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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Petites improvisations en trois mots

Auteur Sujet: Petites improvisations en trois mots  (Lu 1739 fois)

Hors ligne lord-asriel

  • Tabellion
  • Messages: 31
Petites improvisations en trois mots
« le: 07 Juin 2011 à 03:09:52 »
Bonjour,

Une idée toute bête et en rien novatrice m'est venue en repensant aux cours d'improvisation théâtrale que je prenais plus jeune. Demander à des gens que je connais de me dire les trois premiers mots qui leurs passent par la tête et d'écrire aussitôt une histoire à partir de ces mots, sans y réfléchir avant, en me lançant simplement devant la feuille blanche avec ces trois mots.

Alors j'ai essayé ce soir et ça a donné ça :




EPISCOPAL, MENTOR ET CLEF DE SOL




   Ce soir là je faisais ma ronde de nuit. Inspection de routine ennuyeuse dans laquelle il ne se passait jamais rien. Bon sang j'aurais aimé être au lit... Une mélodie de piano, simple et épurée s'échappait faiblement de la fenêtre entrouverte d'un immeuble. Erik Satie. Gymnopédie n°1. Sa Sainteté ne l'avait pas interdite. Elle était limite pourtant... Sa Sainteté elle même n'appréciait pas beaucoup Satie mais elle ne l'avait pas interdit. Alors rien à faire, je ne pouvais rien faire.
   Je vis un homme dans le coin de la rue. Un homme habillé en noir. Un homme en noir... Ça fait quand même tout de suite plus classe comme ça : ''l'Homme en Noir''... Si mystérieux, impossible à coincer, à discerner, à comprendre, un homme imprévisible déjouant tous les plans, toutes les patrouilles... Mais ce n'était pas du tout ce genre d'homme. Non, ce n'était pas l'Homme en Noir, juste un homme habillé d'un manteau noir, adossé à l'angle de la rue dans l'ombre des lampadaires.
   Je me suis approché de lui. Je l'ai inspecté, l'observant de près sous toutes les coutures : rien. Pas de cassettes de Jazz, pas de disques de Blues, pas de cd de Rock. Juste un homme désabusé qui ne faisait rien d'autre que de rester là, adossé à ce mur en pleine nuit. Pas net quand même. Louche même.
« Salut », je lui fais. Pas de réponses.
« Hey ! Je te cause ! dis-je énervé.
-- Ouais j'ai entendu.
-- Pourquoi tu réponds pas, t'as pas vu la clef de Fa ? fis-je en tapotant ma boucle de ceinture en forme de clef de Fa.
-- C'est bon calme toi, j'ai rien d'illégal, tu le sais déjà, j'ai bien vu ta manière de m'observer.
-- Effectivement, rien d'illégal. Mais si tu continues à me parler comme ça je vais te coffret pour manque de respect au régime épiscopal.
-- Bon qu'est-ce que tu me veux ?
-- Vous !
-- Quoi tu me veux moi ?
-- Non, j'ai dit ''vous'' parce qu'on me dit ''vous et pas ''tu''.
-- OK. Qu'est-ce que vous voulez ?
-- Rien...
-- Et bin alors...
-- Je me demande juste ce que tu fais là comme ça en pleine nuit contre ce mur.
-- C'est un crime ?
-- Non.
-- Alors je vois pas en quoi ça te regarde.
-- En quoi ça VOUS regarde.
-- Pffiouh...
-- Et bien il se trouve que j'ai cette clef de Fa sur la ceinture et que quand je me demande quelque chose on me répond.
-- J'attends un truc.
-- Un truc... Je vois... Une réunion de la clef de Sol ?
-- Non.
-- Pourquoi devrais-je te croire ? »
   Il haussa les épaules. Il commençait sérieusement à me taper sur le système... Il avait de la chance que je sois un brave type, j'en connaissais deux ou trois du monastère qui lui auraient flanqué leur matraque sur la tête pour son insolence.
« Alors dis moi qui tu attends, dis-je.
-- Ça sert à rien.
-- Voyez vous ça, et pourquoi ?
-- Tu me croirais pas. »
