Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Walden

Auteur Sujet: Walden  (Lu 1354 fois)

Hors ligne Say

  • Aède
  • Messages: 158
Walden
« le: 20 Février 2016 à 02:16:28 »
Salut le MdE ! : D
Pour ceux qui ont déjà lus certains de mes textes, hé oui, je suis le type le plus irrégulier du monde ! Enfin je suis à priori de retour, je me suis remis à écrire depuis deux ou trois mois, et je pense qu'il est temps de confronter un peu au forum toutes les nouvelles mini choses que j'ai pu écrire !

Pour ceux qui ne m'ont jamais lus, j'espère que vous réussirez à rentrer dans mon univers héhé (quoi que cela soit loin d'en être le texte le plus représentatif) !
Bonne lecture à tous !


Walden

  Christie ne l'avait jamais aimé, et pourtant elle était tellement jolie. Il lui avait demandé six fois de bien vouloir sortir avec lui, et d'être le rôle principal de son film, mais elle n'avait jamais accepté. Pas une fois. Par contre, de Marie et Angela, qui s'étaient battues pour lui tout le CE2, aucune ne l'avait jamais vraiment intéressé. Aucune des deux n'était passionnante, et surtout elles étaient très peu photogéniques. A choisir, il aurait surement fini par pencher pour Angela, par dépit. Mais son prénom était tellement particulier. Il ne l'aurait jamais assumé devant ses amis ou sa famille.

  Cela faisait plusieurs mois qui Jonas ruminait sur la Terre Désolée. Pour ne pas se perdre dans la solitude, il  ressassait ses amours d'école primaire. C'était la seule chose qui le fasse tenir debout. Le reste, pas grand chose. Le jour, il marchait sur l'argile fissuré. Puis il s'allongeait au moment où il sentait la nuit tomber, dormait un peu, et se relevait avec la pointe du soleil. Il avait perdu sa caméra depuis longtemps. Elle n'avait plus de batterie, et il n'y avait plus grand chose à filmer.
  Très tôt , Jonas avait décidé de faire de sa vie un film. Il vivait en enregistrant en sa vie sur sa mini caméra, et cela faisait son film. Sa vie devenait une histoire, ça le faisait se sentir grand. Mais à partir de la mort de la Terre, il n'y eut plus que le vide à être encore palpable autour du garçon. On ne peut pas filmer le vide, on ne peut pas filmer l'absence. A la douleur d'être seul se mêla celle de réaliser un très mauvais métrage. Bien vite sa caméra, pleine à craquer mais vidée de sa charge, s'égara dans ses souvenirs moroses. Il finit par trouver ridicule et égocentrique sa vieille idée de film. Il y repensait souvent, comme à ses amours d'enfance, pour éviter de se noyer dans la monotonie.

  Un soir, fraîchement allongé pour la nuit, Jonas avait entendu, entre les rayons du soleil couchant, la Terre Désolée qui s'excusait.
"Pardon...pardon, pardon" répétait elle, comme un enfant maladroit.
  Le lendemain matin, le garçon avait découvert, à l'intérieur d'une fissure granuleuse, l'embryon d'un arbuste au milieu d'un carré d'herbe fraîche.
  C'est ce matin là que Jonas cessa d'avancer sous le soleil, et de se morfondre sur ses romances enfantines. Il prit la décision de tout faire pour protéger corps et âme ce bourgeon impossible. Il ne pouvait pas l'arroser, l'eau n'existait plus. Mais il pouvait au moins lui faire de l'ombre, le réconforter, en prendre soin. La Terre semblait puiser dans ses dernières ressources pour nourrir cet arbre minuscule de l'intérieur. L'affection du garçon pour sa pousse prit de plus en plus de place : il décida de l'appeler Walden.
  L'arbuste grandit, vite. Rapidement, il fit la taille de Jonas. Jonas grandissait aussi. Peut être plus vite que la normale ? Difficile à dire, dans ce temps déchiqueté.

