Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

05 Juin 2026 à 11:49:44
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Auteur Sujet: Le Hurleur des Brumes  (Lu 5517 fois)

Hors ligne Ilàan

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Le Hurleur des Brumes
« le: 14 Juillet 2013 à 21:08:57 »
Vous êtes quelques uns à avoir montré de l’intérêt pour mon projet du Hurleur des Brumes, et je vous en remercie.
Je me permets donc de vous écrire une petite présentation, qui je l'espère vous contentera. (Je reprécise que la communauté n'a été crée que hier)


Commençons par un mot : underground. En chacun de vous, ce mot résonne d'une différente manière. Vous imaginez peut-être des blousons en cuir, du rock, des motos grondantes et vrombissantes... et vous n'aurez pas tort ! L'underground est une différente voie, quelque chose qui va au delà de la culture classique, un monde qui se développe de sa propre volonté.

Mon objectif est de créer une littérature underground. Nous pensons tous la même chose : les maisons d'éditions nous brident, trop de gens écrivent, nous n'aurons jamais la chance de percer, pourquoi dois-je m'agenouiller pour être publié ? Un éditeur comme Gallimard reçoit 500 manuscrits par semaine, 2000 par mois, rendez vous compte ! 2000 auteurs qui attendent impatiemment une réponse, en rêvant de gloire, de fortune ou simplement d'une quelconque reconnaissance. Et qui a la chance d'être publié ? Pas vous, ni moi et encore moins votre voisin. Mais l'ami de l'ami de l'ami d'un responsable éditorial, ou un type qui a simplement eu la patience d'aller arpenter les soirées en attendant de tomber sur la bonne personne.

A votre avis, Marc Lévy est-il plus doué que vous ?

 

Malgré quelques auteurs qui ont réussi à passer entre les mailles du système (Werbert, Houellbecq, Chattam...), les autres n'ont aucune chance, et doivent se contenter des petites maisons qui publieront leur œuvre à 50 exemplaires avant de connaître la faillite. Vous en avez tous conscience, vous l'avez lu, certains d'entre vous l'ont probablement vu, vécu. Alors que faire ? Nous sommes bloqués, complètement bloqués !

La solution vient de l'underground, du monde souterrain. Vous écrivez seul, vous travaillez seul, vous échouez seul. Alors que nous sommes légion. C'est à vous que je veux donner la parole, à vous les auteurs, les lecteurs, et les amoureux d'art. Vous avez le droit d'obtenir la littérature que vous méritez !

Que ressentez-vous quand vous allez dans une librairie au secteur généraliste ? De la rage, de la colère, du dépit ? Ce sont ces merdes qu'on vous propose, ces romans ennuyeux qui ne font que renforcer un peu plus chaque jour le pouvoir des bourgeois qui commandent !

Créons une alternative. Réunissons une communauté qui aura la force de proposer une nouvelle voie. Cette page n'est que la première étape : la réunion des forces vives.

Pour l'instant, parlez, partagez, débattez, montrez nous vos textes, vos sites, exprimez-vous sur les auteurs que vous aimez, que vous détestez. Ceci n'est pas qu'un club de lecture ! Mais la base d'un mouvement qui je l'espère sera grand.

Imaginez que nous soyons 300, 1000, que quand vous postiez un synopsis ou un extrait de votre roman, vous ayez autant de lecteurs potentiels, des encouragements, de l'aide, un public qui vous suit ! D'un coup, votre art atteindra une nouvelle dimension, il y aura une attente autour de vous. Vous aurez vos frères, vos sœurs, tout autour de vous, vous ne serez plus seul.

 

C'est à vous d'agir, de construire le monde dont vous rêvez. Vous voulez que la Fantasy ait une place plus importante dans le paysage littéraire français ? Agissez ! Et ne comptez pas sur les deux pauvres romans qu'édite Bragelonne chaque année pour changer la donne ! Vous voulez être lu, vous présenter comme auteur, détruire les fondations sur lesquels la décharge grandit depuis un siècle ? Qu'attendez-vous ? Vous n'êtes pas plus mauvais qu'un autre. Vous avez le droit d'écrire, de créer, d'imaginer. Nous sommes au XXIème siècle ! Il est temps de changer les mentalités, le système éditorial comme on le connait est mort, il n'y a pas la place pour tous les auteurs. Vous pouvez être l'amorce qui fera exploser tout ça.

 

Première étape, cette page. Utilisez-la comme bon vous semblera. Ne vous gênez pas ! Ensuite, nous passerons au site internet, aux forums, et enfin au journal papier. Un vrai journal papier, et ce sera notre moyen de lutte. On critiquera, on donnera la parole aux jeunes auteurs, on proposera des AT, vous présenterez vos romans, écrirez des nouvelles, des feuilletons, essayerez de bouger ce monde. Vous voulez être les nouvelles Lumières ? Vous serez les Lumières, et tant pis si elles sont trop brillantes pour eux.

Une association ensuite, et une publication de vos romans, de leur art à tous, à ces types doués qui n'attendent que d'être lu, ces plumes talentueuses, sous la bannière du Hurleur.

