Le Monde de L'Écriture
Salon littéraire => Salle de débats et réflexions sur l'écriture => Discussion démarrée par: koutoumi le 07 Octobre 2012 à 15:32:01
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Une question me taraude,
je ne sais pas si elle a déjà été posé sur ce forum
la voici :
A partir de quand les écrits d'un anonyme nombriliste, dépassent le simple stade de faire-valoir ?
Est-ce le lecteur qui fait du travail d'un écrivaillon un mets comestible, ou est-ce « l'écrivain » lorsqu'il le décrète ?
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Je comprends pas trop ta question malgré la reformulation. Pour moi, même un texte publié peut être considéré comme un "écrit d'un anonyme nombriliste"... Et c'est la publication qui fait qu'un tiers bien placé (soit l'éditeur) décide que ça a aussi un intérêt à être partagé et diffusé.
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on va faire simple.
oublis le monde de l'édition
pense seulement à l'écrivaillons et au lecteur
donc qui entre ces deux type de personne
fait d'un travail d'écriture une oeuvre,
l'auteur ou alors le lecteur ?
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Euh, ben l'oeuvre elle-même, non ?
Sinon, j'aurais tendance à dire "le lecteur", parce qu'il est le seul à pouvoir dire si la fonction de communication du texte a été efficace ou non...
Après, ça n'implique pas que l'oeuvre soit bonne ou mauvaise...
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Je comprends pas trop la différence entre travail d'écriture et oeuvre. Ce qu'on a l'habitude de considérer comme des oeuvres, ce ne sont que des travaux d'écriture particulièrement aboutis et reconnus comme tels. C'est un travail d'écriture jugé particulièrement réussi... et c'est plutôt le lecteur qui juge du degré de réussite. Moi j'aurais tendance à dire que l'auteur a une idée assez floue de la qualité de son travail et que c'est l'avis des lecteurs qui lui en donne une meilleure idée. Mais je pense qu'à cette question chacun répond en fonction de son expérience... (moi je sais jamais trop si j'aime un texte, et si la plupart des gens l'aiment je finis par l'aimer, alors que j'étais prêt à lui avouer plein de défauts. Et inversement)
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Personne ne décide, non ?
On ne "règle" pas ce genre de question, il me semble. C'est un processus toujours en cours, d'interrogation, de réinterrogation, de vécu d'un écrit, d'expérience d'un lecteur. L'idée d'une décision supposerait l'idée d'un arrêt et surtout d'un moment précis où l'on dirait : "nous avons affaire ici à une oeuvre : ici, nous sommes face à de la littérature". La notion même de littérature est polymorphe, plurielle, modifiée selon les expériences, et ne peut être l'objet d'un réduction à un "oui" ou à un "non". Enfin je ne sais pas... il me semble que le rapport écrivain/oeuvre/lecteur est trop dynamique et mouvant pour envisager l'espace d'un arrêt où quelque chose se déciderait.
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Oui je suis d'acc avec Hément. Personne ne décide, et du coup tout le monde décide à tout moment. Toi, tu as le droit de décider après avoir lu Crime et châtiment que c'est pas une oeuvre, que c'est pas littéraire, que c'est une tentative mauvaise. Peut-être que le même lecteur, dix ans plus tard, trouvera qu'en fait si. Ou inversement.
Du coup ton "jury" est une masse de gens vague qui se met d'accord continuellement et qui continuellement se renouvelle en partie.
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Moi je vais pas amener grand chose au débat mais j'aime bien le point de vue "essentialiste" de Milora: C'est de la communication, un point c'est tout.
Ca fonctionne si des récepteurs reçoivent.
Le débat de savoir si c'est une oeuvre, si l'on est un artiste, etc.. ne m'intéresse pas plus que ça.
Ca a peut-être commencé avec les peintures rupestres.. les récits des premiers hommes qui revenaient de la chasse.. et qui devaient a l'occasion en rajouter des tonnes...