  C'est alors que Jonas et l'arbuste rencontrèrent pour la première fois un groupe d'Echangeurs. 
Ils réveillèrent Jonas, un matin, en mâchant les feuilles de son arbuste, qu'ils avaient déraciné. Le coeur du garçon se serra brusquement, il se jeta violemment sur eux pour libérer son espoir de leurs mâchoires acérées. Jonas ne connaissait pas encore leur nature, il crut à ce moment là avoir affaire à un ours, son fils, un tigre et une gigantesque hyène.
  Les Echangeurs s'attaquèrent à lui. Un par un, Jonas leur déchira tristement la gorge et récupéra les feuilles de son précieux ami. Mais du carré d'herbe verte, il ne restait qu'un monticule triste de terre sèche. L'enfant ours, seul, restait inerte, découragé par la perte de ses compagnons. Jonas ne le tua pas. Penché sur le cadavre de son ami végétal, il imagina une autre solution. Soigneusement, il glissa chacune des racines du petit arbre dans les veines de l'ourson. L'animal poussa un couinement. L'ours vivrait, et l'arbre se nourrirait de sa vie.

  Jonas se remit à marcher, accompagné de son arbuste et de son nouveau compagnon animal. Cela lui fit du bien. Avancer droit devant lui était une façon de sentir qu'il avait un avenir a l'horizon. Il recommença à penser aux amies de sa jeunesse, mais sans tristesse cette fois. Avec simplement le plaisir de repenser à toutes ces pierres qui le construisaient pour mieux comprendre de quel bois il était fait. Il s'attacha à l'ourson. Par humour, il pensa à l'appeler Angela. Mais cela n'allait pas. Il réfléchit longtemps. Sans vraiment s'en rendre compte, il finit par l'appeler Walden, lui aussi.
  Le temps passa, et l'ourson devint immense. Il était devenu un buffle imposant. Jonas ne savait pas à quel moment il avait pu changer à ce point. Avait il seulement été ours un jour ? De son côté, l'arbre aussi avait pris du coffre. Son tronc était devenu robuste, et son feuillage plus touffu.

  Jonas commença, timidement, à être heureux. Sa seule horloge étaient les transformations floues de son compagnon animal. Sans s'arrêter, il grandissait. De buffle, il devint lion. De lion, il devint hyène. De hyène, il finit par devenir loup. C'était la nature des Echangeurs. L'animal faisait plus de six fois la taille de Jonas désormais, il aurait été capable sans effort d'aplatir le garçon comme une souris. Mais Walden - qui ne savait plus trop si il était arbre, animal, ou les deux - aimait Jonas, et il n'en fit rien. De son côté, Jonas ne faisait plus aucune différence entre son vieil ami et l'animal qui le portait. Chaque soir, c'est en haut de sa fourrure, au pied de son arbre, qu'il se blottissait pour dormir.
  Ils marchèrent encore. Jonas se demanda si il avait vraiment été enfant un jour. Si il avait vraiment planté Walden sur cet ourson, ou si il avait inventé toute cette histoire. Il n'avait aucun moyen d'être sur de tout ça ; sa mémoire était confuse.

  Un jour, l'animal sous l'arbre commença à fatiguer. Il n'était pas vieux, mais une partie dangereuse de son énergie vitale avait été épuisée par les racines. Jonas vint à penser à la mort de l'animal, chose à laquelle il n'avait jamais osé songer et qui lui brûla le cœur. Une pensée terrifiante émergea alors dans son esprit. Une fois l'animal mort, que deviendrait Walden ? Sans rien pour l'alimenter, il allait mourir lui aussi. Tous deux allaient mourir. Jonas n'accepterait jamais de retourner à la solitude.
  L'animal allait de plus en plus mal. Marcher lui devenait difficile. Voyant le jour fatidique arriver bien trop vite, le garçon choisit de prendre les devants. Il monta sur la gigantesque fourrure, et ôta précautionneusement les colossales racines de Walden, une à une. Cela lui brûlait tout l'intérieur de devoir en arriver là, mais il n'avait que ça à faire. Lorsqu'il retira la dernière racine, et que l'arbre s'effondra, c'était trop tard. L'animal n'était plus. Avait il seulement été un jour ? Il n'y avait plus aucun signe de lui.

