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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [BT] Repas de fin des temps

Auteur Sujet: [BT] Repas de fin des temps  (Lu 4321 fois)

Hors ligne Gros Lo

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[BT] Repas de fin des temps
« le: 17 Mars 2010 à 20:01:12 »
J'ai eu l'idée de ce texte en mangeant un des repas les plus bouleversants d'intensité que j'aie connus :mrgreen: au Burger King de Galway.

La 2ème édition du BlindTextes fut l'occasion de le concrétiser.

Je me suis rendu compte après l'avoir écrit, et non sans un pincement au cœur, que c'était mon premier texte autobiographique. Peu romancé ; je n'ai pas vécu les corbeaux. J'ai ressenti et vécu tout le reste. Les chaises avaient sept fentes et j'ai haï cet employé en tee-shirt rouge. Bien. Et ça m'a amusé de l'écrire. Ca m'a donné très faim aussi, la nourriture est tellement suprême chez Burger King.

J'espère avoir écrit de façon un peu différente (rien ne sera plus pareil, après Joyce, in-hin) et la consécration de ce texte serait de vous avoir donné (très) faim.

Je me permets ces quelques liens, ne les regardez qu'après lecture, bien sûr. En tant que bouquet final et Vérités délivrées. La 1ère et la 2de.




Pour B.K., sans qui rien n'aurait été possible



Repas de fin des temps





Il y avait une chaise devant moi et cette chaise était fendue de trois six sept trous verticaux. Pas confortable, j’avais la même, c’est pour ça que je le savais : je ne l’avais pas essayée pour penser ça et je ne m’étais jamais assis à cette place auparavant. Mais il y avait peu de chance qu’ils aient mis là le modèle d’une autre chaise quasi identique. Rien que pour contrecarrer ce constat inintéressant. Pourtant c’était bien le genre de tortuosité psychologique qui devait ramper dans la tête de ce type au tee-shirt rouge, qui était payé à nettoyer le sol et les tables. Je n’avais pas la preuve qu’il recevait un salaire pour ça ; mais pourquoi il le ferait sinon. Ça n’avait pas de sens. C’était un type tordu mais pas idiot. A circuler avec sa poubelle et son balai. A faire ses remparts de chaises pour qu’en fin de journée les derniers clients ne s’installent pas là où il avait déjà fait le ménage. Je ne lui avais jamais demandé – quelle horreur d’engager une conversation avec un personnage comme ça – mais je pense qu’il était paresseux. Et un peu maniaque. Que son travail lui répugnait et que, s’il s’était habitué à être un nettoie-graisses – parce qu’il n’y avait pas de poussière ici, juste de la graisse qui n’en finissait pas de couler à chaque négligence et qui se figeait dans les recoins comme un petit animal peureux, comme le chat qui avait disparu dans la haie après Birr –, s’il s’était fait à ce moyen de gagner un peu d’argent donc, pour autant il ne l’appréciait pas plus qu’au premier jour et tendait à le bâcler. Histoire d’être un nettoie-graisses le moins de temps possible. Compréhensible. Mais ce type au tee-shirt rouge qui allait et venait avec son balai et sa poubelle sur roues, je lui vouais une haine vorace.

Pourtant. Je ne lui en voulus bientôt plus. Je l’avais haï en arrivant le ventre vide et il concentrerait toute mon animosité quand je retournerais au-dehors. Point focal. Mais en cet intermède incertain, il avait déserté mes sensations immédiates. Spectre rougeâtre aux confins de ma vision. Ce que je voyais, c’était ce Crispy Chicken qui n’attendait que moi, et que mes dents et ma langue et ma gorge et mon ventre attendaient de retour, et ma tête, surtout ma tête, bien paradoxalement. Il croustilla, suffoqua, s’échancra délicatement sur mon palais et me fit goûter à ses charmes les plus fous, salade tomate mayonnaise pain au sésame. Fraichement toasté. Et le poulet pané qui craquète, pièce maîtresse de ce désir jamais content.