   J'ai hurlé : « VOUS » et ma matraque s'est fracassée sur sa tête. Il y en a ça a du mal à rentrer... J'y étais allé un peu fort. Cette fois c'était rentré, pour sûr : j'avais un bout de cerveau sur ma matraque. Bah... Il l'avait bien mérité. Au moins il se serait passé quelque chose cette nuit, ça avait été marrant. Mais pas mécontent qu'il soit crevé, il avait finit par me gonfler...
   Je poursuivis ma ronde. Un autre type adossé à un mur. Ah non, accoudé. Il regardait dans la même direction que monsieur cervelle-sur-la-matraque. Vraiment louche. Et deux types louches dans une même nuit c'était vraiment louche... Rien d'illégal sur lui non plus.
« Qu'est-ce que tu fais ? dis-je en m'approchant.
-- Rien.
-- Tu vois la cervelle sur cette matraque ? C'est celle d'un type tout aussi insolent que toi qui gît sur le trottoir là bas alors je te conseille de me répondre.
-- Whoo t'éner...
-- VOUS !
-- Ok ok, pas la peine de vous énerver, j'attends un truc ?
-- Quoi ?
-- Je peux pas vous dire... »
   Oh ça commençait à me gonfler. Ma matraque se leva au dessus de sa tête.
« D'accord d'accord c'est bon je vous le dit ! » Je remis ma matraque à se place.
« Mais ne vous en prenez pas à moi surtout, j'y suis pour rien !
-- Allez...
-- Bon, le bruit court que la Clef de Sol va détruire le palais épiscopal ce soir. »
   Ma matraque s'abattit immédiatement sur lui. Bien plus fort cette fois. Pourtant pas de cervelle, juste une énorme craquement des os de son crane. Fallait pas pousser. J'en avais marre maintenant. J'aimais bien un peu d'animation pendant mes rondes mais là... Il regardait bien en direction du Palais. Monsieur cervelle-qui-gicle aussi d'ailleurs... Quels crétins... La Clef de Sol détruisant le Palais de Sa Sainteté... J'avais envie de rire.
   Je poursuivis ma ronde. J'arrivais sur les berges du canal. Horreur. Des centaines de personnes assises, debout, en ronds, en lignes. On voyait bien le Palais depuis les berges. Je me dis qu'il y avait vraiment beaucoup de crétins pour croire à un truc pareil. Beaucoup trop pour ma matraque. Pas envie d'avoir des courbatures au bras demain. Je sortis de ma veste le sifflet de Fa le plus aigüe. Je pris une grande inspiration et soufflai de toutes mes forces dedans. Des ultrasons, ils ne pouvaient pas entendre. Mais la garde allait rappliquer. Peut-être même les moines, je ne m'étais jamais servit de ce sifflet. Je me mis dans un coin pour attendre. Autant ne pas me faire remarquer avant qu'ils n'arrivent. Va savoir ce que ces malades pourraient faire... Caché derrière un arbre je sortis ma flute de vue pour les voir de plus près. Il y avait même quelques guitares par terre ou contre la digue. Dans leurs étuis, dieu merci. Mais s'ils les avaient sorties c'est qu'ils avaient l'intention de s'en servir et ils n'étaient pas vraiment du genre à jouer du Bach. Peut-être du Satie. Mais Satie était limite.
   Les renforts mettaient du temps à arriver... Bon sang, c'était le Fa le plus aigüe ils devraient se grouiller ! Je ruminais, regardant dans ma flute de vue de temps à autre, quand je les vis cesser de parler et se tourner tous vers le Palais. Je tournai la tête à mon tour et restai bouche bée.
   Il était là. Le mentor légendaire de la Clef de Sol, chevauchant un énorme flamand rose, tournoyant au dessus du Palais. Je pris ma flute de vue. Entre ses mains une horrible guitare électrique. Il fit un tour, deux tours, trois tours et puis son médiator s'abattît sur les cordes de sa guitare. Un son tonitruant fit vibrer l'arbre derrière lequel je me cachais. Mes tympans me faisaient mal, quel son diabolique ! Une noix me tomba sur la tête. Merde, c'est la dernière fois que je me cache sous un noyer ! Des hurlements d'encouragements jaillirent de la foule sur les berges.
