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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [Blind Test + gros revers de la plume] Obscurité

Auteur Sujet: [Blind Test + gros revers de la plume] Obscurité  (Lu 2264 fois)

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
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[Blind Test + gros revers de la plume] Obscurité
« le: 24 Février 2011 à 19:59:09 »
Bon ben voilà, je fais comme Rain, je poste ma participation au Blind Test.

Comme vous avez pu vous en rendre compte à cette occasion, ce truc est nul. Nul de chez nul, j'avais honte de le montrer. Je l'ai écrit y a, je sais pas, 3-4 ans je crois. Je l'ai trouvé mauvais et l'ai laissé reposer pour le reprendre plus tard. Quelques temps après, je l'ai effectivement relu, trouvé encore plus mauvais que dans mon souvenir, et abandonné. Mais, je sais pas pourquoi, j'ai pas voulu l'effacer.
Bref, pour le Blind Test, on manquait de textes, alors je me suis résolue à ressortir celui-là. Je l'ai allégé (eh oui, il était
encore plus lourd avant, si si, c'est possible), et l'ai posté avec les autres.
Mais j'avais vraiment honte.

Je le poste donc ici, mais je crois pas qu'on puisse en tirer quoi que ce soit, alors vous forcez pas à le relire. Et, pour ceux qui n'ont pas participé au Blind Test et qui voient ce texte pour la première fois... désolée de présenter quelque chose d'aussi lourd.

Commentez, commentez pas... c'est pas grave, je vous en voudrai pas !  :)