Je ne pleurais jamais mais, s’il existait un instant où un moi bridé par d’autres devait sangloter dans ses mains, peut-être le vivais-je alors. Je viderais tristement mon plateau – échappant au tee-shirt rouge ! – et devrais pousser des doigts le set en papier dans la poubelle, il reste collé au plastique sinon, et je sortirais en jetant de longs regards aux affiches exhibant le steak de bœuf suavement grillé dans son cocon de salade fromage pain petits oignons tendrement revenus. Rentrant sous la pluie fine et drue. Désagréable dans le col et salit les cheveux. Et puis, je ne sais comment, déchirant cette aube de chagrin comme un dieu-soleil aux mains d’or, l’impulsion souveraine m’a traversé le cœur. Ma main gagna fébrilement la poche gauche de mon pantalon, la droite, sentit le relief de ma carte bleue, s’apaisa, je me mis à songer avec plus de ferveur à la brillante folie qui s’imposait à moi. Je gagnais les caisses.

Le moi préposé aux pleurs de joie devait bien larmoyer. A son tour. Devant cette boite ineffable aux contours noirs et délicieusement trapézoïdale. Qui exhalait une chaude odeur de… jambon fumé et de cheddar et de tomates confites et d’oignons revenus doucement enlacés par les croquantes feuillettes de salade et cette sauce, comment s’appelle-t-elle, couronnés par du pain toasté d’une main de maître, Smoked Bacon & Cheddar Double Angus, à n’en pas douter, j’ai oublié cette période de délectation préliminaire, si rapidement j’eus les saveurs effrénées entre langue et palais, je mordais à grandes bouchées dans le sandwich, j’étais bouleversé, j’en perdais mes repères et mes morsures frénétiques ressemblaient souvent à de vifs baisers brûlants, dans l’intimité de mes sentiments confus et de ma faim en plein assouvissement. Mastication obscène ! Et l’homme s’accomplit pour toujours dans cet instant intouchable.


C’était un repas de fin des temps
Je m’y étais jeté à corps perdu
Eperdu sous Satan
Croâ noirs
Croâ champêtres
Je cherchai malgré moi un sommet retiré
Un corbeau au-dessus dans le noir
Maudit mon ombre étirée
Croâ noirs
Croâ champêtres
Qu’importe si après ça,
Ce dernier repas peut-être,
Je finis sur une croix.
« Modifié: 20 Octobre 2010 à 14:50:49 par Loredan »
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Re : [BlindTexte] Repas de fin des temps
« Réponse #1 le: 17 Mars 2010 à 21:02:37 »

Citer
Il y avait une chaise devant moi et cette chaise était fendue de trois six sept trous verticaux. Pas confortable, j’avais la même, c’est pour ça que je le savais : je ne l’avais pas essayée pour penser ça et je ne m’étais jamais assis à cette place auparavant. Mais il y avait peu de chance qu’ils aient mis là le modèle d’une autre chaise quasi identique.

alors, j'avoue n'avoir rien compris à ce passage :-[

 
Citer
– quelle horreur d’engager une conversation avec un personnage comme ça –
on dirait un faux air de Costals :mrgreen:

Citer
mais je pense qu’il était paresseux. Et un peu maniaque. Que son travail le répugnait et que, s’il s’était habitué à être un nettoie-graisses – parce qu’il n’y avait pas de poussière ici, juste de la graisse qui n’en finissait pas de couler à chaque négligence et qui se figeait dans les recoins comme un petit animal peureux, comme le chat qui avait disparu dans la haie après Birr, s’il s’était fait à ce moyen de gagner un peu d’argent donc, pour autant il ne l’appréciait pas plus qu’au premier jour et tendait à le bâcler.
où a disparu le partenaire du premier tiret ?

Citer
je lui vouais une haine inextinguible.
je trouve cet adjectif particulièrement laid, mais passons (pourtant son sens ne l'est pas spécialement)


Citer
jambon fumé et de cheddar et de tomates confites et d’oignons revenus doucement enlacés par les croquantes feuillettes de salade et cette sauce, comment s’appelle-t-elle, couronnés par du pain toasté d’une main de maître, Smoked Bacon & Cheddar Double Angus,
:o
oh putain.... faut que je me fasse un Burger King, ma prochaine destination de vacances se fera selon ce critère "pays/ ville où il y a un Burger King"

Citer
j’en perdais mes repères et mes morsures frénétiques ressemblaient souvent à de vifs baisers brûlants, dans l’intimité de mes sentiments confus et de ma faim en plein assouvissement. Mastication obscène ! Et l’homme s’accomplit pour toujours dans cet instant intouchable.
:P, trop bien.