Ensuite, a un moment donné, l'histoire d'une chasse aura été suffisamment chouette pour sortir du cercle de sa tribu.. ce sera échangée, et au fil du temps de bouches à oreilles aura été déformée pour devenir de toute évidence un récit complètement fictif.
Celui-là aura donné l'idée à certains d'inventer le leur.. et l'histoire des histoires était partie. (n'importe quoi moi).
Bref je veux dire on se raconte des trucs pour se parler, pour partager des expériences authentiques ou virtuelles.. peu importe.
A quoi bon se demander si on est jamais plus qu'un "anonyme nombriliste"?
C'est la vie du texte qui aura de l'importance c'est tout.
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moi je sais jamais trop si j'aime un texte, et si la plupart des gens l'aiment je finis par l'aimer, alors que j'étais prêt à lui avouer plein de défauts. Et inversement
Tu suis donc la masse. Et que fais-tu de de tes goûts à toi ?
d'expérience d'un lecteur
je suis d'accord avec ça. Le vécu et l'expérience d'un lecteur est important dans l'analyse et la critique d'un livre.
le rapport écrivain/oeuvre/lecteur est trop dynamique et mouvant pour envisager l'espace d'un arrêt où quelque chose se déciderait.
Pourtant chaque jour on décide si tel ou tel travail d'écriture est une oeuvre ou un navet
Du coup ton "jury" est une masse de gens vague qui se met d'accord continuellement et qui continuellement se renouvelle en partie.
En somme il faudrait laisser une oligarchie décider si tel roman est une oeuvre.
C'est la vie du texte qui aura de l'importance c'est tout.
pour que ton texte espère à une quelconque vie, il faut que le lecteur le decide.
Pour résumer c'est le lecteur qui doit transformer l'esquisse en tableau.
Un livre est vraiment terminé lorsque le lecteur le paraphe à la fin
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Pourtant chaque jour on décide si tel ou tel travail d'écriture est une oeuvre ou un navet
On ?
Des gens plus ou moins anonyme critiquent plus ou moins médiatiquement des livres qu'ils jugent plus ou moins bon. "On" ne décide rien : il propose, il invite et impose éventuellement. Mais, le champ critique n'est pas un champ décisionnel...
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le champ critique n'est pas un champ décisionnel...
le champ critique est un champ décisionnel parce que les choix de ces "on" permet au travail d'exister et de se transformer en oeuvre. Cela peut te déplaire mais c'est la réalité.
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moi je sais jamais trop si j'aime un texte, et si la plupart des gens l'aiment je finis par l'aimer, alors que j'étais prêt à lui avouer plein de défauts. Et inversement
Tu suis donc la masse. Et que fais-tu de de tes goûts à toi ?
ah ouais j'étais pas clair désolé, dans cette phrase je parlais de mes textes à moi. Je sais jamais trop si j'aime un texte que je viens d'écrire, j'ai en tête ce que pourraient être ses qualités et défauts potentiels et c'est l'avis des lecteurs qui fait pencher la balance.
Pour résumer c'est le lecteur qui doit transformer l'esquisse en tableau.
Un livre est vraiment terminé lorsque le lecteur le paraphe à la fin
sans faire de grandes phrases, tout ça me semble assez logique... en lisant un texte, on en donne une appréciation. L'auteur n'a pas assez de recul je pense, et le temps ne change pas grand-chose à l'affaire : il fait accepter le jugement des lecteurs mais je crois pas qu'il rende vraiment l'auteur détaché et à même de juger son texte comme si c'était le texte d'un autre. Et le jugement du lectorat, même du lectorat "critique", évolue dans le temps, parfois jusqu'à considérer mineurs des textes qui avaient à la base fait la gloire de leurs auteurs (genre Voltaire et ses tragédies), et préférer des textes auparavant "mineurs" (ses contes philosophiques). Euh je crois que c'est vrai ce que je dis sur Voltaire mais je me souviens difficilement de tout ça, ça fait longtemps...
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C'est la vie du texte qui aura de l'importance c'est tout.
pour que ton texte espère à une quelconque vie, il faut que le lecteur le decide.
