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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [Recueil Ier] Les petits carreaux font les grandes nations

Auteur Sujet: [Recueil Ier] Les petits carreaux font les grandes nations  (Lu 5061 fois)

Hors ligne trompette sournoise

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[Recueil Ier] Les petits carreaux font les grandes nations
« le: 20 Novembre 2007 à 18:27:27 »
Au commencement, il y avait la feuille. Et cela représentait déjà une sacrée contrainte. Tout ce qu’on pouvait écrire à côté sombrait immédiatement dans l’oubli. Il fut un temps où les hommes étaient libres de s’exprimer sur tous les supports qu’ils jugeaient dignes d’accueillir leurs œuvres : les murs de leurs cavernes, du sable un peu humide ou le corps endormi de leur voisin le plus proche. C’était le temps des fleurs.
Il se trouve qu’un jour, disgrâce, un petit homme hargneux imposa à ses pairs le triste carré de papier. Il convoqua son peuple et lui tint ce discours :
« Vous n’êtes qu’une bande de dégueulasses. Je ne peux souffrir davantage vos gribouillis infantiles sur les murs de mon royaume. A compter d’aujourd’hui, celui qui manifestera le désir de s’exprimer devra le faire uniquement sur ceci ! » Et il brandit une feuille de papier.

Au début, les hommes n’y comprirent rien. Que pouvait-on produire au juste sur ce rectangle minuscule ? L’un d’entre eux, probablement payé par le gouvernement en place, fit quelques pas hors de la foule, se saisit d’une des feuilles et y dessina une maison. C’était grossier. Quatre murs et un toit. Aucune fioriture architecturale et aucun aménagement pratique puisqu’il ne figurait même pas de cheminée sur le vulgaire croquis. Le symbolisme était né. Précisément à cause de l’invention de ladite feuille. Il ne s’agissait là que de la première manifestation d’une longue série de déconvenues plus ou moins désastreuses dont l’introduction de la feuille de papier fut à l’origine. Penchons-nous un instant sur le cas de Vic le Prolifique et Léonide la Délurée, les deux plus grands artistes de l’époque. Ceux-ci n’avaient jamais rencontré auparavant la moindre panne d’inspiration. Il convient de préciser que le concept même d’inspiration n’existait pas avant l’invention de la feuille puisque l’acte de création était alors aussi naturel que celui de pisser contre un arbre. Permettez que j’ouvre ici une parenthèse illustrative, sous forme d’expérience scientifique.
 Prenez un individu lambda ne souffrant pas de la prostate et sentant monter en lui l’envie fort légitime de se soulager contre un arbre tout aussi lambda. Imposez-lui à présent le décret suivant : à partir de maintenant, les hommes modernes ne feront pipi que dans le cadre restreint d’un trou profond de six pieds et accusant un diamètre de 30 centimètres au carré. Laissez reposer. L’individu placé devant cet état de fait se retrouvera immédiatement contrarié et prétextera aussitôt une disparition subite de son envie d’uriner, pour aller se morfondre plus loin à propos de  son incapacité à produire dans un cadre donné. Le sujet sombrera immanquablement dans l’alcool et les bras réconfortants de la première ribaude venue.
Troublant, n’est-ce pas ?
Ainsi en va-t-il de la création artistique et j’affirme que la décadence culturelle que nous subissons aujourd’hui est la simple conséquence de l’invention de la feuille de papier.
Vic le Prolifique et Léonide la Délurée, donc, sentirent conjointement monter en eux, face à la page blanche, le même sentiment d’impuissance que notre brave sujet lambda privé de son arbre fétiche. Après quelques heures de cette détresse mentale, Vic le Prolifique, enfant terrible du royaume, cracha sur sa feuille et s’en retourna peindre les nuages comme il l’avait toujours fait. Léonide la Délurée, quant à elle, déchira en mille morceaux l’infâme support qu’on tentait de lui imposer et déclara avoir inventé le confetti. Tous deux furent torturés avec une telle science qu’il ne fallut pas plus d’une semaine avant qu’on ne les expose sur la place publique, occupés à dessiner avec entrain des maisons rudimentaires sans cheminées sur des milliers de feuillets vierges. La plèbe, assistant à ce terrifiant spectacle, décréta que l’usage de la feuille moderne représentait une avancée certaine. Heureusement, personne ne leur demanda vers où…