Il y a les moyens aujourd'hui pour se passer des maisons d'éditions. Le kindle d'Amazon, l'auto-édition, la voie magazine... mais tout ce qui vous manquerait, c'est le public. Comment le toucher à grande échelle, comment vendre ? Comment être lu ? C'est bien beau de mettre son roman sur Amazon, mais si c'est pour le vendre à 5 exemplaires... C'est là où la communauté du Hurleur interviendra. Créons un underground littéraire. De plus en plus de monde doit venir... affrontons les éditeurs sur leur propre terrain. Leur modèle est dépassé, le nôtre sera l'avenir. C'est la seconde voie, celle de l'Internet, du partage, du chaos artistique et de l'émulation sans fin.

 

Vous êtes les premiers, et c'est à vous que revient cette tâche. Seul, ça ne restera qu'un doux rêve. Ensemble... ce n'est plus un fantasme. La musique a son underground, aujourd'hui un vidéaste amateur peut faire tourner ses films sur le net à très grande échelle, nous les littéraires sommes cloisonnés encore et toujours dans un système classique et démodé.

Parlez de ce projet autour de vous, sur vos forums, sur vos murs, à vos proches, vos parents, vos amis... vous sentez que c'est important. C'est fou aussi, n'est-ce pas ? Mais il faut l'être. Réunissez une communauté, faites vivre le Hurleur.

Vous avez chacun vos ambitions, vos capacités, vos rêves. Utilisez ce projet comme bon vous semblera. Vous y avez votre place, faites partie de la meute. Et hurlez.


Beaucoup de belles phrases oui, mais qui je pense vous toucheront. Plus nous serons nombreux, plus le potentiel de ce projet sera fort. Ce projet résonne en vous, n'est-ce pas ?
J'espère que vous en ferez partie. Nous ne nous connaissons pas, mais d'après ce que j'ai lu sur ce forum, certains d'entre vous ont un potentiel qui mérite d'être reconnu. Je pense qu'il est temps de se bouger, ou jamais nous n'avancerons, ou nous serons toujours les esclaves du Seuil, de Flammarion et consorts. On a le droit d'écrire aussi, non ? D'être lu ? De toucher plus de monde que tata, mami et deux-trois personnes sur des forums ? Ce serait si facile, nous sommes tellement nombreux...
Mais j'ai besoin de vous. Vous les créateurs, rebelles ou non, les auteurs, jeunes et moins jeunes. J'ai besoin de vous. De votre plume, de votre art, de votre passion, de votre talent. Ce projet peut révolutionner quelque chose.

Ma boite mp est ouverte pour toute information, et si j'en ai fait trop dans ce sujet, que les modérateurs m'excusent.
Au plaisir de partager, de construire quelque chose avec vous ?
Pour hurler à la face des mots (communauté littéraire et artistique) :

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Hors ligne Milora

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Re : Le Hurleur des Brumes
« Réponse #1 le: 15 Juillet 2013 à 18:56:48 »
Coucou !  (je parle en tant que membre, pas en tant que modo)

Quelques trucs me chiffonnent dans ta présentation...  :-X Concrètement, c'est quoi Le Hurleur des Brumes ? C'est une association ? Une sorte de maison d'édition alternative ? Un site un peu comme l'Encrier...? Une plate-forme avec un libre-accès pour publier ses livres, sans sélection de la part d'un comité comme dans les maisons d'édition ?


Bon ensuite, je suis pas tout à fait d'accord avec certains de tes arguments, que je trouve un peu exagérés, par exemple :
Citer
Vous voulez que la Fantasy ait une place plus importante dans le paysage littéraire français ? Agissez ! Et ne comptez pas sur les deux pauvres romans qu'édite Bragelonne chaque année pour changer la donne !
Déjà Bragelonne donne pas beaucoup dans le francophone. Et surtout, c'est quand même loin, loin d'être la seule maison d'édition !  :o Mnémos, La Volte, Griffe d'Encre, Voyel, et beaucoup d'autres petites maisons d'éditions existent pour la fantasy ! Et publient de très bonnes choses (Damasio, Beauverger, etc. etc.)

Ensuite, c'est un peu pareil pour le reste de tes arguments : c'est quand même un peu excessif... Ça existe, les gens publiés ; et surtout, dans les gens publiés, il y a des choses standardisées, mais il y a aussi des choses très bien ^^ Quant aux plus petits réseaux, comme les toute petites maisons d'édition, ça existe également.