Pour résumer c'est le lecteur qui doit transformer l'esquisse en tableau.
Un livre est vraiment terminé lorsque le lecteur le paraphe à la fin
Exactement!
L'humanité a peut-être connu des écrivains plus grand qu'Hugo, que Zola ou Baudelaire, mais si personne ne les a lu, on s'en fout.
Je veux dire que la magie de tout ça réside dans l'échange.
Et tes exemples, bien qu'ironiques, sont très bon:
Un livre n'est jamais fini, on peut toujours le parfaire, on peut toujours le voir comme l'esquisse de quelque chose de plus abouti.
C'est donc bien le jugement de celui qui va recevoir ton message qui importe.
De même si la lecture a vraiment été stimulante, tu noteras souvent que le lecteur a du mal a accepter la fin de l'auteur (il la verrait bien trois quatre tomes plus tard ^^)
Après, à toi de savoir à qui tu veux t'adresser.
Peut-être ne pourras-tu te considérer comme écrivain que lorsque certaines personnes que tu admires t'auront données leur bénédiction?
Et puis après tout Koutoumi, crois-tu qu'il existe sincèrement des oeuvres qui ne soit pas d'une manière ou d'une autre des "faire-valoir" comme tu dis?
Personnellement je n'y crois pas.
Sans vouloir faire de la psychanalyse de cuisine, je crois que le moteur initial est bien une forme de vantardise évoluée. On peut se voiler la face, croire en quelque chose de plus grand, mais je suis pas convaincu du tout.
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crois-tu qu'il existe sincèrement des oeuvres qui ne soit pas d'une manière ou d'une autre des "faire-valoir" comme tu dis?
il doit y en avoir, enfin j'espère...
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crois-tu qu'il existe sincèrement des oeuvres qui ne soit pas d'une manière ou d'une autre des "faire-valoir" comme tu dis?
il doit y en avoir, enfin j'espère...
Pourquoi? Ça leur retire quelque chose?
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Je suis plutôt d'accord avec Lo et Kodama.
Sauf sur :
Et puis après tout Koutoumi, crois-tu qu'il existe sincèrement des oeuvres qui ne soit pas d'une manière ou d'une autre des "faire-valoir" comme tu dis?
Personnellement je n'y crois pas.
Sans vouloir faire de la psychanalyse de cuisine, je crois que le moteur initial est bien une forme de vantardise évoluée. On peut se voiler la face, croire en quelque chose de plus grand, mais je suis pas convaincu du tout.
...mais y avait déjà un fil dessus, quelque part dans les questions existentielles.
Sinon, par rapport à ta question koutoumi, le truc c'est que ça dépend ce que tu appelles "oeuvre". Si tu parles de qualité, oui, évidemment, les goûts personnels des lecteurs entrent beaucoup en jeu. Mais je suis d'accord avec Lo : l'auteur est sans doute le moins bien placé pour juger son texte.
Par contre, il y a des textes, et il y a des nouvelles/romans/essais/poèmes. Je veux dire qu'il y a une vraie différence entre des gribouillages que les gens peuvent écrire ici et qui n'auront pas vraiment d'autre fonction que s'exprimer ; et un vrai texte travaillé, clos sur lui-même. Il peut être mauvais (au sens où l'histoire sera pas bien, la narration bof, etc. etc.), mais ça reste un livre. Et là, il y a un vrai jugement objectif qu'on peut faire dessus. Mais je ne pense pas que l'auteur en soit capable vraiment.
Je veux dire que si vous prenez un roman publié dans le commerce ; il peut être mauvais, pas intéressant, style plat, etc. Mais il sera un vrai texte, abouti, qui accomplit pleinement sa fonction de roman.
Alors qu'une histoire qui ne tient pas la route, elle ne tient pas la route, point. C'est pas une question de goût.
Et, évidemment, ça ne tient pas au fait qu'il soit ou non publié (il peut y avoir de bons romans non publiés, et je suis sûre qu'il existe des tonnes de romans "aboutis" qui sont vraiment des romans, mais ne sont pas publiés).
