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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » T07 - L'enfant sans visage

Auteur Sujet: T07 - L'enfant sans visage  (Lu 2305 fois)

Hors ligne nevizhed

  • Calliopéen
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  • C'est tellement mystérieux, le pays des larmes.
T07 - L'enfant sans visage
« le: 16 Février 2015 à 12:59:06 »
L'enfant sans visage


   Quelques hommes jouent aux cartes, d'autres rient en buvant de la bière. Dans le saloon, les lumières sont blafardes, les fumées âcres des cigarettes s'envolent, couvrent la salle d'un épais brouillard nocif et la lumière provenant de la porte s'étiole en entrant. Chaque groupe à sa table et se divertit, chacun d'eux ignore les autres qui s'esclaffent en crachant en même temps qu'ils raillent.
   Dans le tumulte où les hommes ne sont que des silhouettes dans leur propre brume, un enfant reste seul, adossé au mur de bois. Il les regarde et ne dit rien. Il se sent oublié et perdu.
   Puis sans le faire exprès, une personne le bouscule : celle-ci tombe, son Stetson aussi. Le garçon s'attend à recevoir un coup car dans ces lieux où l'humain boit jusqu'à l'ivresse tout n'est qu'animosité, mais non. L'homme s'inquiète de lui et le questionne – il paraît sobre –, or l'enfant ne répond pas. Alors il le porte et l'amène à une table où quelques personnes le regardent avec méfiance et savent qu'il va les déranger dans leurs affaires d'adultes.
   - Pourquoi t'as ramené ce mioche, Wyatt ?
   Celui qui a parlé a une barbe rousse et de petits yeux avec des sourcils froncés.
   - Tom, soupire-t-il. Je n'allais pas le laisser seul !
   Ce dernier râle, gonfle ses joues d'air et souffle.

   La journée, ou la soirée, – dans la fumée, tous perdent la notion du temps – se poursuit lentement. Wyatt interroge sans cesse le garçon sur ses parents. Il ne répond toujours pas. Tom, le roux bedonné, l'observe constamment et l'enfant a l'impression qu'il serre ses dents sous ses lèvres.
   L'enfant tourne la tête : dans le brouillard il voit de furtifs mouvements indistincts. Des tabourets tombent, sont lancés, il entend des cris mais reste calme, comme les autres qui restent immobiles – ceci doit être fréquent. Un instant plus tard, le silence règne comme si tous les autres avaient pris la fuite, effrayés par quelque chose. Il ne reste plus qu'eux et Tom s'impatiente de la présence du garçon.
   - Petit, comment t'appelles-tu ?
   - Je ne sais plus.
   - Comment ça tu ne sais plus !
   Là-dessus, le silence revient et une atmosphère de gêne s'étale sur la table. Alors certaines personnes attablées lancent leurs cartes, boivent leur chope de bière et la repose lourdement en un fracas de bois pour changer cette ambiance muette, mais rien n'y fait, à chaque tentative, elle revient plus lourde et oppressante.
   Encore une fois, Tom décide d'interroger le petit, mais cette fois-ci, il a une autre envie.
   - Le mioche, tu connais des légendes qui font peur ?
   - Non.
   L'homme potelé affiche un sourire satisfait et se frotte les mains sous la table.
   - Tu en connais du grand Ouest ?
   - Non.
   - J'en connais une, une qui te fera frémir de terreur. Tu veux l'entendre ?
   Le garçonnet se tait. Alors Tom commence son récit :
   « Il était une fois un enfant qui vivait en tant que cow-boy et s'occupait des ranchs de sa famille alors qu'il était âgé de huit ans. Quel courageux garçon ! Cependant, cette dernière ne lui montrait que très peu d'affections, à tel point qu'il croyait qu'elle ne le désirait pas.
   Sa vie se résumait à travailler dans les champs, courir prendre de l'eau, nourrir les bêtes, faire le ménage et aider sa pauvre mère en proie à une fragilité capable de rompre sa colonne vertébrale. Et tout cela, il le faisait, méprisé par tous.
   Un jour, alors qu'il s'occupait du bétail, des flammes provenant de l'inconnu assaillirent la ferme. Il survit, mais pas son visage : il était recouvert d'ulcères et de brûlures violâtres, ses veines saillaient, la plupart avaient explosé sous la chaleur laissant alors quelques marques sanglantes lui collant au visage, chaque fois qu'il sortait dehors, chaque fois que le vent soufflait, chaque fois il souffrait comme si chaque bourrasque était une lame.
   Suite à cela, il perdit la capacité de parler, d'entendre et de voir. Il était devenu un enfant sans visage. Il ne pouvait plus rien faire et ne ressentait que la désagréable sensation que son âme était dans le Néant, si bien qu'il en venait à croire qu'il était mort. Cependant, son corps ressentait toujours le froid, la chaleur et l'impression de posséder quelque chose qui ne lui appartenait pas : son visage, comme s'il avait été fugacement collé sur son autre véritable visage possédant encore sa bouche, ses oreilles, son nez, ses yeux...