Citer
Croâ /croix.
il faut reconnaître que le... euh... l'homonyme est cool !

Bref. Ce texte m'avait paru trop bon à tous les sens du terme (enfin je n'ai pas bouffé mon écran pour autant :huhu:). Il y a quelques endroits où la syntaxe me laisse un peu perplexe, mais bon. Mais la façon dont tu décris ça.... oui, j'ai faim, alors que je sors de table. Et je crois que ce que tu en dis est plus appétissant paradoxalement que les images, bien que le Crispy ait l'air géant. Le poème à la fin est cool aussi. Je pourrais chercher la petite bête mais je n'en ai point envie, parce que.... parce que c'est génial de donner aussi faim. Voilà.
J'ai faim.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

pehache

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Re : [BlindTexte] Repas de fin des temps
« Réponse #2 le: 17 Mars 2010 à 21:28:02 »


Que son travail le(Ou lui ? répugner + cod semble archaïque compte tenu du style employé) répugnait

et que, s’il s’était habitué à être un nettoie-graisses – parce qu’il n’y avait pas de poussière ici, juste de la graisse qui n’en finissait pas de couler à chaque négligence et qui se figeait dans les recoins comme un petit animal peureux, comme le chat qui avait disparu dans la haie après Birr, s’il s’était fait à ce moyen de gagner un peu d’argent donc, pour autant il ne l’appréciait pas plus qu’au premier jour et tendait à le bâcler. (Ouille ! C’est un peu dur à suivre, non ?)

une haine inextinguible.
Pourtant. Je ne lui en voulais plus.
(Euh ? Ne serait-ce pas « trop » contradictoire ?)

Je ne pleurais jamais mais, s’il existait un instant où un moi bridé par d’autres devait sangloter dans ses mains,(le « ses » me trouble) peut-être le vivais-je alors.


J’ai eu du mal, ici ou là, avec tes phrases coupées. L’impression d’un procédé, plus que d’un style.
En gros, je n’ai pas trop accroché.

Hors ligne Krapoutchniek

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Re : [BlindTexte] Repas de fin des temps
« Réponse #3 le: 17 Mars 2010 à 23:02:21 »
Entre les patates cramées et le Burger King, on peut se demander si vous n'avez pas un rapport spécial avec la bouffe  :-¬?


Sinon, cette histoire de chaise est en effet confuse.

Mais tu m'as mis l'eau à la bouche avec ton texte (c'est un peu le but). Et maintenant que je l'ai relu, j'ai envie de me faire un Quick >_>
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Hors ligne Gros Lo

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Re : [BlindTexte] Repas de fin des temps
« Réponse #4 le: 18 Mars 2010 à 00:05:39 »


Horreur ! Envie d'un Quick... mais Burger King c'est tellement incomparable pourtant. Cours à l'étranger mon brave.


Enfin, soit. En dépannage.


Désolé pour la tortuosité de certaines phrases. Je voulais essayer un style très... qui épouse le + possible le rythme des pensées, même quand il vient au personnage de s'attacher à distinguer des choses pour le moins anodines :mrgreen:


Citer
Il y avait une chaise devant moi et cette chaise était fendue de trois six sept trous verticaux. Pas confortable, j’avais la même, c’est pour ça que je le savais (qu'elle était pas confortable) : je ne l’avais pas essayée (la chaise de devant) pour penser ça et je ne m’étais jamais assis à cette place auparavant. Mais il y avait peu de chance qu’ils aient mis là (devant lui) le modèle d’une autre chaise quasi identique (à la sienne, sur laquelle il est assis et pour laquelle il a formulé le jugement "pas confortable").


Lui répugnait, en effet, merci !