   La guerre était lancée. Les archers épiscopaux lancèrent un Fa parfait, en chœur, doux mais puissant. Une attaque remarquable. Mais la ronde du flamand rose ne fut pas perturbée le moins du monde et l'autre ahuri avec sa guitare se tenait toujours droit comme une clarinette, son chapeau noir fixé sur sa tête.
   Le combat fit rage.  J'avais l'impression que ma tête allait exploser à chaque assaut de guitare électrique. Il avait commencé un solo des plus infâmes. Ça avait l'air de plaire aux pauvres cons de la berge. Je leur aurait foutu des tartes. CE N'EST PAS DE LA MUSIQUE ! Et ils huaient la magnifique interprétation de Beethoven qui sortait du Palais, fortissimo. Je soupçonnais Sa Sainteté elle même de jouer.
   Et allez que Clef-de-Sol montait dans les aigües. C'était tout bonnement insupportable. Mon envie de lui flanquer un coup de matraque allait crescendo. Le plus beau coup de matraque que j'aurais jamais donné. Avec des éclats de cerveaux, des craquement d'os, du sang giclant jusqu'à l'autre bout de la métropole... C'était facile de rester comme ça sur son flamand rose. Quel con. Et voilà qu'il se mettait debout sur le dos de son stupide volatile. Crâneur. Il joua à nouveau un accord, le plus grave. Le son de sa guitare semblait être partout, dans chaque millimètre d'air de cette ville. Plus fort que jamais, une horreur. Mon arbre vacilla dangereusement et je reçus quatre noix sur la tête. Il n'arrêtait pas de triturer ses cordes. Le son s'amplifiait encore et encore. L'arbre n'arrêtait pas de trembler et je continuais à recevoir des noix sur la tête. Mais les noix étaient devenus le dernier de mes soucis. Les murs du Palais tremblaient. Je les voyais trembler. Sur la berge on l'encourageait. On n'entendait plus aucun des sons sortant du Palais. Forcément, on est pas des malades, NOUS. Le médiator frappa une dernière fois la guitare, avec une violence inouïe. En tout cas le son que cela fit fût d'une violence inouïe. Le Palais s'effondra. D'un coup, comme un château de cartes. J'eus l'impression que le tympan de mon oreille droite avait éclaté.
   L'homme de la Clef de Sol tendit les bras pendant qu'on l'acclamait et il sauta dans le canal. Le son de sa guitare avait cessé. Merde, mon tympan avait bien éclaté... L'homme glissa dans l'eau et en ressortit, se dirigeant à la nage vers les berges. Il était là. Bon sang, IL ETAIT LA ! Je sortis de ma cachette et courut vers le canal brandissant ma matraque bien haut.
   Sur les berges on portait le chef de la Clef de Sol en héros, passant de bras en bras au dessus de la foule. Un jeune homme avait sortit sa guitare. Ils allaient remettre ça... Mais quand il se mit à jouer ça n'avait rien de tonitruant, de grinçant, de diabolique... C'était du rock, oui c'était pourtant bien du rock. Je reconnaissais bien la musique que j'avais haït durant toute ma vie mais cette fois elle n'avait rien d'horrible. Pire encore : elle me faisait du bien. J'avais l'impression qu'elle apaisait la douleur lancinante de mon tympan percé.
   Je m'approchais du groupe, rangeant ma matraque. Le flamand rose passa au dessus de son maître qui s'agrippa à ses pattes pour repartir dans les airs. Un second guitariste s'était joint au premier et leur musique était toujours aussi agréable à mes oreilles. J'avais envie de vomir. Du rock... Mais je ne pouvais pas résister. Il fallait que je m'approche. Je vint jusqu'à eux, me fondant dans la foule. Personne ne fit attention à ma clef de Fa. Ils avaient tous un pansement sur leurs oreilles droites.
"Que bonito es un entierro, que bonito es un entierro ; ire a verte al cementerio, con una flor y un perro, con una flor y un perro..."