   Après cela, la nouvelle s'éparpilla dans le Nord de l'Amérique, puis on en entendit plus parler. Jusqu'à ce qu'on apprenne que les parents de l'enfant défiguré avaient été salement tués : les yeux exorbités, le nez coupé tel une vulgaire côte de bœuf, de même pour les oreilles et le reste de leur face tailladée de toute part et étrangement... aucune trace du gamin.
   Personne ne sait ce qu'il est devenu, mais certains imaginent la suite et disent qu'il prend possession des visages des enfants.
   Et tu sais quoi, gamin ? Cette légende date d'il y a peu de temps, une année pour tout te dire.  »

   Il éclate de rire et semble fier de son histoire.
   - Tom, ce n'est qu'un gamin ! Pourquoi tu lui as raconté ça !
   - C'est bon, faut bien qu'il apprenne à affronter ses peurs ce mioche.
   L'enfant a la tête baissée. Il tremble et chuchote quelques mots : « Merci, j'avais oublié... ». Personne ne l'entend.
   Promptement, il relève la tête avec un sourire démesuré, presque démoniaque.
   - Mon histoire t'a fait rire, petit ? se surprit, Tom.
   L'enfant dresse les poings sur la table, se met debout sur sa chaise. Wyatt lui conseille de s'asseoir mais il n'écoute plus. Le garçonnet marche sur celle-ci, bousculant les verres de bière, écrasant les quelques mains encore présentes et fixant l'homme droit devant lui.
   Il se penche vers Tom, ce dernier voit dans ses yeux, qui cachent une lueur sanglante, son reflet. Le garçon plaque violemment sa main sur son visage. L'homme se débat mais ne semble pouvoir rien faire. Les autres contemplent, figés et épouvantés. Il hurle, frappe le bras, qui le tient, de ses poings, mais cela ne suffit pas comme si l'enfant avait une force de titan. Les cris deviennent alors des gémissements, puis c'est le silence. Le corps tombe. Dans le brouillard de fumée, les personnes aux alentours analysent le visage de Tom : il semblerait que ses yeux ne soient plus que des creux de peau, qu'il n'ait plus d'oreille, ni de bouche. Or ils n'en sont pas sûrs et ne veulent pas le croire.
   L'enfant est debout sur la table, ils se sont tous écartés d'elle, de lui. Wyatt s'approche doucement, il tremble et son front luise de sueur.
   Alors, il découvre un corps d'enfant et son visage – le plus intrigant – : une barbe rousse sur la face, des sourcils froncés et de petits yeux qui scintillent dans la brume épaisse et ténébreuse.
   - Je ne prends pas que les visages des gosses, mes proies sont aussi les adultes et je ne suis pas une légende. dit l'enfant d'une voix aussi funeste que goguenarde.
« Modifié: 16 Février 2015 à 13:01:22 par Mout »
Au bout de ce tunnel noir,
Une lueur illusoire.
C'est peut-être ça ? l'espoir.
Mon espoir.

Hors ligne Milora

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Re : T07 - L'enfant sans visage
« Réponse #1 le: 17 Février 2015 à 13:52:54 »
Salut, Mout !

Désolée d'avance pour mon commentaire, qui ne va pas être très positif. J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ton texte  :/

Citer
Chaque groupe à sa table et se divertit
a (ou alors le "et" est en trop)

Citer
Puis sans le faire exprès, une personne le bouscule : celle-ci tombe, son Stetson aussi.
Ce "celle-ci" est assez maladroit

Citer
Alors il le porte et l'amène à une table où quelques personnes le regardent
J'ai du mal à dire pourquoi, mais "il le porte" me semble bancal, ici

Citer
   Ce dernier râle, gonfle ses joues d'air et souffle.
Dans la syntaxe de la phrase, "ce dernier" ne renvoie à rien, ici, du coup ça va pas...

Citer
  L'enfant tourne la tête : dans le brouillard il voit de furtifs mouvements indistincts. Des tabourets tombent, sont lancés, il entend des cris mais reste calme, comme les autres qui restent immobiles – ceci doit être fréquent. Un instant plus tard, le silence règne comme si tous les autres avaient pris la fuite, effrayés par quelque chose. Il ne reste plus qu'eux et Tom s'impatiente de la présence du garçon.
Ce passage n'est pas très clair, j'ai du mal à visualiser ce qui se passe. Les gens s'en vont vraiment ? Ou c'est une image pour évoquer le silence soudain ? J'ai l'impression d'un manque de netteté dans ce paragraphe.

Citer
Là-dessus, le silence revient et une atmosphère de gêne s'étale sur la table.
Mais le silence avait été rompu ? J'ai un peu de mal à suivre...

Citer
la repose lourdement en un fracas de bois pour changer cette ambiance muette, mais rien n'y fait, à chaque tentative, elle revient plus lourde et oppressante.
Lourdement/lourde

Citer
s'occupait des ranchs de sa famille alors qu'il était âgé de huit ans. Quel courageux garçon ! Cependant, cette dernière ne lui montrait que très peu d'affections,
Pareil : l'antécédent du "cette dernière" n'est pas clair, je trouve

Citer
Il survit, mais pas son visage :
survécut

Citer
Après cela, la nouvelle s'éparpilla dans le Nord de l'Amérique, puis on en entendit plus parler. Jusqu'à ce qu'on apprenne que les parents de l'enfant défiguré avaient été salement tués : les yeux exorbités, le nez coupé tel une vulgaire côte de bœuf, de même pour les oreilles et le reste de leur face tailladée de toute part et étrangement... aucune trace du gamin.
   Personne ne sait ce qu'il est devenu, mais certains imaginent la suite et disent qu'il prend possession des visages des enfants.
   Et tu sais quoi, gamin ? Cette légende date d'il y a peu de temps, une année pour tout te dire.  »
Petit bug dans la temporalité : le début du paragraphe insiste sur la durée (la nouvelle s'éparpille dans tout le continent, puis la nouvelle du meurtre), et à la fin du paragraphe on apprend que tout s'est passé très vite. ça colle pas trop, ça donne l'impression d'être contradictoire (même si techniquement, ça ne l'est pas tout à fait)

Citer
apprenne à affronter ses peurs ce mioche.
Il faut une virgule après "peurs", sinon c'est incorrect

Citer
les personnes aux alentours analysent le visage de Tom
Analysent, ça casse un peu l'ambiance de la scène d'action

Citer
Or ils n'en sont pas sûrs et ne veulent pas le croire.
Là, ça sonne faux, cette phrase. Déjà, le "or..." ça fait très scolaire, alors que tu essayes de décrire la stupeur des personnages, ce qui ne colle pas trop. Ensuite, on dirait que tu nous résumes vite fait ce qu'ils pensent, au lieu de nous le donner à voir, à ressentir, en jouant sur la façon dont tu nous livres l'info...

