Est-ce que tu connais ce qu'on appelle "le courant de conscience" ? C'est un exemple de "style" qui tente d'épouser au plus près la pensée d'une personne en ôtant la plupart du temps toute la ponctuation et en faisant une sorte de "bloc" de texte. Ce genre de proposition pour rendre une pensée, je le trouve plus original, plus "marquant" typographiquement que ton énumération. Ca va plus loin si tu veux, ça s'assume plus.
Je connais bien le courant de conscience. J'ai longuement étudié le modernisme et les courants subsidiaires tels que l'universalisme (surtout dans le monde hispanophone) et le courant de conscience (apprécié en particulier par les anglophones). En fait, la ponctuation n'est pas obligatoirement retirée dans les textes de Cortázar ou Joyce (par exemple). Le monologue intérieur est souvent, effectivement, associé à des passages lyriques dénués de "structure", mais la poésie en prose même chez des auteurs tels que Woolf (qui, d'après ma connaissance est l'auteur le plus souvent cité en rapport avec ce style d'écriture) cherche à jouer avec la structure (un peu à la manière de Picasso), à découper là où il n'y aurait pas forcément une découpe naturelle. Le modernisme ne s'assume pas... enfin, ça n'a rien à voir avec le fait d'assumer ou de ne pas assumer un certain style. C'est un courant qui est basé sur une manière de percevoir le monde et l'art. Ce n'est pas un simple "style" qui fait bien donc on l'assume.
Loin de moi l'idée de m'approprier le style ou le mode de fonctionnement des auteurs cités ci-dessus. Je défends simplement mon petit bifteck comme je peux

Sinon merci pour l'info sur la mise en page. J'aime bien m'amuser avec le visuel des textes que j'écris, et ça peut être intéressant de les présenter autrement qu'en bloc, effectivement.