Verasoie

  • Invité
Re : Petites improvisations en trois mots
« Réponse #1 le: 07 Juin 2011 à 09:22:01 »
Bon retour parmi nous !

Citer
   Je vis un homme dans le coin de la rue. Un homme habillé en noir. Un homme en noir... Ça fait quand même tout de suite plus classe comme ça : ''l'Homme en Noir''... Si mystérieux, impossible à coincer, à discerner, à comprendre, un homme imprévisible déjouant tous les plans, toutes les patrouilles...

Trop de points de suspension

Citer
t'as pas vu la clef de Fa

Pas de majuscule à fa (sauf si c'est justifié plus loin genre "Fa est une divinité" et pas seulement la note, mais j'en suis pas là)

Et tes tirets de dialogue sont étranges xD

Citer
Mais si tu continues à me parler comme ça je vais te coffret

coffrer

Citer
-- Non, j'ai dit ''vous'' parce qu'on me dit ''vous et pas ''tu''.

manque un guillemet après le deuxième vous

Citer
-- Non, j'ai dit ''vous'' parce qu'on me dit ''vous et pas ''tu''.
-- OK. Qu'est-ce que vous voulez ?
-- Rien...
-- Et bin alors...

Ce passage fait un peu dialogue improvisé, enfin, "le narrateur ne sait pas où il va", je trouve

Citer
« Alors dis moi qui tu attends, dis-je.

dis-moi (et répétition de "dis")

Citer
   J'ai hurlé : « VOUS » et ma matraque s'est fracassée sur sa tête.

Mdr j'aime beaucoup cette phrase xD Enfin, le personnage en devient un peu moins crédible, mais j'adore cette façon de se désengager (c'est pas moi c'est la matraque) tout en hurlant comme un Joe Dalton ^ ^

Citer
Je sortis de ma veste le sifflet de Fa le plus aigüe.

aigu (avec un e c'est au féminin)

Citer
chevauchant un énorme flamand rose,

mdr ça y est on a perdu l'univers




J'ai bien aimé ! L'univers est intéressant, la chute est sympa ^ ^ Le style me paraît quand même un peu cliché pour le narrateur, et je pense pas suivre à fond le délire de la cervelle sur la matraque... En fait il faudrait que le texte s'émancipe de son statut d'improvisation, il y a de quoi l'étoffer et en faire une nouvelle plutôt cool ! Voilà ^ ^

Hors ligne lord-asriel

  • Tabellion
  • Messages: 31
Re : Petites improvisations en trois mots
« Réponse #2 le: 07 Juin 2011 à 12:57:53 »
Merci pour ton retour ^^

Après quand tu dis qu'on a perdu l'univers quand l'homme se met à chevaucher un flamand rose c'est simplement que je veux simplement un univers très onirique dont la seule cohérence est son absence de logique et de crédibilité. Je ne suis pas sûr de vouloir l'émanciper de son statut d'improvisation, c'est peut-être justement ce qui me plait, je ne sais pas... Ce sentiment de ne pas savoir ou je vais et de sentir que le narrateur ne sait pas où il va.