Citer
L'enfant est debout sur la table, ils se sont tous écartés d'elle, de lui.
Le "d'elle" pour la table n'est pas clair

A part ces maladresses de forme, j'ai du mal à croire à l'histoire, parce que les motivations des personnages (Tom et Wyatt mais aussi l'enfant) ne sont pas expliquées. Pourquoi est-ce que Tom va voir l'enfant dans le saloon ? Pourquoi est-ce qu'il l'amène à sa table ? Il fait ça comme si c'était parfaitement logique, sauf que ça ne l'est pas... L'histoire ne pose pas les bases de la tension qu'elle cherche à instaurer : il n'y a pas d'enjeu au début, étant donné que la question de savoir qui est ce petit et ce qu'il fait là n'est pas vraiment posée par le texte. C'est donné pour un fait.
De même, je ne comprends absolument pas pourquoi Wyatt commence à lui raconter cette histoire. On n'a pas assez accès à son intériorité pour comprendre ses actes, du coup ils semblent illogiques.
Enfin, je comprends pas les motivations de l'enfant. Son histoire personnelle n'est pas très claire (il s'occupe du ranch alors que ses parents sont en vie...?), et surtout, on a l'impression qu'il tue ses parents par vengeance, mais pourquoi tuer les autres ? Que fait-il dans le saloon ? Il chasse ? Mais... pourquoi, pourquoi là, qu'est-il...?
J'ai aussi du mal à croire à la réaction des "figurants" : d'abord, personne ne s'interroge sur la présence de cet enfant seul dans le saloon ; ensuite, le silence se fait brusquement (pourquoi ?), puis l'enfant dit qu'il ne sait pas qui sont ses parents et personne ne s'en étonne ni ne le questionne plus avant. On ne ressent pas leur malaise - ou autre sentiment - face à lui.
En introduisant davantage de subjectivité dans le récit et en motivant davantage les actes des personnages, ça devrait mieux passer.
Je reste quand même dubitative : ok, il tue Tom, mais... et ensuite ? Est-ce qu'il est là pour les exterminer ? Est-ce qu'il s'enfuit ? Est-ce qu'ils le capturent ? A mon sens, l'histoire s'arrête trop vite...
Et dernier truc (désolée pour l'accumulation de défauts  :-[ ), un petit souci de clarté par moments : lorsque le silence se fait, puis ensuite lors de l'attaque finale (ça me semble étrange que le petit puisse monter sur la table et se jeter sur Tom sans que personne ne réagisse ou ne tente quoi que ce soit). Ces deux paragraphes seraient à revoir, selon moi...
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

MillaNox

  • Invité
Re : T07 - L'enfant sans visage
« Réponse #2 le: 18 Février 2015 à 23:11:38 »
Salut,

au fil du texte:
Citer
Chaque groupe à sa table et se divertit, chacun d'eux ignore les autres qui s'esclaffent en crachant en même temps qu'ils raillent.
a / toute la deuxième partie de la phrase est assez lourde

Citer
   Là-dessus, le silence revient et une atmosphère de gêne s'étale sur la table.
pas convaincue par l'atmosphère de gêne qui s'étale sur la table

Citer
Là-dessus, le silence revient et une atmosphère de gêne s'étale sur la table. Alors certaines personnes attablées lancent leurs cartes,
répétition

Citer
Cependant, cette dernière ne lui montrait que très peu d'affections, à tel point qu'il croyait qu'elle ne le désirait pas.
affection

Citer
Il survit, mais pas son visage :
survécut

Citer
   - Mon histoire t'a fait rire, petit ? se surprit, Tom.
le "se surprit" passe mal + tu es au présent donc ça serait surprend

Citer
L'enfant est debout sur la table, ils se sont tous écartés d'elle, de lui.
j'ai mis 1000 ans à comprendre que "elle" renvoyait à al table, pas sûre que ça marche pour un objet, ça devrait être "s'en sont écarté" pour l'objet je pense mais ça irait pas dans ta phrase.

Citer
Wyatt s'approche doucement, il tremble et son front luise de sueur.
luit

hop là, tout lu !

bon, le scénario est sympa, ce que j'aime bien c'est que c'est un peu une mise en abime : un conte sombre pour faire peur dans lequel on raconte une conte sombre pour faire peur  ^^ Le démarrage est peut-être un peu long, et ton style ne m'a pas emportée dans le texte, je suis restée assez extérieur, ça manquait peut-être de fluidité, ou d'images, notamment pour le gamin au début, il faudrait qu'on le visualise vraiment et que sa présence nous intrigue, et que l'intrigue nous aspire dans le texte...
bon ce n'est que mon avis hein !
mais je pense qu'avec un peu de boulot, tu peux tirer un truc vraiment chouette de cette base sympa :)

merci pour ce texte

Milla


Hors ligne Vivi

  • Palimpseste Astral
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Re : T07 - L'enfant sans visage
« Réponse #3 le: 22 Février 2015 à 06:33:01 »
Citer
des flammes provenant de l'inconnu assaillirent la ferme
Maladroit. "inconnu", c'est quelqu'un ou autre part :\? ?