Je sais pas si je suis très claire parce que j'ai passé trop de temps sur Ouverture Facile et je ne réfléchis plus qu'avec un quart de mes neurones. Les autres sont morts d'épuisement.
En gros, pour déterminer si un texte tient la route ou pas, oui, le lecteur (les lecteurs) peuvent en juger et, à part quelques exceptions personnelles, un lecteur un tant soi peu averti et sincère pourra le dire, si ce texte tient la route en tant que nouvelle/roman/nouvelle/autres. S'il fonctionne.
Par contre, pour déterminer si un texte est bien ou pas, là c'est beaucoup plus subjectif, variable dans le temps aussi, comme dit Lo ; mais là non plus, je ne pense pas que l'auteur soit très bien placé pour en juger.
EDIT :
En gros je pense qu'il n'y a pas de définition ou de critère pour juger qu'une oeuvre est bien. Une oeuvre "bien" ça n'existe pas en soi.
Par contre, oui, on peut juger quand elle n'est pas bien. ^^
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Pourquoi? Ça leur retire quelque chose?
non, non
Un roman publié n'est pas forcément une oeuvre en soit Milora,
moi je parle de postérité, pas de publication.
Un roman qui parle à la masse est un roman de gare
un écrit qui parle à une minorité d'expert est une oeuvre potentielle.
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Un roman publié n'est pas forcément une oeuvre en soit Milora
J'étais sûre qu'on me comprendrait de travers ^^
Je ne veux pas dire que, parce qu'il est publié, un roman est bien, ni même que seuls les romans publiés sont biens.
Mais les romans de gare sont des vrais romans, ils sont peut-être mauvais pour certains (je ne sais pas trop ce qu'on met précisément dans roman de gare), mais ils "tiennent debout", ce sont des romans à part entière.
Ce qui n'est pas le cas de certains (beaucoup ?) des textes amateurs.
Les romans publiés étaient juste un exemple.
moi je parle de postérité, pas de publication.
Un roman qui parle à la masse est un roman de gare
un écrit qui parle à une minorité d'expert est une oeuvre potentielle.
Ben, toujours pareil : qu'est-ce que t'appelles oeuvre ? Un roman (ou autre genre littéraire) qui fait date et traverse les époques ?
C'est tellement subjectif que je vois mal comment on pourrait espérer une réponse. L'Education sentimentale a fait un flop à son époque, maintenant on l'étudie à l'école. Marguerite Duras passe pour une grande romancière ; personnellement je trouve ses romans nuls et sans intérêt. La fantasy et la science-fiction sont souvent vus comme des sous-genre de mauvaise qualité ; je maintiens qu'il y a d'excellents romans dedans.
Où tu veux mettre ta définition d' "oeuvre" ?
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Que fais-tu du seigneur des anneaux de Tolkien ?
TU trouves les romans de Duras mauvais, pas les académiciens qui ont fait de ses travaux des oeuvres.
Les personnes qui décident de transformer un écrit en oeuvre ont une certaine légitimité.
Je pense qu'une oeuvre doit passer les époques et parler aussi bien aux experts qu'aux gens du peuple.
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Je pense qu'une oeuvre doit passer les époques et parler aussi bien aux experts qu'aux gens du peuple.
:mrgreen: Je pense que tu mets trop ce terme sur un piédestal... Tu parles peut-être de chef-d'oeuvre? De grands classiques?
Alors sinon pour faire écho à ta dichotomie la masse / les experts, je pense qu'on peux, en changeant de point de point de vue, faire une dichotomie quasiment symétrique: le produit / l'oeuvre.
Globalement, si on parle d'une certaine forme de littérature publiée, on peut s'accorder a dire qu'il s'agit de produits.
Ce sont des choses conçue dans le but de satisfaire un lectorat, par des gens rémunérés qui savent comment s'y prendre.
