Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

01 Août 2026 à 04:06:33
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Elle n'a même pas laissé son ombre.

Auteur Sujet: Elle n'a même pas laissé son ombre.  (Lu 1414 fois)

Hors ligne Pan

  • Scribe
  • Messages: 74
Elle n'a même pas laissé son ombre.
« le: 03 Mai 2015 à 21:11:16 »
( Je ne sais pas donner de titre à mes textes. )
Etant donné que je n'ai vraiment rien de récent qui soit présentable, j'ai décidé de poster ce truc  que j'ai écris l'année dernière, d'une traite, et sans réfléchir à ce qu'il pouvait bien raconter. Je me suis rendu compte plus tard qu'il évoquait inconsciemment les gens qui gravitaient autour de moi, et moi même aussi, en fait. Dans une sorte de bouillasse mêlée de références obscures à mes deux amies les plus proches à ce moment là de ma vie, avec des gros bouts pas mâchés de ma propre personnalité et des relations que j'entretenais avec ma meilleure amie. En fait, ça évoquait mes relations sociales en général, mais c'est tellement atténué et peu clair que c'était impossible à comprendre si on ne me connaissait pas très bien.
BREF. C'était beaucoup trop compliqué par rapport à ce que ça donnait au final x). Et j'avais oublié ce texte. Mais là je suis retombé dessus, j'ai corrigé les fautes d'orthographe que j'ai trouvé, modifié quelques tournures de phrases... Et finalement, je ne suis toujours pas convaincu par le résultat. Donc je me suis dis que ce serait bien pour faire mes premiers pas ici !
BONNE CHANCE. LA MISE EN PAGE EST NOTRE ENNEMIE HÉRÉDITAIRE DEPUIS CINQUANTE GENERATIONS.

[.]
« Modifié: 26 Février 2018 à 20:39:57 par Pan »
"Nous n'avons pas peur que la nuit vienne... nous n'avons pas peur..."

Hors ligne Say

  • Aède
  • Messages: 158
Re : Elle n'a même pas laissé son ombre.
« Réponse #1 le: 04 Mai 2015 à 23:54:32 »
Hello Pan ! Bon, après que tu ai commenté mes deux premiers textes, je me devais bien de venir faire un tour et un petit commentaire sur le tien !

Citer
Etant donné que je n'ai vraiment rien de récent qui soit présentable, j'ai décidé de poster ce truc  que j'ai écris l'année dernière, d'une traite, et sans réfléchir à ce qu'il pouvait bien raconter.

Ben voila ! Toi aussi, c'est mal, ECRIT PLUS, pour le bien de ta santé mentale héhé :D ! Je ne suis pas le seul à pas finir mes trucs depuis un bout de temps alors :P ! Encore une raison de venir commenter !

Citer
BONNE CHANCE. LA MISE EN PAGE EST NOTRE ENNEMIE HÉRÉDITAIRE DEPUIS CINQUANTE GENERATIONS.

J'avoue que la mise en page a l'air de bien t'en vouloir dis donc, elle te fait pas de cadeaux ! Non plus sérieusement, c'est vrai que ça fait un peu pavé à la lecture, ce qui peut rebuter certains lecteurs au premier abord, je pense. Et en fait, il suffirait juste de rajouter un espace entre les paragraphes pour rendre tout ça beaucoup plus aéré et accueillant. Tu as pour l'instant réservé ces espaces au moment de paroles de "Elle" (appelons la ainsi : p). C'est intéressant car ça aère énormément ces moments de paroles qui semble s'élever au dessus du bloc compact du reste, et de la spirale "destructrice et morbide" du narrateur.

Ca va donc plutôt dans le sens du texte, mais il n'empêche que cela renforce le côté un peu "pensées à l'arrache" du texte, on a l'impression (ce qui n'est pas vrai je trouve) que la pensée n'est pas vraiment organisée, qu'on se perd dans les informations sans forcément savoir ou on va. Je pense vraiment que quelques espaces pourraient donner un nouveau sens, une nouvelle cohérence au texte peut être. Mais c'est vrai que ce serait au prix d'un certain aspect enfermé et malsain qui est intéressant.