Waouh, très fort :o !! L'idée est excellente, la réalisation un petit ton en dessous. En effet, le seul truc que je ne m'explique pas, c'est pourquoi le gosse attaque à ce moment ? Quel intérêt en tire-t-il ? Je ne comprends pas. C'est dommage, car tu donnes l'impression de forcer la scène pour balancer la fin comme ça. Il faudrait qu'on entrevoie une raison pour l'agression, et vu l'effet, il me semble encore plus improbable que le gamin le fasse en plein saloon devant tout le monde. J'imaginerais bien une sorte de malédiction qu'il se trimbalerait, avec comme obligation "physiologique" de tuer un être humain pour revigorer son visage brûlé (comme un vampire). L'idée qu'il prenne les traits de sa victime est bonne.
Je trouve aussi maladroit que la famille du garçon ait été elle aussi victime de son besoin de tuer/changer de visage (tu n'as pas défini de motivation claire concernant ce "besoin de tuer et d'avoir un nouveau visage" ). Je pense que ces meutres devrait être subis par d'autre personnes ; de même, pour que l'aspect "légende" ressorte mieux, déplacer l'incendie d'origine plus loin dans le passé, c'est bâteau, mais ça marche mieux ^^ (surtout si on peut faire un rapprochement avec des événements plus récents).

Bref, à toi de voir, mais je pense que ton texte mérite d'être travaillé pour atteindre son plein potentiel, car l'idée est excellent ;)

Merci pour ce texte :)
Je suis capable du pire comme du meilleur, mais c'est dans le pire que je suis le meilleur (^.^)v

Hors ligne Nûmensuad

  • Plumelette
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Re : T07 - L'enfant sans visage
« Réponse #4 le: 25 Février 2015 à 22:51:29 »

Bon, honnêtement, en lisant, j'ai l'impression que tu n'as pas beaucoup d'expérience dans l'écriture.
Eh bien même si je n'ai pas apprécié beaucoup de choses dans ce texte, au vu des critiques, je tiens à te ressortir le speech classique, quitte à ce que tu me le renvoies (mentalement) à la figure : ne te décourage pas et continue, il y a de la volonté, de l'effort visible (et de l'orthographe aussi). Lis, écris, papote avec d'autres écrivains en herbes (je connais pas encore bien la maison, mais je crois déjà pouvoir dire que tu es au bon endroit :) ), ou discute avec des gens qui lisent de ce qu'ils aiment ... mais ne sois pas arrêté par les critiques constructives ! ;)

Il y a souvent un manque de fluidité et d'aisance. La ponctuation, entre autres, est à travailler.
Les images semblent un peu forcées, voire vraiment mal choisies et mal formulées.

Pour ce qui est de l'histoire :
Tu n'utilises pratiquement pas le contexte que tu poses : ça se passe dans une auberge, il y a d'autres hommes attablés avec Wyatt et Tom, mais ça nous est complètement indifférent.
Je me demandais tout de même ce que Wyatt, Tom et le petit pouvaient bien avoir à faire ensemble, et quelle était la chose qui a effrayé les autres. Dommage que tu n'aies pas exploité ce second point.
Elle frissonner ton histoire de sans-visage, comme une bonne vieile histoire d'épouvante de mon enfance ;) D'ailleurs, ce genre d'histoire ne demande pas nécessairement des personnages avec une psychologie digne de ce nom : ceux comme les tiens me vont amplement (ils manque un peu de clarté dans leur comportement, tout de même).
Les autres commentateurs ont souligné qu'il y a un manque de cohérence (de compréhensibilité) dans l'histoire racontée par Tom : personnellement je vois ces petits défauts comme ça :
Tom croit raconter une histoire qui fait peur, mais il ne peut pas raconter, car il ne comprend pas le monstrueux, le démoniaque. Il ne peut que faire semblant d'avoir accès à une histoire de monstre, mais il loupe l'essentiel. Tom ne connaît pas l'enfant sans-visage. Tom est un personnage, plus bas que le monstre. Et le monstre va lui faire montrer qui il est – mais, puisque c'est indicible, nous, lecteurs, devons nous contenter de cette tension.
Le coup du gosse/de l'inconnu qui est le monstre de l'histoire, c'est d'un classique ... mais rien n'interdit d'écrire des classiques, bien entendu – seulement, le lecteur peut en être plus exigeant.
A la fin, il est intéressant que les autres personnes présentent ne réagissent que par l'incrédulité.
La déclaration finale du gosse n'a absolument aucun tonus ; la faute à la formulation.

Points plus précis :

Je regroupe ci-dessous les tournures que je trouve maladroites – celles qui m'ont stoppé ou heurté dans ma lecture - ; à noter qu'il y a par exemple des tournures qui sont assez insipides, même sans poser problème au niveau de la construction, comme "Puis sans le faire exprès, une personne le bouscule".

Citer
Alors certaines personnes attablées
"alors" est incommensurablement trop utilisé dans ce texte.
Citer
ceci doit être fréquent 
Citer
Le garçonnet
Citer
Alors il le porte et l'amène à une table où quelques personnes le regardent avec méfiance et savent qu'il va les déranger dans leurs affaires d'adultes.

Celle là est un peu trop brut(e).
Citer
un enfant qui vivait en tant que cow-boy
Citer
des flammes provenant de l'inconnu
Citer
le nez coupé tel une vulgaire côte de bœuf


Passons au reste :

Citer
la lumière provenant de la porte s'étiole en entrant
Cette tournure fait de l'entrée de la lumière une action momentanée, alors qu'elle est continue ... pourquoi pas :o ça jure un peu je trouve, mais si c'est l'effet voulu ...

Citer
Tom, soupire-t-il. Je
Une virgule à la place du point paraitrait plus appropriée.

