Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Paradis

Auteur Sujet: Paradis  (Lu 5396 fois)

Hors ligne Zephyr

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 373
Paradis
« le: 19 Août 2009 à 14:34:05 »
Petit poème que j'ai écrit assez vite,  et qui me correspond plutôt bien...

Le titre est peut être à modifier.


Paradis

Les lourdes croix de bois et de pierres s'allongent
Vers le ciel, mer bleutée, d'où nous voient, insensibles,
Les anges et démons provenant de mes songes,
Indifférents au mal,  aux valeurs perfectibles.

Toute vie à quitté depuis bien trop longtemps
Ce champs de mausolée et de pleurs où tout meurs :
Les noirs corbeaux, les fleurs séchées, la chair sans sang ;
Prolifèrent les vers, seuls, sans aucune peur.

Et moi, je vais, je viens dans cet endroit de peste
Où tous les ornements, les dorures et stèles
Brillent inutiles sous la voute céleste
Azure et lumineuse, où vraiment tout ce mêle.

Je raconte, blasé, tous les moments passés
En compagnie des morts, du temps où j'ai souris.
Quand soudain, j'aperçois ton nom gravé, doré,
Je ris, accompagné du soleil de midi.
« Modifié: 12 Septembre 2009 à 23:01:50 par Zephyr »
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au cœur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
En un style aussi lent que lente est ma froideur.

Joachim du Bellay, Les Regrets, « 21 »

Hors ligne Matt

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 543
Re : Paradis
« Réponse #1 le: 20 Août 2009 à 08:48:23 »

Citer
Les lourdes croix de pierres et de bois s'allongent

Tu as un alexandrin de type 7/5 .

Citer
Vers le ciel, mer bleutée, d'où nous voient, risibles,

Tu fais la diérèse pour "ciel" ? Si oui, l'alexandrin est de type 7/5 .

Citer
Les anges et diables venus de mes songes,

Diérèse pour "diables" ? Si oui, encore un 7/5 .

Citer
Indifférents, égaux, rudes, insensibles.

Ce n'est pas un alexandrin.

Citer
Ce champs de mausolée et de pleurs. Tout meurs :

Ici non plus.

Citer
les vers prolifèrent, seuls, sans aucune peurs.

Problème à la césure. Puis "peurs", sans "s".

Citer
Et moi, je vais, je viens dans ce lieu de restes

Ce n'est pas un alexandrin.

Citer
Où tous les ornements, dorures et stèles

Lui non plus.

Citer
Brillent inutiles sous la voute céleste

Problème à la césure.

Citer
Je marche, je parle de tout le temps passé

Problème à la césure, là encore.

Citer
En compagnie des morts, du temps où j'ai souris.

"J'ai souris", sans "s".

Voilà, sinon pour le texte j'ai bien aimé mais je ne comprends pas vraiment le choix du titre car tu parles de choses qui se rapprochent plus de l'enfer, enfin c'est bizarre. Pour la métrique quelques problèmes sur les alexandrins, la césure mais rien de bien grave. Le rythme est bien posé, l'atmosphère bien choisi.

Sinon la fin est assez étrange ! Tu pars rejoindre quelqu'un ?  ???
« Modifié: 20 Août 2009 à 08:51:03 par Matt »
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

Hors ligne Fubuki

  • Prophète
  • Messages: 799
  • Locked out of Hell
Re : Paradis
« Réponse #2 le: 20 Août 2009 à 09:59:32 »
Citer
Toute vie à quitté

a sans accent


Citer
tout ce mêle

se



J'ai aimé l'atmosphère du poème ... Un mélange de calme et de lassitude assez convaincant j'dois dire =)

Par contre il y a des énumérations que je trouve trop lourde et qui me hâchaient la lecture :

Citer
Indifférents, égaux, rudes, insensibles.

Je sais qu'ils sont sensé décrire les anges et les démons mais çà fait trop statique comme description

Citer
Quand soudain, j'aperçois ton nom gravé, doré,

Personnellement j'aurais enlevé la virgules après "soudain" la virgule est sensé mettre en valeur le côté soudain de l'action mais je trouve que çà casse le rythme plus qu'autre chose.


Concernant le titre c'est vrai qu'il jure un peu avec le poème ... J'aurais plutôt vu un titre en relation avec l'Ombre ou le deuil ...  :)
Fire your Dragon up !

