Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

17 Avril 2026 à 18:07:16
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » 14 - Comme un rat

Auteur Sujet: 14 - Comme un rat  (Lu 3481 fois)

Hors ligne Rémi

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Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #15 le: 08 Septembre 2021 à 21:06:34 »
Salut Mout,

Le détail :

Citer
ces yeux plissés où la haine enflamme les pupilles fétides.
pas fan de "fétides", un peu forcé, surtout sur une première phrase

Citer
Et pourtant elle danse par moment,
virgule après "pourtant" ?

Citer
lignes courbes et droites rigides dessinent un meuble
tu as déjà "redessine" au paragraphe d'avant ; pas forcément gênant mais c'est une image assez particulière, donc, bon...

Citer
Il me semble que je repose toujours sur le même matelas crasseux, mais j’ai quitté la cave. Mes pensées se font de plus en plus claires, et même si mon corps reste en piteux état, un espoir nait au fond de moi : la fin du calvaire approche peut-être. Je prends une longue respiration, gonfle mes poumons à fond  et tente un cri d’appel à l’aide.
pas beaucoup d'émotion, dans cette description de la prise de conscience de l'environnement

Citer
Mon corps n’est plus entravé,
déjà dit au paragraphe d'au-dessus, à voir si ça te gêne

Citer
Si je veux m’en sortir, il va falloir négocier. Encore faudrait-il savoir ce qu’attend ce type. Je ne sais rien de lui. Il me cueille à la sortie du labo, m’anesthésie, m’attache dans sa cave, installe des perfusions dans mes bras… Et puis, quoi ?
Là encore, pas beaucoup d'émotion, on devrait au moins sentir de la peur, non ?
(et le "et puis, quoi ?", ça fait vraiment plus curiosité qu'angoisse)

Citer
un sourire bien heureux
bienheureux

Citer
La pièce se dévoile entièrement, je suis dans un salon aux meubles dépareillés, mon lit contre le mur du fond. Un fauteuil à fleurs, un canapé en skaï défoncé, une table basse poussiéreuse et encombrée. Une porte-fenêtre donne sur un carré de hautes herbes, une pelouse en friche. Au fond du jardin, une grille et derrière un champ labouré qui file à perte de vue.
OK pour la description, mais qu'est-ce qu'il ressent, qu'est-ce qu'il pense ?

Citer
La rivière de feu traverse à nouveau ma trachée.
pourquoi "la" rivière et pas "une" rivière ?

Citer
il va extraire.  Finalement,
deux espaces avant "Finalement"

Citer
   — Vous allez me dire que je fais moi-même ces expériences sur votre organisme… et vous aurez raison. Je ne suis pas fier de devoir mettre en œuvre ce processus pour vous faire comprendre. Mais vous voyez bien que c’est pour la bonne cause !
   Il se lève et quitte la pièce.
Le cinglé discute posément, construit ses phrases... OK, pourquoi pas. Mais que le type ne réagisse pas, qu'on ne lise pas ce qu'il en pense, c'est assez bizarre.

Citer
   — Je ne sais pas qui vous êtes, relâchez-moi, je ne dirai rien.
un point à la place de la première virgule ?

Citer
Mes jambes flagellent.
je sais bien qu'il souffre, mais si même ses jambes flagellent  ^^ (flageolent)

Citer
J’atteins la grille. Sur le côté, le grillage
grille/grillage, pas top

Ouch, la chute est raide ! Elle arrive un peu rapidement, assez sèchement. À voir si tu peux faire durer un poil, faire monter la tension un peu avant la dernière phrase.
Globalement, j'ai bien aimé. Le point de vue interne fonctionne bien : la douleur est vue de l'intérieur et la narration à la première personne permet de distiller les infos au fur et à mesure. Y a des moments qui sont très visuels ou sonores, ça marche bien ; d'autres ou c'est plus plat, à toi de voir si tu veux revenir sur ce que j'ai pointé. C'est pas mal aussi, de voir le cinglé depuis le lit de souffrance, ça permet de le garder externe, pas trop cerné, mais du coup, le lecteur peut se poser des tas de questions sans y trouver de réponses. Peut-être que si le narrateur verbalisait quelques unes de ces questions, ça aiderait à comprendre qu'on n'aura pas les réponses lorsque tu ne les donnes pas.