Citer
et que, s’il s’était habitué à être un nettoie-graisses – parce qu’il n’y avait pas de poussière ici, juste de la graisse qui n’en finissait pas de couler à chaque négligence et qui se figeait dans les recoins comme un petit animal peureux, comme le chat qui avait disparu dans la haie après Birr , s’il s’était fait à ce moyen de gagner un peu d’argent donc, pour autant il ne l’appréciait pas plus qu’au premier jour et tendait à le bâcler.
voilà, avec le tiret rétabli ça doit déjà être un peu moins confus... mais il suit ses pensées et ses pensées l'emmènent n'importe où, je suis désolé :mrgreen:
Birr c'est une ville du centre de l'Irlande, j'avais mis des étoiles pour ne pas vous donner de pistes dans l'cadre du BlindTexte (comme si y avait pas assez d'indices comme ça xD)
Hm, je suis en train de me dire que "il suit ses pensées et ses pensées l'emmènent n'importe où", je blablate sur la débilité de mon personnage, ce qui n'est pas très futé alors que j'ai défini ce texte comme strictement autobiographique :mrgreen:


Pour le "ses mains", c'est juste une histoire de, heu, de compréhension difficile à cause d'un pronom mal raccordé à ce qu'il renvoie, ou bien c'est pour dire que c'est bizarre qu'un moi ait des mains ? :huhu:


Citer
oh putain.... faut que je me fasse un Burger King, ma prochaine destination de vacances se fera selon ce critère "pays/ ville où il y a un Burger King"
hm oui je raisonne comme ça, personnellement.


Haha pour Costals. Enfin n'extrapole pas trop sur ce personnage s'il te plait, qui, je me le rappelle une fois de plus, est... moi.


merci pour vos (re)lectures !
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Hors ligne Krapoutchniek

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Re : Re : [BlindTexte] Repas de fin des temps
« Réponse #5 le: 18 Mars 2010 à 09:46:34 »
Horreur ! Envie d'un Quick... mais Burger King c'est tellement incomparable pourtant. Cours à l'étranger mon brave.



Justement, il n'y a pas de Burger King en Belgique. Et je ne vais tout de même pas aller je ne sais où juste pour ça  :mrgreen:

Sinon, +1 pour Costals  :mrgreen:
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Verasoie

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Re : [BlindTexte] Repas de fin des temps
« Réponse #6 le: 18 Mars 2010 à 13:49:24 »
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A faire ses remparts de chaises pour qu’en fin de journée les derniers clients ne s’installent pas là où il avait déjà fait le ménage.

Ça me fait penser à celui du Mac Do qu'on dérange tout le temps parce qu'on monte à l'étage cinq minutes avant qu'ils ne le ferment pour le nettoyer, huhu. Du coup j'étais sûre que ça se passait au mac do.

J'ai l'honneur de t'annoncer que pendant toute la semaine du blind test j'ai fantasmé sur chaque affiche représentant un hamburger que je croisais dans la rue. XD Et là même en l'ayant lu plusieurs fois, il donne TROP FAIM. Et "mastication obscène" résume tout ça avec une justesse effrayante, j'ai vraiment l'impression de fantasmer sur des hamburgers, merci hein. XD

Hors ligne Kathya

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Re : [BlindTexte] Repas de fin des temps
« Réponse #7 le: 21 Mars 2010 à 16:50:44 »
Citer
A faire ses remparts de chaises pour qu’en fin de journée les derniers clients ne s’installent pas là où il avait déjà fait le ménage.

Ca me faisait aussi penser au McDO...

Texte très bien écrit même si je ne suis pas sensible à ses attraits gustatifs et ses talents organoleptiques.  :D
(Parce que j'aime pas le goût de la viande.  ><)

"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Matt

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Re : [BlindTexte] Repas de fin des temps
« Réponse #8 le: 27 Mars 2010 à 13:22:44 »

Citer
Que son travail lui répugnait et que

Un peu lourd à lire le double "que".

Citer
Pourtant, ce type au tee-shirt rouge

L'insistance sur le tee-shirt rouge est voulue ?

Citer
s’il existait un instant où un moi bridé par d’autres devait sangloter dans ses mains, peut-être le vivais-je alors.

L'imparfait fait un peu bizarre ici. (avec le "si" du début, "s'il existait... peut-être le vivais-je")

Citer
échappant au tee-shirt rouge !