C'est pour ça que je suis curieuse de savoir ce qu'est, concrètement, ce Hurleur des Brumes, vu qu'y a déjà pas mal d'initiatives dans le sens que tu décris, et que tu présentes ce projet comme novateur. En fait, ça se présente comment...?
« Modifié: 15 Juillet 2013 à 18:58:58 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Ilàan

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Re : Le Hurleur des Brumes
« Réponse #2 le: 16 Juillet 2013 à 23:38:21 »
Aujourd'hui, un musicien peut se passer des producteurs, des maisons de disques, de ceux qui détiennent les capitaux. Un créateur de vidéos/cinéaste aussi. Nous, littéraires n'avons pas encore appris à utiliser l'internet. Les forums d'entraide, de partage, c'est super oui. On peut être lu, corrigé, aidé dans la conception de son roman, mais ensuite nous sommes obligés de passer par l'étape : envoi de manuscrits et échec (plus ou moins relatif).
Jamais autant de gens n'ont écrit en France, jamais autant de monde n'a lu. Tout le monde crée, veut créer, et au final, qu'est-ce qui marche ? Qu'est-ce qui nous est présenté dans les rayons librairies ? Marc Lévy et ses petits copains ? Malgré tout, tous les forums, toute l'émulation qu'a entrainé l'internet, la littérature n'a jamais été d'un si faible niveau.
Que ressentez-vous quand vous entrez dans une Fnac ou un Cultura, quand vous allez au rayon généraliste ? Moi, de la colère, du dépit. J'ai l'impression que c'est toujours les mêmes auteurs, les mêmes thèmes, les mêmes romans mais simplement sous une couverture différente.
Comment en sommes nous arrivés là ?

J'ai envie de les laisser faire, ces Gallimard, Grasset, le Seuil... qu'ils continent à agiter leurs poupées de chiffon du haut de leurs immeubles de verre, fiers de leur pouvoir et de leur main-mise sur l'art. Je suis excessif ? Et je le resterai. J'arpente les forums depuis plusieurs années déjà, j'ai commenté, tellement commenté, et tout ça pour voir des auteurs déçus, abandonner, ou finir par être accepté par des petites maisons de province et tirer à 50 exemplaires (et donc logiquement ne plus être motivés pour écrire un autre roman : alors c'est ça être écrivain ? Gagner 200 euros  et merci ?).
Nous sommes tellement nombreux à écrire, à rêver de gloire, de fortune ou simplement d'une reconnaissance. Il y en a qui réussiront, mais cela vaut-il la peine de tirer à la courte paille pour savoir lequel d'entre nous aura la chance d'être publié ?
Et les autres ? On applaudira, restera lecteurs, et finira par s'auto-éditer pour faire plaisir à Tata Michelle et Oncle Jeannot.
Le modèle de l'édition tel qu'on le connait est dépassé. Nous sommes trop nombreux, et les maisons trop submergées. Ce que je propose est l'underground, ce qui signifie simplement se passer des éditeurs, partager entre nous.

Il y a des plates formes de partage ? Mais qui y va honnêtement ? Parce qu'elles sont inconnues, que les auteurs n'ont pas les moyens de faire leur promotion, qu'il y a tellement d'ebook sur Amazon et autres que c'est impossible de faire un choix, qu'on ne sait pas qui est quoi... !
Nous avons les moyens aujourd'hui de nous passer des maisons d'éditions. Le kindle, les e-books, la voie magazine... mais le problème est reconnu : comment vendre ?

Un petit exemple, un simple exemple. Une communauté de 10000 membres (sur un réseau de sites, 10000 j'aime sur une page FB, lecteurs d'un journal...), vous écrivez un roman. 10000 lecteurs potentiels. 300 l'achètent (format papier ou e book, si vous avez mis votre roman à 3 euros, cela vous fera 900 euros dans la poche). Emulation, partage, commentaire. Vous avez vendu une oeuvre, vous êtes écrivain, des gens vous suivront. Vous serez motivés pour faire mieux au prochain roman.

Fantasme ? Et n'importe qui pourrait cibler les faiblesses d'un tel exemple. Mais je veux croire que c'est possible. Un musicien peut se créer un site, diffuser sa musique gratuitement, et vendre son album au prix que l'acheteur souhaite. Pourquoi ne pourrions nous pas faire pareil par exemple ?

Les maisons d'éditions ne sont que des imprimeurs. Je le répète, vous pouvez vous en passer. A condition d'être nombreux, de développer des structures de partage, des communautés, d'utiliser les réseaux que je veux mettre en place. Tout le monde ne vendra pas, mais le talent sera reconnu. Seul le talent vous apportera le succès.

Demain, je récupère mes notes que j'ai laissé au boulot, et je continuerai ce message. C'est suffisant pour ce soir. Je comprends très bien qu'il peut y avoir des doutes. Je suis excessif bien sûr, mais c'est le seul moyen pour faire bouger les choses et ne pas sombrer dans un mode d'attente bisounoursien.

Bien sur que les maisons d'éditions ne sont pas le mal, je critique avant tout ceux qui détiennent les capitaux. C'est eux qui disent ce qui sera le beau et le laid de demain, pas le public, pas vous, ni moi. J'imagine un monde qui pourra se passer d'eux, ou l'internet ferait office de plate forme de partage et d'émulation.

Nous devons prendre exemple sur la musique et la vidéo, et apprendre à utiliser l'internet pour nous développer.

