauchers qu´on était.
Alors finalement, on a eu le droit de rejouer... de redoubler notre CP.

Ce dimanche matin, après un super petit déjeuner, chocolat chaud, tartines beurre miel et confiture, passage sous la douche pour être beau comme des sous neufs. Maman nous a sorti les vêtements du dimanche, même pantalons, chemise et petit pull, elle adore nous voir habillé à l´identique. (On est trop mignons) Benj a horreur de ça, et moi ça me passe à des années lumières, ce n'est pas une préoccupation. Il faut que l´on soit tout beau pour aller au temple en ville. On a aussi de belles chaussures noires, bien cirées.

Comme on est prêt á l’avance, bien avant les grands qui commencent tout juste à émerger, on sort voir notre copain François, on a 2 heures devant nous.
En passant par la Lorraine (rue) avec nos souliers, un petit arrêt à l´angle d´une maison, j´ai aperçu une dame, au loin dans ses habits du dimanche elle aussi, elle se dirige vers nous. Ayant les gouts les plus fins pour les bonnes blagues, je sors un pétard de ma poche et l´enfonce dans une belle grosse merde de chien....
Avec benj on estime vite fait le temps nécessaire d'allumage, la longueur de la mèche, Benj me donne le top et au bon moment j´allume le pétard, on s´éloigne, la dame approche...
Elle a de la chance l’explosion ne survient qu’une fois qu’elle est passée. A notre grande joie on entend les exclamations outragées de la dame.
Je me souviens encore de ses "bonté divine !!", "les voyous !!" on était hilare.

On retrouve François devant chez lui, bien habillé aussi, lui ce sera pour l´église....
En attendant on part faire une petite balade le long de la route du bas, direction la sortie du village vers le mont St Pierre. On fait un arrêt près de la vieille écluse sur la Vesle, il y flotte une odeur de vase, François nous montre comment attraper les sangsues et comment elles font ventouses. Elles sont grosses et noires, c'est amusant, on essaye tout de même de ne pas trop se salir.
On repart un peu plus loin, il y a un autre accès vers la Vesle, tout du moins des mares, les alentours sont un peu boueux, tant pis on passera un coup de chiffon...
Près de la plus grande mare ou l´on s´embourbe un peu, il y a au bord de belles et grandes planches de bois. Elles sont épaisses et flottent sur l´eau alors on invente un super jeu, le "radeaudo". C´est à celui qui osera s´éloigner le plus de la rive et revenir. Une fois grimpé dessus, l´eau affleure la planche, on a l´impression de marcher sur l´eau, on s´amuse bien. François est très fort à ce jeux là, mais voilà qu’il n´arrive pas à revenir, il saute donc vers la rive et s´enfonce jusqu´au mollet, waouh !!
Il a du mal à s'en sortir, je m’approche pour l'aider et m´enfonce juste un peu à mon tour....
François s´extrait dans un grand slurpp gourmand et boueux, qui lui a avalé sa chaussure !!
Après quelques recherches dans la gadoue sa chaussure a disparue et on est tous les 3 couvert de boue...
On revient, il faut maintenant se dépêcher François s´appuie d´un coté sur Benj et de l´autre sur moi, on le laisse tout près de chez lui, on n´ose pas approcher plus redoutant les foudres de sa mère. Il aura droit á une sacrée messe.

De retour à la maison, la famille est en retard comme d´habitude, on file quelques minutes au sous-sol pour essayer de réparer le plus gros des dégâts, plus on en retire de la boue, plus il y en a. On se glisse dans la voiture avant que papa ne la sorte du sous-sol, c´est la ruée sous les cris de maman et tout le monde embarque en vitesse.
Une fois garé près du temple, les parents ne remarquent heureusement rien, ce n´est que quand on y rentre, le culte est commencé.....
Le pasteur tout de noir vêtu a la fâcheuse habitude de s´arrêter de parler quand arrive des retardataires.
Un peu comme à l´école on a nos places habituelles, il nous faut alors remonter la grande travée du milieu dans un silence terrible ou l´on entend que le flop flop de Benj et moi tout tachés qui laissons, devant les paroissiens, des plaques de boue sur le beau carrelage tout propre du Temple.
Sous le regard courroucé du pasteur, des parents, on va s´assoir. Je m´évade tout de même un instant en imaginant Jésus à la place du pasteur, nous faisant un clin d´œil complice, oui nous aussi on a marché sur l´eau.
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Hors ligne Karinet

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Re : Le monde des Jujus.
« Réponse #2 le: 17 Mars 2016 à 13:50:25 »
Désolé, j'ai fait une fausse manipulation.
Je recommence mon commentaire si tu le permets :P
J'ai bien aimé ce texte qui fleure bon les souvenirs d'enfance et qui sonne juste (ce sont des moments réellement vécus, je pense).