Merci pour la lecture,
A+
Rémi
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne holden5

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Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #16 le: 09 Septembre 2021 à 16:44:21 »
Cher Mout 14,

Ton texte n'a rien à envier en terme de style et d'ambiance à certains polars contemporains à succès.

Il en partage aussi, je trouve, un défaut fréquent : la représentation assez caricaturale d'une figure de tortionnaire/séquestrateur. Quand bien même ton personnage légitime ses pratiques par un discours empathique sur les animaux, c'est surtout une forme de sadisme malsain qui transparaît le plus. Pour que je puisse croire à ce personnage, et qu'il cesse de se fondre dans l'archétype du Méchant-de-Polar torturant de sang froid,  il faudrait que je le sente un peu plus en proie à des conflits intérieurs (perso, si je me retrouvais subitement en position de tortionnaire en raison de certains idéaux, je crois que je serais forcément tiraillé entre mon projet de vengeance et la morale voulant qu'on ne torture pas son prochain.)

Il m'a fallu relire plusieurs fois le texte (et tes explications) pour comprendre que le scientifique se retrouvait pris au piège de la dépendance d'un sérum. Mais je peux être lent à la détente, donc ce n'est pas forcément un problème inhérent au texte lui-même.

Merci pour cette petite page d'angoisse !
H.


Hors ligne Rémi

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Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #17 le: 09 Septembre 2021 à 23:01:32 »
Merci lecteurs/commentateurs !

J'ai retouché cette nouvelle. J'ai corrigé les fautes et autres petits trucs qui clochaient (merci !).
"Fétide" est remplacé, la Lune a retrouvé sa majuscule, le "trop" était de trop, le "flagellent" m'a fait rire avant de disparaître.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.


@Earth son
Merci d'être repassée.
La chute devrait être plus compréhensible, enfin, j'espère !

@Alan Tréard
Merci d'être repassé aussi !
Je me suis creusé la tête et je suis plus satisfait de cette version. C'est vraiment très appréciable, tous ces avis sur un texte.

@Melina Doris
Citer
Le début m'a rappelé une nouvelle de S. Beckett dont le titre m'échappe pour le moment. 
J'espère que mon texte est pas trop pourri par rapport à ceux de ce grand !

Citer
J'ai bien aimé te lire et j'ai trouvé le texte bien écrit.
cool !

Citer
Peut-être qu'il serait souhaitable d'accentuer le côté noir de ce personnage fou
c'est principalement là-dessus que j'ai retravaillé le texte

Citer
Du côté du narrateur, faire en sorte que sa souffrance ait une quasi similitude avec celle ressentie par les animaux de laboratoire, quitte à plonger dans le sordide.
pour moi, c'est un peu le cas (enfin, je vois pas trop comment comparer une souffrance de rat et une souffrance d'humain, à vrai dire)

Citer
Un mot aussi au sujet de la fin. Il me semble qu'elle arrive un peu tôt,  qu'elle demande à être étoffée, je la trouve  énigmatique pour tout dire. Est-ce l'addiction qui attend le narrateur ?
oui, tu as bien compris ; j'ai étoffé pour que cela soit un petit peu plus clair (mais pas trop)

Citer
Les deux personnages sont bien trouvés et l'idée de ce retournement de situation très intéressante.
Merci pour ce partage.
merci à toi pour ton analyse !

@frenchwine
Merci d'être repassé
Citer
pas de larmes, pas de souillures juste des bobos, courir, ramper, chercher de l'aide, ne penser qu'aux secours ^^ même le tout en sachant que le sérum est à coté.

j'ai insisté sur ça, quelques passages étaient assez plats, comme le relevait Rémi.

@Ocubrea
Merci pour le boulot sur les coquilles à corriger, j'ai tout pris en compte.

Citer
J'ai beaucoup, beaucoup de mal avec la violence "volontaire", la cruauté et en particulier la torture, donc la première partie de ton texte a été difficile à lire pour moi.
désolé !