Ensuite, on peut imaginer que si un ouvrage, le fruit du travail d'un homme, est fait pour d'autres motifs que de gagner de l'argent.
Il est le fruit d'une démarche personnelle... plus "noble"?
Fatalement là, ça prend le risque d'être moins fédérateur, mais ici l'auteur aura cherché la qualité de son travail plus que la quantité de ses lecteurs.
Enfin tu sembles penser qu'il faudrait la reconnaissance de ses (ex)pairs pour devenir un plus qu'un anonyme nombriliste en mal de faire-valoir.
Franchement j'ai l'impression que c'est une course a l'échalote un peine moins pathétique que celle de l'auteur de roman de gare le mieux payé.
Ecrivons si ça nous chante.
Faisons de notre mieux pour que nos textes plaisent.
Et laissons les gens nous appeler comme ils le souhaitent.
Si tu te poses cette question de savoir s'il existe une frontière entre l'anonyme nombriliste et l'artiste accompli, je te garantie que non.
Nous avons tous, peu ou prou suivi les mêmes chemins.
Disons que l'on part de l'un pour arriver à l'autre et que nous nous situons tous à mi-chemin, quelque part entre les deux.
Inutile de se demander où est la frontière. Tu seras toujours le plouc inculte et illettré de quelqu'un d'autre.
Alors pour revenir à ta question "qui décide?", que dirais-tu de cette réponse: les lecteurs que tu estimes éclairés, ceux que tu respectes.
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Alors là je suis totalement d'accord avec ton post, kodama ! :)
Alors pour revenir à ta question "qui décide?", que dirais-tu de cette réponse: les lecteurs que tu estimes éclairés, ceux que tu respectes.
Très bien vu !
Jusque là j'avais répondu en tant que lectrice, mais en tant qu'amateur qui écrit des histoires, je me reconnais tout à fait dans ta phrase : pour moi, j'estimerai un texte réussi quand il aura plu à des gens dont je respecte et partage l'avis. (En gros, j'aimerais pouvoir écrire un texte que j'aurais aimé s'il avait été écrit par quelqu'un d'autre et que je l'avais lu).
Mais ça c'est personnel.
Koutoumi -->
TU trouves les romans de Duras mauvais, pas les académiciens qui ont fait de ses travaux des oeuvres.
Parfaitement. C'est tout à fait ce que je disais. Moi je n'aime pas et je n'y vois pas d'espèce d'intérêt. Mais ça n'empêche pas que d'autres ont pu y voir une grande qualité. Je dois quoi, culpabiliser en me disant que je n'ai pas de goût et que je dois accepter le jugement d'autrui parce qu'ils ont une chaire de professeur dans une fac de lettre ? Il me semble que là, on y tombe, dans ta dictature d'une oligarchie intellectuelle, ou je sais plus comment tu l'as appelée ;)
Et Le Seigneur des anneaux est bien souvent vu comme de la sous-littérature, par ces mêmes personnes qui encensent les auteurs "classiques". ;)
Mais avec ça on voit mieux ce que tu appelles "oeuvre" ; mais je trouve la postérité une notion bien relative. Une bonne partie des auteurs classiques (ou peintre ou autres artistes) n'ont rencontré que mépris de leur vivant. Ces mêmes gens avec "une certaine légitimité" à l'époque les décriaient. Même eux sont relatifs ! Et sur quoi se base leur légitimité ?
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Un roman publié n'est pas forcément une oeuvre en soit Milora,
moi je parle de postérité, pas de publication.
Un roman qui parle à la masse est un roman de gare
un écrit qui parle à une minorité d'expert est une oeuvre potentielle.
t'es sérieux...
1° qu'est-ce que ça veut dire parler à la masse
2° qui c'est les experts et qui les reconnait comme tels
3° crédidiou de QU'est-ce que t'entends par oeuvre ?
honnêtement quand tu parles de masse je vois pas ce que ça veut dire (à part dans un sens "France d'en bas pas éduquée qui croit que Beaudelaire ça s'écrit comme ça mais qui préfère Benzema de toute façon" mais je me dis que ta démonstration était plus intelligente que ça...). C'est la majorité du lectorat d'un roman donné ? ce qui plait à la masse c'est quoi, c'est ce qui se vend bien ?
bon bref je pense qu'il fallait définir les termes du sujet haha
Parce que je rejoins Kodama, ta définition d'oeuvre est assez abstraite.