Hors ligne Zephyr

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 373
Re : Paradis
« Réponse #3 le: 20 Août 2009 à 11:51:13 »
Matt : J'ai vraiment un problème avec les alexandrins en ce moment. Mais je vais faire de mon mieux pour les modifier. Ensuite, pour la fin, le "je" arrive à côté d'un tombe, la tombe d'un proche ou de la famille : "ton nom gravé, doré".

Fubuki : C'est vrai que l'énumération ne me plaisait pas non plus, mais je voulais voir ce que vous pensiez avant de modifier. Pour le titre, tu viens de pointer l'un de mes plus gros soucis, j'en trouve jamais ! Mais j'avais déjà penser à "Le deuil", mais justement, quand on dit ce mot (et je le sais très bien) on a toujours la vision d'une personne en pleurs qui ne croit plus au monde. Or justement, le poème fini sur une touche d'espoir et de gaité, alors je voulais un poème plutôt optimiste. En suite, pour "L'Ombre", en fait, ça me rappelle trop mon roman (le chapitre 2 s'appelle comme ça !). Si vous avez d'autre idée, je les prend avec plaisir !
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au cœur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
En un style aussi lent que lente est ma froideur.

Joachim du Bellay, Les Regrets, « 21 »

Hors ligne Matt

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 543
Re : Paradis
« Réponse #4 le: 20 Août 2009 à 12:16:40 »

Citer
Matt : J'ai vraiment un problème avec les alexandrins en ce moment. Mais je vais faire de mon mieux pour les modifier. Ensuite, pour la fin, le "je" arrive à côté d'un tombe, la tombe d'un proche ou de la famille : "ton nom gravé, doré".

Sans souci. Prends ton temps. Et puis, tu sais, quand je suis arrivé sur le forum j'étais un peu comme toi pour les alexandrins.

Sinon, pour la fin, oui, j'avais compris ceci également, mais disons que ça fait un peu bizarre.

Puis "rire" devant une tombe, je sais pas...

Ah puis, si j'ai le temps, je ferai un édit pour proposer quelques modifications à tes alexandrins. Voilà !

N'oublie pas sinon d'éditer les quelques erreurs citées !  ^^



Edit

Bon alors, pour les modifs : (ce ne sont que des exemples, puis j'ai vu en même temps d'autres erreurs)

"Les lourdes croix de pierres et de bois s'allongent"  -----> "les lourdes croix de bois et de pierres s'allongent"

"Vers le ciel, mer bleutée, d'où nous voient, risibles" -----> "vers le ciel, mer bleutée, lieu où nous voient, risibles" (et à cela petite remarque. Pourquoi "nous" ?)

"Les anges et diables venus de mes songes" ----> "les anges et démons provenant de mes songes"

"Indifférents, égaux, rudes, insensibles."  ----> "Indifférents, égaux, rudes et insensibles."

"Ce champs de mausolée et de pleurs. Tout meurs :"  ----> "Ce champ de mausolée et de pleurs où tout meurt" (ou ces champs)

"les vers prolifèrent, seuls, sans aucune peurs."   ----> "Prolifèrent les vers, seuls, sans aucune peur."

"Et moi, je vais, je viens dans ce lieu de restes"  (c'est bon pour celui-ci, j'avais oublié de compter la diérèse à "lieu")

"Où tous les ornements, dorures et stèles"   ----> "Où tous les ornements, les dorures et stèles"

"Brillent inutiles sous la voute céleste" (je sais pas trop là...)

"Je marche, je parle de tout le temps passé" (un autre verbe peut-être, à la place de "marcher" ou de "parler")
« Modifié: 20 Août 2009 à 13:31:03 par Matt »
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

Hors ligne Zephyr

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 373
Re : Paradis
« Réponse #5 le: 12 Septembre 2009 à 23:01:18 »
J'ai enfin opéré les modifications que tu as relevé, Matt. Je sais, je met du temps pour modifier mes textes :huhu: Mais disons que la modification des textes est une chose que je n'apprécie pas trop quand j'en ai pas l'envie. Bref, tout ça pour dire que la plupart des propositions que tu m'a fait, je les ai gardé, parce qu'elles collaient assez bien au poème et l'ambiance que je voulais donner. Bref, j'ai modifié mon premier message.
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au cœur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
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Joachim du Bellay, Les Regrets, « 21 »

pehache

  • Invité
Re : Paradis
« Réponse #6 le: 13 Septembre 2009 à 07:44:08 »
Une remarque lexicale.
Un alexandrin en 7/5 n'est pas un alexandrin du tout. On parle alors de dodécasyllabe.
La césure était un élément essentiel et non accessoire*.  Bien sûr, on peut, comme l'on fait bcp de modernes, rendre caduc le "e" en sixième position. On peut aussi se permettre tous les rythmes du monde ! Heureusement !
La chanson ne se refuse pas, d'ailleurs, du 7/5.