Ça prendra du temps. Il faut tout commencer à zéro, créer l'underground de A à Z, nos propres réseaux, moyens de partage, réunir les talents. On part de rien. C'est une révolution oui, car c'est tout un système à transformer, des habitudes de consommation à changer. Mais c'est possible, et c'est un combat qui vous concerne tous.
« Modifié: 16 Juillet 2013 à 23:49:55 par Ilàan »
Pour hurler à la face des mots (communauté littéraire et artistique) :

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Hors ligne Unruhe

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Re : Le Hurleur des Brumes
« Réponse #3 le: 17 Juillet 2013 à 01:26:12 »
J'aime beaucoup l'erreur involontaire, "de plates formes de partage"...

Bon, plus sérieusement... Le monde littéraire francophone est aristocratique dans son essence. Personnellement, un livre qui se promène en sous-main, je ne le lirai que pour être poli. J'aurais bien envie d'ajouter que si la littérature éditée n'est déjà pas très brillante, celle diffusée sans aucune forme de contrôle doit être encore bien pire.

Bien entendu, je n'apprécie pas la main-mise de l'édition sur la création littéraire. Mais je pense que, sociétalement parlant, la production de capital culturel doit, pour être un bien d'échange (commercial ou non), avoir une valeur. S'il n'y a plus d'institution définissant quelle est la valeur d'un élément culturel, il n'a plus aucun intérêt à le partager. Et ce n'est pas une question de capitalisme ou autre. Imagine, au temps de l’Égypte ancienne, la valeur des hiéroglyphes dans un tombeau. Hors du tombeau, hors de leur champ, quelle valeur sociale auraient-ils pu avoir ?

Le public devrait-il faire ce choix ? Je ne crois pas. La littérature sera d'autant plus soumise au gré des modes et des velléités soudaines d'un groupe de crieurs de rues talentueux que tout le monde relaiera. Il y aura nécessairement des rapports de force qui vont se redévelopper, et nous en serons revenus au même point. Sans parler du nivellement par le bas qui va s'opérer. Je préfère les manuscrits relus par des personnes qui ont développé un sens littéraire, plutôt que par le premier adolescent écrivaillon qui veut se prendre pour un critique d'art.
J'ai tendance à croire que si un musicien peut, en effet, s'autopromouvoir et réussir, juste en partant d'un blog, d'un compte Bandcamp ou Kickstarter et faire une tournée d'Europe, c'est surtout que la noblesse musicale s'est drastiquement effondrée. Et, franchement, quand j'écoute de la musique contemporaine, la plupart des groupes sont convenus, ennuyeux, simplistes dans leur manière de jouer. Je ne veux pas qu'il arrive cela à la littérature. Je préférerai toujours des œuvres complexes et exigeantes qui tirent l'auteur comme le lecteur vers le haut.

Et puis, songes tu un instant à la multitude de textes qui vont apparaître ? La plupart resteront de toute façon dans l'ombre. Les gens lisent beaucoup, mais souvent la même chose. Cela ne tient pas tant à l'édition que la volonté d'aller vers ce qu'on aime plutôt que de risquer la déception d'un mauvais livre. Comme moi d'ailleurs : je fonctionne par analogies et recommandations.

Au delà de ça, cela augmente le travail de l'auteur. Si je veux publier un livre, je ne veux pas avoir à m'amuser à en faire constamment la promotion, la communication, la mise en page, et caetera. J'ai l'impression que dans ce modèle, l'auteur sera forcé de devenir son livre, et cela ne me plaît pas beaucoup. Je pense à Amanda Palmer, notamment, une chanteuse américaine, qui depuis son Kickstarter est devenue son album, en ce sens qu'elle en est responsable à un tel point qu'il n'y a plus beaucoup d'espace pour prendre une distance par rapport à son œuvre, et je me dis que cela doit être assez désagréable.

Finalement, dire que l'accès à la création et à la réception en littérature ne sont pas démocratiques est un lieu commun. Elle exige certaines connaissances et compétences linguistiques, tout comme il est impossible de regarder un tableau impressionniste sans connaître un minimum l'histoire et les techniques de l'art. Cela va d'autant plus quand il s'agit de la création. L'art est par essence offert à un public restreint. Vouloir le donner à tous, immédiatement, c'est, je crois, un peu le tuer.

(A la relecture, j'y vais un peu fort, mais j'aime bien aller jusqu'au bout de mes idées!)

Hors ligne ernya

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Re : Re : Le Hurleur des Brumes
« Réponse #4 le: 17 Juillet 2013 à 01:43:49 »
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J'aurais bien envie d'ajouter que si la littérature éditée n'est déjà pas très brillante, celle diffusée sans aucune forme de contrôle doit être encore bien pire.
+ 1

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Et puis, songes tu un instant à la multitude de textes qui vont apparaître ? La plupart resteront de toute façon dans l'ombre. Les gens lisent beaucoup, mais souvent la même chose. Cela ne tient pas tant à l'édition que la volonté d'aller vers ce qu'on aime plutôt que de risquer la déception d'un mauvais livre. Comme moi d'ailleurs : je fonctionne par analogies et recommandations.
avec ça aussi, je suis pas mal d'accord. Au fond, ce que tu proposes, c'est que des amateurs puissent avoir une chance d'être publiés. Mais est-ce forcément la peine ? Tout ce que nous écrivons doit-il forcément se finir par des rentrées d'argent ? Où est l'importance du public là-dedans ? Juste de l'égocentrisme, je trouve.