 
Pendant des siècles donc, du plus vil cancre au plus populaire des poètes lyriques, tout le monde fit bon usage de la feuille et le format A4 s’imposa au fil des ans, sous la pression du puissant lobby des fabricants de classeurs. Pour autant, comme il était toujours interdit de peindre les nuages ou de dessiner sur les montagnes, l’esprit des hommes se fit de plus en plus étroit, jusqu’à atteindre les dimensions de 210 sur 297 millimètres. Les hommes finirent même par habiter dans les maisons rudimentaires qu’ils dessinaient depuis des générations sur leurs feuillets déprimants. Quatre murs et un toit. Dans les contrées les plus au nord, l’absence de cheminée de fit cruellement ressentir.

Le monde semblait plongé à jamais dans une détresse artistique totale. Cela ne s’arrangea pas avec l’invention du quadrillage.
On aurait pu croire que la feuille priverait irrémédiablement l’artiste de toute trace de fantaisie, ce qui constitue un pilier fondamental de la reproduction des modèles sociaux et, par le fait, du pouvoir en place. Or, les esprits libres trouvent toujours une parade et les actes de résistances se multiplièrent malgré tout. Ainsi, d’audacieux poujadistes se mirent-ils à écrire certains mots plus gros que d’autres, ou encore de haut en bas. Le Diagonalisme fut le mouvement le plus inspiré de cette période. Ses adeptes rédigeaient leurs œuvres avant-gardistes d’un coin à l’autre de la page. Le gouvernement prit conscience de l’ingénieux subterfuge lorsque la moitié de la population se mit à souffrir de torticolis. La parade fut expéditive. Toutes les feuilles blanches du royaume furent détruites systématiquement et remplacées par de nouveaux modèles, quadrillés donc. Il fut décidé que tout franchissement de ligne serait puni de dix coups de fouets. Le Diagonalisme fut tué dans l’œuf. Bien entendu, ce nouveau système fut à l’origine de nouvelles dérives, dont l’invention du morpion ne fut pas la moindre. Mais ce jeu innocent ne représentait aucune menace sérieuse pour le pouvoir en place et l’on ferma les yeux.
Ce fut l’âge d’or de la géométrie et l’industrie du double décimètre prospéra.
Par ailleurs, 80 % de la population du royaume était employée à tracer des lignes horizontales sur les tonnes de feuilles produites par le gouvernement. Il s’agit là d’un travail harassant et qui ne pousse guère le citoyen de base à se révolter une fois de retour à sa maison rudimentaire et dépourvue de cheminée.

******

C’est précisément dans un de ces foyers glauques que naquit Léopold Le Branque, septième enfant d’une modeste famille de quadrilleurs. Il apparut très tôt que le jeune Léopold manifestait d’inquiétantes déviances anarchistes. En effet, sa mère le surprit, alors qu’il n’avait que six ans et demi, en train de tracer des diagonales grossières sur l’ensemble du stock de feuilles des Le Branque. Il reçut une correction qui n’avait rien à envier aux dix coups de fouets règlementaires et jura de se venger dès que possible de ces pratiques fascistes.