_________________


Obscurité




   Azad fut poussée violemment en avant. La porte se referma dans son dos, et la lumière mourut avec elle. Etrange métaphore, se dit Azad.
   Elle se trouvait à présent dans le noir absolu. Total. Instinctivement, elle s’était mise à écarquiller les yeux et à lancer des coups d’œil autour d’elle, dans le vide, sans oser remuer la tête. L’obscurité était complète, uniforme, si épaisse que pour un peu, Azad se serait attendue à la sentir contre sa peau. Ses yeux commençaient à la picoter, proies de l’air glacé et humide qui formait ce bloc compact de ténèbres. Elle frissonna, moins de froid que de malaise.
   Elle ne pouvait pas rester là, immobile, devant la porte désormais fermée pour longtemps, pour toujours, sans oser bouger. Ses entrailles frissonnèrent à l’intérieur de son ventre. Elle avait été jetée en prison, jetée littéralement ; il faudrait vivre avec – ou plutôt dedans. Sans se risquer à remuer les pieds, elle tendit son bras devant elle, à l’aveuglette. Elle se sentait étourdie, dans ce cachot sans la moindre lueur, sans le moindre repère, sans le moindre détail sur lequel reposer ses yeux. Des alvéoles aux couleurs irréelles se dessinaient faiblement sur ses pupilles, comme si son œil cherchait à combler l’absence de lumière par un éblouissement factice. Il n’y avait rien devant elle. Elle abaissa son bras.
   C’était comme d’être aveugle, se dit-elle. Laisser les autres sens prendre le dessus, voilà la seule chose à faire. Elle ferma les yeux mais cela ne changea absolument rien à ce qu’elle voyait, à ce qu’elle ne voyait pas. Déstabilisant. Elle eut une profonde inspiration tremblante.
   Le tout était de dépasser cette peur irrationnelle qu’elle sentait monter dès qu’elle songeait à se mouvoir dans le noir opaque et trompeur. Elle était incapable même de repérer une fosse qui s’ouvrirait à ses pieds. Pourtant, quelle belle façon de se débarrasser d’une adversaire politique ! Elle se sentait impuissante, vulnérable, sans défense.
   L’avait-on enfermée seule ? Se trouvait-elle dans une cellule surpeuplée de prisonniers agonisants, oubliés là après leur arrestation, qui se mouraient loin des journalistes ? L’idée d’être, sans le savoir, cernée par des squelettes à moitié décomposés lui retourna brusquement l’estomac. Désemparée, elle appela d’une voix étranglée :
-   Il y a quelqu’un ?
   Sa voix résonna sur les murs nus, sortant son ouïe de la torpeur où elle s’était réfugiée. Elle tendit l’oreille.
   Il lui semblait percevoir autre chose qu’un silence impénétrable. C’était plutôt un silence… mouillé. L’humidité des murs renvoyait les bruits avec une sonorité particulière. Les pierres devaient en être imprégnées. Mais elle ne percevait pas de respiration. Rien de régulier, rien de proche. Juste un petit clapotis, au loin, étouffé, vite éteint. Des pattes de rats dans une cellule voisine.
   Quelle taille pouvait faire ce cachot ? Elle n’avait pas cette sensation de profondeur que dégagent les grands espaces, même si c’était difficile à dire, sans rien voir. Il n’y avait pas eu d’écho. La geôle devait être relativement exiguë. Elle chercha la porte à tâtons, dans son dos. Ses doigts rencontrèrent le bois épais et rugueux, tout près. Elle le longea de la main, jusqu’au moment où il devint évident qu’elle ne pourrait éviter de bouger ses jambes. Elle entendait sa propre respiration, à présent, bien qu’elle demeurât particulièrement discrète. Elle déplaça son pied vers la droite, sans se risquer à le décoller du sol. Une petite irrégularité sous sa voûte plantaire lui indiqua qu’elle avait changé de dalle. Pas de fosse cachée, en fin de compte. Un peu enhardie par cette réflexion, elle amena son autre pied à côté du premier, fit un pas, un autre, toujours sans lâcher la porte.
   Elle se sentait plus assurée, à présent. Elle ne percevait plus constamment sa cécité forcée, comme elle l’aurait fait d’une blessure ou d’un membre endolori. D’ailleurs, elle ne savait même plus si ses yeux étaient ouverts ou fermés. Ils n’étaient pas parcourus de fourmillements – sans doute fermés.
   Après la porte, sa main rencontra le mur. Humide et moite, comme prévu. Froid, aussi. Elle lâcha une seconde la paroi pour resserrer son sari contre son corps. L’atmosphère avait beau être glaciale, elle n’avait pas vraiment froid. Elle se remit à explorer la nouvelle demeure qu’elle venait de se voir imposer.
   C’était en effet assez réduit, vide à l’exception d’une botte de paille, dans un coin, pour dormir peut-être. Dans le second coin, elle découvrit un petit orifice dans le sol, qu’elle identifia, à l’odeur, comme de sommaires latrines. Elle revint à son point de départ, la porte, et osa enfin se séparer du mur, avançant dans le centre de la pièce comme un chevreau faisant ses premiers pas.
   A un instant précis, sans savoir pourquoi, elle s’arrêta. Intriguée par sa propre réaction, elle tendit l’oreille, s’immobilisa pour mettre tous ses sens aux aguets. Elle n’aurait su dire lequel la renseigna, une combinaison de tous, peut-être. Elle se trouvait à l’endroit qui s’approchait le plus du centre exact de la cellule. Elle sourit, surprise d’être capable de percevoir ce détail.
   Seule au centre d’une pièce vide. Sans personne avec qui communiquer. Sans une seule voix à entendre. Sa poitrine fut soudain de nouveau oppressée, le sentiment de ce qui était extérieur à cette cellule la remplit d’effroi. Ses amis, ses deux fils, ceux qui avaient combattu avec et pour elle… Abandonnée ici, elle ne pourrait plus les aider, elle ne pourrait plus leur tendre ce regard calme et déterminé avec lequel elle apaisait les cauchemars autant que les foules agitées. Elle ne pourrait même plus leur faire savoir que leur combat pour elle avait encore une raison d’être…
   D’une seconde à l’autre, elle allait de nouveau se sentir perdue, réalisa-t-elle sans déterminer comment elle arrivait à anticiper une sensation aussi spontanée. Elle se mordit la joue.
   Elle ne se laisserait pas faire. La solitude de cette prison avait été pensée comme une arme à part entière, pour la briser. On l’aurait tuée si on l’avait voulu. Mais non, mieux valait la réduire à l’état de loque puis la présenter, vaincue, au peuple. Elle ne se laisserait pas faire.