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les lecteurs que tu estimes éclairés, ceux que tu respectes.
je suis satisfait de cette réponse ; même si elle implique que d'une certaine manière c'est l'écrivain qui décide
étant donné qu'il choisit qui doit juger son travail.
Il me semble que là, on y tombe, dans ta dictature d'une oligarchie intellectuelle,
en meme temps on y est deja :mrgreen:
Et sur quoi se base leur légitimité ?
l'expérience d'une vie, un savoir encyclopédique, un amour immodéré pour la discipline...
definition d'oeuvre ?
chef d'oeuvre artistique ou littéraire
exemple : La Jocande , A la recherche du temps perdu
honnêtement quand tu parles de masse je vois pas ce que ça veut dire
je parle du peuple dans sa généralité, celui qui mange au Mcdo à midi, achète ses meubles chez ikea, fait ses course à carrefour, dîne à Leon de Bruxelles...
Je parle des ces gens qui aime se détendre le soir venu en lisant du Amelie Notomb ou du Fred Vargas (God ! que je déteste ces deux "écrivains" !)
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definition d'oeuvre ?
chef d'oeuvre artistique ou littéraire
exemple : La Jocande , A la recherche du temps perdu
mais là tu ne définis pas, tu exemplifies...
honnêtement quand tu parles de masse je vois pas ce que ça veut dire
je parle du peuple dans sa généralité, celui qui mange au Mcdo à midi, achète ses meubles chez ikea, fait ses course à carrefour, dîne à Leon de Bruxelles...
Je parle des ces gens qui aime se détendre le soir venu en lisant du Amelie Notomb ou du Fred Vargas (God ! que je déteste ces deux "écrivains" !)
mon dernier McDo remonte à hier midi, le canapé sur lequel je suis avachi vient d'Ikea, je trouve que Fred Vargas est très bonne tant du point de vue de l'intrigue que du style, et... j'aime A La Recherche du temps perdu aussi. Du coup je suis dans quel groupe ? Je suis dans la masse et des intuitions d'expert traversent de temps à autre mon esprit détrempé par la Kro et la téléréalité ?
c'est pas pour me foutre de toi que je prends la peine de répondre, mais pour que tu tiltes à quel point ton argumentation se fonde sur des idées reçues.
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c'est pas pour me foutre de toi que je prends la peine de répondre, mais pour que tu tiltes à quel point ton argumentation se fonde sur des idées reçues
si tu le penses c'est que c'est forcément vrai
et merci te prendre la peine de me répondre ! tu es grand seigneur
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J'ai probablement un peu trop réagi mais je trouve pas ça intelligent de mépriser les gens qui prennent du plaisir à lire autre chose que du Gallimard et qui surtout y trouvent leur compte. C'est ça que t'entends par oeuvre, "ce qui fait/fera date dans l'histoire de la littérature" ?
Allez la nuit porte conseil...
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Mmh.. je suis en train de relire mes post et c'est vrai que par moment j'ai semblé quelque peu catégorique
je m'en excuse.
Et je ne méprise personne, je m'interroge uniquement
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Mais viens on s'regarde un petit film de boules entre amis et voilà, plu de tension.
Bref du coup, pour savoir ce qui, dans les publications actuelles, fera date dans l'histoire de la littérature... la décision est partout et nulle part, je sais pas trop, il y a à la fois le plébiscite des lecteurs mais pas forcément, celui des critiques mais pas forcément... peut-être qu'un des éléments qu'on retrouve le plus souvent, c'est que le "truc qui bientôt fera date", même si c'est un livre peu connu, peu loué, il inspire les artistes suivants. Mais c'est pas vraiment possible de s'en rendre compte. Ca fait date dans l'histoire de la littérature dans la mesure où les artistes suivants construisent à leur tour dessus.