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L'art est par essence offert à un public restreint. Vouloir le donner à tous, immédiatement, c'est, je crois, un peu le tuer.
je ne suis pas du tout d'accord avec ça par contre. Je ne suis pas pour un art élitiste. Tout le monde peut trouver de quoi se mettre sous la dent avec une oeuvre d'art, qu'il soit peu cultivé ou très cultivé. Ca ne sera pas le même apport, certes, mais je comprends pas bien la logique de vouloir exclure un public.

J'ai un peu de mal à mettre en forme mes phrases ce soir, j'essayerai peut-être de faire quelque chose de plus développé demain. Pour le moment, je ne suis pas trop convaincue par ton projet, Ilàan, pour moi, internet permet justement à chacun de présenter et de partager modestement et généreusement (sans recherche d'argent) ce qu'il crée. Je comprends pas cette hantise permanente de l'argent, le monde est assez capitaliste comme ça, non ?
Et puis, je ne pense pas non plus que les grosses éditions actuelles ne publient que des merdes déjà vues et revues. Ni que permettre à n'importe quel premier venu de publier (en échange de sous) son oeuvre soit une évolution positive pour l'art. Jvois pas en quoi cette attitude serait meilleure que celle qu'adopte celui sur lequel on aime bien taper : Marc Lévy. Mais bon.
Bref, je préciserai à l'occasion demain !
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Unruhe

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Re : Re : Re : Le Hurleur des Brumes
« Réponse #5 le: 17 Juillet 2013 à 02:07:00 »
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L'art est par essence offert à un public restreint. Vouloir le donner à tous, immédiatement, c'est, je crois, un peu le tuer.
je ne suis pas du tout d'accord avec ça par contre. Je ne suis pas pour un art élitiste. Tout le monde peut trouver de quoi se mettre sous la dent avec une oeuvre d'art, qu'il soit peu cultivé ou très cultivé. Ca ne sera pas le même apport, certes, mais je comprends pas bien la logique de vouloir exclure un public.

L'art est nécessairement restreint. Chaque personne peut accéder à tel ou tel type d'oeuvres, que ce soit une fresque murale faite à la bombe de peinture, ou la Recherche du temps perdu. Mais, celui qui a les clés pour comprendre l'une, ne les a pas forcément pour comprendre l'autre. Même pour les oeuvres de grand public : je n'ai pas les clés pour apprécier Marc Lévy, dans la mesure où je ne lui trouve aucun intérêt ni aucun talent. Mais ce n'est manifestement pas le cas pour un grand nombre de personnes.

Et c'est aussi ce qui peut en faire sa beauté. J'aime la complexité de certaines oeuvres aussi pour cela. Et parce que, apprécier une oeuvre est socialement connoté : on peut aimer telle oeuvre pour faire partie d'un groupe, ou, précisément, parce que l'on fait partie d'un groupe. Un art qui se veut donné à tous n'a dès lors pas grand intérêt, et empêche l'individu de s'y reconnaître.

Bon, évidemment, ma conclusion était peut-être un peu extrême. Ce que je voulais dire, c'est que, dans la mesure où une oeuvre qui serait accessible à tous ne serait pas de l'art, dans la mesure où l'art est nécessairement restreint. Et j'ajouterais aussi que, socialement, plus une oeuvre est apprécié, plus elle a tendance à être dévaluée.

Et, pour moi, penser l'art en dehors de la société, de sa signification sociale, est assez hypocrite. Une des raisons (et je dis bien une parmi plusieurs) pour laquelle on apprécie telle oeuvre d'art, c'est aussi parce que c'est une manière de nous positionner socialement.
Alors, avec un art démocratique, soit on nie l'importance de cette signification sociale, ce qui est un peu ridicule, soit on la détruit, ce qui amoindrit l'importance qu'une oeuvre peut avoir par rapport à nous. Dans les deux cas, c'est dommageable.

Mais je commence à fatiguer aussi, j'espère ne pas m'être mal exprimé ^^

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Re : Le Hurleur des Brumes
« Réponse #6 le: 17 Juillet 2013 à 07:38:43 »
Pourquoi dis-tu que les éditeurs ne sont que des imprimeurs ? Une mauvaise expérience à compte d'auteur ?

Toutes proportions gardées, Linux n'a pas remplacé Windows ... je vois un peu la même démarche dans ton rêve.
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Re : Le Hurleur des Brumes
« Réponse #7 le: 17 Juillet 2013 à 13:31:57 »
@Unruhe : je ne suis pas d'accord mais comme on s'éloigne un peu tous les deux du post d'origine, je te propose de continuer la discussion ici;)
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Re : Le Hurleur des Brumes
« Réponse #8 le: 17 Juillet 2013 à 14:37:50 »
T'as pas répondu à ma question ! :P Concrètement, ce sera quoi le Hurleur des Brumes ? (ah, rien à voir mais je trouve le nom très chouette :) )