Citer
Ce dernier râle
Comme mes co-commenteurs ... insistons un brin : les expressions du genre ''ce dernier'' ou ''lequel'' sont tentantes à utiliser afin de complexifier la phrase, mais elles ne font qu'insister sur l'aspect artificiel sans rien apporter stylistiquement. De plus, lorsque le mot auquel elles renvoient est situé à quelque distance, comme c'est ici le cas, leur emploi perd définitivement tout naturel.
Même chose pour
Citer
Cependant, cette dernière ne lui montrait que très peu d'affections
, et à plusieurs autres reprises.

Citer
effrayés par quelque chose
un peu faible : si tu tiens à garder ''quelque chose'', rajoute une extension nominale, par exemple "quelque chose d'indiscernable" (bon ça c'est bof aussi mais c'est pour l'exemple), ''quelque chose que l'on ne pouvait voir depuis la table de Wyatt".

Citer
- Je ne sais plus.
Ca, ça m'a fait rire :D

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Au plaisir ! :)

Hors ligne Milora

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Re : T07 - L'enfant sans visage
« Réponse #5 le: 26 Février 2015 à 15:56:32 »
Je passe juste en coup de vent parce que je voulais plussoyer Numensuad :
Citer
ne te décourage pas et continue, il y a de la volonté, de l'effort visible (et de l'orthographe aussi). Lis, écris, papote avec d'autres écrivains en herbes (je connais pas encore bien la maison, mais je crois déjà pouvoir dire que tu es au bon endroit :) ), ou discute avec des gens qui lisent de ce qu'ils aiment ... mais ne sois pas arrêté par les critiques constructives ! ;)
Tout à fait, et c'est vrai que c'est important de le rappeler quand on critique un texte ! Les critiques sont là pour aider, tu prends/tu jettes dans ce qu'on te dit pour retenir ce qui te semble pertinent, ce qui peut t'aider, mais en aucun cas il ne faut les prendre comme un jugement définitif et de mauvais augure pour la suite, non, les commentaires de textes sont là pour entamer la discussion et avoir des retours, il faut continuer d'écrire et ne pas se décourager, même quand ils ne sont pas très positifs ! :)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Tomoyo

  • Calliopéen
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Re : T07 - L'enfant sans visage
« Réponse #6 le: 26 Février 2015 à 22:34:49 »
saaalut,

Citer
une personne le bouscule : celle-ci tombe, son Stetson aussi
formulation maladroite  ::)

Citer
Alors il le porte et l'amène
Euh… il est paralysé ? pourquoi l’homme le porte ?

Citer
et une atmosphère de gêne s'étale sur la table
pas fan  :-X

Citer
boivent leur chope de bière et la repose lourdement
reposent

Citer
et la repose lourdement en un fracas de bois pour changer cette ambiance muette, mais rien n'y fait, à chaque tentative, elle revient plus lourde et oppressante.
C’est plutôt lourd, tu peux alléger ça de façon plus élégante  :)

Citer
Encore une fois, Tom décide d'interroger le petit, mais cette fois-ci, il a une autre envie.
   - Le mioche, tu connais des légendes qui font peur ?
Ah je pensais qu’il allait lui proposer de jouer aux cartes   :D
répétition de "fois"

Citer
Cependant, cette dernière ne lui montrait que très peu d'affections
Cette dernière renvoie à trop loin, on a déjà oublié la famille.
Affection

Citer
sa pauvre mère en proie à une fragilité capable de rompre sa colonne vertébrale
ah ça fait os de verre ça , c’est bizarre comme maladie non ?

Citer
Il survit, mais pas son visage
Il survécut

 
Citer
Un jour, alors qu'il s'occupait du bétail, des flammes provenant de l'inconnu assaillirent la ferme. Il survit, mais pas son visage : il était recouvert d'ulcères et de brûlures violâtres, ses veines saillaient, la plupart avaient explosé sous la chaleur laissant alors quelques marques sanglantes lui collant au visage, chaque fois qu'il sortait dehors, chaque fois que le vent soufflait, chaque fois il souffrait comme si chaque bourrasque était une lame.
   Suite à cela, il perdit la capacité de parler, d'entendre et de voir. Il était devenu un enfant sans visage. Il ne pouvait plus rien faire et ne ressentait que la désagréable sensation que son âme était dans le Néant, si bien qu'il en venait à croire qu'il était mort. Cependant, son corps ressentait toujours le froid, la chaleur et l'impression de posséder quelque chose qui ne lui appartenait pas : son visage, comme s'il avait été fugacement collé sur son autre véritable visage possédant encore sa bouche, ses oreilles, son nez, ses yeux...
Le passage est pas mal rendu ! (sauf peut-être la dernière phrase que tu peux rendre plus fluide et naturelle en la retravaillant)

Citer
  Après cela, la nouvelle s'éparpilla dans le Nord de l'Amérique, puis on en entendit plus parler. Jusqu'à ce qu'on apprenne que les parents de l'enfant défiguré avaient été salement tués : les yeux exorbités, le nez coupé tel une vulgaire côte de bœuf, de même pour les oreilles et le reste de leur face tailladée de toute part et étrangement... aucune trace du gamin.
   Personne ne sait ce qu'il est devenu, mais certains imaginent la suite et disent qu'il prend possession des visages des enfants.
   Et tu sais quoi, gamin ? Cette légende date d'il y a peu de temps, une année pour tout te dire.  »
Là encore c’est pas mal  :)

Citer
les personnes aux alentours analysent le visage de Tom
ah non, pas le verbe analyser, c’est pas beau là !  ><

Citer
il semblerait que ses yeux ne soient plus que des creux de peau, qu'il n'ait plus d'oreille, ni de bouche. Or ils n'en sont pas sûrs et ne veulent pas le croire.
Maladroit, c’est pas naturel, il faut que tu prennes une voix qui fait peur dans ta tête et lis ta phrase  >:D

Citer
il tremble et son front luise de sueur.
Luit

 
Citer
Alors, il découvre un corps d'enfant et son visage – le plus intrigant – : une barbe rousse sur la face, des sourcils froncés et de petits yeux qui scintillent dans la brume épaisse et ténébreuse.
Il voit ça où ? sur le petit ? c’est pas bien clair  :???:

Citer
   - Je ne prends pas que les visages des gosses, mes proies sont aussi les adultes et je ne suis pas une légende. dit l'enfant d'une voix aussi funeste que goguenarde.
Naaaan  >< ! élimine cette phrase, c’est pas utile. Si tu éclaircis la phrase précédente on comprendra très bien sans ça !