Citer
J'ai déjà pointé du doigt les dialogues, qui pour moi font un peu trop "pièce de théâtre", je trouve qu'ils ne sont pas très naturels, il y aurait moyen de les retravailler...
l'aspect "artificiel" des réplique du cinglé a été gardé, mais le narrateur y réagit, et on comprend mieux (j'espère) que ça fait partie de la personnalité du malade.

Merci pour les compliments !

@Cendres
Citer
Il a attrapé cet homme, le torture, mais il ne changera rien à la situation par cette action.
tu as raison, et j'ai mis en avant cet élément dans le texte, le narrateur tente de lui expliquer.

Merci pour ton analyse !

@ Rémi
J'ai pris en compte tes remarques, sauf la répétition du fait qu'il n'est plus attaché et le "la rivière de feu" (c'est pas "une" parce qu'il l'a déjà vécue quelques lignes au-dessus).
J'ai travaillé sur le personnage du cinglé et la réaction du narrateur à ses interventions orales pas très orales.
Citer
Ouch, la chute est raide ! Elle arrive un peu rapidement, assez sèchement. À voir si tu peux faire durer un poil, faire monter la tension un peu avant la dernière phrase.
je l'ai fait, ainsi qu'une explicitation du truc

Citer
Peut-être que si le narrateur verbalisait quelques unes de ces questions, ça aiderait à comprendre qu'on n'aura pas les réponses lorsque tu ne les donnes pas.
je l'ai fait, d'une certaine manière

Merci pour le commentaire

@holden5
Citer
Ton texte n'a rien à envier en terme de style et d'ambiance à certains polars contemporains à succès.
cool !

Citer
Il en partage aussi, je trouve, un défaut fréquent : la représentation assez caricaturale d'une figure de tortionnaire/séquestrateur.
moins cool !
Citer
Pour que je puisse croire à ce personnage, et qu'il cesse de se fondre dans l'archétype du Méchant-de-Polar torturant de sang froid,  il faudrait que je le sente un peu plus en proie à des conflits intérieurs
j'ai travaillé là-dessus ; j'avais déjà montré deux facettes du type, avec ses deux façons de s'habiller et de se coiffer... mais c'était ultra discret et certainement imperceptible.
Du coup, oui, maintenant on voit clairement qu'il galère avec un conflit intérieur. Merci pour cette suggestion, j'avais prévu de travailler uniquement sur la voix du gars qui change, je suis allé beaucoup plus loin, dans le visuel.

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.

Merci donc pour ton retour.



Merci à tous, c'est vraiment très enrichissant d'avoir tous vos retours.
J'espère que la nouvelle version du texte plaira davantage.
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne holden5

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Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #18 le: 11 Septembre 2021 à 13:25:50 »
Citer

oui, maintenant on voit clairement qu'il galère avec un conflit intérieur. Merci pour cette suggestion, j'avais prévu de travailler uniquement sur la voix du gars qui change, je suis allé beaucoup plus loin, dans le visuel.

Effectivement, le fait qu'il s'auto-mutile un chouilla est une bonne manière de représenter le conflit intérieur. Bien trouvé !

Citer
je ne veux pas le "dire" dans les dernières phrases. C'est plus fort si le lecteur comprend seul.
Je suis d'accord avec toi, ç'aurait été maladroit d'expliciter !

Hors ligne DeB 54

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Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #19 le: 13 Septembre 2021 à 18:48:31 »
Hello,

Je trouve le sujet un peu "basique" et l'ambiance un peu trop "déjà vu" mais j'aime beaucoup tes descriptions qui arrivent à nous faire visualiser assez précisément ce que tu t'imagines.

J'aime particulièrement ce passage :
"La brume s’est installée entre mes yeux et le monde ; une brume ondulante, qui s’empare des objets, les mâchouille et les recrache flous et déformés. Parfois, ils se mettent en mouvement. Cette chaise à côté de moi, elle est statique, je le sais. Et pourtant, elle danse par moment ; elle étire ses membres d’acier chromé, elle galbe son assise, bombe son dossier."