   Elle entonna un air qu’elle avait entendu à la radio et avec lequel elle berçait son cadet, quand il était plus petit. Sa voix ne fut qu’un souffle :
Idiot qui ne comprend pas
La légende dit comme ça…
  Elle s’interrompit. Le chant s’était éraillé sur le dernier mot. Elle avait toujours aimé cette chanson, la voix cristalline qui accompagnait au mieux les paroles, et le désespoir qui se muait en beauté. Elle ne se laisserait pas faire, se répéta-t-elle encore, non, elle ne se laisserait pas faire. Elle allait chanter, peupler cet espace de sa voix, la rendre pure et tranchante pour griffer les murs de cette prison.
Idiot qui ne comprend pas
La légende qui comme ça
Dit qu'une gitane
Implora la lune
Jusqu'au lever du jour…
  Pas la moindre variation dans l’opacité des ténèbres, mais elle sentit qu’elle était en train de les apprivoiser, de les remplir de mots, de les implorer, elle aussi, jusqu’au lever du jour qui les chasserait. Elle sentit qu’ils ne la briseraient pas, que chanterait pour les ténèbres jusqu’à ce qu’elle s’y meuve comme avec autant de familiarité qu’un poisson des profondeurs ; avec autant de familiarité que le sang dans ses veines. Elle le sentit et elle le décida.
   A partir de là, le temps s’écoula différemment pour Azad.
   Elle en avait perdu la notion, en même temps que sa vue. Forcément : elle ne pouvait plus voir le temps passer. A un moment, une fine ouverture se découpa dans la porte, avec un bruit de bois traîné contre le sol. Petit rectangle de lumière qu’elle aurait pu mendier, attendre chaque fois avec impatience. Mais elle s’y refusait. C’était par là qu’on lui donnait à boire et à manger. Peu souvent, mais assez pour ne pas dépérir. Elle se refusait à vivre dans l’attente de cet instant de lueur blafarde, à sa merci. Elle refusait de vivre à la merci de ses geôliers. Elle finit même par détourner les yeux de la porte, lorsqu’elle entendait le petit raclement caractéristique. Elle se sentait plus à l’aise dans cette obscurité qu’elle connaissait à présent intimement.
   Cela ne voulait pas dire qu’elle avait renoncé à l’espoir. Elle voulait savoir qu’un jour, cela serait terminé. On l’avait enfermée sans procès, sans droit, pour avoir désiré un monde meilleur et l’avoir dit. On ne fait pas tomber les régimes avec des paroles, avaient critiqué certains, mais ce n’étaient que ses paroles qui l’avaient conduite ici. Elle ne regrettait rien. Le droit reprendrait les siens. Mais elle refusait de ne vivre qu’en attendant ce moment.
   Il fallut se trouver des occupations. Elle épuisa bientôt le répertoire des chansons de son enfance, et de celle de ses fils à qui elle les avait chantées. Alors elle en inventa. Elle les écrivait dans sa tête, les essayait, les apprenait, les adaptait à l’acoustique particulière de la cellule humide. Bien vite, elle prit l’habitude de toujours emplir son cachot de mélodie, l’apprivoisant en permanence. Il lui arrivait aussi d’écouter le silence. Il avait beaucoup à lui apprendre. Les déplacements habituels des rongeurs, par exemple. Ou celui des gardes apportant la nourriture, ce qui n’était pas si différent. Car son ennemi n’était pas le silence. C’était l’ennui.
   Dès le début, elle l’avait su. Le danger était de s’enfermer dans le cercle de pensées identiques et sans fin, bien plus imprenables que la prison aux murs épais où elle se trouvait. Alors elle inventait sans cesse du nouveau pour empêcher le cercle de se boucler.
   Elle inventa un nom aux pierres, changea souvent sa botte de paille de place, réinventa l’espace de son cachot. Longtemps, elle décida qu’ici il y avait une table, et que là, il fallait écarter les rideaux en perles de bois pour passer. Et à chaque déplacement, elle évitait la table et écartait le rideau. Elle n’arriva pas à l’aimer, ce cachot. Mais elle faisait partie de lui. Comme une proie qu’il aurait avalée, et qui refusait de se laisser digérer.
   Elle était consciente qu’à l’extérieur, le temps s’écoulait. Une fois, elle se demanda si des années s’étaient déroulées. Puis elle réalisa que chercher la réponse serait le début d’un autre cercle de pensées. Elle changea de sujet, ne conservant de celui-ci que l’image de ses fils qui lui manquait.
   Et puis un jour, ou une nuit – elle ne savait pas, bien sûr – le raclement fut plus fort, plus long, inhabituel et accompagné d’un grincement. Par réflexe, elle ferma les yeux très fort, pour empêcher la lumière de la ramener au temps et à l’attente qui tueraient son espoir. Elle sentit que l’espace s’agrandissait, que l’air renfermé de sa cellule se mêlait à un autre, moins dense, plus léger, chargé d’un autre parfum. Le grincement se répercuta, au loin, plusieurs fois, de façon irrégulière, et des voix, des cris lui répondirent.
   Azad sentit fleurir un sourire sur ses lèvres. Elle se tourna vers la porte, et ouvrit les yeux. Un homme se tenait dans l’encadrement, elle le sentait plus qu’elle ne le voyait, car l’éclairage si longtemps absent l’éblouissait à présent et lui donnait mal à la tête. Elle avait la sensation d’être dans un tourbillon de couleurs et de lumière. Elle sut que l’homme souriait.
-   Azad, dit-il enfin, nous avons réussi.
   Elle reconnut la voix grave, grésillante comme des cailloux gras frottés les uns contre les autres dans un sablier. C’était l’un de ses camarades de combat. Elle cilla plusieurs fois, forçant ses yeux à accepter de voir à nouveau. L’homme était surpris de son silence, de se son immobilité, il n’osait pas aller vers elle.
-   Ces quatre mois n’ont pas été trop durs, Azad ? demanda-t-il d’une voix où pointait l’inquiétude.
   Azad voyait à présent. Le soleil entrait par la fenêtre du couloir, et pénétrait dans sa cellule par la porte ouverte, jusque dans son cœur. Elle se baissa vers sa botte de paille, et la disposa calmement au fond du cachot, comme lorsqu’elle l’avait trouvée. Elle tenait à ne rien laisser d’elle à cet endroit. Déjà, illuminé, ce n’était plus vraiment son cachot. Elle s’avança vers son compagnon et s’arrêta au niveau du seuil.
-   Je ne vous attendais pas, dit-elle.
« Modifié: 25 Février 2011 à 11:41:02 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne ernya