Ben ça c’est étrange  :???:. Les passages descriptifs des scènes et l’histoire du début sont hum… ben pas clairs, ou pas très naturels, puis quand tu arrives à la partie gore horrible, ton style devient carrément plus fluide . Puis dès que tu reviens à la narration principale, c’est de nouveau maladroit…  :\?
Milora le dit aussi : au début, on ne comprend pas pourquoi le gars vient voir le petit, s’inquiète pour lui, le ramène à sa table en disant qu’il ne peut pas le laisser seul (ah, pourquoi ?). Et pourquoi la présence du petit énerve Tom ? pourquoi il se met à lui raconter des histoires qui font peur ?
Sinon, contrairement à mes petits camarades, j’ai pas besoin de raison pour que le petit attaque Tom, pour moi c’est un psychopathe, il attaque parce qu’il le peut, qu’il en a envie, qu’il aime ça  :huhu:.

Je pense qu’il y a matière, mais qu’il faut revoir un peu ta structure, et travailler le récit.
Il faut rendre logique tout ça et expliquer au lecteur.
Je me demande si tu as simplifié tes phrases et évité de parler des perso pour coller au coté « terne » du sujet  :\?… en tout cas si c’était ton intention, il faut peut-être revoir ça, parce que ça ne participe pas au coté terne, ça « neutralise » (dans le sens rendre neutre) ta narration. Ça peut coller au coté psychopathe ceci dit  :kei:… Mais du coup il faut au moins retravailler les formulations parfois  maladroites :-X. Rendre ça plus coulant, qu’on oublie qu’on lit pour ne rentrer que dans l’histoire  :).

Du coup, j’ai eu du mal à accrocher à la narration, mais bizarrement tu rends plutôt bien les passages « horreur » xD
L’idée de l’histoire ne colle pas à mes gouts perso, mais je reconnais que ça pourrait très bien fonctionner  ::)

Merci pour ce texte :D
Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

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Re : T07 - L'enfant sans visage
« Réponse #7 le: 27 Février 2015 à 18:02:42 »
Citer
L'homme s'inquiète de lui et le questionne – il paraît sobre –, or l'enfant ne répond pas.
pourquoi "or" ?
Citer
Le garçonnet marche sur celle-ci,
on a l'impression qu'il marche sur la chaise alors que je suppose qu'il s'agit de la table
Citer
mais ne semble pouvoir rien faire.
rien pouvoir faire
Citer
Or ils n'en sont pas sûrs et ne veulent pas le croire.
"or" utilisé bizarrement
Citer
Alors, il découvre un corps d'enfant et son visage
ça fait bizarre, il voit déjà le corps il ne le découvre pas (découvrir le visage par contre ok)

Je trouve très bizarre le moment où l'enfant agresse Tom, pourquoi les autres ne réagissent pas ? s'ils sont figés par la terreur, il faudrait accentuer un peu plus.

Il y a plusieurs fausses notes dans le texte, des réactions pas très claires comme le dit Milora en détail. J'aime bien l'histoire du gamin qui vole le visage des autres, mais ça pourrait donner matière à beaucoup mieux en retravaillant le texte et en le rendant plus crédible !
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
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Re : T07 - L'enfant sans visage
« Réponse #8 le: 01 Mars 2015 à 12:07:57 »
J'attendais pour commenter qu’éventuellement, cher Mout, tu corriges les imperfections que mes prédécesseurs ont décelées ça et là.
Comme tu n'es pas venu, je glisse quand même ici mon avis.

Je trouve que l'idée est très bonne, et l'ambiance bien installée, comme dans certaines nouvelles où des inconnus échangent des histoires chacun son tour.
Le fait que l'histoire elle-même s'invite dans le cercle de l'auditoire est un ressort dramatique puissant.

Le texte est équilibré et vraiment, si tu écoutes les conseils bienveillants qui précèdent, tu peux écrire une nouvelle qui tient tout à fait la route.
Nous attendons ta version n°2 avec impatience.
Merci cher Mout.
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Amenaient un à un les morceaux de moi-même". Apollinaire

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Re : T07 - L'enfant sans visage
« Réponse #9 le: 03 Mars 2015 à 20:19:19 »
Salut Mout !

Désolée si ça fait redite avec ce qui a déjà été dit.

Au fil du texte
Citer
les fumées âcres des cigarettes s'envolent, couvrent la salle d'un épais brouillard nocif
je suis pas trop fan de la fumée qui s'envole alors qu'elle s'apprête au contraire à stagner. "s'élèvent" est pas mieux mais au moins c'est moins positif. Quand à "épais brouillard nocif" je pense que tu peux te passer d'un des deux adjectifs (pour ma part j'enlèverais nocif, ça n'apporte rien).

Citer
et la lumière provenant de la porte s'étiole en entrant
je kiffe la lumière qui s'étiole

Citer
Chaque groupe à sa table
a ^^

Citer
qui s'esclaffent en crachant en même temps qu'ils raillent.
un peu lourd

Citer
Dans le tumulte où les hommes ne sont que des silhouettes dans leur propre brume
gooood

Citer
Puis sans le faire exprès, une personne le bouscule : celle-ci tombe, son Stetson aussi.
nah, pas de "celle-ci", bouh les démonstratifs. "quelqu'un le bouscule et tombe, son Stetson aussi" ?

