C'est une nouvelle tout en alexandrins
Que je viens de commencer sous l'inspiration.
Bientôt, promis, je vous ferais lire la fin
Mais pour ça vous allez patienter pour de bon.
Le vent souffle, annonciateur de tempête,
Sous l'impulsion du destin restée secrète.
Il arrive, s'écrase sur ma fenêtre,
Où je regarde calmement les nuages,
Espérant avec force de tout mon être
Que ma chère Linda Spell, qui est mon page,
Ne se soit pas encore perdue sur le chemin ;
Cette jeune fille a souvent la tête en l'air,
Et même avec ses si jolis et grands yeux verts
Elle ne pourra convaincre un homme ou même un nain
De gentiment la raccompagner jusque là.
En effet, ce château qu'elle et moi habitons
A la tellement mauvaise réputation
D'être hanté par un esprit passif mais las
De voir des humains s'approprier sa maison.
Finalement, je commence à être soucieux :
J'attrape mon manteau et dis au marmiton
De dire à mes gens d'être toujours aussi pieux.
- Ne vous inquiétez pas plus qu'il ne faut, priez ;
Ainsi, la Déesse nous protègera bien.
- Mon seigneur, je sais que vous la retrouverez,
Nous sommes tous derrière vous, croyez le bien.
Je m'enveloppe bien dans mon habit et sors
Sous le vent hurlant et si glacial du dehors
Qui porte un bruit et une odeur de forte pluie.