Pour le reste, je vais pas commenter forcément de phrases en détails mais plutôt faire un commentaire général. Je vais commencer par les points plus négatifs à mon avis, que j'ai pu ressentir au cours de ta lecture. Le texte semble parfois un peu long, et le narrateur semble parfois tourner autour de ce qu'il veux dire sans vraiment en venir au fait, ce qui donne un peu l'impression que le texte a du mal a avancer. On a davantage la sensation d'une suite de pensées qui tente de se démêler, de tentatives d'images que d'un texte allant vers quelque part.

Mais on en arrive à cette phrase :
Citer
Trop de mots les recouvre, et c'est encore là ma suprême lâcheté. Couvrir la vérité d'un voile tourbillonnant de phrases, emmêler cette réalité honteuse avec des mots, encore des mots, avouant à demi-mot, refusant toute franchise.
qui en elle même justifie à mon avis la plupart des soucis relevés au dessus, à mon avis.
La forme (un peu gênante, et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai l'ai relevée quand même) fait finalement partie intégrante du texte, et en est même l'essence. Ce côté très personnel, et cette avalanche de phrases.

Au delà de ça, et de mes commentaires sur la forme, le fond maintenant. J'ai trouvé énormément de sincérité dans ce texte, beaucoup de poésie, d'images et de rêves (tout ça pas du tout au sens mielleux du terme, évidemment). Cette espèce d' "euphorie colorée triste" que j'affectionne tellement dans l'écriture. Je ne sais pas du tout à quel point le texte est autobiographique, mais en tout cas je l'ai trouvé assez touchant, je dois dire. Car en voilant la vérité de cette cascade de mots (comme le dit ton narrateur), tu en dis énormément, peut être plus que si tu avais dit la vérité cash comme ça.

Tout ce début de texte sur cette femme qui lit les rêves est géniale. En fait je ne sais pas a quel point c'est censé être métaphorique ou concret, et c'est ce que j'aime. Ce jeu sur son absence, sur son mutisme, sur l'importance de ce qu'elle révèle au narrateur... je trouve ce personnage génial. Toute sa description un peu étrange au début marche bien.

  Après il y a tout ce passage plus flou ou tu décrit l'arrivée de l'homme nouveau dans sa vie. Ce passage est à la fois très vite expédié, et traité de manière beaucoup plus réaliste, terre a terre que le reste. Ce qui fait qu'on a vraiment l'impression que la fille (qui est présenté comme une personne incroyable dans le texte) est partie avec le premier beau gosse venu. Et si le passage a un régime de paroles plus terre à terre se comprend par la suite (alors que le narrateur la trahit et rejoint la société), il me semble qu'à ce moment là, c'est assez perturbant et cela sort trop tôt le texte de cette poésie mélancolique qui l'habitait jusqu'ici.
  Et encore une fois, en même temps, je le comprends. A cet instant, on dirait que la douleur de la perte prend le pas sur la poésie. Et que c'est pour ça que le passage est éclipsé et ne peut être imagé. Après je ne sais pas si ça profite vraiment au texte.

  Sinon, j'ai trouvé le texte vraiment intense, plein d'émotions données et on le sait, partagées par l'auteur. J'ai souvent parlé du "narrateur" parce que je ne voulais pas m'avancer en associant le narrateur et toi, mais nul doute à la lecture que tu n'es pas indifférent à beaucoup de choses qui y sont dites.

Je suis très content que tu ai partagé ce texte. J'ai l'impression de le comprendre, et de te comprendre (pas en tant que narrateur de l'histoire, mais en tant qu'auteur du texte) et j'ai donc été d'autant plus touché par tout ce texte. La plupart des points négatifs que j'ai relevé plus tôt en font un texte assez difficile d'accès, mais je ne sais pas si c'est vraiment une mauvaise chose, puisque ça semble être sa vocation. Ce qui est le plus dommage à mon avis est cette fin ou tu semble perdre la poésie du début de texte au profit d'un texte plus plaintif et terre à terre (a mon avis moins riche).