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Re : [Blind Test] Obscurité
« Réponse #1 le: 24 Février 2011 à 23:19:38 »
Citer
Azad fut poussée violemment en avant. La porte se referma dans son dos, et la lumière mourut avec elle. Etrange métaphore, se dit Azad.
Je trouve ça cheveu sur la soupe la phrase « étrange métaphore, se dit Azad »
Peut-être parce que la situation et la pensée ne me semblent guère conciliables. Ou alors parce qu’on entre trop vite dans ses pensées. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire.javascript:void(0);

Citer
   Elle se trouvait à présent dans le noir absolu. Total.
Un peu répétitif, non ?

 
Citer
Instinctivement, elle s’était mise à écarquiller les yeux
En quoi c’est de l’instinct ? (désolée, hein, je critique, je critique, je sais faire que ça)

Citer
Ses yeux commençaient à la picoter, proies de l’air glacé et humide qui formait ce bloc compact de ténèbres.
Ça fait un peu lourd et la formulation me dérange, je me demande même si c’est correct syntaxiquement (on rajouterait un verbe naturellement, non ? là, ça fait un peu latin traduit je trouve, XD)

Citer
Elle avait été jetée en prison, jetée littéralement ;
Bof pour le « jetée littéralement », enfin on a compris dès le début puisque le premier verbe c’est « fut poussée »

Citer
Elle eut une profonde inspiration tremblante
.
Un peu lourd les deux adjectifs
Citer
  Elle était incapable même de repérer une fosse qui s’ouvrirait à ses pieds.
Un peu bizarre de mettre « même » après l’adjectif, non ?
Sinon y’a pas un bug des temps ?


