Première question : c'est quoi un BlindText ?
Ensuite, passons aux choses sérieuses :
Comment je suis arrivée dans les flammes, pourquoi je ne suis pas allée au ciel comme les bonnes gens, qui m’avait tuée,
=> à qui se raccorde le "qui" de "qui m'avait tuée" ?
est-ce que c’était le temps, un orage, mon compagnon, je l’ignore.
=> typographie à revoir.
=> suggestion : "Est-ce que c'était le temps, un orage, mon compagnon ? Je l'ignore."
A côté les serpents, les trous mangeurs d’homme
=> un accent sur le "A"
j’y tombe tout entière.
=> toute entière
Autant te dire que j'ai relu trois fois le texte et que, malgré ton explication, je n'ai pas retrouvé la traduction de ce que tu voulais dire.
Pourtant, j'ai cherché à comprendre et je me suis dit à un moment : peut-être qu'on se figure qu'elle parle d'homme, mais ce n'est sûrement qu'une grande allégorie.
Visiblement non ; tant pis.
Le style est pourtant judicieusement élaboré en fonction du mystère que tu veux invoquer. Mais quel mystère au final ? Pourquoi tant d'esbroufe autour du fait que celle qu'il a récupérée dans le puits de la mort devait être son épouse ? Parce qu'il me semble que c'est le pilier du texte, le moteur même. Alors pourquoi nous le dissimuler et ainsi prendre le risque de tous nous faire passer à côté ?
Ou du moins... pourquoi nous cacher que c'est une femme ? Rien que ça ?
Et qui sont-ce (comme c'est laid comme expression) tous ces hommes qui les regardent de haut pour voir la traversée du vieux bouvier ? C'est là que j'ai perdu pied... je me suis dit : "tiens, ils sont à la vue de tous... peut-être qu'ils sont dans une attraction, peut-être que l'auteur nous dissimule un trait marquant de leur nature afin de nous en faire une meilleure chute..." mais visiblement non, et c'est assez contrariant.
Ensuite, dans la simple qualité syntaxique, explique-moi la logique du premier paragraphe :
Les cloches font tomber sept heures, le bourdon des mouches enfle autour de sa tête. Un degré s’écrase, pesamment suivi d’un autre. Il n’y aura pas de répit avant des années. Pas avant d’avoir traversé l’enfer et son sous-sol. Une journée étalée dans toute son ignoble lenteur. Je vous demande combien de temps ça peut s’étirer.
Vous ne pouvez pas savoir. Lui va le vivre.
Pourquoi ce rythme tranché à plusieurs endroits ? Pourquoi hacher la narration ? Communément, on le fait pour hâter l'enchainement des actions, pour donner de la vigueur au texte, et toi pourquoi ?
Je crains que tu ne te sois laissée aller à la mode actuelle, et c'est dommage parce que le reste du texte est plutôt bien écrit, c'est-à-dire que ça donne un effet "blasé" que Musset a eu tendance à utiliser (avec originalité) dans l'une de ses œuvres et qu'ensuite beaucoup de pseudo auteurs comme Musso et Levy ont repris en croyant bien faire. Disons que Musset avait eu en tête de produire un effet de chamboulement consciencieux, j'entends par là de créer un univers comme si les actions des pensées se chevauchaient et rendaient finalement un véritable trouble dans l'esprit du personnage.
Musso et Lévy se sont contentés de reprendre la forme et pas le fond, et ça a donné une espèce de pâle copie de l'expérience, avec un air "blasé" qui aurait pu plaire au début, s'ils ne s'amusaient pas à le faire à toutes les sauces.
Et toi, dans quel esprit l'as-tu employé ?
Sinon, oui, l'ensemble du texte a une attirance très singulière : à la fois on ne comprend pas tout mais le rythme, la verve, cette prose décalée donnent envie de poursuivre la lecture malgré tout.
Alors je suppose qu'il te faudrait plus de clarté dans le scénario mais bien conserver le style du texte pour l'améliorer sur beaucoup de points

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