Citer
Le garçon s'attend à recevoir un coup car dans ces lieux où l'humain boit jusqu'à l'ivresse
ou je soupçonne que ça va plus loin que l'ivresse

Citer
L'homme s'inquiète de lui et le questionne – il paraît sobre –, or l'enfant ne répond pas.
je pense que tu peux te passer du "il parait sobre". Quant à l'enfant qui ne répond pas, je pense que ça mériterait une phrase à lui tout seul.

Citer
Alors il le porte et l'amène à une table où quelques personnes le regardent avec méfiance et savent qu'il va les déranger dans leurs affaires d'adultes.
j'aime bien, y'a du ton, c'est stylé ton texte.

Citer
Wyatt interroge sans cesse le garçon sur ses parents. Il ne répond toujours pas.
bizarre d'interroger quelqu'un toujours sur la même question quand il ne cause pas. Il faut trouver la bonne qui le débloquera, c'est plus logique, tu ne penses pas ?

Citer
   L'enfant tourne la tête : dans le brouillard il voit de furtifs mouvements indistincts.
idem, y'a un adjectif en trop. Et je croyais que la fumée était quand même plutôt en hauteur, à moins que le plafond ne soit très bas, ce que tu devrais peut-être spécifier si c'est le cas.

Citer
il entend des cris mais reste calme, comme les autres qui restent immobiles – ceci doit être fréquent.
deux fois "reste". Tiret pas utile, on le comprend avec l'immobilité.

Citer
Un instant plus tard, le silence règne
bizarre qu'il n'y ait pas eu de transition. S'il y a une bagarre y'a un pic d'intensité puis une courbe descendante. A moins que ça ne soit pas une bagarre comme les autres hinhin.

Citer
Il ne reste plus qu'eux et Tom s'impatiente de la présence du garçon.
de la présence inexpliquée du garçon ?

Citer
   - Petit, comment t'appelles-tu ?
   - Je ne sais plus.
il parle !!! ça devrait être la première chose que tu fais remarquer, après tant de mutisme

Citer
Là-dessus, le silence revient et une atmosphère de gêne s'étale sur la table. Alors certaines personnes attablées
table/attablées ça fait répét

Citer
« Il était une fois un enfant qui vivait en tant que cow-boy
vivre en tant que cow-boy ? pourquoi pas "était cow-boy" tout simplement ?

Citer
alors qu'il était âgé de huit ans
alors que suppose qu'un élément est contradictoire. Donc plutôt "qu'il n'était âgé que de huit ans" ?

Citer
Sa vie se résumait à travailler dans les champs, courir prendre de l'eau, nourrir les bêtes, faire le ménage et aider sa pauvre mère en proie à une fragilité capable de rompre sa colonne vertébrale.
hm en fait c'est pas trop un cow-boy quoi. J'aime pas trop le "en proie" ni le qualificatif "pauvre" qui suppose de l'affection alors que tout a l'air froid.

Citer
des flammes provenant de l'inconnu assaillirent la ferme
comment ça provenant de l'inconnu ? j'ai pas compris

Citer
Il survit, mais pas son visage : il était recouvert d'ulcères et de brûlures violâtres, ses veines saillaient, la plupart avaient explosé sous la chaleur laissant alors quelques marques sanglantes lui collant au visage, chaque fois qu'il sortait dehors, chaque fois que le vent soufflait, chaque fois il souffrait comme si chaque bourrasque était une lame
faut retravailler ce passage, il est trop compact alors qu'il y a deux temps narratifs à l'intérieur (le temps de l'accident et celui d'après)

Citer
Cependant, son corps ressentait toujours le froid, la chaleur et l'impression de posséder quelque chose qui ne lui appartenait pas : son visage, comme s'il avait été fugacement collé sur son autre véritable visage possédant encore sa bouche, ses oreilles, son nez, ses yeux...
la 2e partie n'est pas assez mise en valeur. "Plus étrange, il avait l'impression de posséder..."

Citer
Après cela, la nouvelle s'éparpilla dans le Nord de l'Amérique
la nouvelle ? je ne comprends pas, ce n'est pas d'un événement en particulier dont on parle, c'est d'un comportement/d'une légende que sais-je. Et comment elle s'éparpille cette nouvelle ?

Citer
le nez coupé tel une vulgaire côte de bœuf
comparaison pas utile

J'ai bien conscience que l'histoire est racontée par le type qui doit être dans un sale état mais quand même, je pense qu'elle mériterait quelques retouches, surtout qu'elle amorce la chute ! (d'après ce que j'ai compris ^^)

Citer
   - Mon histoire t'a fait rire, petit ? se surprit, Tom.
fit Tom, surpris

Citer
L'enfant dresse les poings sur la table
ce n'est pas possible, de dresser les poings sur la table

Citer
Wyatt lui conseille de s'asseoir mais il n'écoute plus.
je pense qu'il est temps de quitter le navire ! ils devinent pas ? xD

Citer
Le garçonnet marche sur celle-ci
bof le garçonnet, jusque-là t'as toujours utilisé la même dénomination, c'est pas à la fin qu'il faut changer :) sinon : encore un démonstratif pas beau !! vire-le-nous :D

Citer
Il se penche vers Tom, ce dernier voit dans ses yeux
alerte démonstratif

Citer
L'homme se débat mais ne semble pouvoir rien faire.
euh ouais il a des mains et des bras quand même ? tu peux indiquer qu'il essaye de se débarrasser du gamin sans y parvenir ?

Citer
Les autres contemplent, figés et épouvantés.
sympas les copains !