Citer
Pourtant, quelle belle façon de se débarrasser d’une adversaire politique !
Les transitions, Mil… les transitions
Citer
  Elle ne percevait plus constamment sa cécité forcée, comme elle l’aurait fait d’une blessure ou d’un membre endolori.
Pas très clair… et très lourd

T'aurais dû lui trouver une fin pour en finir une bonne fois pour toutes avec ce texte.
Sinon, bon, c’est sûr que tu nous as habitués à mieux, ça tourne beaucoup en rond en fait, on revient inlassablement aux mêmes idées, mais ça semble pas tellement justifié par la monotonie à laquelle est contraint le personnage, c’est surtout ça le reproche principal que je ferai à ce texte. Et aussi parce que y’a pas beaucoup d’éléments originaux ou dynamiques.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Zacharielle

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Re : [Blind Test] Obscurité
« Réponse #2 le: 25 Février 2011 à 00:08:58 »
Etrange métaphore, se dit Azad.
d'abord : j'ai cherché la métaphore (bon, je suis fatiguée)
ensuite : je me suis dit que ton perso ne pouvait pas se dire ça puisque c'est dans la narration, pas dans la réflexion, je veux dire ton perso se dit pas "tiens, la lumière est morte" "oh oh, je viens de faire une métaphore" "mais c bizarre quand même"

 
Citer
  Elle se trouvait à présent dans le noir absolu. Total.
c'est quand même récurrent, chez toi :p (dans tes textes) - et puis un peu lourd le "total" :/

Citer
L’obscurité était complète, uniforme, si épaisse que pour un peu, Azad se serait attendue à la sentir contre sa peau.
ça aussi (récurrence + trop plein d'adjectifs)

Citer
Ses yeux commençaient à la picoter, proies de l’air glacé et humide qui formait ce bloc compact de ténèbres.
c'est lourd, peut-être à cause de "proies de l'air" + "qui formait"

Citer
Ses entrailles frissonnèrent à l’intérieur de son ventre.
MDR

Citer
Des pattes de rats dans une cellule voisine.
griffes ?

 
Citer
Elle entendait sa propre respiration, à présent, bien qu’elle demeurât particulièrement discrète.
c'est bizarre, normalement t'essayes de combler le vide avec quelque chose que tu es certain de produire : le bruit de la respiration par exemple

Citer
elle ne pourrait plus leur tendre ce regard calme et déterminé avec lequel elle apaisait les cauchemars autant que les foules agitées.
tu passes de la focalisation interne à externe, ça fait comme si le personnage se voyait elle même jeter un regard qualifié de calme et de déterminé, ça fait bizarre

Citer
Mais non, mieux valait la réduire à l’état de loque
"loque" c'est pas trop dans le vocabulaire du texte j'ai l'impression

 
Citer
avec autant de familiarité que le sang dans ses veines.
euuuh

Citer
Le droit reprendrait les siens.
cool :)


J'aurais aimé en savoir plus sur le contexte, la lutte, même si d'un autre côté j'ai apprécié qu'on insiste pas trop dessus... j'aime bien les phrases de dialogue de la fin mais il n'y a pas beaucoup d'émotion, je demande pas des effusions à n'en plus pouvoir mais enfin, un peu plus de réactivité, de part ou d'autre. Sinon ça ressemble à beaucoup de tes textes après réflexion, un personnage qui se retrouve en prison où l'obscurité est très épaisse, sauf que là ça n'aboutit pas à grand chose. En même temps, c'est délicat, comment traiter des mois d'enfermement total sans lasser le lecteur... peut-être justement en suivant ses cercles de pensées plutôt que d'être un peu en extérieur (il fait noir, je découvre mon environnement, tout ça est très factuel finalement). Voilà, c'est sûr que tu as fait mieux, mais bon, un petit bout de combat politique ça change un poil !

Verasoie

  • Invité
Re : [Blind Test] Obscurité
« Réponse #3 le: 25 Février 2011 à 01:08:46 »
Je fais pas de relevé précis comme c'est un vieux texte ^ ^

Mecano m'a vaguement fait penser à toi mais j'aurais plutôt pensé "han, c'est un faux indice !" XD.

C'est amusant parce que j'ai lu ce texte juste après l'Étranger, et y'a tout un passage où il expique comment il faisait passer le temps en prison.

J'ai aussi trouvé le texte un peu long (comme dit ernya, peu d'éléments nouveaux) mais surtout un peu "sorti de nulle part". Pour que je l'apprécie il aurait fallu soit vraiment prendre ce parti (et dans ce cas même pas dire pourquoi elle avait été enfermée, et juste terminer avec cette fin-espoir que j'aime bien en fait), soit l'intégrer dans un texte carrément plus long et plus développé et où on aurait vraiment su le contexte. Je l'ai trouvé un peu trop entre les deux. Mais j'ai bien aimé la fin ^ ^ voilà !