En attendant, le gamin sombra dans un mutisme profond et fit mine de se fondre dans la masse. Mieux encore, il apprit tout ce qu’il y avait à savoir des techniques de quadrillage et intégra l’Ecole Normative du Petit Carreau, un établissement prestigieux et habituellement réservé aux élites de la nation, comprenez interdit-aux-pauvres. Son assiduité, sa dévotion et son intelligence étaient telles qu’il fut nommé à vingt ans « Responsable du service recherche et développement des industries nationales Paginor ». Sa plus grande réussite fut la découverte du « verso » car jusqu’ici, personne n’avait imaginé qu’on puisse écrire ou dessiner de l’autre côté de la feuille. Les coûts de production furent divisés par deux et Léopold le Branque épousa la fille du PDG de la première entreprise du royaume, à savoir les papiers Sansson. Bref, si nous n’étions pas de grands allergiques aux calembourds faciles, nous pourrions affirmer que pendant toutes ces années, Léopold se tint à carreau.
Et pourtant…
La prophétie de sa vengeance continuait de hanter ses nuits. Dans un coin sombre de sa bibliothèque, à peine dissimulés à vrai dire, se trouvaient d’étranges volumes diagonalistes, un précis d’origami, l’anthologie du jeu du Morpion et, il faut le préciser, quelques revues pornographiques sans aucun rapport avec le sujet qui nous intéresse ici mais qui participeront peut être à donner une idée plus précise de la personnalité trouble de celui qui s’apprêtait à bouleverser le petit monde sclérosé des petites-maisons-rudimentaires-dépourvues-de cheminées.
Léopold, parvenu le jour, profitait des grâces de la nuit pour échafauder les plans de sa révolution.
Il envisagea diverses options. Remplacer les carreaux par des losanges semblait offrir de nouvelles perspectives mais le re-calibrage de toutes les machines du royaume prendrait un temps fou et il voulait agir promptement. Il crut avoir trouvé la solution en parcourant un ouvrage interdit dans lequel l’auteur évoquait un mystérieux mode paysage. Il s’agissait de disposer sa feuille horizontalement. Léopold trouva que cela élargissait considérablement le domaine de la lutte. En revanche, cela laissait encore moins de place pour dessiner les cheminées et il abandonna l’idée à contrecœur. Mille fois Léopold sombra dans un profond désespoir. Mille fois il reprit courage.

Puis, une nuit d’hiver, Léopold le Branque inventa la marge.
Ou plus précisément la M.A.R.G.E : Mouvement Anarchiste de Replis à Gauche Eventuel.
Il suffisait de tracer un grand trait rouge à quelques centimètres du coté gauche de sa feuille pour créer un espace de liberté insoupçonné. Il imprima dans la même nuit des centaines de milliers de feuillets équipé d’une marge et les fit distribuer dès le lendemain à ses concitoyens aliénés. Puis il fit construire une estrade et joua un air de trompinette amplifiée à triples pistons en ivoire, afin d’attirer l’attention.
Quand ses pairs alertés furent massés en assez grand nombre autour de lui, Léopold Le Branque posa son instrument à ses pieds, s’éclaircit la gorge et dit :

« J’ai fait un rêve.
La création est une chose trop grave pour la laisser aux mains des imprimeurs.
Combien de temps encore allons-nous supporter d’habiter des maisons rudimentaires dépourvues de cheminées ?
Combien de temps encore accepterons-nous de vivre entre deux lignes ?
Combien de temps encore quadrillerons-nous davantage pour gagner toujours moins ?
Non.
J’ai fait un rêve.
Un rêve où les petits enfants s’amusaient à dessiner des obscénités dans la marge.
La MARGE ! Mes chers amis… La marge. »

A ce moment là de son fort beau discours, Léopold brandit une des nouvelles feuilles de sa conception et, à la vue du grand trait horizontal rouge qui semblait meurtrir le carré de papier, la mâchoire des hommes  dégringola comme l’exige la coutume et les femmes cachèrent les yeux de leurs enfants.
Léopold, des flammes dans les yeux, le poids d’un millénaire de morosité rectiligne sur les épaules, le souffle de la vengeance dans sa respiration haletante, brandissait le plus haut qu’il pouvait sa feuille marginalisée. Déjà on entendait au loin des sirènes de la garde. Déjà soufflait, à vous glacer le sang, le vent impitoyable de la répression.
Mais Léopold continua :