Citer
Il hurle, frappe le bras, qui le tient, de ses poings, mais cela ne suffit pas comme si l'enfant avait une force de titan.
il hurle avec une main sur son visage ? pas mal  :mrgreen: sinon y'a une virgule en trop entre "bras" et "qui"

Citer
les personnes aux alentours analysent le visage de Tom
analyser c'est un terme beaucoup trop neutre vu la scène à laquelle ils viennent d'insister

Citer
ils se sont tous écartés d'elle, de lui.
ah oui ? quand ?

Citer
Wyatt s'approche doucement, il tremble et son front luise de sueur.
luit
il a rien compris, faut se tailler là  :mrgreen:

Citer
Alors, il découvre un corps d'enfant et son visage – le plus intrigant – : une barbe rousse sur la face, des sourcils froncés et de petits yeux qui scintillent dans la brume épaisse et ténébreuse.
brrr flippant

Citer
- Je ne prends pas que les visages des gosses, mes proies sont aussi les adultes et je ne suis pas une légende. dit l'enfant d'une voix aussi funeste que goguenarde.
euuuurk déjà il avait tué sa famille, visiblement des adultes donc je comprends pas sa remarque et ensuite, je trouve que ça casse tout son explication. On avait deviné. Je préférais le mutisme, ça fait + peur  :mrgreen:


Avis général
Le début est excellent, l'ambiance est bien posée et tout mais on sent que tu es allé beaucoup plus vite pour écrire la suite, ou alors en te relisant moins. C'est plus confus, c'est moins bien maitrisé au niveau de la forme et tu sais quoi ? C'est ARCHI DOMMAGE. L'histoire est super et le début est je trouve très bien écrit (en tout cas y'a de belles formulations), alors il faut que ça suive jusqu'au bout c'est hyper important. Fais une V2 s'il te plait, et plus vite que ça !! (par contre le titre est un peu un spoiler, faudrait voir à le changer peut-être). Merci pour toute la qualité déjà présente et merci d'avance pour toute celle que tu mettras dans ce qui est à modifier. Au boulot !

Hors ligne Rémi

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Re : T07 - L'enfant sans visage
« Réponse #10 le: 03 Mars 2015 à 20:30:41 »
Salut Mout' !
L'idée est très chouette de nous proposer une légende dans la bouche d'un personnage et puis de voir le psychopathe prendre vie et monter sur la table. Ça fait son effet ! Mais la mise en place jusqu'à ce que Tom démarre le récit de la légende est perfectible sur le fond. Tu ne nous dis rien des motivations des personnages et c'est dommage. Le saloon se vide sans explication...
Sur la forme, les commentateurs te proposent des pistes d'amélioration que je partage.

Une V2 avant samedi ? Allez Mout' fait nous peur !

Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

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Re : T07 - L'enfant sans visage
« Réponse #11 le: 03 Mars 2015 à 20:48:59 »
Yop

Citer
son Stetson aussi.
T'es sûr de l'italique ?

Bon je vais rejoindre les commentateurs précédents. c'est sûr y a de la matière, des choses très chouette un concept plutot sympa mais ça manque de dévellopement. Comme mil' je comprends pourquoi Tom d'un coup, se met à raconter
cette histoire.
Comme dit Zach, c'est dommage parce qu'il y a un bon concept mais qui est quand même un peu trop esquissé à mon goût.

Voilà pas grand chose à rajouter à ce qu'on dit les autres et à bientôt pour la V2

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Re : T07 - L'enfant sans visage
« Réponse #12 le: 04 Mars 2015 à 06:30:04 »
Je rejoins assez Zach sur le début du texte : le décor est planté rapidement, tes personnages sont vivants et nous happent. Et il y a ce mystère sous-jacent autour du gamin et de sa présence incongrue, seul, dans un coin d'un lieu réservé aux adultes.

L'idée en soit est plutôt pas mal et a le mérite de sortir des sentiers battus du western, tout en en gardant le contexte. Mais la seule chose qui m'a vraiment gêné, c'est la manière dont tu amènes la révélation sur le gamin et celle d'où survient l'explication de cette légende. Le tout me semble amenés un peu comme un cheveu sur la soupe.

Mais globalement, je crois que j'ai bien aimé ton texte et ton style.
La curiosité est le remède à l'ennui.
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- Dorothée Parker

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Re : T07 - L'enfant sans visage
« Réponse #13 le: 19 Mars 2015 à 22:24:10 »
J'aime bien le titre.

Un peu moins le reste.
J'ai eu du mal à entrer dedans, et la légende racontée n'a pas amélioré les choses. Ce genre de truc passe généralement assez mal, à moins d'être très maîtrisée.
La fin m'a laissé de marbre et devrait être retravaillée.

Voilà, désolé, et bon courage avec ce texte si jamais il n'est pas sélectionné.
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Re : T07 - L'enfant sans visage
« Réponse #14 le: 19 Mars 2015 à 22:50:37 »
Moi, j'aimais bien le titre et j'aimais bien le début que je trouvais plutôt bien écrit. Mais à partir du moment où le mec veut raconter son histoire au gosse, j'ai décroché. Comme l'ont souligné les autres avant moi, on ne comprend pas bien les motivations de ce personnage et en lisant ce passage, j'avais l'impression de te voir rappeler à grands traits le sujet pour montrer que tu n'étais pas hors-sujet (sauf que du coup ça faisait plaquage de sujet).
Et ensuite tout s'enchaîne très très vite et je n'ai pas compris pourquoi tu as tout accéléré ainsi sans expliquer pour autant. J'ai du mal à y voir un texte fini en fait tant la dernière phrase me semble grosse parodie d'une fin d'épisode à suspense.
brefouille, je n'ai pas adhéré à ce texte  :-X
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

 


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