Je suis pas convaincue par ce texte mais je suis sûre que ta plume peu servir d'autres styles  ;)

Hors ligne Rémi

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Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #20 le: 14 Septembre 2021 à 22:51:21 »
Holden,
Merci d'être repassé.
Citer
Bien trouvé !
mouais, c'est pas ouf non plus... mais ça apporte un peu de profondeur, c'est sûr.

Citer
Je suis d'accord avec toi, ç'aurait été maladroit d'expliciter !
OK, tant mieux !

DeB 54,
Merci pour ton commentaire.

Citer
Je trouve le sujet un peu "basique" et l'ambiance un peu trop "déjà vu"
pas cool
Citer
j'aime beaucoup tes descriptions qui arrivent à nous faire visualiser assez précisément ce que tu t'imagines.
cool
Citer
J'aime particulièrement ce passage :
cool
Citer
Je suis pas convaincue par ce texte
pas cool
Citer
je suis sûre que ta plume peu servir d'autres styles  ;)
cool

Excuse-moi pour cette réponse un peu burlesque  :mrgreen:
Globalement, les lecteurs s'accordent pour dire que l'écriture se tient mais que la nouvelle est  bateau. Bref, faudra faire mieux (sur ce genre) la prochaine fois ou changer de genre.



Merci pour vos retours, chers commentateurs !
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne gage

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Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #21 le: 17 Septembre 2021 à 09:43:14 »
Salut Mout !

Ne sois pas amer, moi je trouve ta nouvelle très réussie.
Je ne vois pas l'intérêt de tergiverser sur les motivations du tortionnaire, tu les exposes très bien. La licence de l'écrivain, c'est d'inventer ce qu'il veut, même un tueur fou qui ne supporterait pas qu'on dise le mot "chocolatine".

Bien sûr qu'on a déjà lu (surtout à mon âge  :ned:) des récits de torture, de séquestration, de psychopathes. On trouve ça dans certains policiers, chez Grangé, et même chez Stephen King (j'ai pensé à Misery en te lisant).

Bah justement, vu la contrainte de peu de mots, je trouve que ton texte marche très bien. Tu parviens vraiment bien à transmettre les sensations de la victime, son malaise, sa douleur. Même si ton texte est statique par la force des choses, il est équilibré, et progressif, que demander de plus ?

Et puis la chute, cette dernière phrase, bah c'est une réussite. On se demande s'il va retourner chercher des doses à la cave, (il n'a pas trop le choix), et aussi, s'il y en a vraiment...

Merci Mout !
"Tous ceux qui survenaient et n'étaient pas moi-même
Amenaient un à un les morceaux de moi-même". Apollinaire

Hors ligne Aponiwa

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Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #22 le: 18 Septembre 2021 à 20:57:34 »
Deuxième lecture : je vois que tu as donné de la substance aux personnages. J'aime toujours bien l'ambiance du texte, bien retranscrite.
Une idée en passant, mais anecdotique : j'aurais bien vu le tortionnaire persuadé d'être investi d'une mission de défense des animaux ou quelque chose du genre...
Merci pour ton texte!  :)
« Noone will know my name until it's on a stone » Eels, Lucky day in hell

Hors ligne Samarcande

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Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #23 le: 18 Septembre 2021 à 23:17:29 »
Salut Mout 14.

Sans trop de préambules mes notes au fil du texte.

Niveau visuel, je sais que le forum n'est pas le top pour la présentation d'un texte, mais j'ai trouvé ça un peu dense. Peut-être est-ce voulu pour accentuer la sensation d'étouffement.

Citer
Au-dessus de moi, ce regard fou, ces yeux plissés où la haine enflamme les pupilles ignobles.
J'aime bien comme tu suggère la haine réciproque avec cette description.

Citer
. Je suis trop faible pour me concentrer, trop confus pour distinguer les paroles entre ses crachats.
Et en plus de tout le reste il postillonne ! :mrgreen:

Citer
   La brume s’est installée entre mes yeux et le monde ; une brume ondulante, qui s’empare des objets, les mâchouille et les recrache flous et déformés. Parfois, ils se mettent en mouvement. Cette chaise à côté de moi, elle est statique, je le sais. Et pourtant, elle danse par moment ; elle étire ses membres d’acier chromé, elle galbe son assise, bombe son dossier. Elle me nargue. Quelques entrechats, la chaise m’apparaît tout à fait nettement : lignes courbes et droites rigides forment un meuble bien campé sur ses pieds. Je cligne des yeux, une heure s’est écoulée et la brume dévore à nouveau mon monde.
Tout se passage est très chouette, très maitrisé, avec un soupçon de poésie. J'aime beaucoup. :coeur:

Citer
Il me semble que je repose toujours sur le même matelas crasseux, mais j’ai quitté la cave.
J'adore la façon dont tu nous donne des infos pour reconstruire l'histoire, l'air de rien !