Je ne sais pas vraiment ce que j'ai raconté. Je suis un peu parti dans tous les sens :P ! Enfin voila, un texte qui m'a touché, et qui me donne envie de te lire davantage, d'explorer ton univers plus en profondeur. J'aimerais beaucoup te lire sur quelque chose de plus fictionnel. Avec toujours des morceaux de réalité qui s'y accrochent, mais de manière plus décalée. Vraiment, j'aimerais beaucoup !

Tu m'as dit que tu venais surtout ici pour lire, tu compte quand même te remettre à l'écriture ou pas du tout ? Sache en tout cas que si tu t'y remet t'auras un lecteur :P !


World End Girlfriend

  • Invité
Re : Elle n'a même pas laissé son ombre.
« Réponse #2 le: 05 Mai 2015 à 08:49:13 »
Ah...
C'est dur de commenter ce genre de textes, vraiment  ><
Bon, c'est indéniablement beau ton héroïne fait rêver et certaines tournures m'ont beaucoup plu. Le reste rejoint un peu ce qu'a dit Say par contre, lourd long hermétique vaut mieux aérer tout ça quoi. Je pense que tu le sais déjà mais faut bien que mon commentaire soit un minimum argumenté  :P .
Peut-être poser un contexte du coup, un décor, moins d'introspection de pensées et plus d'actions, mais tu risque de l'allonger à l'infini ton texte. A mon avis ça vaut quand même le coup car ton héroïne est solide et intéressante et je doute qu'on s'ennuie avec elle.

Hors ligne Pan

  • Scribe
  • Messages: 74
Re : Elle n'a même pas laissé son ombre.
« Réponse #3 le: 16 Mai 2015 à 15:29:47 »
J'ai le sentiment que je ne devrai pas remonter ce sujet, mais c'est malpolis de ne pas répondre aux deux personnes qui ont eu le courage de lire cette horreur. /out ( Vous êtes les héros d'un monde plein de lumière ababzjbelepeej ) ( Non je déconne, y a pas de lumière sur ce topique. *dark* ) ( Ça fait mal aux yeux. )