Sinon, je suis totalement d'accord avec ernya ^^

Citation de: Unruhe
Personnellement, un livre qui se promène en sous-main, je ne le lirai que pour être poli. J'aurais bien envie d'ajouter que si la littérature éditée n'est déjà pas très brillante, celle diffusée sans aucune forme de contrôle doit être encore bien pire.
Oui, voilà.
Comme je disais dans mon premier posts, ce genre d'entreprises, ça existe. Le numérique le rend possible. Tu as l'air de dire que la différence c'est que ton projet sera porté à une très grande échelle... Mais comme dit Unruhe, comment trier là-dedans ?
Honnêtement, dans la littérature éditée, on trouve pas mal de romans plats et faciles. Mais dans la littérature non-éditée, on trouve énormément de romans simplement pas lisibles xD
A titre de comparaison, depuis quelques semaines je suis dans le comité de lecture d'une minuscule maison d'édition qui fait des nouvelles en numérique. Franchement, de tout ce que j'ai lu depuis, pour le moment j'ai rien vu passer de lisible. Soit c'est des ramassis de clichés énormes, soit c'est des trucs mal écrits, soit c'est - le cas qui fait de la peine - un truc bien écrit mais qui a un problème important de scénario. C'est qu'un petit échantillon, mais ça m'a fait réaliser à quel point la rébellion à l'idée qu'une maison d'édition ne retienne que 10% de ce qui lui est envoyé est un peu à côté de la plaque (NB. j'ai mis le chiffre totalement au hasard). Je veux dire que d'un côté, oui, les grosses maisons d'édition que tu cites vont tabler sur des valeurs sûres : pas de nouveaux auteurs, des histoires qui pourront brasser un large public, comme au cinéma grand spectacle. Mais d'un autre côté, le prince même de la sélection dans une maison d'édition ou toute autre structure qui se propose de diffuser de la qualité fait que la grosse majorité des textes reçus seront rejetés. Non pas parce qu'ils ne rentrent pas dans le moule, mais simplement parce qu'ils sont mauvais.
En tant que lectrice, j'aurais dix mille fois plus envie d'aller voir ce que publie une petite maison d'édition (ou, je le répète, une autre structure pourvu qu'elle effectue une sélection et qu'elle ait une identité) avec une ligne éditoriale qui me plait, qu'un gros site où on peut trouver tout et n'importe quoi. Parce que dans une telle structure, à quoi ça va se jouer qu'un texte ait du succès ? Non pas à sa qualité, au fond, mais à la capacité de l'auteur à faire son auto-promotion ; pareil qu'avec l'auto-édition en fait.
(Et contrairement à ce que ce que je viens de dire pourrait laisser paraître, je suis pas trop d'accord avec l'idée d'Unruhe selon laquelle l'art doit être élitiste. Je dis juste que l'art c'est pas juste avoir produit un texte. Tout texte n'est pas lisible, quoi qu'en pense son auteur...)


Et sinon, j'avoue que je suis pas d'accord quand tu dis que tout ce qui est édité par les grosses maisons d'édition est nul. Bon en même temps, j'avoue : je vais rarement au rayon généraliste sauf pour les classiques :D Je tourne plutôt au rayon science-fiction/fantasy en général. Mais là aussi y a de grosses maisons. Là aussi on nous fourgue des L'Epée de Vérité sur les tables de présentation (NB. Même quatre ans après l'avoir lu, ça reste toujours le livre le plus mauvais que je connaisse :D ). Mais on met aussi en avant du Robin Hobb, du Pullman, du Damasio, bref des trucs qui sont vraiment de qualité. Et qui sont aussi édités par des grosses maisons.
C'est un peu simpliste de dire que ce qui a une grosse diffusion est nul, je trouve ::)

Ah oui et je rejoins Ned là-dessus :
Pourquoi dis-tu que les éditeurs ne sont que des imprimeurs ? Une mauvaise expérience à compte d'auteur ?

Une maison d'édition c'est pas un imprimeur, c'est justement la différence avec le compte d'auteur et l'auto-édition ! Une maison d'édition ça sélectionne et ça diffuse et ça fait de la pub, ok ; mais ça retravaille aussi le texte, et pas en le rendant nécessairement plus stéréotypé, contrairement à ce que veut le cliché les concernant.


Et pour finir, je suis tout à fait d'accord avec Ernya sur l'idée que :
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Ilàan, pour moi, internet permet justement à chacun de présenter et de partager modestement et généreusement (sans recherche d'argent) ce qu'il crée. Je comprends pas cette hantise permanente de l'argent, le monde est assez capitaliste comme ça, non ?
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Ilàan

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Re : Le Hurleur des Brumes
« Réponse #9 le: 17 Juillet 2013 à 21:12:20 »
Concrètement... la finalité du Hurleur est de donner un grand coup dans la fourmilière. Tout un ensemble de projets naîtra dans les années à venir. L'objectif étant simple : réconcilier les gens avec la littérature.
Ici, vous vivez dans votre petit monde. Je le savais en m'inscrivant ici, votre réputation d'élitistes, de purs littéraires  vous précède, et cette discussion ne m'a fait que me le confirmer.

Je vous copie ma réponse à l'un de vos membres en privé, ça vous aiguillera sur notre objectif.