  Jonas s'enfuit en courant. Il cria longtemps. Il était seul, et n'était plus sur d'exister, cela le terrifiait. Il regarda derrière lui. Il ne laissait aucune trace dans la poussière. Il imagina le plus fort qu'il put un carton noir, et un générique de fin. Il y trouva très peu de noms, et disparut bien vite.

Hors ligne barnacle

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 204
Re : Walden
« Réponse #1 le: 21 Février 2016 à 19:01:06 »
Citer
Par contre, de Marie et Angela, qui s'étaient battues pour lui tout le CE2, aucune ne l'avait jamais vraiment intéressé. Aucune des deux n'était passionnante, et surtout elles étaient très peu photogéniques.
J'aurais tendance à juste redire "Aucune" la seconde fois, et à passer la deuxième partie de la deuxième phrase au négatif aussi. Je trouve la formulation actuelle pas tout à fait au point.

Citer
Mais son prénom était tellement particulier.
Je ne sais pas si c'est volontaire, mais "Christie" aussi c'est particulier comme prénom.
... Ou alors c'est Christine ?

Citer
plusieurs mois qui Jonas
que

Citer
Elle n'avait plus de batterie, et il n'y avait plus grand chose à filmer.
Tu écris souvent ", et" et ça me titille.
Parfois ça se justifie totalement, notamment lorsque le et est renforcé (la première phrase, par exemple).
A d'autres moments, c'est une question de goût/de style.
Mais il y a des cas, comme dans cette phrase typiquement, où j'ai un peu de mal à le justifier.

Citer
Très tôt ,
Espace en trop avant la virgule.

Citer
Il vivait en enregistrant en sa vie sur sa mini caméra
Je suppose que le "en sa vie" est un bug ?

Citer
il n'y eut plus que le vide à être encore palpable
La formule en "plus que ... à" est un peu maladroite, je trouve.

Citer
répétait elle (...) ce matin là (...) ce moment là
répétait-elle, matin-là, moment-là

Citer
il se jeta violemment sur eux (...) Les Echangeurs s'attaquèrent à lui.
Les deux actions ne se suivent pas très bien.

Citer
a l'horizon (...) Avait il (...) plus sur d'exister
à, Avait-il, sûr


En terme d'images, je trouve que l'idée des Echangeurs est un peu mal amenée au départ, puis sous-exploitée (et je n'aime vraiment pas le nom) ; l'autre image qui me déplait est celle de la disparition sur la fin. L'effacement semble plus un acte d'écriture que de narration, si ça fait sens ? De l'ordre du "pouf je dis qu'il n'existe pas/plus" plutôt que "pouf leur existence même est soudain en doute".
Entre autres parce que visuellement, j'avais tendance à me représenter Jonas sur l'animal pour arracher les racines, et donc il y aurait une distance entre le sol et lui - et cet effacement aurait dû être pris en compte.
J'aime beaucoup la toute fin par exemple, et le reste de l'imagerie en fait. Les souvenirs, la caméra, la Terre désolée. Le changement dans le rapport aux souvenirs quand la solitude disparaît. Le vide, l'espoir puis l'inquiétude, puis le fondu au noir.
Donc comme c'est le premier texte que je lis de toi, j'en tirerai un bon souvenir. Ça me semble un peu rapide par moments, pas tout à fait lissé, mais pas au point d'affecter l'opinion générale. C'est chouette ^^

Hors ligne extasy

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 096
Re : Walden
« Réponse #2 le: 21 Février 2016 à 20:24:54 »
Salut Say !