SAAYYYYYYYY
A ma décharge, j'écris presque toutes les semaines :D. Même vaguement. Mais rarement des textes hors rp,  ( Et mes post rps sont tellement longs que je n'en aurai pas le temps de toute manière. x) ) C'est pour ça que je n'ai pas grand chose à présenter. J'AI UNE BONNE EXCUSE TU VOIS D8
Bon, plus sérieusement.
Je ne sais absolument pas mettre mes textes en page x). En fait, ce que j'écris est à l'image de la manière dont je pense : dense, bordélique, et terriblement embrouillé. Et ça se ressens dans la mise en page, car de moi même, je ne VOIS PAS où je pourrais aérer le texte. J'ai conscience de l'horreur visuel que ça donne ( genre ta grand mère en string qui gesticule sur du dupsteb avec des phoques ), mais je suis incapable, en relisant, de savoir où je devrai aérer mes pavés indigestes. Aussi terrible que soit le rendu finale, je ne peux pas le concevoir autrement, et c'est chiant. ._. Parce-que je sais que c'est juste ma perception qui m'empêche de voir les possibilités de mise en page, alors qu'il y en aurait probablement, DES LOGIQUES.
Ceci-dit, c'est vrai que le seul point réfléchis de la mise en page a été accordé aux passages ou Elle parle. Bon, ça c'est pas difficile à comprendre, je voulais qu'elle se dégage du gros bloc moche, qu'elle s'élève, hors du discours du narrateur qui prend son pied à tourner autour du pot. J'avais pensé à la faire intervenir plus souvent, maiiiis finalement, je n'ai pas vu de passages où j'aurais pu intercaler une nouvelle "apparition". ( Oh tiens et dernier point de mise en page auquel j'ai consentis :   les dernières paroles de Elle restent collées au reste du texte, parce-qu'elle est partis, qu'elle ne les a jamais vraiment prononcé, et que le refus du narrateur les a engloutis pour les faire disparaîîître de leur relation. )
Ceci-dit, étant donné la période de ma vie où j'ai écris ce texte, la mise en page prend un tout autre sens x). C'est vrai que ce n'est pas accueillant, abrupt, et très. Clôt. Je n'y avais pas du tout pensé, mais au final, ça rend le texte plus complet, étant donné que le tout le propos est au final une réflexion à demi consciente sur ce que je ressentais ( et ce que je faisais ) à ce moment là de ma vie. Qu'on y perçoive un aspect "enfermé et malsain", c'est plutôt cool du coup. /O/ Donc je ne sais pas si changer la mise en page ou pas. Et si c'est le cas, je vais avoir besoin d'aide, parce-que je ne sais vraiment pas comment aérer ce. Truc. /out
MAIIIIIS. Sache que ton sentiment d'avoir lu parfois des pensées à l'arrache est parfaitement justifié. C'est bien le cas. Quand j'écris, je ne me prive jamais d'y mettre TOUT ce qui me vient à l'esprit, de force, je case ça à coups de marteau avec obstination, sans jamais faire l'impasse sur une idée qui vient. Ce qui donne généralement lieu à de loooongs détours dans le propos, vers lequel je réussis à retourner avec plus ou moins de délicatesse à force de manœuvres fourbes et de glissades discrètes. ( Putain, c'est du sport en fait. /out ) Néanmoins et paradoxalement, la pensée est bel et bien organisée 8D. Je fais ces horribles détours de Satan en connaissance de cause, c'est ma manière d'écrire ( misère ), et probablement ma manière de vivre aussi x). Je perds les gens dans un maelstrom où je suis le seul à pouvoir me retrouver. Il y a donc bien une organisation, mais elle est tellement bien cachée qu'il est presque impossible de la trouver. /out  ( En fait c'est juste du sadisme. *meurs* )
Et donc, finalement, oui, tout ça est long et visiblement vain à escient :D. Mais pas seulement, j'écris aussi comme ça de manière générale. Pour le coup, il y a une bonne raison à ça, c'est en effet une vaste comédie de la part du narrateur qui cherche à dire des choses sans vraiment les formuler, qui tourne autour du pot, diffuse du brouillard et fait tout son possible pour orienter le texte vers la sensation plutôt que la réflexion. C'EST UN LÂCHE. Et sous le prétexte de donner dans le lyrisme gratuit, il en profite surtout pour atténuer la portée de ses confessions et bien tasser tout ça sous une grosse avalanche d'images.
Mais bien que la forme soit justifiable, c'est aussi une constante dans ce que j'écris x). Alors elle est défendable tout en ne l'étant pas. Disons que c'est un cas particulier !
Pour tout ce qui est relatif au fond, j'ai envie de me recroqueviller en lisant ce que tu m'as écris. /out Sous mon lit. Avec la poussière. Et de me nourrir d’araignées. Huh.