« J’accuse le gouvernement pour violation du principe sacré d’expression polymorphe.
J’accuse le gouvernement de tortures physiques sur la personne des diagonalistes.
J’accuse le gouvernement d’avoir soufflé de son haleine pernicieuse la première flamme de la révolte, allumée par Vic le Prolifique et Léonide la Délurée.
J’accuse le gouvernement d’abus de géométrie.
J’accuse l’Ecole Normative du Petit Carreau, qui n’a pour seule fonction que de reproduire un système inégalitaire et oppressant.
J’accuse mon père et ma mère.
J’accuse les dix coups de fouets.
J’accuse.
Le quadrillage, c’est l’opium du peuple.
Réveillez vous !
De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace !!!
Gloire au Mouvement Anarchiste de Replis à Gauche Eventuel.
Grâce à lui, vous serez libre, au-delà de la ligne rouge, d’exprimer vos passions, vos haines, vos doutes, vos appréciations sur un texte, vos croquis de maisons baroques, avec des cheminées si belles qu’on osera rien y bruler…

Qu’est-ce que….

Aïe ! »

Les gardes étaient arrivés par derrière.
Ils avaient frappé dur.
Léopold fut tué sur le coup.

La foule resta interdite un instant.

Puis quelqu’un commença à murmurer : liberté.

De plus en plus fort, il répétait : liberté, liberté chérie.

Une autre foule dans d’autres circonstances aurait repris en chœur liberté, liberté chérie et nous nous serions dirigés tout droit vers la révolution. Sur le bucher gigantesque de la rébellion, on aurait mis au feu tous les feuillets du royaume. Les enfants auraient dansé autour en chantant les louanges de Léopold le Branque, mort pour ses idées.

Mais non.

Le type qui s’était mis à brailler Liberté, liberté chérie avait été sauvagement lynché.

L’estrade fut détruite en cinq minutes et la trompinette de Léopold tomba dans le caniveau.
Une vieille femme la ramassa, nettoya son bec sur sa manche et souffla dedans.
Cela produisit un -pouet- assez vulgaire qui ne plut guère à sa nouvelle propriétaire.
En la tordant un peu, elle en fit un trombone géant, grâce auquel elle pourrait enfin relier les nombreuses pages du livre qu’elle venait de terminer : Les petits carreaux font les grandes nations.
« Modifié: 13 Mai 2011 à 18:32:18 par Loredan »

Hors ligne Loup

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Re : Les petits carreaux font les grandes nations
« Réponse #1 le: 21 Novembre 2007 à 13:46:42 »
Magnifique, tu as vraiment une imagination sans borne !!

Et là, tu introduis un nouveau style à la troisième personne. Ce n'est pas mal du tout !

Que dire de plus, à part encore ? ^^

Un mot est un oiseau au milieu d'une page. C'est l'infini.

Hors ligne Rain

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Re : Les petits carreaux font les grandes nations
« Réponse #2 le: 21 Novembre 2007 à 14:03:42 »
Un original !!!

Mon gars, tu devrais sérieusement penser à regrouper tes nouvelles, à les envoyer à une maisons d'édition et à voir ce qui se passe ! Je pense que, s'ils ont un peu d'humour, tu seras très vite publié ! Même si ce n'est qu'une nouvelle parci par là, dans une antologie ou une autre, tu finiras par te faire reconnaître !


Et j'adore ton style d'écriture !
Perdu

Hors ligne trompette sournoise

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Re : Les petits carreaux font les grandes nations
« Réponse #3 le: 22 Novembre 2007 à 18:12:06 »
Vous êtes bien sympas.

Pour le recueil, c'est pas un truc qui marche dans notre beau pays. Personne ne voudrait foutre du fric la dedans. Mais c'est vrai que ça côute rien d'essayer.