C'est un bien chouette texte :)

Je n'en ai lu qu'un autre de toi (tu l'as lu aussi barnacle ^^), c'est l'histoire du garçon qui va à la pharmacie pour s'appliquer du baume au cœur. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire un petit lien avec ce texte-ci, l'effacement du personnage jusqu'à disparition. C'est un thème que tu exploites souvent ?
En tout cas tu nous offres une histoire avec un monde très riche, beaucoup de détails intéressants, et un fond très touchant. J'ai vraiment beaucoup aimé.

Merci pour la lecture et à très bientôt j'espère :)

 

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 673
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Walden
« Réponse #3 le: 22 Février 2016 à 18:29:25 »
.
Citer
Pas une fois. Par contre, de Marie et Angela, qui s'étaient battues pour lui tout le CE2, aucune ne l'avait jamais vraiment intéressé.
je comprends pas bien le rapport avec la choucroute

Citer
. C'était la seule chose qui le fasse tenir debout.
j'aurais plus vu un imparfait qu'un subjonctif


 
Citer
Mais à partir de la mort de la Terre, il n'y eut plus que le vide à être encore palpable autour du garçon.

je comprends le sens de la phrase mais je la trouve méga lourde

Citer
. Sans s'arrêter, il grandissait. De buffle, il devint lion.

euh... tu es sûr que le bon terme est "grandir" ?

Citer
Mais Walden - qui ne savait plus trop si il était arbre, animal, ou les deux -
s'il

 
Citer
Jonas se demanda si il avait vraiment été enfant un jour. Si il avait vraiment planté Walden sur cet ourson, ou si il avait inventé toute cette histoire.
combo ! s'il

Je dois t'avouer que je n'ai pas vraiment réussi à rentrer dans le texte. Peut-être à cause du choix du thème, les fins du monde, c'est pas trop mon truc. J'ai aussi eu beaucoup de mal à m'imaginer les échangeurs et leurs façons de procéder. Enfin, j'ai dû mal à comprendre le pourquoi de la focalisation sur les amours de primaire. N'a-t-il pas eu d'autres souvenirs?  Pourquoi se souvenir en particulier de ses amies est-il important ?
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Ambriel

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 498
Re : Walden
« Réponse #4 le: 22 Février 2016 à 20:14:25 »
Hey Say !


J'ai bien aimé ton texte, l'ambiance. En fait j'ai pas trop aimé le premier paragraphe avec les amours d'enfance, du coup j'avais hésité à continuer (mais je me suis dis "allez, c'est say quand même") et j'aime beaucoup l'ambiance de la suite donc j'ai bien fait :). Ya des trucs un peu gores (genre les racines dans les veines arghhh   ><) et cette ambiance un peu onirique qu'on retrouve souvent dans tes textes ^^.

Mhouala, je sais pas trop quoi ajouter à part "bon retour parmi nous"  ;)
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne Say

  • Aède
  • Messages: 158
Re : Walden
« Réponse #5 le: 27 Février 2016 à 11:41:07 »
Merci à tous pour vos commentaires, tous super intéressants !
Comme l'a évoqué Barnacle dans son commentaire, ce texte n'est pas tout à fait lissé, pas tout à fait abouti, même si j'y tiens. Né de base pour un concours d'écriture à contraintes, écrit par une plume rouillée après deux ans sans vraiment écrire, il ne partait pas sur des bases super solides ! Cette version est la version 2 du texte déja, la première n'aurait pas été postable. Mais je pense qu'une version 3 sera effectivement nécessaire !
Allons y pour la discussion, où je vais défendre et concéder : P !