BON ALORS. ALORS. En fait, je suis très content. Et perturbé aussi. D'abord parce-que tu as en effet compris beaucoup de choses sur ce texte, parce-que nous partageons un goût pour la poésie, "l'euphorie colorée triste" ( à laquelle j'ajoute désormais un zeste de violence ), et en même temps parce-que, il y a d'autres choses que tu n'as pas saisis. 8D La portée autobiographique de ce texte est terriblement métaphorique. ( Je ne sais pas si ce que je viens de dire a un sens. /out )  On ne peut pas se fier à ce qui s'y passe vraiment, en fait. L'histoire en elle même ne paie pas de mine : le narrateur aime une fille étrange et solitaire, il est totalement fasciné par elle. Il ne lui dit jamais clairement, mais elle le sait, leur amitié ressemble un peu à un bateau qui tangue, et son équilibre est très précaire malgré l'intensité du lien qui les unit. Le déséquilibre, c'est ce refus du narrateur de répondre aux appels silencieux de la fille ( mais elle fait de même de son côté ), ce qui, finalement, les frustre tous les deux et paralyse leur relation. Au bout d'un moment, après avoir tendu plein de perches au narrateur ( qu'il a saisis sans aller jusqu'au bout ), la fille choisit d'agir toute seule et de s'enfuir sans lui. Il en souffre tellement qu'il choisit de révéler tout ce qu'elle lui a confié à des adultes, supposément ses parents, ce qui conduit à l'échec de la fugue de la fille. Cette trahison brise leur lien, quand bien même la fugue aurait de toute manière aboutis au même résultat, même sans l'intervention du narrateur. ( Ils le savent eux même, la fille aussi, mais ils étaient prêt à les répéter encore et encore, pour se sentir libres, pour braver le monde des adultes, bref, POUR FAIRE LES JEUNES CONS QUOI. ) Après ça, on ne sait pas vraiment ce qui se passe, mais elle l'évite, ne l'approche plus, refuse de lui parler. Trois ans après cette histoire, elle vient lui dire adieu, parce-qu'elle est désormais en âge de fuir légalement cette vie dont elle ne veut pas. On ne sait pas si elle lui en veut encore, ou si c'est une manière de l'inviter à le suivre. Même moi j'en ai aucune idée x).
Dans les faits, rien de tout ça ne m'est vraiment arrivé. C'est pourquoi ce texte n'est pas autobiographique. Mais il dit bel et bien beaucoup de choses sur moi, sachant que je suis à la fois le narrateur et la fille, et que les gens desquels j'étais proche à ce moment de ma vie, sont eux même à la fois l'un et l'autre x). Ce texte n'est pas seulement embrouillé dans la forme, le fond aussi est un terrible enchevêtrement /O/. Le narrateur et la fille ne représentent pas chacun une personne distincte, mais une fusion de plusieurs. J'oscille donc entre les deux au cours du texte, parfois je suis même les deux à la fois. C'est pourquoi je précisais en envoyant ce texte qu'il était quasiment impossible à comprendre vraiment, à moi de me connaître très bien. 8D
Je doute que ça éclaire quoi que ce soit, bon. /out
Mais maintenant, le point amusant 8D. En fait, il n'y a pas d'homme qui vient pour emporter la fille. C'EST UN LEUUURRE. J'ai intentionnellement d'abord voulu laisser croire qu'Elle partait avec un autre. Mais en réalité, le narrateur ne maudit pas une personne, mais un jour. D'où le > C'était un jour. Un jour funeste. Et je n'aurais pu haïr plus fort un être en carne consommable, en fluides fuyants, en nerfs faciles à rompre, je n'aurais pu détester avec autant de rage muette une conscience cloîtrée au beau milieu d'organes.
Et c'est un des points majeurs à revoir. Parce-que j'ai pris des risques en voulant jouer de cette manière, et visiblement, j'ai échoué. D8
Du reste, la perte progressive du ton poétique est voulu, pour les raisons que tu as cité toi même :D. Elle est partit. Son départ entraîne la disparition de toutes les chimères merveilleuses dont ils se berçaient, et tout ce brouillard de rêves sort de sa vie, en le laissant tout seul avec ses plaintes. A cela s'ajoute la douleur du narrateur, qui, finalement, n'est plus capable sublimer quoi que ce soit sans Elle. Elle était sa muse, son absence le laisse inapte à maquiller ses aveux de la même manière qu'avant. Il n'est plus porté par sa présence, alors tout ce qu'il raconte n'est soutenu plus que par lui même, et fatalement, c'est moins poétique, parce-que le rêve s'est fait la malle. ( OH. C'EST LA DEPRESSION QUI PASSE. COUCOU MADAME LA DEPRESSION, COUCOUUU )
BREF.
Globalement, tu as saisis pas mal de choses ^^. Et je dois avouer que je n'avais pas trop d'espoir, étant donné à quel point ce texte est obscur et peut donner l'impression de ne rien dire et de n'aller nul part. Alors je suis content. /out
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de lire ce texte, et d'écrire ce long commentaire ! C'est COMPLEEEEET.
J'ai quelques petites choses que je pourrais éventuellement poster ici :D. Elles n'ont pas grand intérêt, mais je pense le faire quand j'aurais finis un des projets que j'ai sur le feu. Une sorte d'ensemble de textes courts qui sont, somme toute, une exploration laaaborieuse d'un univers bizarre dans lequel je glisse lentement. Changement progressif de style, je crois. Il  n'y a rien qui les rattache, mais je sais qu'ils sont tous liés. /out Pour le moment il y en a cinq. Je posterai tout ça quand j'aurais terminé le sixième !
Avant d'en arriver là, je pensais poster un autre texte respirant la joie de vivre que j'ai écris l'été dernier, mais je ne sais pas encore quand je le ferai. /out En parallèle, je continue à rp, mais ça n'aurait aucun intérêt de partager ça avec vous, ici. 8D
Encore merci de m'avoir lu. ;w;