Je me suis permis de t'indiquer quelques oublis d'accords si cela ne t'ennuie pas : j'aimerais bien qu'on me le fasse remarquer sur mes textes alors je vais faire comme si  je commentais l'un des miens...)

J'ai bien aimé la présentation, du plus général au plus précis comme un zoom de cadres de plus en plus serrés.

Tu as oublié quelques accords :
 Benj et moi sommes les petits derniers, (arrivés) ex aequo dans une famille ou il y avait déjà: Fred, Marie-Anne, Lalou et Vivie.
Cela avait commencé par une bonne blague.
Á la clinique (où) maman était venue accoucher, le gynéco avait dit, au moment de la naissance de Benj mon jumeau.
- Continuez, poussez ! Il y en a encore au moins un !
Papa qui était venu assister à l'arrivée d'un seul enfant, est sorti respirer bien fort dehors, un peu comme maman à l'accouchement.  (ce passage m'a beaucoup amusée)

Nos premières sorties en dehors de l´école qui est près de la vielle église, c´est vers la route du bas.
Il faut dire qu´elle passe devant un grand terrain en friche, tas de gravats, briques, arbustes. C´est notre premier terrain de jeux en dehors du jardin.
Les grands y ont fait de superbes cabanes, on y joue quand ils ne sont pas là. Dans les cabanes on se fait des gouters, on raconte des histoires.
Un peu plus loin il y a l´impasse du « Val d´or », elle porte bien son nom et nous donne accès à un monde magique et sauvage, les marécages.

Des premiers souvenirs d´école, Benj et moi on se sent (débarqués) dans un monde de fous, à la récrée ça (court) partout, se bouscule, on n’aime pas cet endroit fermé encore moins les maitresses et tout cela ne nous intéresse pas.
Au cours préparatoire, la maitresse à de bonnes vieilles méthodes pour ses 35 gamins, si on fait des bêtises elle a un drôle de jeux, nous les Jujus on y aura vite droit. Il faut tendre les mains et elle doit essayer de nous donner un bon coup de règle dessus, on ne comprend pas pourquoi les copains ne sont pas assez rapides pour les retirer à temps !!??
(la maîtresse a dû enrager, heureusement que ce genre de jeux n'est plus utilisé   :D)

Comme on est prêt (à) l’avance, bien avant les grands qui commencent tout juste à émerger, on sort voir notre copain François, on a 2 heures devant nous.
En passant par la Lorraine (rue) avec nos souliers, (chouette)  un petit arrêt à l´angle d´une maison, j´ai aperçu une dame, au loin dans ses habits du dimanche elle aussi, elle se dirige vers nous. Ayant les gouts les plus fins pour les bonnes blagues, je sors un pétard de ma poche et l´enfonce dans une belle grosse merde de chien....

Le pasteur tout de noir vêtu a la fâcheuse habitude de s´arrêter de parler quand (arrivent) des retardataires.
Un peu comme à l´école on a nos places habituelles, il nous faut alors remonter la grande travée du milieu dans un silence terrible ou l´on( n'entend) que le flop flop de Benj et moi tout tachés qui laissons, devant les paroissiens, des plaques de boue sur le beau carrelage tout propre du Temple.
Sous le regard courroucé du pasteur, des parents, on va s´assoir. Je m´évade tout de même un instant en imaginant Jésus à la place du pasteur, nous faisant un clin d´œil complice, oui nous aussi on a marché sur l´eau.
(J'aime beaucoup la chute).
J'ai beaucoup apprécié la sincérité et la fraîcheur qui émane de tes lignes et tes passages du plus général au plus précis sur le plan géographiques mais aussi temporel (enfance---évènement précis).
A bientôt.
Karinet

PS: ne tiens pas compte du commentaire suivant, ratage de celui-ci que je ne suis pas arrivée à modifier (je ne suis vraiment pas une pro du post, moi ::))
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Hors ligne Fried

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Re : Le monde des Jujus.
« Réponse #3 le: 17 Mars 2016 à 17:09:03 »
Merci karinet
Cela fait plaisir d'être lu et commenté, merci aussi pour l'hortographe qui n'est toujours pas mon fort. Je vais corriger ces fautes de ce pas. :-)
Oui c'est du vécu, années 60. Avec mon jumeau on se racontait nos innombrables bêtises, c'est comme ça que m'est venu l'idée de les ecrires. Il y a une suite, on ne s'est calmé que vers l'adolescence.
J'irai lire tes textes.
Francis.