Pour en revenir à ton poème, qui, à mon avis, ne manque pas de qualités, le problème est, ici, que ce rythme proposé est aussitôt contredit par ce qui l'entoure.

- endroit de peste: me semble assez vilain;





* «  Polivanov distinguait dans chaque métrique un principe canonique et des choses non prescrites (qui étaient donc de l’ordre du discours). Pour l’alexandrin classique, le principe canonique était qu’il avait douze syllabes, une césure à la sixième, (coupure et accent métrique) et des règles d’élision. Accent à la douzième, et dans le cas d’une treizième inaccentuée, elle ne comptait pas dans le mètre. Règles accessoires, celles concernant la rime, ses degrés, (pauvre suffisante ou riche), son alternance (accentuées, dites « masculines » ; inaccentuées, dites « féminines »).

Hors ligne Matt

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 543
Re : Paradis
« Réponse #7 le: 13 Septembre 2009 à 11:44:50 »

Citer
Un alexandrin en 7/5 n'est pas un alexandrin du tout. On parle alors de dodécasyllabe.

Un dodécasyllabe dans la poésie française est un alexandrin. Ici c'est juste une forme moins jolie de l'alexandrin.

Verlaine, poète de l'indécidable
« Modifié: 13 Septembre 2009 à 13:27:49 par Matt »
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

Svetlana

  • Invité
Re : Paradis
« Réponse #8 le: 13 Septembre 2009 à 12:15:54 »
"L'alexandrin est, en métrique française classique, un vers composé, formé de deux hémistiches (ou sous-vers) de six syllabes chacun. Les deux hémistiches s'articulent à la césure, qui est le lieu de contraintes spécifiques.

Les métriciens du XIXe siècle ont cru pouvoir identifier deux formes d'alexandrin : le tétramètre, ou alexandrin classique, et le trimètre, forme particulière apparue à l'époque romantique. On tend aujourd'hui à considérer que ces découpages rythmiques secondaires ne relèvent pas à proprement parler de la métrique et que, par conséquent, ils ne sauraient participer de la définition de l'alexandrin. On ne saurait en revanche se contenter de définir l'alexandrin comme un vers de douze syllabes : les composants de l'alexandrin sont les hémistiches, et les syllabes ne sont que les composants de l'hémistiche. On lit parfois que l'alexandrin compte douze pieds, mais le terme de « pied » ne désignant dans ce cas pas autre chose que des syllabes, il vaut mieux l'éviter." (WIKIPEDIA)


Il y a des vers très beaux qui ne sont pas des alexandrins.

pehache

  • Invité
Re : Paradis
« Réponse #9 le: 13 Septembre 2009 à 12:19:04 »
Non, Matt.
Polivanov, Meschonnic... Mais je pourrais aussi bien citer Boileau...

:« On pratiquait régulièrement le franchissement de la fin de vers, comme ici, chez racine :
Seigneur, je crois surtout/ avoir fait éclater
La haine des forfaits/ qu’on ose m’imputer   Phèdre, 1677, IV,4

Par contre, l’interdiction de l’enjambement interne (franchissement de l’hémistiche) était absolue. C’est ce que disent ces vers de Boileau :
« N’offrez rien au lecteur que ce qui peut lui plaire.
Ayez pour la cadence une oreille sévère :
Que toujours dans vos vers, le sens, coupant les mots,
Suspende l’hémistiche, en marque le repos. »      »

 Alors, qu'on accepte d'appeler alexandrin le vers romantique (tétramètre contre trimètre), il va sans dire. Mais pour le 7/5,  le 5/7, là, on parle de dodécasyllabe.
Bon, ça n'empêche pas le monde de tourner, tout ça.
C'est juste une petite remarque, qui permet, éventuellement, de parler avec davantage de clarté.
Bon soleil à vous tous... Et que viva la poésie libre !