WOOOORLD-endgirlfriend
Je crois que j'ai déjà tout dit plus haut. /out Je ne peux donc réagir à ton commentaire qu'en te remerciant d'avoir pris le temps de lire et d'apprécier ce texte :D.  Il n'a pas vocation à avoir de suite, cependant, et je ne pourrai pas réécrire sur ces personnages, car ils ont été formés dans le sentiment pur et dur, en lien avec moi même et d'autres personnes. Et depuis, ma vie a bien entendu changée, alors je serais bien incapable de reprendre réellement tout ce qui a été dis dans ce texte..... Je l'ai vraiment écris d'une traite et sans réfléchir plus que ça. Tout ça était lié à une situation particulière, à des enjeux qui n'existent plus, le tout autour d'un nœud qui a été.... Heu, dénoué.
Bref, je ne peux pas le reprendre de cette manière x). En fait, je peux difficilement le reprendre tout court, parce-que tout est passé, et résolu.
VOILA. Bon dieu. Cette réponse est beaucoup trop longue. Désolé. /out
"Nous n'avons pas peur que la nuit vienne... nous n'avons pas peur..."

Hors ligne Say

  • Aède
  • Messages: 158
Re : Elle n'a même pas laissé son ombre.
« Réponse #4 le: 22 Mai 2015 à 00:31:18 »
Alors, Pan, quelques réactions à ta looooongue réponse !

Citer
A ma décharge, j'écris presque toutes les semaines :D. Même vaguement. Mais rarement des textes hors rp,  ( Et mes post rps sont tellement longs que je n'en aurai pas le temps de toute manière. x) ) C'est pour ça que je n'ai pas grand chose à présenter. J'AI UNE BONNE EXCUSE TU VOIS D8

Oui oui bon ça passe :P. Dommage quand même, mais vu que j'aime bien le RP, je comprends !

Citer
Je ne sais absolument pas mettre mes textes en page x). En fait, ce que j'écris est à l'image de la manière dont je pense : dense, bordélique, et terriblement embrouillé. Et ça se ressens dans la mise en page, car de moi même, je ne VOIS PAS où je pourrais aérer le texte. J'ai conscience de l'horreur visuel que ça donne ( genre ta grand mère en string qui gesticule sur du dupsteb avec des phoques ), mais je suis incapable, en relisant, de savoir où je devrai aérer mes pavés indigestes. Aussi terrible que soit le rendu finale, je ne peux pas le concevoir autrement, et c'est chiant. ._. Parce-que je sais que c'est juste ma perception qui m'empêche de voir les possibilités de mise en page, alors qu'il y en aurait probablement, DES LOGIQUES.

Quelque chose m'étonne un peu dans cette partie de ta réponse. Tu dis que tu ne sais pas mettre en page et que tu ne vois pas ou tu pourrais aérer. Mais pourtant, ton texte n'est pas un unique bloc de mots, tu l'as découpé en paragraphes. Donc tu as quand même des idées de mise en page, et de parties. Un saut à la ligne de plus entre chaque paragraphes, et le tour d'aération est joué ! Après, que tu n'acceptes pas de mettre ces espaces, c'est une autre histoire, mais je trouve étrange que tu dises ne pas savoir ou aérer alors que tu tends toi même une gigantesque perche en mettant en place des paragraphes !