"Depuis longtemps, je cherche à me dresser contre le pouvoir en place, ceux qui détiennent les capitaux ou les "intellectuels" qui nous imposent ce modèle conservateur.

Je me suis lancé dans ce combat : réussir à faire que les gens s'approprient la littérature. J'entends souvent dire quand je discute au dehors avec des gens : "oui, mais les livres c'est chiant", "je n'ai pas envie d'avoir un dictionnaire à côté de moi quand je lis un livre pour comprendre cet auteur", "depuis que j'ai été traumatisé par Pierre et Jean au lycée, je n'ai pas ouvert un livre" ...

La Fantasy a réconcilié une certaine couche de la jeunesse avec la littérature, mais j'ai envie d'aller plus loin. Qu'on se sorte du classicisme, et qu'on impose une littérature rock, débarrassé de son ennui.
Ce forum n'est pas le bon endroit pour en parler, car il est géré par des gens élitistes, des fans de Proust, des poètes... et c'est la première fois que je me heurte à pareille muraille.

Le Hurleur est un très gros projet. Tu connais la face dédiée aux auteurs, celle du partage, des réseaux, de la communauté. Mais nous réfléchissons aussi aux moyens d'apporter la littérature au plus près des gens. Pourquoi crois-tu que les gens considèrent les livres comme chiant ? Ouvre un Téléréma, zappe sur la Grande Librairie, ou écoute une émission sur France Culture, et tu comprendras. Ça ne donne pas envie de s'y intéresser, c'est d'un ennui !
Tu as dû comme moi être traumatisé par tes cours de français dès le collège aussi...
L'objectif serait de proposer une alternative, de montrer aux gens qu'un roman n'est pas forcément chiant ! Via des émissions de radio, des vidéos, des podcasts... imagine si demain Canal J ou Gulli accordait 5 minutes de leur antenne à présenter un livre, le dernier roman jeunesse d'un auteur, qu'ils parlaient d'un Harry Potter, d'un Eragon, d'un Narnia... quelle révolution cela ferait déjà !
Ou qu'on remplaçait ces artistes bourgeois parisiens par des jeunes normaux dans les émissions, qu'on donnait la parole aux fans de Bret Easton Ellis, de GRR Martin ou de l'oeuvre de Pratchett !

On peut tout imaginer. Il suffit de se bouger !"

Pour l'instant, nous réfléchissons à un nouveau modèle, et aux moyens d'y arriver. Je ne vous présente pas une solution tout faite ! Je ne veux pas faire tomber le système éditorial ni les libraires. Je souhaite juste qu'on se sorte de cette pensée d'un autre siècle que certains d'entre vous propagent : la littérature doit rester aux mains d'érudits, de ceux qui ont fait des études, et nous écrivaillons ne sommes là que pour les contenter. Ils savent, ils ont la connaissance, ils nous sont supérieurs.

Populariser la littérature. Faire que dans les PMU et les bistrots, ils parlent du nouveau roman qui les a fait rire, réfléchir, pleurer.
Je cible Marc Lévy car il faut un visage connu sur lequel frapper, mais ce mec a réussi à faire lire des gens qui n'auraient jamais ouverts un bouquin ! Bon, ensuite le buzz autour de lui a pris des proportions qu'on peut déplorer... mais quel progrès comparé au siècle précédent !

Je ne sais pas vous, mais quand je vais dans un salon littéraire, et que je vois mes "confrères", ça me déprime plus qu'autre chose. Des vieux types en polos à carreaux ? Bon sang, mais je me fous de leur gueule à ces types ! C'est eux qui font la littérature ? Mais laissez-moi rire !
Non, je ne ne suis pas jaloux, non je n'ai pas cherché à être édité à compte d'auteurs, et même si je suis arrogant, égocentrique, que j'ai un peu trop confiance en moi et en mes capacités, je sais très bien que je n'ai pas les moyens d'apporter la Lumière au monde, de lutter à armes égales avec un Houellbecq par exemple. Mais je suis moi, je suis Ilàan Draco, et j'ai bien l'intention de mettre un peu le boxon dans ce monde un peu trop vieillot.

Fin de ma participation. Rien ne sert de débattre davantage, tout est dit ! Que ceux qui sont intéressés me contactent par mp ou sur ma page. J'ai l'air violent, mais je ne mords pas (enfin pas beaucoup... et j'essaye de me calmer).
Je me suis rendu compte que finalement, nous n'avions nul besoin d'être nombreux. Mes amis et moi avons un idéal, des projets, il suffit de prendre le temps de les mettre en place. Content cependant d'avoir lu ce débat, vous êtes les premiers à m'avoir donné la réplique. Les premiers jours, j'ai cru que ce serait trop facile, et que les gens nous rejoindraient à une vitesse continue.

J'espère que bientôt, vous commencerez à entendre parler de nous.