(Je précise à l'avance que j'ai tendance à surexpliquer, parce que j'ai ce syndrome de toujours vouloir expliquer ce que j'ai voulu dire aux lecteurs après qu'ils aient lus. Mais ça veut dire que je sous entends "vous auriez du comprendre ça", et si ça n'est pas passé dans le texte, c'est la faute de ce que j'ai écrit pour transmettre ça ! En gros, c'est juste pour expliquer "ce que j'ai essayé de raconter" quoi !)

@Barnacle

Citer
En terme d'images, je trouve que l'idée des Echangeurs est un peu mal amenée au départ, puis sous-exploitée (et je n'aime vraiment pas le nom) ; l'autre image qui me déplait est celle de la disparition sur la fin. L'effacement semble plus un acte d'écriture que de narration, si ça fait sens ? De l'ordre du "pouf je dis qu'il n'existe pas/plus" plutôt que "pouf leur existence même est soudain en doute".
Entre autres parce que visuellement, j'avais tendance à me représenter Jonas sur l'animal pour arracher les racines, et donc il y aurait une distance entre le sol et lui - et cet effacement aurait dû être pris en compte.

L'idée des Echangeurs est un peu particulière, et amenée assez brutalement c'est vrai (et puis finalement, je t'accorde que narrativement, elle ne sert un peu à rien). Mais pour moi, cette idée va avec ce qui est raconté dans l'histoire, son thème global : le flou d'une réalité que l'on ne peut plus enregistrer. Cette histoire a été inventée pour la plupart en demi sommeil, juste avant de m'endormir, et elle a cet aspect "rêve" un peu, ou tu peux tourner la tête et plus rien n'est pareil, sans que cela ne te choque pour autant. C'est aussi comme ça que je justifie cette "disparition" finale du loup, mais elle est peut être trop abusée : je repenserais à ça dans ma V3.
Et cette ambiance rêve n'est donc pas pour signifier que tout ça est dans la tête de Jonas, mais pour faire une sorte de parallèle entre cette ambiance floue et une réalité que l'on ne peut plus enregistrer (que ce soit par l'écriture, par le dessin ou par la caméra d'ailleurs), où le passé n'est plus quelque chose qui est "certifiable". En fait, je bosse pas mal à la fac sur les écritures cinématographiques de l'intime (les journaux intimes filmés quoi) et c'est en gros un texte hérité de ça, et des pensées qui en découlent.

Citer
Je ne sais pas si c'est volontaire, mais "Christie" aussi c'est particulier comme prénom.
... Ou alors c'est Christine ?

Haha j'avoue xD ! Enfin pour moi, quand Jonas dit que le prénom Angela est "particulier", c'est juste une manière sympa de dire qu'il l'aime pas : p. Je vais peut être remanier ça !

Citer
Tu écris souvent ", et" et ça me titille.

OUI ! Un vieux tic stylistique qu'il faut que je modère ! Je le fais de manière quasi automatique même quand c'est pas justifié. Et vu que c'était un texte un peu rouillé, c'est amplifié x).

Merci pour tous les commentaires orthographiques et syntaxiques, je n'y réponds pas en détail mais je corrigerais mon texte en les prenant en compte :) !

Citer
J'aime beaucoup la toute fin par exemple, et le reste de l'imagerie en fait. Les souvenirs, la caméra, la Terre désolée. Le changement dans le rapport aux souvenirs quand la solitude disparaît. Le vide, l'espoir puis l'inquiétude, puis le fondu au noir.
Donc comme c'est le premier texte que je lis de toi, j'en tirerai un bon souvenir. Ça me semble un peu rapide par moments, pas tout à fait lissé, mais pas au point d'affecter l'opinion générale. C'est chouette ^^

Du coup tu as préféré l'aspect centré sur le personnage et la manière dont il gère cette "fin du monde" plutôt que les éléments fantastiques ! C'est aussi ceux auxquels je suis le plus attachés, mais dans ma tête ils sont censés s'imbriquer et être illustrés/renforcés par tous les éléments fantastiques. Mais peut être que ça ne passe que pour moi :v ! Il faut que je bosse pour que ça se transmette un peu mieux au lecteur dans le texte !