Hors ligne Zephyr

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 373
Re : Paradis
« Réponse #10 le: 13 Septembre 2009 à 12:32:23 »
Non pas que je sois contre Boileau et les autres grands métriciens, poètes et autres penseurs de l'écriture, mais la poésie est avant tout un art qui évolue. Aussi bien que notre langage évolue et se simplifie (malheureusement, car notre langue française est si belle et riche à l'origine), l'art de la poésie aussi change. Les écrivains modernes ont réussi à s'affranchir de ces règles qui consistaient à formaliser la pensée et l'écriture des autres. Cela, à l'époque (et encore aujourd'hui pour certain), permettait de réfléchir sur le sens véritable de ce que l'on voulait exprimer. Mais il est encore plus dur de suggérer en s'échappant de ces règles, tout en gardant certains principes (12 syllabes, mais avec des rythmes nouveau, des rimes complexes avec un vocabulaire plus ou moins développé...). Pour moi, citer du Boileau à notre époque est inutile. Bien que certaines de ses règles sont très justes, d'autres ne sont plus valables (comme pour le théâtre, la règle des trois unités, la vraisemblance, ...).

J'espère que je ne me suis pas embrouillé dans mes explications (et que je ne vous ai pas perdu)
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au cœur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
En un style aussi lent que lente est ma froideur.

Joachim du Bellay, Les Regrets, « 21 »

Svetlana

  • Invité
Re : Paradis
« Réponse #11 le: 13 Septembre 2009 à 12:41:10 »
Il ne s'agit pas de conditionner la pensée, mais de reconnaître qu'un alexandrin est défini par des contraintes à la césure, en conséquence de quoi un vers de douze pieds qui ne respecte pas ces contraintes n'est pas un alexandrin.

Il y a de très beaux vers qui ne sont pas des alexandrins.

Très juste, la règle des trois unités. Mais elle ne s'applique qu'à la tragédie classique, si je me souviens bien.

Hors ligne Matt

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 543
Re : Paradis
« Réponse #12 le: 13 Septembre 2009 à 13:58:48 »

Arf, je pensais qu'il y avait différentes formes pour l'alexandrin.

Le premier dont parle très bien Svetlana avec les hémistiches, (que je considère comme "alexandrin parfait" et qu'on utilise aujourd'hui tout le temps normalement) puis le reste, mais ok, des dodécasyllabes alors comme le dit Pehache.

Merci à vous deux pour ces précisions !
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

pehache

  • Invité
Re : Re : Paradis
« Réponse #13 le: 13 Septembre 2009 à 16:03:09 »
Non pas que je sois contre Boileau et les autres grands métriciens, poètes et autres penseurs de l'écriture, mais la poésie est avant tout un art qui évolue. Aussi bien que notre langage évolue et se simplifie (malheureusement, car notre langue française est si belle et riche à l'origine), l'art de la poésie aussi change. Les écrivains modernes ont réussi à s'affranchir de ces règles qui consistaient à formaliser la pensée et l'écriture des autres. Cela, à l'époque (et encore aujourd'hui pour certain), permettait de réfléchir sur le sens véritable de ce que l'on voulait exprimer. Mais il est encore plus dur de suggérer en s'échappant de ces règles, tout en gardant certains principes (12 syllabes, mais avec des rythmes nouveau, des rimes complexes avec un vocabulaire plus ou moins développé...). Pour moi, citer du Boileau à notre époque est inutile. Bien que certaines de ses règles sont très justes, d'autres ne sont plus valables (comme pour le théâtre, la règle des trois unités, la vraisemblance, ...).

J'espère que je ne me suis pas embrouillé dans mes explications (et que je ne vous ai pas perdu)

Bien sûr, qu'elle évolue ! Je cherchjais seulement la précision dans les termes.
Pour ce qui est de l'inutilité de citer Boileau, je ne te suis pas, en revanche. D'une part parce qu'il permettent, justement de définir l'alexandrin canonique, ensuite parce que je crois qu'il compte de savoir d'où l'on vient- la culture n'est pas vaine.
Pour ma part, j'use peu de l'alexandrin, plus souvent, hélas!,  emphatique plutôt que magnifique. Quant au sonnet, il me semble difficile, aujourd'hui, à utiliser. Oui, des formes plus souples sont apparues, mieux: nous en engendrons.
Tes questions me semblaient assez claires.

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Re : Paradis
« Réponse #14 le: 14 Septembre 2009 à 21:06:25 »
Toute vie à quitté depuis bien trop longtemps
a quitté

Ce champs de mausolée et de pleurs où tout meurs :
meurt

Azure et lumineuse, où vraiment tout ce mêle.
se

En compagnie des morts, du temps où j'ai souris.
souri


c'est pas très gai, lol
j'ai pas beaucoup accroché, j'aime pas trop le rythme et le thème en fait, même si la fin est pas mal
désolée, c'est peu constructif :-[

"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

 


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