Sinon, en quoi tu trouves que le style du narrateur un peu cliché ? (Je n'essaie pas du tout de le défendre, je demande juste pour comprendre ce qui ne va pas ^^')
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Verasoie

  • Invité
Re : Petites improvisations en trois mots
« Réponse #3 le: 07 Juin 2011 à 15:19:08 »
Citer
Après quand tu dis qu'on a perdu l'univers quand l'homme se met à chevaucher un flamand rose c'est simplement que je veux simplement un univers très onirique dont la seule cohérence est son absence de logique et de crédibilité

D'accord, je vois ! Le début m'avait paru vachement logique en fait (si si xD). Enfin, pas réaliste, loin de là, mais je trouvais cette idée d'univers basé sur la musique vraiment intéressante, et le coup de la police de la clé de fa m'évoquait plus une métaphore (genre métaphore des gens qui crachent sur toute nouvelle musique) que quelque chose de surréaliste. J'espère que tu vois ce que je veux dire ^ ^

Pour le style du narrateur (oui désolée, j'ai assené ça sans expliquer / justifier, tu fais bien de demander xD) : je pense que c'est parfois certaines phrases qui m'ont paru faciles. Alors que des trucs étaient vraiment cool (genre pour Satie, "c'est limite pourtant", ou le coup de "la matraque l'a tapé"), les phrases là par exemple :

Citer
Il commençait sérieusement à me taper sur le système...
Citer
Il y en a ça a du mal à rentrer...
Citer
monsieur cervelle-sur-la-matraque.

Me paraissent un peu faciles, "toutes faites" pour les deux premières, et un peu puérile la dernière. Enfin ça me décevait un peu parce que du coup le narrateur en devenait un peu plus fade, alors qu'il avait beaucoup pour se démarquer (l'appartenance à une police qui n'existe pas, le non-scrupule à tabasser des types qui le stressent juste un peu, le "satie, c'est limite", etc)

C'est un peu plus clair ? ^ ^

Hors ligne lord-asriel

  • Tabellion
  • Messages: 31
Re : Petites improvisations en trois mots
« Réponse #4 le: 08 Juin 2011 à 03:34:12 »
Oui je vois beaucoup plus ce que tu veux dire maintenant, merci de ces précisions, et tu n'as pas tord ^^'

Sinon la police de la clef de fa évoquait bien la métaphore à laquelle tu fais allusion, et je comprends que le début t'ai parut logique, il y a quand même un univers qui se crée avec sa propre logique, et, sans que ça me déplaise, ce n'était pas ce que je recherchais, c'est pour ça que j'ai voulut le rendre un peu plus surréaliste, notamment avec le flamand rose... Mais en fait il faut dire aussi que j'envisage moins cette nouvelle de manière isolée que comme faisant partie d'un ensemble, constituée d'autres nouvelles se basant sur le même principe, du quel je veux faire émerger cette absence de logique et cet onirisme, ce qui n'empêche pas à chaque nouvelle d'avoir un univers qui lui est propre mais en la faisant appartenir à un ensemble plus vaste. Je dirais pour mieux me faire comprendre que ça pourrait être un petit peu comme les histoires de Philémon, mais sans fil rouge.
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Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
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Re : Petites improvisations en trois mots
« Réponse #5 le: 11 Juin 2011 à 18:22:14 »


Citer
   Ce soir là je faisais ma ronde de nuit.
Soir-là

Citer
Inspection de routine ennuyeuse dans laquelle il ne se passait jamais rien.
Durant laquelle ?

Citer
Sa Sainteté elle même n'appréciait pas beaucoup Satie mais elle ne l'avait pas interdit.
Elle-même

 
Citer
  Pas net quand même. Louche même.
Tu pourrais sûrement éviter cette répétition de « même »

Citer
« Alors dis moi qui tu attends, dis-je.
Dis-moi

Citer
-- Voyez vous ça, et pourquoi ?
Voyez-vous

Citer
Au moins il se serait passé quelque chose cette nuit, ça avait été marrant.
Bug au niveau des temps

 
Citer
Mais pas mécontent qu'il soit crevé, il avait finit par me gonfler...
Fini (idem pour les temps)

 
Citer
C'est celle d'un type tout aussi insolent que toi qui gît sur le trottoir là bas alors je te conseille de me répondre.
Là-bas

Citer
. Ma matraque se leva au dessus de sa tête.
Au-dessus

Citer
« D'accord d'accord c'est bon je vous le dit ! » Je remis ma matraque à se place.
Sa