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
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Re : [Blind Test + gros revers de la plume] Obscurité
« Réponse #4 le: 25 Février 2011 à 11:48:46 »
C'est gentil d'avoir relevé au cas par cas, mais comme je disais, fallait pas vous donner ce mal : ce texte est définitivement banni, et ce depuis longtemps  ^ ^


Ernya -->
Citer
ça tourne beaucoup en rond en fait, on revient inlassablement aux mêmes idées, mais ça semble pas tellement justifié par la monotonie à laquelle est contraint le personnage, c’est surtout ça le reproche principal que je ferai à ce texte. Et aussi parce que y’a pas beaucoup d’éléments originaux ou dynamiques.
Carrément.
Citer
T'aurais dû lui trouver une fin pour en finir une bonne fois pour toutes avec ce texte.
Ben, euh, elle sort, elle est plus dans l'obscurité, alors on n'en parle plus, basta. Ah bon, c'est pas une fin ?  :mrgreen:

Zach -->
Citer
J'aurais aimé en savoir plus sur le contexte, la lutte, même si d'un autre côté j'ai apprécié qu'on insiste pas trop dessus...
Euh, comment ça ?

Citer
ça n'aboutit pas à grand chose
Parfaitement.

Citer
Sinon ça ressemble à beaucoup de tes textes après réflexion
Euh, ça j'apprécie moins, j'avoue  :D Mais bon, c'est sans doute vrai ^ ^


Verasoie -->
Citer
Mecano m'a vaguement fait penser à toi mais j'aurais plutôt pensé "han, c'est un faux indice !" XD.
Ah bon ? Lol. J'aimais bien cette chanson, et en fait je savais pas quelle autre caser ^ ^

Citer
J'ai aussi trouvé le texte un peu long
Merci pour le "un peu", c'est très indulgent ^ ^

Citer
Pour que je l'apprécie il aurait fallu soit vraiment prendre ce parti (et dans ce cas même pas dire pourquoi elle avait été enfermée, et juste terminer avec cette fin-espoir que j'aime bien en fait)
Il me semble que c'est ce que j'avais fait au début ; l'idée de tout départ était, si je me rappelle bien, juste décrire quelqu'un dans l'obscurité (et avec cette idée de base terrrrriblement consistante, on comprend pourquoi le texte est d'une si grande qualité :mrgreen: ), mais ça m'avait semblé plat, alors j'avais rajouté deux-trois trucs pour que le "je" soit pas juste un "oeil".
Mais je suis parfaitement d'accord avec ta critique.


C'est gentil d'avoir fait l'effort de commenter ce truc ; j'espère que ça vous a pas trop endormis pendant le BT (moi si, quand je l'ai relu) ^ ^
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Ambriel

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Re : [Blind Test + gros revers de la plume] Obscurité
« Réponse #5 le: 25 Février 2011 à 13:46:31 »
Je vais encore pas détailler  :-[ mais ça a déjà été fait, donc bon. Alors, ce texte m'a totalement déstabilisée pendant le BT, mdr. Qui, mais qui avait donc bien pu parler d'un combat politique ? XD. Bref, c'est vrai que ça tourne un peu en rond, mais j'ai bien aimé quand même ^^. Yup, je sais pas trop quoi dire. Voilà  :-¬?. (ce com ne sert à rien...)
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

- Renaud, les charognards -

Hors ligne Kathya

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Re : [Blind Test + gros revers de la plume] Obscurité
« Réponse #6 le: 04 Mai 2011 à 18:53:22 »
Vu l'introduction, je m'attendais à bien pire, encore que, Mil' a un talent indéniable pour ruiner ses propres textes. x'D

Honnêtement j'y ai trouvé quelques longueurs, mais rien d'abominablement pénible. J'ai bien aimé la fin, et le détachement du personnage. Après, c'est sûr que c'est pas celui de toi qui m'auras le plus marqué.

En tout cas, c'est abominablement fourbe dans un blindtest, venant de ta part. J'ai pas de regret de n'avoir pas pu perdre de neurones sur celui-ci ! x')
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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