Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
St Pierre, 1902.
Quand on reverra les nuées d'oiseaux se mettre à tournoyer pour quitter l’île, quand veaux vaches et cochons auront tous crevé et que l'eau des fontaines devenue pestilence sera empoisonnée, m'écouterez vous ?
Quand les rats, souris et toute la vermine qui coure et rampe sur la terre déferleront sur nos villages pour gagner la mer et venir s'y noyer.
Quand après une nuit de peur et de silence et pour la première fois sans un chant de grenouilles, vous entendrez des hennissements, cavalcades folles et tous nos chevaux effrayés, la bave sortant des naseaux ruant et s'enfuyant les yeux fous, que les chiens à leur tour se mettront à hurler comme des loups, car même la terre aura tremblé.
Je vous le répète, la montagne Pelée que l'on croyait éteinte et
pacifique s'est réveillée !
Vous souviendrez vous que je vous aie dit fuyez ?
Ne vous ais-je pas raconté qu'au fond de la mer dans mon
scaphandre sur les
grèves, j'ai faillis me noyer, que j'ai commencé à cuire comme en enfer dans l'eau brûlante de nouvelles cheminées.
Par saint Pierre, n'attendez pas les nuées ardentes qui bientôt vont dévaler. La peste soit de ces élections ! L'éruption sera suivie de
laves et lueurs rouges, grondant comme un diable
flamboyant dans une nuit en plein jour. Elles n'épargneront personne, pas un enfant, pas une femme, recouvrant vos maisons, emportant vos
âmes et tous vos péchés.
Avant qu'il ne soit trop tard n'attendez plus, partez ! Emplissez vos malles, barricadez les maisons emportez des vivres, chargez les bateaux, qu'ils soient voiliers, cargos, marchands ou chalutiers, fuyez ! Le monstre, la bête qui empeste le soufre et fait trembler la terre s'est réveillé.
Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.