« Modifié: 17 Juillet 2013 à 21:15:40 par Ilàan »
Pour hurler à la face des mots (communauté littéraire et artistique) :

https://www.facebook.com/LeHurleurDesBrumes

Hors ligne Kasprzak

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Re : Le Hurleur des Brumes
« Réponse #10 le: 17 Juillet 2013 à 21:41:28 »
Si ça peut t'intéresser. j'ai créé il a un peu plus d'un an une revue de littérature alternative (ou underground) www.cohues.fr
il y a aussi des oeuvres graphiques et des photos.
ça pourrait te plaire.
"le public ne retient d'un écrivain, ou de ses écrits, que ce qu'il souhaite, et se moque du reste. or ce qu'il en retient lui est, la plupart du temps, le moins indispensable, alors que ce qu'il laisse filer lui ferait le plus grand bien."

http://www.lecafardheretique.fr/

Hors ligne ernya

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Re : Le Hurleur des Brumes
« Réponse #11 le: 17 Juillet 2013 à 21:50:18 »
Ce que tu dis sur donner envie de lire aux gens, je suis totalement d'accord. Et c'est vrai que parler de livres sur Gulli pourrait être bien !

Par contre, ce que je trouve dommage, c'est qu'en deux post, tu conclues ça :
Citer
Ce forum n'est pas le bon endroit pour en parler, car il est géré par des gens élitistes, des fans de Proust, des poètes...
Je sais pas si tu as vu que j'ai ouvert un fil où on parle un peu de cette question d'élitisme. Je pense que tu n'as pas dû lire les réponses qui y ont été faites sinon tu ne tirerais pas des conclusions aussi fausses. Et puis depuis quand aimer la poésie et Proust, c'est être élitiste ? Tu peux pas aimer Proust et Robin Hobb ? Proust et Anna Gavalda, c'est incompatible ?
Mais bon sang, va faire un tour sur ce forum, tu trouveras pratiquement autant de fils consacrés à la SFFF qu'à la littérature blanche. Ne juge pas non plus comme un tout les mille membres qui sont ici. Chacun est différent sur ce forum. Et on accueille tout le monde, quoi que tu en penses.
Ca m'énerve ça, de voir des gens débarquer et vous juger sur deux posts. On ne t'a pas jugé, nous, nous avons juste émis quelques doutes sur ton projet (qui n'est pas ta personne). Mais oui, c'est plus simple de conclure que nous sommes des élitistes débiles et bouchés.
« Modifié: 17 Juillet 2013 à 21:58:54 par ernya »
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Milora

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Re : Le Hurleur des Brumes
« Réponse #12 le: 18 Juillet 2013 à 16:40:52 »
Non mais dès qu'une personne n'adhère pas à un projet qui se veut contestataire, il est taxé de réactionnaire si c'est de la politique, et d'élitiste si c'est de la culture. C'est plus facile que de voir qu'il peut y avoir d'autres façons de considérer la question.

Sinon je suis d'accord avec ernya. Et donner envie de lire c'est un super projet.
Après, c'est sur le comment que je suis pas d'accord avec les présupposés de ta présentation.
Puisque de toute façon, tu n'as toujours pas répondu à ma question :P


Sinon, pour expliciter l'idée de base avec laquelle j'étais pas d'accord :

Je ne sais pas vous, mais quand je vais dans un salon littéraire, et que je vois mes "confrères", ça me déprime plus qu'autre chose. Des vieux types en polos à carreaux ? Bon sang, mais je me fous de leur gueule à ces types ! C'est eux qui font la littérature ? Mais laissez-moi rire !
Ben non. Comme tu dis, c'est peut-être l'image qui passe par Télérama - je sais pas, je reçois pas télérama.
Mais, actuellement, la littérature c'est déjà beaucoup plus que ça. Moi dans les salons du livre que j'ai vus, c'était pas du tout des gens en polos à carreaux (y en avait même habillés en gothiques).
Et critiquer l'élitisme alors qu'à la base c'est sur la littérature "facile" type Marc Lévy que tu tapais, j'y vois quand même un cheval de bataille bien différent.

Enfin bon, ton message laisse entendre que tu repasseras pas par ici, mais n'importe. J'aime pas qu'on déforme mes propos juste parce que les grandes phrases provoc ça me fait pas réagir si je suis pas d'accord avec l'idée de départ...

Au passage, moi j'aime pas la poésie, et mon livre préféré c'est Le Château de Hurle.
(*message subliminal* Votez pour Hurle dans le pentaaaaacle ! *fin du message subliminal* )
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Anlor

  • Invité
Re : Le Hurleur des Brumes
« Réponse #13 le: 18 Juillet 2013 à 22:03:19 »
Mais la littérature n'est plus au mains d'érudits, elle est à celles des grandes sociétés du divertissements  :mrgreen:

J'ai juste envie de te conseiller d'aller t'intéresser un peu à ce qui se fait dans l'édition indépendante. Des gens qui veulent "taper dans une fourmilière" dont ils ne connaissent que Gallimard et le Seuil, ça n'a jamais apporté grand chose. L'édition, c'est un monde vivant, plein d'idées ; et on a la chance en France de permettre à de petites maisons intéressantes et novatrices d'exister. Avant de cracher dans la soupe, j'en goût'rais bien une cuillère.  |-|

 


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