Citer
juste une énorme craquement des os de son crane.
Un/ crâne

Citer
je ne m'étais jamais servit de ce sifflet.
Servi

 
Citer
Le mentor légendaire de la Clef de Sol, chevauchant un énorme flamand rose, tournoyant au dessus du Palais.
Au-dessus

Citer
Je leur aurait foutu des tartes.
Aurais

Citer
Je soupçonnais Sa Sainteté elle même de jouer.
Elle-même

Citer
Avec des éclats de cerveaux, des craquement d'os, du sang giclant jusqu'à l'autre bout de la métropole...
Craquements

Citer
Mais les noix étaient devenus le dernier de mes soucis.
Devenues

     
Citer
Sur les berges on portait le chef de la Clef de Sol en héros, passant de bras en bras au dessus de la foule.
Au-dessus

Citer
Un jeune homme avait sortit sa guitare.
Sorti

Citer
que j'avais haït durant toute ma vie
haïe

   
Citer
Le flamand rose passa au dessus de son maître qui s'agrippa à ses pattes
Au-dessus

Citer
Je vint jusqu'à eux, me fondant dans la foule.
Vins

Je crois que j’ai pas pigé la chute mais c’est parce qu’à un moment (à partir du flamand rose en fait), j’ai légèrement décroché donc après j’ai plus trop suivi ce qui se passait. Qui était qui, qui faisait quoi, lol.

Je pense qu’il faudrait que t’harmonises un peu plus ton texte parce que le début ne fait pas vraiment « onirique » ou abracadabrant. Du coup faudrait y placer quelques éléments étranges ou alors ne pas insister sur le côté « louche » des mecs en noir. Parce que sinon le flamand rose fait vraiment parachuté.

"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Ambriel

  • Palimpseste Astral
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Re : Petites improvisations en trois mots
« Réponse #6 le: 11 Juin 2011 à 21:51:49 »
Citer
Alors rien à faire, je ne pouvais rien faire.
Répétition pas très heureuse à mes yeux...  ^^

Voilà sinon je pense que tout a déjà été relevé, j'ai pas trop regardé...   :-¬?

Or donc ! J'ai plutôt bien aimé aussi, même si j'ai eu un peu de mal à m'identifier au personnage principal, ( :mrgreen: ) mais c'était intéressant d'avoir affaire à un "méchant" pour une fois ^^. J'ai trouvé un peu comme ernya que le début était un peu moins "onirique", mais ça m'a pas vraiment dérangée, j'ai juste été un chouia étonnée à l'arrivée du flamand rose XD. Hum, sinon, le côté un peu nawak était sympa, tout comme la chute qui m'a fait sourire.
Voilà !  :mafio:
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne lord-asriel

  • Tabellion
  • Messages: 31
Re : Petites improvisations en trois mots
« Réponse #7 le: 13 Juin 2011 à 03:13:07 »
Merci pour ces retours !

Merci beaucoup pour toutes les corrections, je modifierais ça très bientôt ^^

Après j'ai bien conscience que le début est nettement moins onirique que la fin mais je pense toujours que c'est un univers qui se comprendrait mieux dans un ensemble comme je souhaite le construire à partir de plusieurs "improvisations" basés sur ce même principe.

Par contre la répétitions dans "Alors rien à faire, je ne pouvais rien faire." ne me gêne pas, au contraire elle était voulue et je dois dire que je l'aime bien ^^
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Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
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Re : Petites improvisations en trois mots
« Réponse #8 le: 02 Juillet 2011 à 20:06:00 »
Citer
je reçus quatre noix sur la tête. Il n'arrêtait pas de triturer ses cordes. Le son s'amplifiait encore et encore. L'arbre n'arrêtait pas de trembler et je continuais à recevoir des noix sur la tête. Mais les noix

Même si elles sont voulues, ça fait beaucoup de répétitions à mon goût.

J'ai bien aimé l'ambiance, je me suis laissée prendre au jeu de cet univers musical décalé, et si certains passages m'ont paru inégaux, c'était une agréable lecture.  :mrgreen:

"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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