Citer
Ceci-dit, étant donné la période de ma vie où j'ai écris ce texte, la mise en page prend un tout autre sens x). C'est vrai que ce n'est pas accueillant, abrupt, et très. Clôt. Je n'y avais pas du tout pensé, mais au final, ça rend le texte plus complet, étant donné que le tout le propos est au final une réflexion à demi consciente sur ce que je ressentais ( et ce que je faisais ) à ce moment là de ma vie. Qu'on y perçoive un aspect "enfermé et malsain", c'est plutôt cool du coup. /O/ Donc je ne sais pas si changer la mise en page ou pas. Et si c'est le cas, je vais avoir besoin d'aide, parce-que je ne sais vraiment pas comment aérer ce. Truc. /out

C'est tout le dilemne. L'un te permettrait d'avoir beaucoup plus de potentiels lecteurs qui iront jusqu'au bout. L'autre te permet de garder une certaine authenticité et de donner cette force au texte de lier le fond à la forme (ce que je trouve assez rare et toujours intéressant, en dehors de tout jugement de valeur de qualité du texte). On pourrait penser à essayer de trouver un juste milieu.
Le risque est en faisant ça de ne pas associer les qualités des deux côtés (authentique et accessible), mais de les supprimer toutes les deux (ce qui donnerait un texte pas authentique, et en plus hermétique).
A voir, il peut être intéressant à retravailler en tout cas ! A toi de voir après si tu veux vraiment le retoucher ou pas !

Citer
Mais bien que la forme soit justifiable, c'est aussi une constante dans ce que j'écris x). Alors elle est défendable tout en ne l'étant pas. Disons que c'est un cas particulier !

Je vois ! Tu veux dire qu'ici c'est cohérent, mais que si ça ne l'était pas, tu aurais quand même écrit comme ça ! Hé bien disons que tu as eu de la chance que ça marche et que ce soit défendable sur ce texte la :P !

Deux choses qu'il m'a fait plaisir de savoir :

Citer
Mais il dit bel et bien beaucoup de choses sur moi, sachant que je suis à la fois le narrateur et la fille, et que les gens desquels j'étais proche à ce moment de ma vie, sont eux même à la fois l'un et l'autre x). Ce texte n'est pas seulement embrouillé dans la forme, le fond aussi est un terrible enchevêtrement /O/. Le narrateur et la fille ne représentent pas chacun une personne distincte, mais une fusion de plusieurs. J'oscille donc entre les deux au cours du texte, parfois je suis même les deux à la fois.

Au vu de tes explications, j'avais bien compris la relation concrète entre le narrateur et la fille. Par contre, bien entendu (parce que je pense que c'est très compliqué à deviner) je n'avais pas compris cet enchevêtrements de personnages les uns dans les autres, et je trouve ça vraiment intéressant (même si ça rend le tout encore vachement plus hermétique). J'ai écrit certains textes pour lesquels je suis passé par la création de personnages et de dialogues pour représenter des conflits intérieurs personnels. Et je ne veux pas dire par là que ce qu'on écrit est pareil ou quoi -car je pense que dans le fond et la forme c'est différent-, juste que ça me parle comme manière de concevoir l'écriture !
En plus, ça me plait parce que ça enlève du texte (enfin ça ne l'enlève pas vu que ça vient après l'explication, mais quand même) ce côté "simple plainte amoureuse" que je trouvais dommage sur la fin. Et j'en viens du coup à...

Citer
En fait, il n'y a pas d'homme qui vient pour emporter la fille. C'EST UN LEUUURRE.