Visiblement, oui !  :mrgreen:

Citer
Ce dernier repas peut-être,
Je finis sur une croix.

Joli.  ^^

----------

J'aime particulièrement la fin. Pour le début je trouve que c'est très confus, il y a un peu trop de description selon moi, mais ça va, ça reste agréable à lire, du Lo' tout craché.
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

Hors ligne Jezy

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Re : [BlindTexte] Repas de fin des temps
« Réponse #9 le: 30 Mars 2010 à 14:45:23 »
Citer
Pourtant, ce type au tee-shirt rouge qui allait et venait avec son balai et sa poubelle sur roues, je lui vouais une haine inextinguible.

Pourtant. Je ne lui en voulais plus.

Répition du "pourtant" avec la ligne précédente.

Citer
Et puis, je ne sais comment, déchirant cette aube de chagrin comme un dieu-soleil aux mains d’or, l’impulsion souveraine m’a traversé le cœur.

Ca ça sonne très Lo' ^^

J'ai juste envie de dire, trouver un texte que tu as écrit qui parle de nourriture, et avec quelle sacralité ! Ca me fait bien rire au regard du pique-nique de samedi XD.
Ceci étant, il est 14h10, je suis en cours d'éco, j'ai mangé il y a une heure, et à cause de toi je rêve de Fast-Food... Ha ! Le "M" !
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Hors ligne Milora

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Re : [BlindTexte] Repas de fin des temps
« Réponse #10 le: 20 Octobre 2010 à 11:59:49 »
C'est marrant : le seul commentaire qui me vienne à l'esprit en lisant le texte, c'est "muarf !". C'est marrant, on le lit avec plaisir, ça donne faim même si ces sandwiches sont infâmes, en vrai ^^ . Comme ernya, j'ai pas trop compris le début, et je trouve que la fin aurait pu avoir une sorte de chute, pour finir sur un sourire plus prononcé que celui qui nous accompagne tout au long de la lecture.
J'ai bien aimé !
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Gros Lo

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Re : [BlindTexte] Repas de fin des temps
« Réponse #11 le: 20 Octobre 2010 à 14:43:25 »

Ouh là, il était temps que je passe.



Melo, je suis fier de tes fantasmes.

Citation de: Matt
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Pourtant, ce type au tee-shirt rouge

L'insistance sur le tee-shirt rouge est voulue ?
ouais c'est comme ça qu'il se définissait

Citer
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s’il existait un instant où un moi bridé par d’autres devait sangloter dans ses mains, peut-être le vivais-je alors.

L'imparfait fait un peu bizarre ici. (avec le "si" du début, "s'il existait... peut-être le vivais-je")
oui mais il faudrait le remplacer obligatoirement par un passé simple ?

Citation de: Jezy
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Pourtant, ce type au tee-shirt rouge qui allait et venait avec son balai et sa poubelle sur roues, je lui vouais une haine inextinguible.

Pourtant. Je ne lui en voulais plus.
Répétition du "pourtant" avec la ligne précédente.
ok

Mil : ouais en fait c'est moins une nouvelle qu'un récit autobiographique d'où l'absence de chute. J'ai préféré finir sur une note légère avec le poème, lol

Merci pour toutes vos remarques et appréciations.
Et maintenant à table.
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Hors ligne Jezy

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Re : [BT] Repas de fin des temps
« Réponse #12 le: 26 Octobre 2010 à 21:08:11 »
Citer
Pourtant, ce type au tee-shirt rouge qui allait et venait avec son balai et sa poubelle sur roues, je lui vouais une haine inextinguible.

Pourtant. Je ne lui en voulais plus.
Le point après le deuxième « pourtant » me fait penser que c’est pas une répétition non-voulue… mais si tu veux vraiment marquer le coup, je pense que tu devrais aller à la ligne pour continuer ton « Je ne lui en voulais plus »…
(ho, je vois que je l'avais déjà dit... bon ba fait comme tu le sens lol)


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Le moi préposé aux pleurs de joie devait bien larmoyer. A son tour.
Pourquoi un point et pas une virgule entre « larmoyer » et « à son tour » ?

Sympa le poème de fin, je m’en souvenais plus ^^
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