Citer
Mes paupières s’ouvrent sur le plafond lézardé. J’ai moins mal, mais je sens que le moindre mouvement pourrait déclencher un nouveau foudroiement de douleur. Mon corps n’est plus entravé, je sens que mes membres pourraient se mouvoir et pourtant je n’envisage pas une seconde de bouger, j’ai trop peur de souffrir.
Peut-être changer de verbe ?

Le passage de la douleur est impeccablement écrit, presque trop bien si on considère que le personnage n'est pas vraiment lucide.

Citer
Et ces lames de rasoir, prêtes à me déchirer de l’intérieur.
J'aime la métaphore.

Citer
? Je me souviens de son visage enjoué, de ses cheveux bien peignés et de son sourire lorsqu’il m’a accosté à la sortie du labo,
Citer
Il me cueille à la sortie du labo, m’anesthésie, m’attache dans sa cave,
Peut-être revoir la répétition.

Citer
Le type porte maintenant un blouse blanche
Y'a une petite faute de frappe : une blouse blanche

Citer
qu’on me coupe le bras à la scie à métaux.
Qu'on me scie le bras? (est-ce que c'est important quelle type de scie ? Je veux dire, il a surement pas testé la différence entre une scie à métaux et une scie à bois sur sa chair )

Citer
, je flotte au milieu des étoiles
Mouais. Faut bien caser un ou deux thèmes n'est-ce pas ? :D

Citer
Sur le côté, le grillage d’un poulailler désaffecté.
idem  ;)

Au final, rien à dire sur le récit et la construction : c'est très bien écrit, parfaitement maitrisé. Tu distilles tes infos correctement et on arrive très bien à reconstruire toute l'histoire.
Les personnages sont crédibles, la fin glaçante.
Ce qui est peut-être un peu gênant, c'est ce paroxysme de douleur constant tout au long du texte. C'est un peu obligé du fait du sujet choisi, mais j'ai senti un peu comme le manque d'une croissance progressive de la douleur. Comment dire, on s'y habitue au long du texte et il est difficile d'être plus choqué à la fin du texte qu'on ne l'était déjà au début.
A part ça c'est un très bon texte.

Merci pour la lecture !










« Modifié: 18 Septembre 2021 à 23:19:19 par Samarcande »
«Trees are full of songs and we are not shy to seeing them.» (Elif Shafak - The island of missing trees)

Hors ligne Rémi

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Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #24 le: 19 Septembre 2021 à 09:45:44 »
Salut gage,

Citer
même un tueur fou qui ne supporterait pas qu'on dise le mot "chocolatine".
je suis démasqué !  :D

Citer
j'ai pensé à Misery en te lisant
j'y ai pensé après et tu imagines bien que ça ne m'a pas aider à trouver mon texte formidable. Mais en y réfléchissant, ça n'a rien à voir, un roman et une petite nouvelle de 2500 mots. King fait un boulot de dingue sur l'angoisse dans ce bouquin, et sur la dépendance aux médocs de l'écrivain prisonnier (il était lui-même accro au moment de l'écriture).

Comme souvent, tu es d'une bienveillance rare, mon cher gage, merci pour ton commentaire ; et je suis heureux que tu aies soulevé la question relative à la chute, elle n'est pas formulée dans le texte mais apporte une couche d'angoisse supplémentaire.

@Aponiwa
Merci d'être repassée, c'est chouette. Oui les persos (surtout le psychopathe) ont pris un peu d'épaisseur, cool si tu l'as remarqué.

@ Samarcande.
Un grand merci pour la chasse aux coquilles !