Ça ça me fait plaisir aussi, et vraiment je me suis fait avoir. Mais c'est vraiment ce côté "mâle alpha pas développé qui enlève la fille incroyable" que je trouvais étrange. Je voyais pas cette fille incroyable partir avec le premier venu, c'est un peu étrange. Je sais pas si le quiproquo est forcément nécessaire du coup. Sans enlever ce côté "perte de la poésie", qui est pas mal amené et cohérent.

En tout cas, merci pour ce grand commentaire de commentaire et hâte de voir tes autres textes. Tu parles d'un "univers" en plus, je veux vraiment voir ça :D !

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 683
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Elle n'a même pas laissé son ombre.
« Réponse #5 le: 11 Juin 2015 à 21:52:29 »
Joyeux anniversaire mdien !

Citer
Elle m'a toujours évoqué un plat bien relevé, piquante de tout son soul et fière de ses fuites hautaines. Je crois que je l'ai aimé d'abord
aimée

Citer
je crois bien que j'ai été assez stupide pour savourer les heures de solitude entre deux danses, accroupis dans les ombres,

s'il est tout seul à être accroupi, y a pas S

 
Citer
Il suffisait de poser un pied dehors, ne pensant à rien, et elle me tombait dessus, sortit du coin de la rue. Non, pire : sortit du coin de ma vision.
qui est sorti ? la fille ? si oui, c'est sortiE

 
Citer
Il y'avait quelque chose d'agréable à savoir
pas d'apostrophe qui tienne

Citer
elle avançait prudente, et pour ne pas devenir folle au sein du bal tourbillonnants des soleils assoupis,
tourbillonnant

Citer
quand j'ai été cherché
chercher

Citer
Qu'un jour, j'ai fais preuve d'un excès de courage, et que je lui ais dis quelque chose qui sonnait un peu mal,
fait / ai dit

Citer
Je me serrais nourris de ces simples mots
serais nourri ?

Citer
J'ai trahis. Cent fois pour un geste, mille fois pour un mot, j'ai trahis
trahi

 
Citer
J'ai trahis les cités édifiées par ses songes, trahis les papillons qui dansaient dans les cieux, trahis la sylve développée depuis sa langue agile.
trahi

Citer
Je ne vous dirais pas comment j'ai indiqué la route.

dirai

 
Citer
comment j'ai énoncé d'une voix claire les secrets qu'elle avait partagé.
partagés

Citer
Comment j'ai rejoins l'ennemie impalpable qu'on ne nommait jamais,
rejoint

Citer
peut-être n'avez vous pas saisis les événements terribles

saisi

 
Citer
Je suis sûr de l'avoir aimé d'abord pour tous ces abandons
aimée

Citer
ce mouvement que j'aurais dû initié plutôt que de l'attendre..

initier

Citer
Maintenant, elle est partit.

partie

Citer
je m'étais nourris d'elle pour combattre les heures grises de ma propre existence.
nourri


Citer
Emmène moi. N'importe où. Je t'ai confié mes espoirs et mes rêves, alors donne moi la force d'entreprendre un mouvement de libération. Accompagne moi sur la route, ou donne moi juste une impulsion. Je t'en supplie, aide moi.
emmène-moi / donne-moi / accompagne-moi    / donne-moi / aide-moi

Citer
Donnez lui les initiales de vos souffrances les plus intenses,
Donnez-lui

Citer
Elle était pour tous, je l'ai gardé pour moi. [/quote
gardée

S'il te plaît, aère ton texte, j'ai survolé une bonne partie de ton texte parce que je lui ai trouvé des longueurs mais aussi parce que la mise en page ne m'aidait pas du tout. Bref, saute une ligne à chaque paragraphe pour nous aider dans la lecture (lire sur un écran, c'est quand même lus laborieux que sur du papier).
Sinon, j'ai bien aimé le début ainsi que la fin. Le reste, je l'ai trouvé très très long et à vrai dire je m'y suis un peu ennuyée. Y a peut-être moyen de couper ou de dynamiser parce que le reste est intéressant, je trouve, mais voilà, c'est vraiment LONG quoi.  :P
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.018 secondes avec 23 requêtes.