"Juste pour savoir, le "De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace !!!", tu t'es inspiré de notre amie Ségolène pour écrire ça, ou c'est le fruit du hasard que ce soit la reprise d'un slogan d'une politicienne de gauche ? "

Je voulais condenser quelques formules célèbres de discours qui ont un peu marqué l'histoire et "l'audace", c'est Marivaux je crois, à la base. Donc, non, je ne pensais pas à cette bonne vieille Ségolène qui me fait pourtant bien marrer.

Merci encore pour vos lectures

Hors ligne Leia Tortoise

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Re : Les petits carreaux font les grandes nations
« Réponse #4 le: 22 Juillet 2008 à 20:47:35 »
(je déterre) Je découvre... Je jubile, je rigole, je me délecte: j'ADORE!!!  Et c'est assez long, en plus, le plaisir dure  ;D

Bravo!
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Hors ligne ernya

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Re : Les petits carreaux font les grandes nations
« Réponse #5 le: 22 Juillet 2008 à 21:35:25 »
vraiment pas mal tous ces jeux sur les carreaux, la marge...
le passage que j'ai moins aime c'est ceui du discours politique, mais c'est purement subjectif ><
mais tout le reste est tres bien !
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Plume d'argent

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Re : Les petits carreaux font les grandes nations
« Réponse #6 le: 23 Juillet 2008 à 08:10:49 »
J'ai adoré aussi!
J'ai passé de bons moments à lire ton délirant texte xd
 :coeur:

Hors ligne Zacharielle

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Re : Les petits carreaux font les grandes nations
« Réponse #7 le: 23 Juillet 2008 à 09:48:50 »
Ça, c'est fort de roquefort, félicitations !

Hors ligne Gros Lo

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Re : Les petits carreaux font les grandes nations
« Réponse #8 le: 15 Février 2009 à 16:35:52 »


mdr !


la chute est classe et tout ce qui la précède aussi ! c'est super fluide et très drôle, sans tomber dans humour facile et qui finirait par être relou.

j'adore la reprise du discours de Memphis xD

Citer
Dans les contrées les plus au nord, l’absence de cheminée de fit cruellement ressentir.
se


bravo ;)
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

Hors ligne Milora

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  • Championne de fautes de frappe
Re : Les petits carreaux font les grandes nations
« Réponse #9 le: 11 Mars 2009 à 22:45:57 »
Citer
des centaines de milliers de feuillets équipé d’une marge

équipés

A part ça...
 WOW

Citation de: Leia Tortoise
Je découvre... Je jubile, je rigole, je me délecte: j'ADORE!!!  Et c'est assez long, en plus, le plaisir dure 

Bravo!
On ne peut pas mieux dire. J'ai bien aimé tes autres textes, ils sont marrants. Celui-là est tout bonnement génial. Le style est super bien maîtrisé, l'idée est super originale, et c'est hilarant. Je suis fan ! Vraiment ! J'ai adoré. Génial.
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Spes

  • Calliopéen
  • Messages: 597
Re : Les petits carreaux font les grandes nations
« Réponse #10 le: 12 Mars 2009 à 08:39:07 »
Quoique le personnage ne soit pas présent dès le début, je n'ai pas eu envie de décrocher de ma lecture. Après, son histoire est tout à fait attachante. Dans un sens, il est un peu frustrant qu'il meure comme ça, mais c'est tout de même bien trouvé, cette fin pessimiste.
Merci pour la lecture =)

Hors ligne Scorpnix

  • Calliopéen
  • Messages: 560
    • Mon Monde Merveilleux
Re : Les petits carreaux font les grandes nations
« Réponse #11 le: 30 Juillet 2009 à 00:23:16 »
+1 avec tous. Il est 00:20 et je continue à dévorer tes nouvelles, Trompette. Celui-là est encore différent... Je vois mes feuilles à carreaux différemment, maintenant xD Nan mais franchement, t'es doué.

I have a dream et J'accuse, énorme  ;D

C'est vrai que sans la marge, j'aurais pas de place pour dessiner sur mes feuilles de cours ! :( Merci à ce cher Léopold ! :D

Et merci à toi, encore ;)

 


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