Citer
Citer
Mes paupières s’ouvrent sur le plafond lézardé. J’ai moins mal, mais je sens que le moindre mouvement pourrait déclencher un nouveau foudroiement de douleur. Mon corps n’est plus entravé, je sens que mes membres pourraient se mouvoir et pourtant je n’envisage pas une seconde de bouger, j’ai trop peur de souffrir.
Peut-être changer de verbe ?
oui ! j'ai modifié : je sens / je sais

Citer
Le passage de la douleur est impeccablement écrit, presque trop bien si on considère que le personnage n'est pas vraiment lucide.
oui, je me suis posé cette question (de la lucidité) ; le manque de lucidité du personnage apparaît un peu (lorsqu'il analyse son environnement, par exemple, ou bien sa réaction à l'odeur du déodorant qui devrait ne pas le préoccuper)
Mais c'est chaud, vu qu'on est à la première personne, difficile de faire passer le message au lecteur sans que le perso dise lui-même : oh mais dis donc, je fais des trucs pas très lucides !

Citer
Citer
Il me cueille à la sortie du labo, m’anesthésie, m’attache dans sa cave,
Peut-être revoir la répétition.
oui, c'est modifié, merci !

Citer
Citer
qu’on me coupe le bras à la scie à métaux.
Qu'on me scie le bras? (est-ce que c'est important quelle type de scie ? Je veux dire, il a surement pas testé la différence entre une scie à métaux et une scie à bois sur sa chair )
Alors oui, il n'a certainement pas testé la différence !
Par contre, une scie à métaux, ça a de petites dents, sa grignotte longuement ; une scie à bois déchirerait la chair et les eaux (deux douleurs différentes donc, miam, miam !)

Citer
Au final, rien à dire sur le récit et la construction : c'est très bien écrit, parfaitement maitrisé. Tu distilles tes infos correctement et on arrive très bien à reconstruire toute l'histoire.
Les personnages sont crédibles, la fin glaçante.
cool !

Citer
Ce qui est peut-être un peu gênant, c'est ce paroxysme de douleur constant tout au long du texte. C'est un peu obligé du fait du sujet choisi, mais j'ai senti un peu comme le manque d'une croissance progressive de la douleur. Comment dire, on s'y habitue au long du texte et il est difficile d'être plus choqué à la fin du texte qu'on ne l'était déjà au début.
moins cool !

Effectivement, plusieurs lecteurs ont eu cette sensation. C'est assez trash, finalement, de s'habituer à la douleur, j'aurais pu essayer de travailler là-dessus, pour renvoyer le lecteur à cette sensation assez ignoble, en fait !
Merci pour ton commentaire qui fait encore progresser ce texte.



Encore merci à tous les commentateurs, ce texte s'est amélioré au fil des jours grâce à vous, c'est bien chouette !
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Earth son

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Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #25 le: 19 Septembre 2021 à 09:46:38 »
Hello Mout14,

J’ai relu et je trouve ça bien plus clair. Beau travail.

Juste quelques broutilles au fil de la lecture

Citer
Les rats et les souris nous aident alléger la souffrance des humains.
Il manque un « à » entre « aident »et « alléger »

Citer
J’ai à peine parcouru dix mètres et mes genoux me font mal.
Je mettrais plutôt « J’ai à peine parcouru dix mètres que et mes genoux me font mal.

Voili voilo

Hors ligne Rémi

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Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #26 le: 19 Septembre 2021 à 13:59:48 »
Salut Earth son,

Merci d'être repassée, chouette si le texte est plus clair !

Et j'ai fait les deux modifications qui s'imposaient, merci pour ça aussi.
Le paysage de mes jours semble se composer, comme les régions de montagne, de matériaux divers entassés pêle-mêle. J'y rencontre ma nature, déjà composite, formée en parties égales d'instinct et de culture. Çà et là, affleurent les granits de l'inévitable ; partout les éboulements du hasard. M.Your.

Hors ligne Docal

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Re : 14 - Comme un rat
« Réponse #27 le: 25 Septembre 2021 à 20:59:01 »
Très dense et j'ai pas super bien compris. J'ai du mal à voir où ça mène cette histoire de test et de sérum.

C'est bien écrit cependant.

 


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