En tout cas tant mieux si en gardes quand même un sentiment positif une fois arrivé au bout :D !

@Extasy

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Je n'en ai lu qu'un autre de toi (tu l'as lu aussi barnacle ^^), c'est l'histoire du garçon qui va à la pharmacie pour s'appliquer du baume au cœur. Je n'ai pas pu m'empêcher de faire un petit lien avec ce texte-ci, l'effacement du personnage jusqu'à disparition. C'est un thème que tu exploites souvent ?
En tout cas tu nous offres une histoire avec un monde très riche, beaucoup de détails intéressants, et un fond très touchant. J'ai vraiment beaucoup aimé.

Merci pour ton commentaire Extasy ! J'aime bien ton parallèle entre les deux textes (écrits quand même à 4 ans d'intervalles), assez bien vu ! Je pense que le parallèle est vraie dans la degenerescence présente dans les deux textes, j'ai tendance à raconter des histoires qui finissent "mal", et j'en ai écrit plusieurs où il y a cette plongée progressive vers le bas.
Mais le motif de la disparition n'est pour moi pas exactement le même ! Dans le Baume, le personnage ne disparaît pas, c'est seulement son coeur et ses sensations/sentiments qui disparaissent ! Ici, le personnage disparait plutôt  parce qu'il n'y a plus rien pour le voir exister, pas même lui même.

@ernya

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je comprends le sens de la phrase mais je la trouve méga lourde

100% d'accord  :D ! Cette phrase c'est mon ennemi juré dans ce texte, j'arrive pas à faire en sorte qu'elle me plaise vraiment. Je vais rebosser dessus pour la V3.

Citer
euh... tu es sûr que le bon terme est "grandir" ?

Oui oui, il change, mais il grandit aussi :P.

Citer
Je dois t'avouer que je n'ai pas vraiment réussi à rentrer dans le texte. Peut-être à cause du choix du thème, les fins du monde, c'est pas trop mon truc. J'ai aussi eu beaucoup de mal à m'imaginer les échangeurs et leurs façons de procéder. Enfin, j'ai dû mal à comprendre le pourquoi de la focalisation sur les amours de primaire. N'a-t-il pas eu d'autres souvenirs?  Pourquoi se souvenir en particulier de ses amies est-il important ?

Désolé que tu ne sois pas rentré dans le texte ernya, peut être une prochaine fois ! Merci pour ta lecture et ton commentaire en tout cas ! L'ensemble est volontairement assez abstrait, pour laisser cette sensation de flou comme je racontais à Barnacle plus haut, mais je comprends que ça puisse rendre le texte à moitié hermétique, surtout que j'en ai peut etre fait un peu trop de ce côté la. Pour les amours de primaire, ça c'est mon style un peu, l'amour de l'anecdotique, à vrai dire je ne sais pas trop comment l'expliquer :v.

Merci pour l'ortographe ! Je vais recorriger tout ça !

@Ambriel

Citer
J'ai bien aimé ton texte, l'ambiance. En fait j'ai pas trop aimé le premier paragraphe avec les amours d'enfance, du coup j'avais hésité à continuer (mais je me suis dis "allez, c'est say quand même") et j'aime beaucoup l'ambiance de la suite donc j'ai bien fait :). Ya des trucs un peu gores (genre les racines dans les veines arghhh   ><) et cette ambiance un peu onirique qu'on retrouve souvent dans tes textes ^^.

Merci Ambriel ! Ta parenthèse est trop gentille :x...C'est vrai que le texte commence un peu agressivement, et puis on dirait dès le départ que le personnage est un connard : p. En plus depuis un moment, j'ai tendance à faire des personnages connards è_ê...(alors qu'ici a l'arrivée, c'est pas tant que ça le cas !)

 


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