Hors ligne flashsteelers

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Re : Le monde des Jujus.
« Réponse #4 le: 17 Mars 2016 à 20:00:07 »
Hello,

Ton texte est très sympathique, il à la saveur des petites tranches de vie de l'enfance dont on fait les beaux souvenir. Dans la tournure, ça m'a fait un peu penser au livre "le petit Nicolas" a la fois pour la richesse des petits détails (lieux, nom de personnage etc) et aussi pour le côté "gentille canaille" des personnages.

Finalement ce qui fait à la fois la force et la faiblesse du récit, c'est qu'il n'y a pas vraiment d'intrigue : c'est juste un petit moment de vie qu'il est plaisant de regarder, comme un vieil album aux photos jaunies dont les clichés à voyager dans le temps nous bercent d'une délicieuse nostalgie, pas celle qui rend triste, mais celle qui nous rappelle qu'on à vécu de belle chose.

Merci à toi :)
Flashou

Hors ligne Karinet

  • Calligraphe
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Re : Le monde des Jujus.
« Réponse #5 le: 17 Mars 2016 à 21:53:24 »
C'était un plaisir. J'attends la suite   ;)
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Hors ligne Fried

  • Calame Supersonique
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Re : Le monde des Jujus.
« Réponse #6 le: 18 Mars 2016 à 09:31:03 »
Merci karinet et flashsteelers, si je peux me connecter ce midi. Je met une première suite.

Hors ligne Alan Tréard

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    • Alan Tréard, c'est moi !
Re : Le monde des Jujus.
« Réponse #7 le: 18 Avril 2016 à 23:54:24 »
Bonjour Fried,

Suite à ton invitation, j'ai lu ton texte, et j'ai trouvé qu'il me manquait un petit quelque chose au cours de la lecture, comme une petite dose de surprise en plus.

Au cours préparatoire, l'institutrice à de bonnes vieilles méthodes pour ses 35 gamins, si on fait des bêtises elle a un drôle de jeux, nous les Jujus on y aura vite droit.
trente-cinq en toutes lettres, non ? et jeu au singulier.

Voilà, sinon la situation de vie des personnages est intéressante à découvrir, tu as fait un travail intéressant.

Hors ligne Fried

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 016
Re : Le monde des Jujus.
« Réponse #8 le: 19 Mai 2016 à 12:13:48 »
Oups je ne m'étais pas aperçu de ton passage Alan.
Merci pour ton commentaire sympatique et la bonne correction :-)

Hors ligne B.Didault

  • Prophète
  • Messages: 670
  • L'éternel néophyte
    • Bernard Didault
Re : Le monde des Jujus.
« Réponse #9 le: 24 Juin 2018 à 08:54:59 »
Très amusant.
Ne pourrais-tu pas raccrocher cette mini bio à l'idée suggérée dans "Bourdes et bourdes et ratatam ?
Bernard
- La poésie est un art, une belle aventure, la dentelle de l’écriture.
- La haine est le venin de l’amour,
  Le sarcasme est celui de l’humour.
Page Personnelle (Indiscrétions, Textes et Poésies)

Hors ligne Fried

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 016
Re : Le monde des Jujus.
« Réponse #10 le: 24 Juin 2018 à 09:57:43 »
Oui ce serai possible, mais non car cette histoire de mon enfance je la revendique.
Il faudra que je réécrive tout ça "les jujus" et  corrige en élaguant un peu.

Hors ligne B.Didault

  • Prophète
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    • Bernard Didault
Re : Le monde des Jujus.
« Réponse #11 le: 24 Juin 2018 à 12:59:30 »
Je comprends ta position, mais autant de péripéties peuvent servir un texte moins autobiographique sans en renier les origines.
Je me bats actuellement pour créer un texte ambigu basée sur L'analyse Transactionnelle d'Eric Berne et je pioche allègrement dans ma vie professionnelle, source de nombreuses situations intéressantes.
Bernard
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Hors ligne Fried

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 016
Re : Le monde des Jujus.
« Réponse #12 le: 24 Juin 2018 à 13:33:08 »
eh bien tu t'attaques à un gros morceau, il faudra que tu le mettes ici.
j'aimerai bien lire ça.

 


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