Mouais bon je sais pas.
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J’espère avoir compris l'essence du débat, sinon je pense que je saurais bien assez tôt que je m'étais trompé.
Qui du lecteur ? Qui de l'auteur? Qui à un réel pouvoir de décision et bien moi je dis
Tous.
Aucun écrivain, du moins je le pense ne s'est levé un matin en se disant aujourd'hui j'écris un best seller qui va entrer dans l'histoire et traversé les siècles.
Alors certes la réussite d'un livre dépend de ses lecteurs, aussi incroyable et bien écrit soit il un livre si personne ne le lis n'est rien que de l'encre et du papier. Donc c'est une sorte de relation de symbiose entre l'auteur et le lecteur.
L'auteur pour toutes les raisons qu'il veut va essayer de créer son livre pour qu'il lui plaise et qu'il en soit satisfait. C’est la condition nécessaire pour que celui ci décide de présenter son texte au public, du moins est ce la mon opinion personnelle.
Je me base sur le constat suivant, les livres de cuisine et quelques autres exceptions mises à part, un livre c'est quelque chose de personnel et presque d'intime. C’est un monde qu'on à créer, des héros qu'on à inventer pour leur faire vivre ce que l'on à décider. C’est donc en partie et avec certaine limites le reflet de l’âme de l'auteur (plus ou moins dissimulé derrière des mécanismes de protection dans le texte.)
Finalement si on n'y réfléchit qu'est ce qu'un livre. C’est une sorte de symbiose entre l'auteur et son œuvre. Et à plus forte raison une interface entre son monde et celui de ses lecteurs.
Un livre est entièrement issu de l'imagination de l'auteur, celui-ci aura surement était influencé, guidé, transformé par ses lecture, son éducation et tant d'autres facteurs ce qui va forcement transparaitre dans son livre.
Donc en résumé l'auteur poursuit un but qui lui est propre lorsqu'il écrit son œuvre, et il faut qu'en face le lecteur soit capable de trouver dans le livre un moyen de répondre à une de ses attentes, qu'il y trouve intérêt pour la raison qu'il veut.
En bref tout ce pavé incroyablement long et chiant pour dire que pour moi
Un livre est digne d'être bon s'il trouve un public et répond à son intérêt.
après pour ce qui est d'entrer ou non dans la postérité et de pouvoir traverser les siècles disons que c'est aussi le destin qui entre en jeu du moins en partie.
Enfin pour conclure demandons nous ce qui prouve la légitimité d’un livre qu’il plaise à un public qui l’achète pour répondre à un de ses besoin ou qu’il soit jugé bon par des académiciens selon le style, le vocabulaire et les tournures de phrase qu’emploi l’auteur ? La question est posée.
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Enfin pour conclure demandons nous ce qui prouve la légitimité d’un livre qu’il plaise à un public qui l’achète pour répondre à un de ses besoin ou qu’il soit jugé bon par des académiciens selon le style, le vocabulaire et les tournures de phrase qu’emploi l’auteur ?
je suis peut être un peu stupide mais j'au du mal à comprendre ta question, tim gab, peux tu la reformuler ?
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en fait tu demande qui du lecteur ou de l'écrivain décide de la légitimité d'un livre. Moi je ne fais que pousser un peu plus loin cette question en demandant qui du monde littéraire ou du public à un réel pouvoir de décision.
prenons un exemple concret harry potter pour ne pas le citer à était un sucés mondial, pourtant jk rowling à peiner pour trouver un éditeur au départ, personne ne voulait de son livre, le monde littéraire ne le reconnaissait pas comme digne d’intérêt. Hors on voit le résultat.
Moralité la question est la suivante qu'est ce qui peut légitimer un livre et prouvé que le travail de son auteur est digne d’intérêt
l'engouement du public pour celui-ci ou la reconnaissance par les grandes figures du monde littéraire ?